Mutinerie – prison de Nouméa : « Nous avons frôlé la catastrophe »

Après un début de mutinerie samedi 4 août, le climat est toujours « extrêmement tendu et dangereux » dans la prison de Nouméa, selon le syndicat FO-Pénitentiaire. Ce dernier appelle à la construction d’urgence d’un nouvel établissement pour éviter de nouveaux mouvements de colère des détenus.

La ministre de la justice, Christiane Taubira, a déclaré lundi au journal Les Nouvelles Calédoniennes qu’elle envisageait l’envoi d’une mission à Nouméa, pour améliorer les conditions de détention à la prison, appelée « Camp Est » et datant du XIXe siècle.

Dans un communiqué, le syndicat de surveillants refuse pour sa part « l’envoi sur place d’une énième délégation, qui chercherait à calmer le jeu, voire à se donner bonne conscience ».

Une centaine de détenus ont refusé samedi de regagner leurs cellules après la promenade, pour dénoncer l’insalubrité et la promiscuité dans cette prison, régulièrement dénoncées. Les forces de l’ordre sont intervenues pour ramener le calme.

« Nous avons frôlé la catastrophe », estime FO-Pénitentiaire, qui « attire l’attention du gouvernement et de l’administration pénitentiaire sur l’urgence de la situation en Nouvelle-Calédonie et plus largement pour l’ensemble de l’outre-mer ». (…)

Le Monde

Abdallah Boumezaar, l’assassin de deux gendarmes joue les caïds en prison

Abdallah Boumezaar, qui a avoué avoir tué deux femmes gendarmes âgées de 29 et 35 ans le 17 juin à Collobrières (Var), a été placé en isolement mardi après-midi à la maison d’arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes), après avoir provoqué un incident, a-t-on appris de source judiciaire. Le suspect, âgé de 30 ans, va faire l’objet de poursuites disciplinaires au sein de la maison d’arrêt.

Selon nos informations, Abdallah Boumezaar se serait attaqué à ses codétenus de la prison de Grasse, en juin. L’homme aurait tenté d’inciter les prisonniers à l’émeute. Mettant en avant sa «qualité» de tueur de flics, il a essayé de prendre en main la gestion de la vie quotidienne dans l’établissement pénitentiaire. Las de ses pressions, les autres détenus ont refusé de regagner leur cellule. Le parquet de Grasse a ouvert une enquête pour déterminer si le comportement du détenu constituait une infraction pénale. Le cas échéant, il devra comparaître devant un tribunal correctionnel.

Il a déjà été condamné à 4 ans de prison pour «violences volontaires» contre des policiers qui avaient tenté de l’interpeller en 2004. Cette condamnation, ajoutée à d’autres peines prononcées contre lui, dans une affaire de trafic de stupéfiants notamment, lui a valu de passer six ans en détention, de mai 2005 à septembre 2011.

Le Point (Merci à Zorro des îles )

Maroc : s’inspirer de Darwin pour dénigrer l’Islam mène en prison

Selon des sources policières citées par le site Hespress reprenant des informations parues sur le quotidien arabophone Assabah, un jeune marocain de 22 ans aurait été arrêté à son domicile casablancais pour avoir publié sur son mur Facebook «des images offensantes pour le prophète Mahomet».

Le jeune Facebooker d’extraction sociale modeste est accusé d’avoir posté «des photo-montages montrant le prophète de l’Islam sous les traits d’un singe, d’un bélier et d’un âne» rapporte Hespress.

D’autres sources avancent que les images incriminées dont un Coran en flamme étaient retouchées sur le logiciel Photoshop puis mises en ligne à partir d’un cybercafé de Sidi Moumen un des quartiers les plus défavorisés de la capitale marocaine, célèbre pour avoir abrité dans ses bidonvilles les kamikazes islamistes auteurs des attentats suicides contre des lieux touristiques et de la communauté juive en 2003.

Dans son rapport préliminaire, la police de Casablanca a conclu que le jeune homme avait commis son forfait parce qu’il «était fortement influencé par les écrits de Darwin (…) et qu’il avait reconnu son athéisme».

Selon le site Achekayn, la police a saisi l’ordinateur portable de l’internaute après avoir découvert d’autres «pièces à conviction: des extraits tirés de Wikipedia d’écrits mettant en doute le message prophétique de Mahomet».

Mustapha Ramid, le ministre islamiste de la Justice et des Libertés, connu pour ses positions ultra-conservatrices suit personnellement le cours de l’enquête. (…)

Slate Afique

Toulouse, mutinerie à la prison de Seysses

Une quarantaine de détenus a refusé de réintégrer les cellules, hier à partir de 15 heures, afin de dénoncer les problèmes de cantine, fouille au corps et de parloir.

«Allô ! Bonjour ! On n’est pas rentrés de promenade. On veut des changements à la prison. Il faut le dire !» Depuis l’intérieur du centre pénitentiaire de Seysses, des détenus ont contacté notre rédaction, hier soir, pour annoncer leur mutinerie. Depuis 15 heures et la promenade, une quarantaine d’entre eux avait refusé de réintégrer leurs cellules. Ils dénonçaient leurs conditions d’incarcération «inadmissibles».

«On a une mauvaise cantine, même des chiens n’en voudraient pas, ont-ils expliqué depuis la prison tandis que l’équipe régionale d’intervention et de sécurité (Eris) tentait de rétablir l’ordre. Nous avons aussi des problèmes avec les parloirs. Quand les familles viennent de Paris ou Marseille pour nous voir 45 minutes, s’ils ont une minute de retard, ils ne rentrent pas. Et, après les parloirs, les fouilles sont trop poussées, on se sent dégradés. Que font-ils des droits de l’Homme ? On en a ras-le-bol ! Et quand on revendique, on nous menace de partir à Tarbes, loin de chez nous.»

Hier, la mutinerie a fait tache d’huile à l’extérieur de la prison. La compagne d’un détenu a confirmé : «En tant que visiteurs, nous avons des difficultés pour les rencontrer. Je viens de loin et une fois sur trois on m’empêche de le voir.»

À l’image de manifestants classiques, les détenus ont donc librement communiqué leurs revendications et commenté les événements. «Les Eris sont là. Ils ont des flashballs.»

Des portables à la pelle

Après six heures de mutinerie, les services pénitentiaires sont parvenus, sans heurts, à faire rentrer les détenus dans leurs cellules vers 20 h 45. Deux d’entre eux, considérés comme les meneurs, ont été placés en quartier disciplinaire.

Hier, le syndicat pénitentiaire des surveillants non-gradés n’était surpris ni de la mutinerie, ni de la présence de téléphones portables à Seysses. «Chaque année, c’est la même chose, ont décrit Jérôme Massip, secrétaire général national, et Nicolas François, secrétaire local. ça exprime bien le laxisme de l’administration. On a enlevé l’autorité au personnel. On parle des droits des détenus. Mais tout ça se fait au détriment des conditions de travail des personnels»

Quant au «fléau du portable, il n’y a rien de surprenant. On en retrouve à la pelle.

On dénonce mais il ne se passe rien !»

Hier soir, malgré nos appels, nous ne sommes pas parvenus à joindre la direction de la prison de Seysses mobilisée sur l’événement.

La Dépêche

Marseille : Vols de colliers en or, arrestation d’un multirécidiviste de 14 ans

A Marseille, les brigades spécialisées tentent de limiter l’explosion de ces «infractions» au cours de l’été. Entre mardi et mercredi, cinq de ces «trublions» ont été arrêtés. Symbole de cette violente frénésie, l’un d’eux, un multirécidiviste de âgé de 14 ans venait à peine de sortir de la prison pour mineurs de la Valentine.

Face à l’enchaînement incessant de ces agressions qui visent surtout les personnes âgées, les autorités ont mis en place un dispositif de répression. Mardi et mercredi, huit jeunes suspects ont été appréhendés. L’interpellation la plus spectaculaire s’est déroulée mardi, sur l’avenue du Prado (8e). Depuis plusieurs jours, un équipage de la Bac Sud, spécialement dédié à la traque de ces voleurs pubères, a repéré un groupe de trois garçons, âgés de 14 à 15 ans. Après avoir assisté à un vol en flagrant délit, les fonctionnaires ont pu maîtriser les suspects et récupérer le bijou volé. Parmi eux figurait le multirécidiviste de 14 ans, à peine sorti de détention. Mis en examen hier, comme ses complices, il a été de nouveau placé sous écrou à la prison pour mineurs de La Valentine (11e). […]

«C’est une délinquance particulièrement furtive, analysait hier le commissaire Anthony de Freitas, chef adjoint de la Sûreté départementale. Les signalements des suspects sont toujours très succincts. Ces jeunes gens sont capables de se débarrasser des butins rapidement, avant l’interpellation. On a affaire à de jeunes voyous qui, malgré leur jeune âge, savent qu’il faut changer de vêtements ou de casquette, pour ne pas se faire repérer.» […]

La Provence (Mecrci à Lilib)

Tensions à la prison de Roanne. MàJ : 200 tracts anti-surveillants collés

Addendum 14 juillet 2012. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des inconnus ont collé, notamment à Roanne, quelque deux cents tracts « anti-matons » dans lesquels des surveillants sont cités nommément.

Le Progrès

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Depuis six mois, le centre de détention de Roanne est le théâtre d’accrochages entre détenus et surveillants de plus en plus violents. Plusieurs prisonniers réclament des améliorations de leur vie en détention, tandis que les personnels dénoncent un projet pénitentiaire biaisé. La semaine dernière, une vidéo a été tournée dans l’enceinte de la prison, montrant une promenade qui se termine en rixe dans la cour.

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Dans les images, sept surveillants dont six portent casque, coque, bouclier (la tenue d’intervention classique) font face à quatre détenus. Quelques coups sont échangés. Les détenus refusent de rentrer dans les bâtiments. Les surveillants plaquent l’un d’eux au sol et tentent d’attraper les autres.
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Ouvert il y a quatre ans, le centre de détention de Roanne devait dans son programme pénitentiaire privilégier la réinsertion, en accueillant prioritairement les personnes en fin de peines longues, avec un cadre de vie spécifique : cellules avec douches individuelles, libre circulation dans les coursives de la prison durant une grande partie de la journée, sorties organisées à l’extérieur (canoé ou encore matches au stade de foot).

Rue89Lyon

(Merci à FeedingMars)

Abdallah Boumezaar se vante de ses crimes et tente d’exercer une influence sur les autres détenus

Incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse depuis sa mise en examen pour meurtre et assassinat sur deux femmes gendarmes le 17 juin à Collobrières, Abdallah Boumezaar continue à faire parler de lui.

Mardi après-midi, l’homme âgé de 30 ans a été placé à l’isolement après avoir provoqué un incident.

Depuis son incarcération dans les Alpes-Maritimes, Abdallah Boumezaar se vanterait de ses crimes et tenterait d’exercer une influence sur les autres détenus.

Mardi, après la promenade, de nombreux prisonniers ont refusé de quitter la cour pour rejoindre leur cellule, faisant craindre un début d’émeute.

Pour éviter tout nouveau contact avec les autres détenus, Abdallah Boumezaar a été placé en quartier d’isolement [...]

Nice Matin

Brésil: des prisonniers pédalent en échange d’une remise de peine (vidéo)

Des détenus de la prison de Santa Rita do Sapucai, au Brésil, pédalent pour alimenter les lampadaires du centre-ville. Pour trois jours consécutifs d’effort et un jour de remise de peine.

L’idée vient du juge de la ville, José Henrique Mallmann. Il a découvert sur internet des salles de gym américaines réutilisant l’énergie dépensée sur les vélos. Les détenus ont très vite adhéré à ce concept avant-gardiste. Face au succès de ce dispositif, les autorités de la prison de Santa Rita do Sapucai prévoient d’installer davantage de vélos dans un avenir proche.

Francetv

Pendant ce temps là, en France… Lyon : Les détenus de Corbas veulent des consoles de jeux vidéo

Saint-Quentin Fallavier (38). Rixe entre détenus : un lobe d’oreille arraché

Une violente rixe entre deux détenus a éclaté hier au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. La scène s’est déroulée dans la “rue” ce vaste couloir où les détenus peuvent se croiser et qui relie les différents secteurs de la prison.

Il était 8 h 20 quand un détenu en a assailli un second, lui arrachant un bout d’oreille. Sa victime a répliqué en lui assénant plusieurs coups de poing, avant que tous deux soient séparés par le personnel pénitentiaire. L’agresseur a aussitôt été interpellé et la victime soignée, mais en refusant toutefois de porter plainte.

Les enquêteurs tentent désormais d’établir la nature du différend opposant ces deux détenus, présentant un “profil” semblable : vols aggravés, violences, détention d’arme… Celui qui a été la victime de cette rixe aurait voulu contraindre son agresseur à garder des objets illicites dans sa cellule. Ce qu’il aurait refusé. Et face à la pression insistante, il se serait rebellé violemment.

Le Dauphiné

Montpellier. Le détenu s’échappe après avoir passé le code de la route

Un détenu s’est évadé sur le chemin du retour vers la maison d’arrêt de Villeneuve lès-Maguelone, après avoir passé son code de la route. L’homme, âgé de 22 ans, a profité d’un feu rouge pour fausser compagnie au surveillant qui le ramenait sans lui avoir remis les menottes, a précisé une source judiciaire, qui n’était pas en mesure de dire si le jeune avait été reçu à son examen. Des recherches sont en cours pour retrouver le fugitif.

Le Figaro

Café, chocolat… les prisons cassent les prix

Deux cents articles de première nécessité sont désormais vendus moins cher aux prisonniers qu’en supermarché. A tel point que certains postent des colis à leur famille !

Les détenus ne se sont jamais autant bousculés pour faire leurs courses à la cantine, le « commerce de proximité » présent dans chaque prison française. Ce succès fou est la conséquence inattendue d’un texte qui unifie à l’échelle nationale le prix de produits vendus aux détenus.

Une liste de 200 produits prioritaires sont depuis le printemps proposés à des tarifs très avantageux dans les lieux de détention, à commencer par Lyon et Strasbourg. Là, le pot de Nutella est passé de 3,13 € (prix public) à 1,11 € en prison. Le paquet de riz de 500 g de 2,70 € à 0,36 €. Le pot de confiture de fraise de 450 g est descendu de 1,45 € à 0,67 €, et la Ricoré, l’un des best-sellers, a diminué de 4,82 € à 3,45 €. « Nous avons effectivement constaté un effet d’aubaine, confirme la direction de l’administration pénitentiaire. Des détenus se sont précipités sur ces denrées. »

Les gardiens de prison n’apprécient pas en effet ces nouvelles cantines low-cost. « Il faut gérer un trafic de marchandises bien plus important, cela nous prend du temps », explique Pascal Schreck, de l’Ufap-Unsa.

Mieux, une nouvelle tendance est apparue : « Avant, les familles apportaient de la nourriture aux détenus, ce qui est interdit mais toléré dans les faits. Maintenant, c’est le contraire! Certains prisonniers ont écrit à leur directeur d’établissement pour que leur famille profite aussi de ces prix bas et ils se mettent à poster des colis. »

Pour l’Ufap-Unsa, cette politique discount coûterait environ 20 M€ par an, à raison de 296,68 € par an et par détenu (ils sont 67000 en France). Pour les surveillants, dont le salaire débute à 1 416 € net pour finir à 2 072 € en fin de carrière, cet argent aurait pu permettre d’augmenter les salaires… « Cela me fait mal de voir ma femme payer beaucoup plus cher au supermarché les mêmes produits que ceux réservés aux détenus », reconnaissait même, anonymement, un gardien de prison.

Le Parisien