Rachid Nekkaz souhaite racheter Charlie Hebdo

Rachid Nekkaz souhaite racheter Charlie Hebdo. Une proposition des plus étranges au vu des motivations affichées par l’homme d’affaires, également président de l’association « Touche pas à ma constitution », dans sa « lettre aux actionnaires de Charlie Hebdo » qu’il fait paraître vendredi 21 septembre sur son blog.

Il propose en effet de racheter 51 % du capital de l’hebdomadaire satirique, qui a fait paraître cette semaine des caricatures du Prophète Mahomet.

« Alors que le magazine Charlie Hebdo subit de plein fouet la crise qui touche l’ensemble de la presse française, je considère qu’il est important de préserver et de pérenniser la personnalité satirique du magazine Charlie Hebdo », écrit-il.

Concrètement, ce sont 700 000 € qu’il propose d’injecter immédiatement dans le magazine, et même plus si besoin. « Considérant le passif et l’endettement du magazine, cette opération peut être salutaire pour Charlie Hebdo car elle lui garantit à la fois l’indépendance de sa ligne éditoriale et une certaine stabilité financière », précise M. Nekkaz [...]

Saphir News (Merci à Zatch)

En France, les Nazis de 97 ans sont plus importants qu’en Israël ?

Un ancien nazi de 97 ans est arrêté en Hongrie. En Israël, la nouvelle est loin de faire la une des journaux.

Tweet de Charles Enderlin, correspondant de France 2 en Israël.

En France, par contre, la nouvelle de cette arrestation est loin d’être traité de manière anecdotique par la presse.

(Merci à Lancrenon)

Subventions à la presse

50 % du montant total des subventions à la presse bénéficient à 2 % des titres aidés, soit 9 titres ! Voici le montant des subventions à la presse.

 

Le Parisien a bénéficié de la plus importante subvention en 2010, avec 16,8 millions d’euros pour Aujourd’hui en France et 3 millions d’euros pour Le Parisien.

Le Monde a reçu 17 millions d’euros de subventions directes en 2010.

Libération a bénéficié de 14 millions d’euros de subvention, Le Figaro de 13,2 millions d’euros, et Ouest-France de 11,8 millions d’euros.

Le budget 2012 prévoit 272,8 millions d’euros d’aides directes à la presse, soit 31 millions de moins qu’en 2011.

Avec la réforme des aides à la presse, les titres souhaitant bénéficier des subventions les plus importantes ( plus de 1,5 million d’euros au cours des 3 dernières années ou plus de 20 % du chiffre d’affaires, en tenant compte des aides directes, mais aussi des aides au transport par voie postale ou ferroviaire) devront soumettre “dans le strict respect de l’indépendance éditoriale des titres et de la confidentialité attachée au secret des affaires“, le projet stratégique de l’entreprise.

Avec le risque que l’Etat s’immisce dans la gestion des entreprises de presse… (…)

Observatoire des subventions

« Autoritarisme », «  »unes » racoleuses »… la direction de « Libération » mise en cause

Rien ne va plus entre la rédaction de Libération et son directeur, Nicolas Demorand. Environ 120 salariés de la Société civile des personnels de Libération (SCPL), sur 200, ont adopté à une large majorité (un vote contre et cinq abstentions), mardi 3 avril, un texte déplorant « le sentiment d’être dépossédés du journal » et « l’attitude autoritaire et arrogante de la direction ».

Samedi 24 mars, le journal titre « Comment devient-on Mohamed Merah », avec le visage du tueur de Toulouse en gros plan. Une « une » « digne d’un tabloïd », jugent beaucoup de journalistes, qui expriment leur désaccord en conférence de rédaction.

« La liste des griefs est longue », souligne ce communiqué, qui évoque en particulier « des « unes » racoleuses qui tantôt défigurent Libération, tantôt vont à l’encontre des valeurs qui ont toujours été les siennes », ainsi qu’« un traitement éditorial partisan en matière politique, qui semble inféoder le journal au PS ».

Le malaise se cristallise autour de la garde rapprochée de Nicolas Demorand, accusée d’ »autoritarisme ». Est visé en particulier un proche de l’ancien journaliste de France Inter, Sylvain Bourmeau, ancien des Inrockuptibles, nommé directeur adjoint de la rédaction. « Libération s’est toujours construit dans le dialogue », rappelle un rédacteur. [...]

Le Monde

Algérie : La mention de l’origine algérienne de Mohammed Merah agace la presse

La mise en exergue par les médias français de «l’origine algérienne» de Mohamed Merah suscite de l’agacement à Alger. Une forte appréhension se fait sentir de voir les musulmans de France tenus pour responsables de la dérive sanglante du «jeune toulousain».

L’éditorial du Quotidien d’Oran s’en fait l’écho et évoque une volonté des médias français de «marquer une altérité fondamentale, ‘l’origine algérienne’ de l’auteur présumé des tueries l’emportant sur sa nationalité française, l’abolissant même».

«Ce terroriste», écrit Liberté (libéral), condamne les musulmans de France à vivre leur «après-11-Septembre». Ils risquent de «connaître la suspicion, la xénophobie, le racisme latent, la méfiance, le rejet ou le mépris pour une période qui ira bien au-delà de la récupération politique due à l’élection présidentielle».

El Watan (indépendant) s’en prend à «l’islamisme intégriste», qui offre un «précieux cadeau» aux extrémistes de droite «pour humilier davantage les immigrés et les Français issus de l’immigration». […]

Le Monde

Les patrons de presse vont proposer une taxe sur les fournisseurs d’accès Internet

Les patrons de presse français vont proposer aux candidats à l’élection présidentielle d’instaurer une taxe sur les fournisseurs d’accès Internet (FAI) et sur les ventes de tablettes et de smartphones afin de financer la presse. L’idée a été lancée pour la première fois par l’ancienne co-présidente de Libération, Nathalie Collin, aujourd’hui au groupe Nouvel Observateur. Ancienne présidente de EMI France, elle avait connu les déboires des éditeurs de musique face à la concurrence d’Internet.

(…) L’idée serait d’instaurer un prélèvement sur les abonnements à Internet, mais aussi sur les ventes de tablettes, smartphones et PC, tous les appareils servant à se connecter sur Internet.

 » La presse fait partie des motifs importants de consultation d’Internet sur les appareils mobiles, insiste Denis Bouchez, directeur du SPQN. Nous représentons un secteur qui contribue fortement à l’émergence de l’économie numérique, et nous sommes peut-être celui qui en bénéficie le moins. Il existe des mécanismes de redistribution pour le cinéma et la musique, mais rien pour la presse.

Or, nous sommes un secteur qui relève de l’intérêt général de la démocratie. »

(…) Reste à savoir comment serait réparti le produit de ces taxes. Certains estiment qu’il devrait aller en priorité aux publications bénéficiant d’un numéro de commission paritaire, décerné par la Commission paritaire des publications et agences de presse. Celle-ci a pour mission de déterminer quels sont les journaux et périodiques qui peuvent bénéficier de la TVA réduite à 2,1% et de tarifs postaux préférentiels. Au sein de ces publications, seule serait concernée la presse politique et d’information générale, au nom de sa contribution à la démocratie. Selon d’autres hypothèses, l’argent pourrait être réparti entre les sites d’information au pro rata de leur audience sur Internet.

Le Monde

Des couleurs et des beautés, par Rokhaya Diallo

Être belle, qu’est-ce que ça signifie ? Les magazines féminins proposent une réponse en mettant en avant des canons bien particuliers. Ainsi, selon leurs critères, la femme idéale serait grande, jeune, mince… et la plupart du temps, blanche ! Ces représentations ignorent souvent une grande partie des femmes, en particulier celles qui n’ont ni la peau claire, ni les cheveux raides.

Le magazine mensuel « Egaux mais pas trop » va à la rencontre de ces femmes trop peu représentées dans les pages mode et beauté, pour ensuite plonger au cœur de la fabrique de la presse féminine, passer interroger Jean-Paul Goude, acteur et témoin privilégié du monde de la mode et de la publicité, pour enfin comprendre – à travers une rencontre avec Sonia Rolland – comment fonctionnent les logiques marketing à l’œuvre chez les annonceurs, qui font vivre ces magazines.

« Enfant, je regardais l’Africain comme un héros. Ca me faisait rêver. » – Jean-Paul Goude.

« Les annonceurs persistent à valoriser une conception marketée de la beauté, plutôt blonde aux yeux bleus. Si les rédactions étaient moins homogènes sur le plan social et culturel elles songeraient à diversifier les modèles mis en avant. » – Rokhaya Diallo.

LCP / Egaux mais pas trop – 28/01/2012

Les Français font «légèrement» plus confiance aux médias

En cette année présidentielle, le baromètre La Croix -TNS Sofres confirme l’intérêt des Français pour l’information et leur scepticisme quant à l’indépendance des journalistes. Cette enquête souligne en outre que, si le moyen d’information principal demeure la télévision pour 56 % des sondés, la presse écrite et Internet font désormais jeu égal avec 12 %.

En cette veille de présidentielle, l’observateur notera que les personnes interrogées jugent pour 53 % d’entre elles les médias globalement non partisans. Cette neutralité politique s’accompagne d’un jugement favorable sur la place accordée aux divers candidats dans la presse écrite et audiovisuelle.

Alors que la campagne s’accélère, ce résultat peut se lire comme un encouragement adressé aux journalistes à maintenir au premier plan de leurs préoccupations la quête de véracité des faits et d’honnêteté des commentaires. […]

La Croix

Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme

Partis politiques, associations, entreprises, personnalités, tout le monde a besoin des médias et de ce fait personne n’ose les critiquer… C’est en partant de ce constat que Polémia, insoumis aux médias de l’oligarchie, propose aujourd’hui un point de vue critique sur ces garde-fous du système, en invitant un jeune étudiant en journalisme.

La parole à l’étudiant.

Si les journalistes ne critiquent jamais le système, c’est qu’ils vivent grâce à lui et partagent ses valeurs. Dès leur formation, c’est le conformisme et non l’esprit critique qui est enseigné. Deux facteurs prépondérants expliquent cet état d’esprit :

  • La structure des écoles dont l’influence des directives publiques est très importante

  • La pression du milieu et la déontologie journalistique

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