Chaud, chaud, chaud, le printemps sera chaud ! (Bd Voltaire)

Pour Gabrielle Cluzel, écrivain, journaliste, «le printemps sera chaud».

Inutile, chers messieurs, de placer vos espoirs dans un « sursaut » de l’UMP. […]Ce que vous avez face à vous n’est pas un parti, avec lequel vous pourriez trouver à la rigueur un petit arrangement entre amis mais la rue, rien que la rue.

Vous avez remarqué comme actuellement les socialistes font assaut de pauvreté. C’est à qui étalera mieux la misère. À les écouter, ils ont pris un emprunt sur 30 ans pour acheter leur brosse à dent électrique… Pour un peu, on retournerait nos poches pour leur filer deux balles et un ticket restaurant, histoire qu’ils puissent rester propres et dignes, scuzez-moi messieurs-dames de vous déranger !

Mais je confirme, ils ne sont pas riches. Question neurones, notamment, ils sont irréprochables. On ne risque pas d’ouvrir un compte en Suisse avec leur matière grise, l’Impôt sur les Grandes Intelligences ce n’est pas pour demain : les regarder gérer cette affaire de la Manif pour tous vaut le détour. […]

Oui, la tension monte. Oui, la radicalisation serait dangereuse. Oui, il y a des groupes fanatisés. Mais pas là où ils disent. Parce qu’alors qu’on entend urbi et orbi je ne sais quel député se plaindre d’avoir été réveillé par des livreurs de croissants en sweat-shirt rose dès potron-minet, qui s’inquiète des menaces que subissent les enfants de Frigide Barjot ? Qui s’inquiète de ces messages de joie qui circulent sur tweeter à la suite de l’agression à l’arme blanche du jeune étudiant Samuel Lafont, bien connu pour son engagement dans la Manif pour tous ? (Samuel Lafont avait d’ailleurs été menacé, même si, pour le moment, aucun lien n’a pu être établi entre ces menaces et son agression).

Oui, il y a des responsables. Ceux qui tentent obstinément, sourdement, sournoisement, de faire passer leur loi à la sauvette, par une petite porte dérobée, ni vu ni connu, comme Ayrault a quitté ce conseil national du PS pour échapper aux salariés de PSA Aulnay venus exprimer leur colère.

Et à Matignon, est-ce qu’il y a aussi des petites portes dérobées ? La semaine prochaine risque d’être un peu chaude…

Bd Voltaire

Toulouse/ Merah : Hommages aux victimes et nécessité «d’aller vers un Printemps de la République».

Toulouse et Montauban vivront ces prochains jours dans le souvenir de cette semaine de mars 2012 où Mohamed Merah a semé l’horreur, avec dès lundi des hommages rendus à la première victime du «tueur au scooter», le parachutiste Imad Ibn Ziaten du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP).

Cette marche, rappelle la présidente régionale du Conseil représentatif des institutions Juives de France (Crif) à Toulouse, Nicole Yardeni, «n’est pas seulement un hommage aux victimes. Elle représente une nécessité que nous ressentons tous, celle d’aller vers un Printemps de la République».

Latifa Ibn Ziaten, la mère d’Imad, s’est engagée immédiatement dans la lutte pour la défense d’un islam sans violence, allant à la rencontre des jeunes des quartiers, puis créant une association et écrivant un livre, martelant son message: «L’Islam est pour la paix, l’amour, le partage, le respect. On ne mélange pas l’Islam avec la haine». Lundi, elle reviendra sur les lieux de l’assassinat de son fils, et participera en fin de semaine à la marche blanche, musulmane aux côtés des organisations juives qui défileront en souvenir des sept victimes de Merah. […]

Le Nouvel Obs

« Populisme du nord et islamisme du sud se nourrissent l’un l’autre »

Dans les années 1980, François Mitterrand disait: les fusées sont à l’Est et les pacifistes à l’Ouest. Avec la montée des partis populistes en Europe et le résultat des élections dans les pays arabes, il est tentant de le paraphraser: les islamophobes sont au nord, et les islamistes au sud. Sous-entendu de la Méditerranée.

De la Finlande à la France, de l’Autriche aux Pays-Bas, la droite extrême prospère sur la dénonciation de l’islam, comme religion et surtout comme culture étrangère aux traditions européennes. En Tunisie, en Egypte, au Maroc, les partis islamistes progressent. La chute des dictateurs dans les deux premiers pays et les réformes institutionnelles dans le royaume chérifien ont permis aux tenants d’un islam radical, plus tentés par l’imposition de la charia que préoccupés par le respect des droits humains universels, d’obtenir des succès populaires.

Le «printemps arabe» de 2011 avait porté haut le drapeau de la liberté, voire de la démocratie, même si les manifestants de Tunis ou du Caire prenaient soin de préciser que leur conception de la démocratie n’était pas nécessairement aux couleurs occidentales.

Après le printemps, les islamistes

Les premières élections libres ont donné la victoire aux formations qui dans l’ombre et dans l’opposition aux dictatures avaient tissé des réseaux dans la société et qui étaient en mesure de proposer une idéologie religieuse. (…)

Slate

«Pas de Printemps pour le racisme» : Meeting SOS Racisme / La CGT

A la veille de l’élection présidentielle, SOS Racisme et la CGT organisent le 21 mars, à l’occasion de la journée internationale contre le racisme, un meeting pour défendre les valeurs républicaines, promouvoir la solidarité, rejeter la banalisation du Front national et des thèses racistes.

La France vit ces mois-ci une période charnière dont l’issue marquera profondément la décennie à venir. (…)

(…) De nombreuses personnalités du monde associatif, syndical,  artistique et intellectuel y participeront. Ont déjà confirmé leur participation :http://img269.imageshack.us/img269/9502/meetingcontreleracismew.jpg

Dominique SOPO, président de SOS-Racisme et Bernard THIBAULT, secrétaire général de la CGT

ainsi que
Pierre HENRY
, directeur général de France Terre d’Asile, Caroline FOUREST, essayiste, Ghaleb BENCHEIKH, théologien, Ridan, artiste
la FSU, l’UNSA, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, la LICRA, l’UNEF, la FIDL, l’Union des Etudiants Juifs de France…

L’Humanité.fr

 

Le festival contre le totalitarisme et la violence Mene Tekel s’ouvre ce lundi à Prague

La sixième édition du festival culturel international contre le totalitarisme et la violence se tient à Prague du 20 au 26 février. Ce festival intitulé Mene Tekel, propose durant une semaine une série de films documentaires, des débats, des expositions et des concerts afin de sensibiliser les citoyens sur les crimes commis par les régimes totalitaires.

Le projet Mene Tekel est issu du constat de la méconnaissance et du désintérêt des citoyens tchèques pour le destin des prisonniers politiques des années 1950. Les initiateurs du festival souhaitent ainsi rappeler à la mémoire du public qu’entre 1948 et 1989, près de 250 000 citoyens tchécoslovaques innocents ont été privés de liberté.

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Mémorial dédié aux victimes du communisme (Prague)

Organisé pour la première fois en 2007, le festival Mene Tekel a pour objectif d’ouvrir durant une semaine une plateforme publique pour rappeler les conséquences de la répression politique des régimes totalitaires, l’exposition de réflexions artistiques et scientifiques sur la période communiste en Tchécoslovaquie et dans les autres pays du monde.

Le nom du festival Mene Tekel est tiré de la bible. L’un des auteurs et organisateurs de l’événement, Jan Řeřicha, rappelle la signification de ce terme prophétique trouvé dans l’ancien testament dans livre de Daniel et qui relate les pratiques du gouvernement cruel du roi Balthazar en Babylone :

Jan Řeřicha « Les écrits disent : ‘qui as-tu souhaité élever, qui au contraire as-tu humilié, qui enfin as-tu condamné de ton propre chef’ ? Lorsque nous sommes tombés sur ce texte, nous nous sommes dit que cela convenait parfaitement à la définition de l’abus de pouvoir. Le mal, la violence et l’abus de pouvoir accompagne malheureusement la mémoire de l’individu. »

Le festival s’ouvre ce lundi après-midi dans l’église Saint-Nicolas dans la Vieille-Ville à Prague. Durant une semaine, il propose une série de débats et de conférences sur les conséquences individuelles et collectives des régimes totalitaires. (…)

Radio Praha

NPA : Appel 2012 pour «un printemps des quartiers populaires»

Le 4e Forum social des quartiers populaires aura lieu les 11 et 12 novembre à l’Université de Saint-Denis (93). Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) y participe. Dès sa création en février 2009, le NPA a déclaré prioritaire son intervention dans les quartiers populaires (QP).

Les militantEs ayant dynamisé le mouvement révolutionnaire de Mai 68 ont fait leurs «armes» pendant la guerre d’Algérie aux côtés du FLN et par la suite aux côtés du MTA.

Chacun le sait… ceux qui vivent dans les quartiers populaires, les femmes et les hommes, issus de l’immigration ou pas, souvent musulmans, noirs ou roms, sont soumis à la ségrégation, au chômage, au racisme, et au contrôle policier au faciès – et ne trouvent dans les institutions et la vie politique aucun moyen d’exprimer leurs attentes et aspirations.

Les oppressions et les résistances qui se tissent dans les banlieues sont traitées en termes de problème sécuritaire ou de réactivation de l’«identité nationale» – les musulmans d’aujourd’hui étant de plus en plus stigmatisés comme les juifs d’hier.[…]

Programme (extrait). Vendredi 11 novembre. 14 heures : s’organiser dans les quartiers, une histoire politique spécifique.
Avec Khemissi Djataou (Mouvement des travailleurs arabes), Tarek Kawtari (Comité contre la double peine au Mouvement de l’immigration et des banlieues, Île-de-France), Pierre-Didier Tchétché Apéa (Agora à Divercité, Lyon), Salah Amokrane (Tactikcollectif et Motivé-e-s, Toulouse) et Abdelaziz Chaambi ((Union des jeunes musulmans au Collectif des musulmans de France). […]

NPA (Merci à BZHskunkià)