Bompard réclame la parité en prison, où il n’y aurait pas assez de femmes

Dans une question écrite à l’Assemblée nationale, le député d’extrême-droite Jacques Bompard « attire l’attention de Mme la ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, sur le non-respect du principe de parité et d’égalité femmes-hommes dans la politique d’incarcération ».

Le maire d’Orange constate qu’au 1er février 2014, « les établissements pénitentiaires accueilleraient 65 606 hommes, tandis qu’il n’y aurait que 2214 femmes ». « Une telle inégalité femmes-hommes est inacceptable. Il lui demande ce qu’elle compte faire pour que la parité soit rétablie dans les établissements pénitentiaires », poursuit le texte.
Jacques Bompard explique utiliser le « raisonnement par l’absurde » pour interpeller Najat Vallaud-Belkacem.

L’Express

Le Pontet (84) : Trois gardiens blessés par un détenu de 14 ans

Un détenu de 14 ans a blessé trois surveillants qui tentaient de le maîtriser aujourd’hui dans le quartier des mineurs du centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse) alors que cet établissement a connu plusieurs épisodes de violences ces derniers jours, a-t-on appris de sources concordantes.

Cet adolescent, originaire de Marseille a violenté les agents, leur occasionnant des blessures légères, alors qu’ils tentaient de le contenir après qu’il a « sauté » sur l’un d’entre eux, a expliqué le procureur de la République à Avignon, Bernard Marchal.

« Les agents ont reçu des coups, donc ce sont des blessures, des contusions, des traumatismes », a précisé le directeur adjoint de la direction interrégionale de l’administration pénitentiaire Paca-Corse, Pierre Raffin. L’un des fonctionnaire présente « un problème osseux au bras », a-t-il ajouté.

Le mineur devait être examiné par un médecin en vue d’une éventuelle hospitalisation d’office, selon le procureur.

Le Figaro

Pourquoi il faut vider les prisons françaises

[Intro] Croire qu’il suffit d’enfermer les gens et leurs problèmes dans une boîte pour ne la rouvrir que quelques années plus tard, comptant sur l’enfermement pour les résoudre ou croire que c’est en prison que l’on est dans les meilleures conditions pour s’amender et changer est aussi naïf que dangereux.

Lire l »article : les Echos

Suisse : Le délinquant «Carlos» séjourne dans un hôtel avec sauna et piscine

Sorti de prison jeudi dernier, le délinquant Zurichois a été conduit aux Pays-Bas, où il séjourne dans un hôtel Spa et pratique à nouveau les sports de combat.

Le nouvel encadrement de «Carlos» ne coûtera «que» 19’000 francs par mois. Ainsi en a jugé la semaine dernière le Tribunal fédéral.

Mais pas question pour le délinquant de 18 ans de purger sa peine en Suisse. Selon des informations du journal alémanique NZZ, «Carlos» séjourne actuellement dans un Hôtel Spa… aux Pays-Bas. L’établissement est doté notamment d’une salle de fitness, d’un sauna et d’une piscine.

Conduit en voiture

Pour éviter que le jeune homme soit reconnu dans le train ou dans l’avion, c’est en voiture qu’il a été conduit jusqu’à son nouveau lieu d’hébergement à 750 km de Zurich.

Autre élément troublant: sur place, «Carlos» continue de pratiquer les sports de combat dans le centre sportif du manager de son ancien coach Shemsi Beqiri.

La semaine passée, assailli de questions, le conseiller d’Etat zurichois en charge de la justice Martin Graf avait assuré que les sports de combat ne feraient plus partie de l’encadrement du jeune délinquant, et que celui-ci devrait s’entraîner durant son temps libre, après ses heures de travail et de formation.

TdG.ch

En savoir plus sur l’ »Affaire Carlos »

(Merci à Chantecler)

A la 116e procédure pour vol, le jeune bosniaque est incarcéré pour six mois

Il disait s’appeler « Ramo » et avoir 14 ans. Depuis cinq ans, ce jeune homme d’origine bosniaque sévissait aux côtés d’autres comparses dans le métro parisien. Dimanche 23 février, celui qui se prétendait comme la plupart des voleurs à la tire du clan Hamidovic, a été interpellé avec deux jeunes femmes sur la ligne 4 à la station Châtelet.

Âgé en réalité de 19 ans, ledit « Ramo » avait déjà fait l’objet de 116 procédures pour vols. Jugé en comparution immédiate au Tribunal de grande instance de Paris à l’issue de sa garde à vue mardi, le jeune homme a été condamné à six mois de prison et incarcéré à Fleury-Mérogis.

Metronews

6 mois de prison avec sursis pour un jeune qui se prenait pour Mohamed Merah sur YouTube

Un jeune homme qui s’était présenté comme le « nouveau Mohammed Merah » et avait proféré des propos antisémites sur YouTube a été condamné à six mois de prison avec sursis mardi à Lons-le-Saunier.

Agé de 23 ans, il comparaissait pour « apologie d’un acte de terrorisme » et « provocation à la haine envers un groupe compte tenu de son origine » devant le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier, qui l’a également condamné à verser 800 euros d’amende.

En janvier dernier, le jeune homme avait diffusé sur le site internet YouTube une vidéo de 40 secondes, dans laquelle il proclamait: « Je suis le nouveau Mohammed Merah. (…) Celui qui dit le contraire, je le crible de balles », puis « dans ton domicile, je fais péter une grenade ».

Dans une seconde vidéo, il tenait des propos antisémites. [...]

Lors de son procès, le 11 février dernier, le prévenu avait dit qu’il voulait simplement faire parler de lui et « faire le buzz » sur internet.
« Je ne savais pas qu’il (Mohammed Merah) avait tué des enfants. C’est en garde à vue que j’ai compris que ce que j’avais fait était grave. Je ne recommencerai plus à faire ce type de vidéo », avait-t-il assuré. [...]

source : midi-pyrenees.france3.fr

Suisse : Nouvel affrontement ethnique entre détenus à Champ-Dollon

La prison de Champ-Dollon, à Puplinge (GE), a été le théâtre d’une nouvelle bagarre entre détenus, mardi matin. L’information, révélée par la télévision locale « Léman Bleu », a été confirmée par le président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP) Christian Antonietti.


Selon M. Antonietti, la rixe aurait fait deux blessés. La prison de Champ-Dollon est depuis plusieurs jours sous haute tension. Dimanche, une énorme bagarre impliquant une centaine de détenus a éclaté. La police a été mobilisée et le calme est revenu l’espace d’une nuit. Lundi, deux nouvelles rixes se sont produites.

Deux groupes ethniques

La violence au sein de la prison serait le fait de deux groupes ethniques. Il y a d’un côté les Albanais et de l’autre les Maghrébins, a relevé M. Antonietti. Les deux bagarres, lundi, avaient fait sept blessés parmi les détenus, dont cinq grièvement poignardés. Un gardien avait aussi été blessé à une main.

Romandie.com

(Merci à Chantecler)

Fleury-Mérogis : un détenu dans le coma, 300 manifestants devant la prison. Màj : 800 personnes marchent pour Deniz

Addendum 15 février : Près de 800 personnes ont défilé en début d’après-midi ce samedi dans les rues de Melun. Toutes et tous ont réclamé « la justice » et des soins pour le jeune homme.

(…) Le Parisien

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« Il n’a pas pu se suicider », assurent les manifestants. Environ 300 personnes, de toutes les générations, adolescents, jeunes adultes, hommes et femmes d’âge mûr, venues de Sénart et de Melun, en Seine-et-Marne, se sont massées devant la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, ce dimanche en fin d’après-midi. Elles affirment que leur ami Deniz, un jeune homme de 21 ans incarcéré depuis dimanche dernier, serait dans le coma. Les manifestants réclament la vérité sur ce qui se serait passé.

Selon les manifestants, ce détenu aurait tenté de se prendre dans sa cellule mardi dernier. Il se trouverait maintenant en état de mort cérébrale dans un hôpital à Antony (Hauts-de-Seine). « Ça semble tout à fait improbable, juge Tacim, un proche de Deniz. Il a déjà fait de la prison, il sait ce que c’est. Et même si c’est le cas, pourquoi ne l’a-t-on pas surveillé ou envoyé chez un médecin avant ? »

(…) Le Parisien

Vers l’autorisation des téléphones portables en prison ? Une provocation inadmissible

« Je crois que, le jour venu, il faudra autoriser les téléphones portables en détention. » C’est ce qu’a déclaré le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, lors d’une audition à l’Assemblée.

Des propos irresponsables, estime David Daems, secrétaire national du SNP-FO pénitentiaire.

 

Le Plus (Nouvel Obs)

Prison : le contrôleur général favorable à l’autorisation des téléphones portables (MàJ vidéo)

Réaction d’un surveillant de prison syndiqué :


(Extrait du journal de TV Libertés de ce soir) :

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Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, estime qu’autoriser les détenus à posséder des portables serait un «facteur considérable d’apaisement» de la détention.

Hebergeur d'imageLe téléphone portable est un véritable casse-tête pour l’administration pénitentiaire. Face à ce problème, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue, s’est dit favorable mercredi à ce que les détenus soient autorisés à posséder un portable, qui constituerait un «facteur considérable d’apaisement» de la détention. «Je crois que, le jour venu, il faudra autoriser les téléphones portables en détention», a-t-il ainsi déclaré lors de son audition devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale. [...]

«Nous épuisons les personnels à la recherche de téléphones portables, qui est un puits sans fond», a regretté Jean-Marie Delarue, rappelant qu’aux Baumettes à Marseille, environ 900 téléphones mobiles étaient saisis chaque année. D’autant que, selon lui, les portables saisis ne sont pas exploités par les services enquêteurs. [...]

Le Figaro

Albanais et Africains se font la guerre en prison

De vives tensions impliquant les deux communautés ont éclaté à Champ-Dollon (Suisse) entre dimanche et mardi.

Trois jours durant, des incidents interethniques ont mis l’établissement carcéral de Puplinge en ébullition. Au total, 23 détenus ont écopé d’une sanction, rapporte la «Tribune de Genève», dont les informations sont confirmées par Constantin Franziskakis, directeur des lieux. Le quotidien parle de «guerre des clans» entre détenus africains et albanais.

20Minutes

Insécurité : Quand les préfets relaient «l’exaspération» des policiers

La révolte gronde dans les rangs policiers. Alors que le bilan 2013 du ministère de l’Intérieur, fraîchement accueilli, atteste d’une hausse de la délinquance, notamment des cambriolages et des vols à la tire, Le Figaro publie les meilleurs extraits d’un rapport assassin des préfets, en date du 17 janvier, sur ce qui pourrait expliquer cette contre-performance.

Mardi dernier, le soir même où les balles sifflaient à Marseille devant une école primaire, lors des vœux de Synergie-officiers à Paris, son secrétaire général, Patrice Ribeiro, mettait en garde Manuel Valls, en sa présence: «Nous assistons à une multiplication des quartiers en sécession, a-t-il déploré. La création d’une peine de contrainte pénale n’est viable que si les délinquants les plus nuisibles ont la certitude d’être neutralisés en prison. (…) Le maintien des peines planchers est un minimum.»

Révélée par Le Canard enchaîné, cette synthèse confidentielle de quatre pages est nourrie des rapports envoyés mois après mois par les préfets des 101 départements de France. Voici ce que la plume préfectorale distille très précisément à un Manuel Valls que ses troupes appellent à résister aux réformes de sa collègue Taubira qui menaceraient, à les entendre, l’équilibre pénal.

On se souvient que le général Soubelet avait brisé l’omerta, le 18 décembre dernier, en déclarant, prenant l’exemple de Marseille pour expliquer la hausse des crimes et délits: «Quand vous relâchez 65 % de ceux qui se sont rendus coupables d’un certain nombre d’exactions, comment voulez-vous que les chiffres baissent? C’est tout à fait impossible. » […]

«Les forces de l’ordre déplorent également la judiciarisation croissante de leur activité, source de lourdeurs administratives et de contentieux, et considèrent que trop de procédure tue la procédure.» […] Le sujet de l’immigration est en partie lié à ces difficultés, selon eux. «En matière d’éloignement, par exemple, toute décision fait systématiquement l’objet d’un recours contentieux, ce qui, ajouté aux certificats des ARS (agences régionales de santé) attestant de l’impossibilité des soins dans le pays d’origine ou d’une contre-indication à prendre l’avion, fait échec à l’exécution de la mesure.» […]

Le Figaro