(EXCLUSIVITÉ Fortune) Gerald Celente : « Le gang financier et politique est impuissant à éviter l’effondrement »

Gerald Celente est directeur du Trends Research Institute, l’un des analystes et prévisionnistes économiques les plus reconnus mondialement depuis des années. Il est interrogé par Eric King, fondateur du site KingWorldNews.

Entretien réalisé le 06 juillet 2012

« Les gens vont devenir les vassaux des banquiers mais ils se plaisent à toujours appeler cela liberté et démocratie. C’est une prise de contrôle. »

Image de prévisualisation YouTube

(Version française réalisée par fortune.fdesouche.com. Reproduction autorisée sous réserve de nous citer.)

Commentaires sur Fortune

Prévisions alarmantes sur la dette des États

Le vieillissement de la population et le déséquilibre entre actifs et retraités vont creuser les déficits.

Obama portant des seaux aux noms évocateurs (banques, AIG, constructeurs automobiles, crédits immobiliers...) et allant traire la vache à lait du Trésor public : "Bon-jour, Rayon de Soleil !" (titre d'une chanson)

Le diagnostic est connu. La crise est historique ; les finances publiques en chute libre. Déficits et dettes ont augmenté de façon exponentielle sous le coup des plans de relance, des sauvetages de banques et de la baisse d’activité. L’OCDE prévoit en 2011 une dette des pays industrialisés à plus de 100 % du PIB. Un niveau difficilement soutenable. Mais si ces dettes s’envolaient à 200, 300, voire 400 %… Ce scénario catastrophe n’est pas tiré d’un livre de science-fiction mais d’une étude de la très sérieuse Banque des règlements internationaux (BRI).

Suite et commentaires sur Fortune

Selon le C.O.R., des perspectives économiques plus sombres que jamais

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient d’envoyer à chacun de ses membres, en vue de la réunion plénière qui doit se tenir mercredi, une révision de ses prévisions macroéconomiques afin de pouvoir réajuster fin avril ses projections financières des différents régimes de retraite à terme.

«Les dernières projections du COR ont été réalisées en 2007», indique le conseil en introduction. «Elles sont donc antérieures à la crise économique et financière qui a débuté en 2008 et a contribué à une dégradation plus rapide que prévu des comptes des régimes».

Alors qu’il anticipait, dans son scénario de base, en 2007, un retour au plein emploi huit ans plus tard – c’est-à-dire un taux de chômage de 4,5 % -, il le repousse désormais de neuf ans, en 2024. Dans le meilleur des cas.

Seule certitude : ces nouvelles prévisions macroéconomiques auront un impact important sur les besoins annuels de financement des régimes, qui devraient dépasser les 68,8 milliards d’euros anticipés (ou 1,7 point de PIB) pour 2050, il y a trois ans.

Le gouvernement en tout cas, par la voix même de François Fillon dans une interview au Figaro fin janvier, table déjà sur une facture d’au moins «100 milliards» à terme.

Conclusion ? Il n’y a pas que la révision des perspectives financières qui va être douloureuse. La réforme et la note à payer par les Français aussi.

Suite et commentaires sur Fortune

En 2009, la France a connu la pire récession depuis 1945

Le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 2,2 % en 2009, soit la baisse la plus importante depuis l’après-guerre, après une hausse plus importante que prévu de 0,6 % au quatrième trimestre, selon les résultats publiés vendredi par l’Insee.

Le chiffre de + 0,6 % pour le quatrième trimestre avait été annoncé quelques minutes plus tôt par la ministre de l’économie, Christine Lagarde, sur RMC.

Une hausse de « 0,6 %, ça veut dire deux fois mieux qu’au printemps, trois fois mieux qu’à l’automne », s’est félicitée Christine Lagarde. « C’est un résultat satisfaisant (…). J’avais dit qu’on terminerait l’année sur les chapeaux de roue, il y a beaucoup de gens qui se sont moqués de moi à ce moment-là », a-t-elle poursuivi.

Selon les données préliminaires de l’Insee, les dépenses de consommation des ménages français ont augmenté de 0,9 % en octobre-décembre alors que leurs investissements, essentiellement en logement, ont baissé de 2,7 %.

Les dépenses des administrations publiques ont progressé de 0,7 %, reflétant l’impact du plan de relance.

Les investissements des entreprises non financières ont baissé de 0,8 % pour un recul de 7,7 % sur l’ensemble de l’année.

Suite et commentaires sur Fortune

Retraites : les déficits attendus en 2020 sont déjà atteints

Les dernières prévisions réalisées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) en 2007 sont obsolètes puisqu’elles tablaient sur un besoin de financement de 24,8 milliards en… 2020, avec un taux de chômage ramené à 4,5 % dès 2015. Ce niveau est déjà dépassé aujourd’hui. D’où la volonté du gouvernement de prendre des mesures à effet rapide, tel que le relèvement de l’âge légal de départ.

La crise a tellement ébranlé l’équilibre du système de retraites que les prévisions de déficits sont totalement bouleversées. En 2010, l’ensemble des régimes obligatoires devrait afficher un besoin global de financement supérieur à 25 milliards d’euros.

La crise a rapproché les échéances de dix ans, ce qui rendra d’autant plus délicate la mise en oeuvre de la réforme. Le COR doit publier de nouvelles prévisions en avril (après les élections régionales) sur les besoins de financement en 2020 et en 2050. Elles seront évidemment encore plus inquiétantes.

Suite et commentaires sur Fortune