Vos conseillers municipaux porteront-ils «des prénoms un peu vieillots» : Michel, Alain, Philippe, Catherine… ?

Allez-vous élire un Michel ou une Catherine le 30 mars prochain ? Il y a de très fortes chances que oui. Il s’agit des deux prénoms les plus souvent portés par les 526 989 conseillers municipaux français.

Il y a exactement 14 136 conseillers municipaux qui s’appellent Michel, selon les comptes d’ Ideeslibres , un blog du cofondateur de l’association Regards citoyens, qui s’est basé sur un fichier du ministère de l’intérieur. En plus de ces milliers de Michel, il y a plus de 10 000 Alain et 9 900 Philippe. A la cinquantième et dernière position, les Gilbert. Ils sont seulement 2 242.

Des résultats qui se retrouvent dans le classement par départements. De l’Ain à la Nouvelle-Calédonie, Michel est presque toujours le prénom le plus représenté. […]

Cette liste de prénoms – disons un peu vieillots –, rejoint les observations faites dans le portrait sociologique des conseillers municipaux établi par Michel Koebel en 2012. Dans une étude menée de 1983 à 2008, l’universitaire avait montré que plus on prend de l’âge, plus on a de chances d’être élu. Et plus la fonction est élevée, moins il y a de jeunes. Parmi les élus, la proportion de retraités a presque doublé en vingt-cinq ans.

Blog browser/Le Monde

Homme, blanc, 35 ans, provincial : Le portrait-robot du policier type

Il s’appelle Christophe, il a 35 ans, a grandi en province et il est blanc. Voilà le profil type du policier que l’on peut établir à partir des bénéficiaires de la prime de résultats exceptionnels. L’échantillon est important : près de 40 000 adjoints de sécurité (ADS), gardiens de la paix, officiers et commissaires, sur les 123 000 que comptait la police en 2013.

La diversité des origines, ou son absence, se lit aussi dans les prénoms. Environ 1 500 policiers primés en portent un à consonance étrangère – à peine 3 % du total. Le premier (Karim) arrive en 143e position.

Ce policier type est donc un homme, comme quatre policiers sur cinq. La féminisation est en cours, mais c’est un processus long. Pour la distribution de la prime, l’administration se garde de faire de la discrimination positive. […]

Christophe a grandi en province. C’est le cas de près de 80 % des policiers, et rien ne paraît pouvoir infléchir cette tendance de fond.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une mesure scientifique du poids des Français issus de l’immigration récente, difficile à établir en raison de l’interdiction des statistiques dites « ethniques » en France. Mais elle permet de se faire une petite idée du visage de la police.

Le Monde

Mohamed : premier prénom donné dans les maternités de Londres

Depuis plusieurs années, le prénom Mohamed, et ses différentes graphies, arrive en tête des prénoms les plus donnés aux garçons dans la ville de Londres, en Grande-Bretagne.

Selon l’Office for National Statistics, l’organisme officiel chargé des statistiques outre-Manche, Mohamed est pour l’année 2012 le prénom le plus donné aux petits Londoniens, et le deuxième devant le prénom Harry en Angleterre et au Pays de Galles : Mohamed a en effet été donné 7 139 fois l’an dernier, le prénom Harry, numéro 1, tout juste 29 fois de plus.

Ce prénom populaire chez les musulmans apparaît parmi les 100 premiers prénoms trois fois, selon les graphies suivantes : Muhammad (19e place), Mohammed (26e), Mohammad (60e).

En 2009, le prénom Mohamed était le premier prénom de Seine-Saint-Denis, de même en 2010 à Marseille, depuis du reste 2007 selon France Soir, année où « pour la première fois, un prénom arabe arrive en tête sur les faire-part de naissance à Marseille ». En 2012, à Oslo, capitale de la Norvège, Mohamed, toutes graphies confondues, était aussi le prénom le plus donné.

En 2010, Mohamed-Amine était le numéro 1 des prénoms composés en France et en 2012 Mohamed figurait parmi les 100 prénoms les plus donnés à Paris. Il était en 2007 premier à Bruxelles et en 2008 premier à Milan en Italie.

Al Kanz

Casseurs du Trocadéro : deux nouvelles videos des pillages (maj vidéo)

[mise à jour 25 juin 2013]

En savoir plus : Causeur.fr

Addendum : JT France 2 du 15 mai 2013 (sortie du tribunal)…

- Vous regrettez la violence et les pillages ?
- Nan, passce que j’ai des T-shirts chez moi.

Plusieurs personnes ont été condamnées à du sursis, certaines à de la prison ferme. Dans le récit que dresse Libération des 4 condamnations de mercredi soir, les prénoms des accusés ont été modifiés. Ainsi, alors que sur les vidéos de la police, on remarque surtout des casseurs banlieusards et issus de l’immigration, Libération nous parle d’Alexandre, de Nicolas, d’Anthony et de Tariq. [...]

Même constatation dans le Nouvel Observateur, sur FranceTVinfo ou encore sur Politis. On retrouve cette fois Arnaud, Romain, Raphaël et Mohammad (le Pakistanais). [...]

OJIM

(merci aux lecteurs)

Martin et Yannick (* prénoms modifiés) agressent un gendarme en civil devant un hôtel rempli de militaires à Libourne

En septembre dernier, ces deux jeunes Girondins avaient également importuné une fille de 14 ans. Ils ont écopé de quatre mois avec sursis

Ce mardi après-midi, deux jeunes hommes comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Libourne pour des violences commises en septembre dernier dans un quartier de la sous-préfecture. Des violences imbibées d’alcool à l’encontre d’une jeune fille de quatorze ans puis d’un homme venu à son secours. Des violences commises, surtout, tout près d’un hôtel rempli de gendarmes en déplacement… [...]

Sud-Ouest

Bac : dis-moi ton prénom, je te dirai ta section

[...] « Plus de 25% des Madeleine, Irene, Come et Ariane qui ont passé le bac ont reçu mention “très bien”. Plus d’une Marie-Anne, d’une Anne-Claire et d’un Gaspard sur cinq ont reçu cette mention. [..]

A l’opposé de cette dimension de l’espace social : aucun des quelques 125 Youssef et 105 Nabil n’ont obtenu de mention “TB”. »

Des Aliénor en bac L, des Teddy en ST2, des Ahmed en STG

[...] Il y a des prénoms sur-représentés dans plusieurs terminales, prénoms « chics » en section générale, d’origine étrangère ou séries télévisées populaire en professionnelle [...]

Rue89

Paris. Les prénoms les plus donnés aux bébés : classiques, rétros et multiculturels

La mairie de Paris a mis en ligne au printemps 2012 la base de données des prénoms les plus attribués dans la capitale entre 2004 et 2011. Résultat ? Les Parisiens sont moins originaux que les provinciaux et on trouve davantage de prénoms multiculturels.

Les prénoms multiculturels, occupent aussi une large place dans le classement.

Gabriel et Louise tout en haut du classement 2011 des prénoms parisiens. Après la publication en «open data» par la mairie de Paris de la liste des prénoms donnés aux enfants nés entre 2004 et 2011 – exceptés ceux qui totalisent moins de 6 attributions – force est de constater que la capitale est un cas à part.

«À Paris, on est dans le classique et le rétro», explique Stéphanie Rapoport auteure de l’officiel des prénoms 2013. «Ce n’est pas étonnant. Quand la tendance sur l’ensemble du territoire est de donner des prénoms comme Lilou ou Timéo, les habitants de la capitale, eux se méfient de l’innovation. Ici, la nouveauté se fait dans l’ancien», analyse la spécialiste. Ainsi, derrière Gabriel, le numéro un parisien, Arthur et Louise montent sur le podium en 2011. Seule exception : Raphaël en quatrième position. «C’est un prénom plutôt récent, mais il est aussi présent dans l’Ancien Testament. Il est donc privilégié par les familles issues de la diversité, et notamment juives», analyse l’auteure. […]

Depuis 2004, Mohamed figure dans le top 30 à Paris. En 2011, il arrive même 19e place tous sexes confondus avec 187 attributions. «C’est une des autres particularités de la capitale par rapport à la France, il y a une très forte présence des prénoms universels. Ils sont populaires dans d’autres pays à travers le monde, pas toujours sur l’ensemble du territoire français», décrypte Stéphanie Rapoport. Pour l’année 2011, on retrouve par exemple Lina à la 28e place ou Nina à la 33e place au beau milieu des Alexandre, Paul, et autres Chloé ou Alice.

Métro

La liste des prénoms pour avoir mention «Très Bien» au bac (MàJ Canal+)

Addendum Canal+ Le Grand journal 

(Merci à Léandre) 

[NDLR le prénom Kelly, bel et bien présent sur le graphique, est largement devancé par une dizaine d'autres prénoms sensiblement moins bien classés dans ce palmarès - Merci à Cheval de Troie]

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La probabilité d’obtenir son bac avec mention «Très Bien» (TB) est-elle inscrite dans le prénom du candidat? Depuis quelques années, le sociologue Baptiste Coulmont, auteur d’une Sociologie des prénoms (La Découverte, 2011), étudie les liens entre le prénom et la fréquence des mentions TB au bac, et propose sur son blog les résultats de ses découvertes.

Pour le bac 2012, Baptiste Coulmont a aspiré la publication des résultats nominatifs de 340.000 élèves, disposant ainsi d’un super-échantillon —même si, comme il le rappelle, comme il faut donner l’autorisation pour que son résultat soit publié, ce qui fait que tous les noms ne sont pas publics, ce qui peut induire un biais.

Quels sont donc les prénoms de premier(e) de la classe? 25% des Madeleine, Irène, Come et Ariane qui ont passé le bac ont reçu mention «très bien», note le chercheur. Viennent ensuite les Marie-Anne, Anne-Claire et Gaspard (20% de mentions TB) puis les Violette, Apolline, Iris, Beatrice, Judith, Domitille, Hortense, Fleur, Daphne, Noe, Lara, Henri, Adele, Rose, Augustin, Astrid et Eleonore (15% de mentions TB).

A l’autre bout du spectre des prénoms, aucun élève parmi la centaine de Youssef et de Nabil de l’échantillon n’obtient la mention TB.

«Seules une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane décrochent la mention TB, poursuit Baptiste Coulmont. 4 Christopher (sur 300) et 5 Mohamed (sur 400). 8 Cassandra et 8 Sabrina sur 470. Plus d’un tiers des 140 Yacine et Linda devront passer les épreuves de rattrapage.» (…)

Coulmont.com

(Merci à Xavier)

Affaire Souleymane/Vladimir : le « fait-diversier » du journal Le Monde répond

[...] Le Monde, le 25 juin, a raconté le terrible homicide d’un adolescent de 13 ans par un autre de 16 ans, dans un collège de Rennes (Ille-et-Vilaine).

L’auteur et signataire de l’article, Serge Le Luyer, journaliste d’Ouest-France et pigiste occasionnel pour Le Monde (en l’absence de notre correspondant local ce jour-là), a prénommé l’agresseur, d’origine tchétchène, Vladimir. Prénom fictif qui sera vite remplacé, en ligne, par une simple initiale, « S. », celle du vrai prénom de l’adolescent, que Le Monde ne s’autorise pas à dévoiler, pour respecter son anonymat, conformément à la loi.

Il n’en fallait pas plus pour que le médiateur soit saisi d’une rafale de courriers et de courriels au ton virulent et parfois délirant.

« Manipulations dignes des pires heures soviétoïdes ! », accuse Paul Pottel, de Reims. « Manière insidieuse de désinformer », selon Jean-Christophe Antoine (Paris). « Désinformation qui vise bêtement à protéger les musulmans tchétchènes, totalement contre-productive, et injuste vis-à-vis des Russes », estime Claude Courouve. Ce « professeur de maths retraité » à Auzances (Creuse) s’ »étonne qu’un grand quotidien, jadis de référence, s’abaisse et se déshonore à travestir la réalité de la délinquance juvénile d’origine étrangère, et désinforme ses lecteurs ».

Le Monde travestit la réalité, désinforme ses lecteurs… Diantre. Voilà une accusation qui interpelle le médiateur. Il ne peut certes pas donner totalement tort à ceux qui s’étonnent, de bonne foi, qu’on ait troqué un prénom (présumé) musulman contre un prénom (supposé) russe… Un choix d’autant plus malvenu, convenons-en, qu’un certain Vladimir (Poutine) est le grand persécuteur de la Tchétchénie…

« J’admets qu’il était maladroit de choisir Vladimir comme prénom pour un Tchétchène, reconnaît Serge Le Luyer. Le jeune concerné et ses parents sont des Tchétchènes russophones, ils ont tous des papiers d’identité russes… Il me semblait nécessaire de lui trouver un prénom de substitution qui évoque cette spécificité, plutôt que de l’affubler d’un Martin ou d’un Robert… » Cela étant, estime ce « fait-diversier » de longue date, il ne faut pas donner à ce choix de prénom plus d’importance qu’il n’en a : « Maladresse certes, faute non. Plus que des excuses, ce sont des explications que j’offre aux lecteurs.

Qu’est-ce que Poutine a à faire dans un collège du fin fond de la Bretagne ? Je lance davantage un appel au bon sens qu’au sens du pardon[...]« 

Le Monde (Merci à lilib)

Maternelle à Saint-Pierre-des-Corps (37) : 12 nationalités, 60 à 70% des enfants d’origine étrangère

La maternelle de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), 16 000 habitants, accueille des enfants de 12 nationalités. Témoignage de sa directrice Sylvie Lenoble, militante syndicale et politique – adhérente au SNUipp-FSU (dont son compagnon Gilles Moindreau fut le secrétaire général) et au Parti communiste.

Une liste de prénoms vaut souvent mieux que de longs discours. Dans la classe «petite section» de Sylvie Lenoble, à l’école maternelle Henri-Wallon de Saint-Pierre-des-Corps, les enfants s’appellent Amal, Amna, Ashab, Aya, Iliasse, Karina, Ilyes, Julien, Marwan, Mégane, Mohammed, Nahil, Naïla, Najete, Noah, Ramla, Salima, Sarah, Syrine…

Une douzaine de nationalités – de l’Algérie au Sénégal, de l’Arménie à l’Azerbaïdjan en passant par la Mauritanie, la Turquie, la Guinée, le Congo ou encore le Tchad – sont représentées dans cet établissement scolaire qui, lundi pour la rentrée, a accueilli 96 enfants. Dont «60 à 70% d’origine étrangère», évalue Sylvie Lenoble qui effectuait à cette occasion sa 33e rentrée sur place, et la 22e en tant que directrice. […]

Blog/ Le Monde

«Diversité» : Candidats arabes et noirs, une gestion délicate à droite et à gauche

L’Ifop a tenté d’identifier la «diversité» sur la base de la consonance étrangère des prénoms afin de mesurer la représentation et la performance électorale des candidats issus de l’immigration lors des dernières élections cantonales.

«Fatoumata», «Karim» : «il y a des prénoms dont tout le monde sait de quelle origine ils sont», répond Jérôme Fouquet, de l’institut Ifop, quand on lui demande comment il a bien pu faire pour identifier les «prénoms d’origine étrangère» parmi une liste de près de 10 000 candidats. Et d’affirmer, sans pour autant en avoir «en tête», que bien évidemment «il y en a des (prénoms) turcs». Comme quoi la méthode choisie ne va pas de soi…

Cet écueil, les auteurs de l’étude Ifop sur la place des «candidats issus de la diversité lors des dernières élections cantonales», l’admettent volontiers. Il est question d’un filtre «artisanal» qui n’est «pas parfait et peut conduire à une sous-évaluation partielle», notamment des enfants d’immigrés – parce qu’il y en a – qui ont revêtu des prénoms «bien français» en raison de la position assimilationniste de leurs parents.

Ce genre d’étude a apparemment le vent en poupe. Et contrairement à ce que l’Ifop affirme, il ne s’agit pas là de la «seule (méthode) disponible», puisque, pour une étude similaire, l’Institut Montaigne a non seulement utilisé la consonance des prénoms mais aussi des noms et… les photographies des candidats. Ce qui fait évidemment songer au délit de faciès… […]

Marianne2