Ahmed à sa belle-sœur : « Tu vois, ce que tu entends c’est le bruit de la pelle dans la terre, je suis en train d’enterrer ton mari »

Ahmed est parti, hier, pour 15 mois de prison ferme à la fin de l’audience pour des menaces de mort.

« Tu vois, ce que tu entends c’est le bruit de la pelle dans la terre, je suis en train d’enterrer ton mari ».

Lorsque la belle-sœur d’Ahmed a reçu ce coup de téléphone, le 23 juin dernier à 20 h 45, son sang s’est glacé de la tête au pied. Cela faisait une heure et demie que son mari était parti avec Ahmed, ce soir-là, pour une explication de famille.

Hier, Amhed comparaissait détenu, entouré de deux gendarmes, au tribunal. Il devait répondre de violences conjugales sur son épouse – qui a retiré sa plainte – de menaces de mort répétées et autres dégradations sur une période d’avril à juillet dernier. [...]

La lecture du dossier fait froid dans le dos. « Vous avez stoppé la voiture, a repris la présidente, vous avez pris un couteau de 30 centimètres de la boîte à gants. Vous êtes sorti avec votre beau-frère à l’extérieur. Vous lui avez maintenu les épaules avec vos pieds et lui avez mis le couteau sous la gorge ».

Le prévenu : « Sur le Coran, je jure que non ». La présidente n’en démord pas. L’entaille et la marque au cou constatées par les gendarmes et par le médecin sont formelles.

[...] Le tribunal ira au-delà avec une peine de 15 mois ferme assortie d’un sursis mise à l’épreuve de 2 ans et obligation d’indemniser les victimes pour 1 000 euros et 1 700 euros.

L’Indépendant

Marseille : Abdeljalil Belbraïk s’adresse aux juges : « Va niquer tes morts ! Espèce de fils de pute ! »

Lourdes peines pour avoir, vendredi, transformé le prétoire en un ring de boxe

Des peines de huit à dix mois de prison ferme et un maintien en détention ont été prononcés, hier soir, contre trois jeunes prévenus qui, vendredi, à l’issue d’un délibéré, avaient provoqué dans la salle d’audience du tribunal correctionnel une véritable scène d’émeute.

Le tribunal venait de condamner à douze mois de prison Ahmed Belbraïk pour trafic de stupéfiants lorsque le public a bruyamment manifesté.

Le président Fabrice Castoldi avait alors ordonné l’évacuation de la salle durant laquelle, le frère du condamné,

Abdeljalil Belbraïk, 20 ans, s’adressait aux juges en termes injurieux : « Va niquer tes morts ! Espèce de fils de pute ! »

Le procureur présent à l’audience, relevant l’outrage à magistrat, ordonnait l’interpellation immédiate mais quatre policiers ont été nécessaires pour y procéder dans une confusion totale.

Entendu par les enquêteurs, le président Fabrice Castoldi assurait n’avoir jamais connu une telle violence en vingt ans d’exercice des prétoires et l’un de ses assesseurs confiait sa peur de voir les dix policiers – tout l’effectif du palais – débordés. [...]

La Provence

Montélimar : le locataire en prison, 3 clandestins squattaient son appartement

Trois hommes ont été interpellés par la police nationale mardi 30 juillet, vers 22 heures, dans un appartement situé dans l’impasse Quatre-Alliances, à Montélimar.

Il s’agit de trois étrangers, qui sont en situation irrégulière sur le territoire français. Il s’agirait d’un Libyen et de deux Marocains, âgés de 19 à 25 ans. Ce qui n’est pas évident à établir, puisque les trois hommes étaient dépourvus de papiers d’identité.

Ils squattaient l’appartement depuis environ deux semaines. Et pour cause : le locataire habituel se trouve actuellement en prison.

Au départ, les individus avaient escaladé la façade, forcé un volet, avant de prendre les clés, qui se trouvaient à l’intérieur. Depuis, ils vivaient ici, “normalement”. À noter d’ailleurs que les trois hommes, sans domicile fixe, n’avaient aucun antécédent judiciaire, et que rien n’a été volé dans l’appartement.

Entendus par les policiers, les trois hommes ont reçu une “injonction à quitter le territoire”. Ils devront donc quitter la France sous 30 jours, par leurs propres moyens.

Le Dauphiné Libéré
(Merci à Bitume8)

 

« La prison est pleine » : 3 voyous condamnés remis en liberté

Addendum du 06/08/2013 : La polémique enfle, droite et gauche s’accusant mutuellement de laxisme en matière d’application des peines.

« La décision de laisser libres les trois délinquants relève d’une application de la loi pénitentiaire votée par l’ancienne majorité ». – Christiane Taubira, ministre de la Justice

Le Figaro a eu connaissance d’un rapport d’un commandant de police d’Eure-et-Loir adressé ce 1er août à son directeur central à Paris, par la voie hiérarchique. Adjoint au chef de la circonscription de police de Dreux, qui intègre une zone de sécurité prioritaire (ZSP) mise en place par Manuel Valls, ce fonctionnaire dénonce vertement la remise en liberté de trois voyous par un magistrat du parquet local au motif, selon lui, que la prison était pleine.

«Quel message d’encouragement adressé aux délinquants!» conflie Patrice Ribeiro, le patron du syndicat Synergie Officiers.

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Un gardien de prison tabassé et ligoté

Un surveillant de l’établissement pour mineurs de Porcheville, dans les Yvelines, a été retrouvé aujourd’hui ligoté et inconscient, selon RTL. La radio rapporte qu’au moins trois jeunes détenus l’auraient menacé avec une lame de rasoir puis passé à tabac et attaché, lors d’une tentative d’évasion qui s’est soldée par un échec.

(…) Le Figaro

Maltraitances à la prison de Saint-Quentin-Fallavier : Dominique Baudis demande des comptes. Màj : Taubira s’énerve

Addendum 31 juillet : Dans un communiqué, Christiane Taubira, ministre de la Justice, règle un peu ses comptes avec Dominique Baudis, le Défenseur des droits, autour de la situation au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. Lui ne cesse pas de dire que la Chancellerie ne lui communique rien. Elle, répond avec un listing de rapports communiqués à ce sujet.

(…) France 3 Alpes

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Après la révélation de maltraitances de détenus à la prison de Saint-Quentin-Fallavier par l’Observatoire International des Prisons, le défenseur des Droits dénonce des entraves de l’administration pénitentiaire et demande des comptes à la Chancellerie.

L’Observatoire international des prisons a révélé, jeudi 4 juillet, un rapport confidentiel de l’Inspection des services pénitentiaires sur des violences commises en 2009-2010 à Saint-Quentin-Fallavier, condamnant « l’inertie et le silence des autorités » à leur sujet.

Dans ce contexte, le Défenseur des Droits, Dominique Baudis a réagi par la voix de son directeur de cabinet: « nous rejoignons l’analyse de l’OIP sur les événements à Saint-Quentin et nous ne pouvons que partager leur indignation. Nous avons relancé à plusieurs reprises la Chancellerie qui nous ne nous a pas répondu. »

« Le Défenseur des Droits a donné jusqu’à la mi-juillet à la ministre (de la Justice, Christiane Taubira) pour répondre tout particulièrement en ce qui concerne les carences de l’administration pénitentiaire qui ont entravé la mission de contrôle assignée au Défenseur des droits. Au-delà de ce délai, le DDD utilisera tous les moyens que lui accorde la loi » a-t-il averti.

(…) France 3 Alpes

« Il ne reste qu’une solution : c’est la prison »

Extrait d’un documentaire sur Fleury Merogis de 2001 (5 minutes)

« Ici, c’est comme leur cité. Ils continuent à faire leur loi, ils continuent à dealer. C’est leur vie, c’est leur mode de vie. Pour les trois-quart, ils fonctionnent comme ça depuis leur adolescence. Ils s’en foutent de ce qu’on leur dit.»

«Ces personnes, on peut pas les laisser dehors. Ils sont dangereux pour la société. Il faut les exclure de la société parce qu’ils sont dangereux. Les hôpitaux psychiatriques n’en veulent pas : il ne reste qu’une solution, c’est la prison.»

France : Vivre sa foi musulmane en prison (Vidéo)

Comment vivre sa foi musulmane quand on se retrouve derrière les barreaux d’une prison ? Aumônier musulman permanent à la maison d’arrêt de Nanterre, le cheikh Missoum Abdelmadjid Chaoui apporte quelques éléments de réponse sur une situation qui concerne de nombreux détenus.

oummatv

Le quotidien américain Washington Post constatait, dans un reportage paru dans son édition du 29 avril 2008, la surreprésentation des prisonniers musulmans dans le système carcéral français, en particulier par rapport à ses voisins européens.

Prenant comme exemple la maison d’arrêt de Sédequin, à Lille, et se basant sur des chiffres compilés par des responsables de la communauté musulmane, des sociologues et des chercheurs, l’article estime que «60 % à 70 %» des détenus en France sont musulmans alors qu’ils représentent «à peine 12 % de la population totale du pays».

Le Monde

Vesoul (70) : Il mange son matelas en garde à vue et s’évade 1/4 d’heure devant la prison

C’était le pompon pour les policiers de Vesoul qui ont supporté tout l’après-midi de lundi les insultes de Karim Bahloul. Ce dernier, auteur présumé de faits de mise en danger de la vie d’autrui alors qu’il circulait a priori jeudi matin au volant d’une voiture et à contresens dans les rues de Vesoul, a profité d’un concours de circonstances pour s’échapper de son escorte qui le conduisait à la maison d’arrêt de Vesoul.

En fait, c’est au moment où les poubelles de la prison sont sorties que l’escorte amène cet individu excécrable. Il vient de passer une heure et demi à injurier les deux policiers qui l’encadrent. Et dont les nerfs n’ont pas cédé un seul instant face aux attaques, parfois personnelles, que Karim Bahloul leur a proposées.

Il court donc, les menottes aux poignets, tandis qu’un des policiers de l’escorte le poursuit à pied en ayant toujours l’individu en visu. Plutôt que de le maîtriser seul, des renforts sont appelés pour l’interpeller en douceur. Des témoins en nombre ne seront pas superflus pour attester de toute blessure que l’individu se serait lui-même infligée. C’est qu’il a promis de se tuer tout le temps qu’il a passé au tribunal par des sentences théâtrale : « Il me parle d’outrage, je meurs ce soir… ». Il sera retrouvé au fond d’une cave de la rue Salengro et conduit à la maison d’arrêt de Besançon.

Plus tôt dans l’après-midi, Karim Bahloul, un homme âgé de 27 ans, a passé son temps à hurler à la mort. Il était assis sur une banquette du tribunal en attendant son jugement, puis, s’est mis à essayer de la manger (N.D.L.R il avait mangé son matelas en garde à vue).

(…) Est Républicain

Merci à bitume8

Visite de prison pour les sénateurs ?

Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), a invité chaque sénateur à se rendre dans une prison, dans le cadre de la préparation de l’examen de la réforme pénale annoncée par la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

« Le Sénat, dont l’engagement en faveur des droits des détenus est ancien et constant, se doit de jouer tout son rôle dans l’élaboration de cette réforme », écrit jeudi M. Bel dans un communiqué.

C’est pourquoi il « a adressé à chaque sénatrice et à chaque sénateur une lettre leur suggérant de se rendre, au cours des mois à venir, dans une prison de leur département, afin de dialoguer avec les détenus et l’administration pénitentiaire, d’observer les conditions matérielles de détention et les actions menées auprès des détenus pour favoriser leur réinsertion, et de sensibiliser les citoyens sur la situation des prisons ». [...]

Le Figaro

Nouveau record de la population carcérale : 68.569 détenus au 1er juillet en France

Le nombre de détenus dans les prisons en France a passé la barre des 68.000 au 1er juillet, avec 68.569 personnes incarcérées, un nouveau record, selon les chiffres publiés lundi par l’administration pénitentiaire. Un record avait déjà été battu en juin, avec 67.977 personnes incarcérées. La « capacité opérationnelle » des établissements pénitentiaires – c’est-à-dire leur capacité d’accueil – était au 1er juillet de 57.320 places.

Les aménagements de peine (placement à l’extérieur, semi-liberté, surveillance électronique) concernent 21,9% des condamnés écroués, soit 13.900 personnes. Ces aménagements ont progressé de 10,2% en un an et de 33,3% en deux ans.

(…) france 3 Île-de-France

Les petites virées des détenus guyanais

Les condamnés en fin de peine se jouent de la surveillance relâchée de la prison de Rémire-Montjoly. [...]

Hebergeur d'image

Dans le département d’origine de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, trois prisonniers se sont offert récemment une petite virée à l’extérieur du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, a appris Le Figaro. «Le 14 juillet, vers 15  h 30, un collègue posté sur un mirador a remarqué trois détenus qui escaladaient le mur d’enceinte pour réintégrer l’établissement», raconte Diokine Gomis, secrétaire départemental du syndicat FO-pénitentiaire. «Il semble qu’ils soient sortis régler des comptes, car la femme de l’un d’entre eux avait été frappée, poursuit ce surveillant. Au passage, ils ont rapporté une bouteille de whisky, une autre de vodka et deux téléphones portables. Ils auraient tout aussi bien pu ramener des armes…» [...]

Selon lui, ce n’est sans doute pas la première fois que des détenus s’octroient ce genre d’excursion. Le quartier de semi-liberté se trouve en effet un peu à l’écart des autres bâtiments et il n’y a pas de «concertina» (du fil barbelé tranchant) sur les murs alentours. «L’agent qui a remarqué les évadés était posté à près de 150 mètres de là, précise le surveillant. [...] Le syndicat réclame donc une surveillance permanente: «Il faut que l’administration pénitentiaire et le ministère de la Justice prennent leurs responsabilités.»

Un cadre de la prison, sous couvert d’anonymat, relativise les faits survenus. «Ce centre de semi-liberté est tenu à des règles de surveillance moins strictes. Ce sont des détenus en fin de peine et au profil sélectionné, assure-t-il. S’ils n’étaient pas là, ils seraient dehors avec un bracelet électronique, le système fonctionne sur la confiance.» Il glisse toutefois que l’installation de fils barbelés sur les murs a été programmée «pour que d’autres détenus n’aient pas la même idée», mais qu’il y a «d’autres priorités plus urgentes» que de renforcer les effectifs de surveillance en semi-liberté… [...]

Le Figaro