A Hénin-Beaumont, la LDH met en garde contre la «dangerosité» du FN. Le FN donné vainqueur (Sondage IPSOS) (Ajout vidéo + MàJ)

Addendum 23h15 :

Au premier tour, le secrétaire général du FN et conseiller municipal, Steeve Briois, arriverait en tête avec 45% des voix.

A quatre jours du premier tour des municipales, Steeve Briois, la tête de liste Front national à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), conforte son avantage dans les sondages. Sa liste arrive en tête au premier et au second tour dans une enquête* Ipsos-Steria publiée mercredi pour France 3 Nord-Pas de Calais et France Bleu Nord.

Au second tour, Steeve Briois garderait son avance. Dans l’hypothèse d’un duel avec Eugène Binaisse (DVG), le candidat FN emporterait la mairie avec 52% des voix, contre 48% pour le maire sortant. En cas de triangulaire, le FN l’emporterait avec 49% des voix, suivi par Eugène Binaisse (42%), et loin derrière, Gérard Dalongeville (9%).

Le Parisien

La Ligue des droits de l’homme (LDH) a mis en garde mardi à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) contre la «dangerosité» du Front national, qui convoite la mairie de ce bastion de la gauche, appelant à lui «barrer la route». L’organisation veut lutter contre l’abstention qui «fait le jeu du FN» et rappelle que le parti fait campagne sur la «préférence nationale», une idéologie qu’elle dénonce comme dangereuse.

Les statuts de la LDH lui interdisent de prendre publiquement position pour un candidat avant le premier tour des municipales, mais pas avant le second tour.

«Nous sommes tout à fait conscients du danger qu’il y a de voir le Front national s’emparer de la mairie d’Hénin-Beaumont et nous voulons mettre en garde les électeurs», a déclaré lors d’un point de presse Alain Pruvot, président de la LDH d’Hénin-Carvin et de la fédération départementale LDH du Pas-de-Calais. «Nous voulons contrer idéologiquement le FN en montrant sa dangerosité. […] Ce qui nous apparaît extrêmement dangereux, c’est qu’ils font campagne sur le thème de la préférence nationale», a ajouté Pruvot.

«Croyez-vous vraiment qu’Hénin-Beaumont mérite d’être estampillée FN ? Hénin-Beaumont n’est pas une cité extrémiste», peut-on lire sur ces feuillets. En allant rencontrer la population, l’association entend «lutter contre l’abstentionnisme», car «s’abstenir, c’est faire le jeu du FN. Il faut décider les électeurs à venir voter, et à voter conformément aux droits de l’Homme», a poursuivi Pruvot.

Libération

La préférence nationale critère du «camp antirépublicain»

Sarah Proust, auteur du livre «Le Front national : le hussard brun contre la République» ne cache pas son identité militante. L’auteur est secrétaire nationale du Parti socialiste «chargée de la riposte». Un ouvrage pour «faire œuvre de pédagogie» pour les jeunes qui vont voter pour la première fois en 2014.

Elle défend mordicus l’idée du front républicain. Son argument ? Le parti de Jean-François Copé ne défend pas la «préférence nationale», critère qui classe, selon Sarah Proust, le FN dans le camp antirépublicain.

Un des déclencheurs de sa démarche est que les électeurs qui voteront pour la première fois lors des municipales de 2014 avaient 6 ans en 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’est qualifié au second tour de la présidentielle. «Dire [aux jeunes] que leur vote FN est immoral, raciste et xénophobe ne permettra pas de les éloigner du FN», assure-t-elle. Elle a donc voulu faire œuvre de pédagogie.

«Aucun élu de droite n’a à ce jour mis en œuvre, ou projeté de le faire, un critère de nationalité française pour obtenir de la part de l’Etat ou des collectivités locales une quelconque aide sociale (…) Or, c’est bien là que se situe le dernier verrou, le dernier rempart entre l’UMP et le FN», avance-t-elle.

Le Monde

Sadri Khiari : «La banlieue rouge tient à rester une banlieue blanche»

Le site des «Indigènes de la République» publie un extrait du livre de Sadri Khiari, «La contre-révolution coloniale en France. De de Gaulle à Sarkozy», 2009, La Fabrique éditions.

Comme le signale Abdelmalek Sayad, le fait que de nombreux immigrés et leurs enfants sont désormais français déprécie, en quelque sorte, la nationalité française. Celle-ci devient une nationalité «au rabais».

Au tournant des années 1960 et 1970, marqué par la puissance du mouvement ouvrier, y compris dans le tissu urbain. L’État social est encore une réalité, même si s’amorce timidement un certain désengagement notamment en terme de logement social. La colonisation et le traumatisme de la décolonisation ont moins de dix ans. Le nombre d’immigrés issus des colonies a connu un nouvel essor. […]

Nous sommes alors dans un contexte politique et économique bien différent de sa réalité actuelle. Pourtant, dans les quartiers populaires, la résistance blanche est déjà bien réelle. Elle est conduite principalement par le PCF ; ce même PCF dont une des forces, dans la première moitié du XXe siècle, résidait dans sa capacité à intégrer les immigrés européens, mais qui fait alors le choix de défendre les ouvriers blancs au détriment des travailleurs immigrés d’origine coloniale. […]

La ville tout entière veut voir progresser son niveau de vie ; elle veut changer de statut, pour s’élever en dignité. Et la dignité française impose d’être blanc. La banlieue rouge tient à rester une banlieue blanche.

Les élus communistes mènent alors campagne pour s’opposer à l’installation sur leurs communes d’immigrés dont ils réclament la dispersion. Sans employer le terme, ils revendiquent, en 1969, la «préférence nationale» : «A l’heure où des centaines de milliers de familles françaises attendent un logement, le financement du relogement des travailleurs immigrés ne peut et ne doit en aucun cas être à la charge du budget communal.» […]

Indigènes de la République

Corse : l’accès à la propriété bientôt limité ?

Paul Giacobbi, président du conseil exécutif, voudrait instaurer une obligation de cinq ans de séjour dans l’île.

Dans un entretien accordé mercredi au quotidien local Corse-Matin , Paul Giacobbi, président du conseil exécutif de Corse (organe exécutif de la Collectivité territoriale de Corse), s’élève contre la spéculation foncière. «Si on peut acheter un terrain en Corse aussi aisément qu’une tablette de chocolat sur le rayon d’un supermarché, on court à la catastrophe», assène l’ancien président du conseil général de Haute-Corse. Avant d’avancer sa solution : «Il faut donc limiter l’accès à la propriété foncière pour les non-résidents.»

Privilégier l’accès à la propriété aux insulaires.

Pour l’un des hommes forts de l’île, il serait donc impératif de créer une sorte de statut dérogatoire afin de privilégier l’accès à la propriété aux insulaires. «Je sais que ça pose un problème de droit européen, concède-t-il, mais les trois années de travail consacrées à l’élaboration du Padduc (plan d’aménagement et de développement durable de la Corse, NDLR) confirment le caractère indispensable d’une telle mesure. On pourrait fixer pourquoi pas le délai à cinq ans de résidence ou se fonder sur l’attachement familial à la Corse afin de ne pas pénaliser les Corses de l’extérieur.»

La suite sur LeFigaro.fr

Afrique : La préférence nationale est à l’ordre du jour

[extrait] La préférence nationale est à l’ordre du jour en Afrique. « Africaniser l’économie » est un débat qui traverse actuellement l’ensemble du continent.

Le Ghana devrait bientôt adopter une loi obligeant les investisseurs étrangers à ouvrir 30 % de leur capital à des entreprises du pays. La Côte d’Ivoire réfléchit à l’instauration de quotas réservés à la sous-traitance locale. Le Mozambique a déjà introduit une contrainte similaire auprès des groupes miniers. La Guinée tente de faire de même.

L’Afrique ne fait aujourd’hui qu’emboîter le pas aux économies sud-américaines ou asiatiques. Le Brésil, le Chili ou la Malaisie ont par exemple multiplié les expériences de « local content » ces cinq dernières années.

Le Nigeria est l’un des pays subsahariens qui ont poussé le plus loin le concept de préférence nationale. Bien décidé à maximiser les retombées de sa filière extractive, le pays s’est inspiré des exemples norvégien et brésilien pour promulguer en avril 2010 le Nigerian Content Act, première loi du genre sur le continent.

jeuneafrique.com

Pourquoi le FN n’a pas du tout gagné la bataille des idées

«Nous avons déjà gagné la bataille des idées», a lancé Marine Le Pen lors de son discours du 1er mai, alors qu’un sondage CSA pour BFMTV montre que si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, la présidente du FN accéderait au 2nd tour et y obtiendrait 33%.

Interview de Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’Institut d’Études politiques de Grenoble, et de Sylvain Crépon, docteur en sociologie et chercheur au laboratoire Sophiapol de l’université Paris-Ouest-Nanterre.

Le Français sont d’accord pour dire qu’il y a trop d’immigration en France et pour freiner les flux qui en sont à l’origine. A tel point que plus personne à l’UMP et même au PS n’ose plus dire que l’immigration n’est pas un problème.

Sylvain Crépon : Non, il faut relativiser les sondages qui ont semblé indiquer qu’une majorité des Français se sentait proches des idées de Marine Le Pen. Lorsqu’on analyse ces sondages de plus près, on constate que si 32% des Français partagent le même diagnostic que Marine Le Pen, ils ne sont que 12% à adhérer aux solutions du FN. Il faut donc bien discerner les deux notions. […]

De manière générale, les Français sont en désaccord avec les solutions du FN : la sortie de l’Euro ou encore la préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, ne sont pas du tout plébiscitées par les Français. Tous ce qui constitue la pierre angulaire du programme du Front national est rejeté. En revanche, le Front national dénonce des problèmes réels qui font échos aux préoccupations des Français : le climat des affaires, la coupure entre le peuple et les élites, la misère sociale. Les Français se montrent très sensibles à cette dimension. Marine Le Pen a également réussi à faire sauter un tabou et «respectabiliser» certaines idées du Front national. […]

Le fait que le PS ait plus ou moins renoncé au droit de vote des étrangers est indirectement une victoire du FN. Avec un Front national à 10 %, cette réforme était possible. Elle ne l’est plus avec un FN à 18%.

Christophe Bouillaud : Et s’il y a un «corpus idéologique», est-il plus ou moins radical qu’auparavant? Pour ne prendre que cet exemple, le FN se veut, par ses déclarations récentes, de plus en plus «social», et tend à faire oublier la vision néo-libérale qui fut indéniablement la sienne dans les (lointaines) années 1980. En faisant du mauvais esprit, est-ce à dire que ce parti ambitionne désormais de devenir «national et socialiste», pour ne pas dire «national-socialiste» ? Je suppose qu’à cette seule évocation, particulièrement stigmatisante, la direction du FN se récrierait en affirmant sa loyauté envers l’économie de marché, et son refus absolu d’être assimilé au nazisme liberticide et génocidaire. […]

Dans le fond, aujourd’hui, en tenant un discours «social», le FN s’inscrit aussi dans l’air du temps. Quel parti politique va oser par les temps qui courent aller raconter aux Français que, par exemple, la finance dérégulée est bonne pour eux et pour la France? On peut ainsi dire que c’est le FN qui suit l’opinion publique, plutôt que l’inverse. Par contre, si l’on reste sur les coordonnées classiques du discours public du FN (anti-immigration, ordre public, vision traditionnelle de la famille et de la société), on peut effectivement constater que l’opinion publique va plutôt dans son sens. Par exemple, sur l’immigration, et surtout sur la place de l’Islam dans la société française, l’opinion publique se rapproche plutôt de ses positions pendant toutes ces dernières années.

Atlantico

David Cameron va mettre en place une préférence nationale dans le social, le logement et la santé

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé aujourd’hui la mise en place de restrictions aux droits des immigrés en matière d’aide au logement, d’indemnité chômage et d’accès au système de santé, dans une nouvelle illustration du durcissement de la politique gouvernementale.

(JT France 2, 25 mars 2013)

Le responsable conservateur a estimé que le système d’allocations sociales du Royaume-Uni était trop laxiste et souhaité que « l’accès aux services publics clés soit quelque chose que les immigrants gagnent, et non un droit automatique ». « Nous voulons des gens qui s’intéressent à ce qu’ils peuvent offrir à la Grande-Bretagne », a-t-il dit lors d’un discours à l’université d’Ipswich (est de l’Angleterre). [...]

Le Figaro

Immigration-catastrophe : Merci patrons !

… Merci les partis « républicains » ! Merci les élites africaines !

(Chanson des « Charlots » datant de 1971, époque à laquelle les Français de Souche trouvaient encore du travail chez eux…)

Merci les patrons !

Merci au patronat français qui, avec une belle constance, a fait pression sur les gouvernements successifs de la Ve République pour faire ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration de travail puis de peuplement, sans jamais en supporter les conséquences collatérales !

Merci en particulier à tous les dirigeants de l’industrie automobile française qui ont organisé dans les années 1960 des caravanes de promotion dans les pays du Maghreb, pour recruter à bas prix une main-d’œuvre destinée à concurrencer les salariés français ainsi que leurs syndicats et à éviter aussi aux entreprises d’investir dans l’innovation.

Merci à tous les patrons qui préfèrent employer des immigrés, en situation régulière ou non, en particulier dans les métiers de la restauration, du nettoyage, du gardiennage ou dans les services à la personne et les travaux publics.

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