Histoire : Salazar, dictateur du Portugal (1932-1968)

Auteur : Malaparte

Salazar et Franco
Salazar et Franco (respectivement à gauche et à droite).

Lorsqu’António Salazar décède en 1970, le Portugal lui doit beaucoup : s’être échappé des méandres de la Seconde Guerre Mondiale n’est pas l’exploit majeur. Voici déjà une décennie que le petit pays de l’extrême-ouest de l’Europe se débat, avec une moyenne de huit millions d’habitants, pour conserver un empire colonial qui en compte treize millions.

L’armée salazariste, après avoir essuyé la perte de l’Etat portugais de l’Inde par la cause de Nehru, parvient à tenir ses objectifs défensifs et à contenir les guérillas rebelles. Bien avant même, António Salazar a réussi le tour de force de se faire accepter par les nations occidentales au sein d’institutions internationales telles que l’ONU, l’OCDE ou le FMI. Le personnage y est pour beaucoup : sa simplicité plaît.

Le 28 juillet 1970, le journal Le Monde écrit ainsi ces quelques lignes, preuve de la considération dont bénéficie le chef d’État lusitanien : « Le vieux monsieur de Lisbonne, au visage fin et aux cheveux blancs, courtois et coupant de manières, avec son élégance passée de mode, ses costumes stricts et ses bottines, a déconcerté beaucoup plus encore qu’il n’a indigné ou séduit. Ses admirateurs [...] ont cherché sans grand succès à humaniser un personnage glacial et guindé de dictateur de cabinet ». Tandis qu’en France Salazar se voit classé aux côtés de personnages comme Franco, Mussolini, Ceaucescu ou Tito, lui se sera constamment défendu, et offusqué, d’être un dictateur à l’image du Duce. [...]

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Le Portugal veut accélérer l’adhésion de la Turquie à l’UE

Le gouvernement portugais se prononce en faveur d’une accélération des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE, a déclaré aujourd’hui à Lisbonne le premier ministre Pedro Passos Coelho au premier jour d’une visite officielle du président turc Abdullah Gül.

«Nous sommes convaincus que l’accélération de ces négociations serait une bonne nouvelle pour la Turquie comme pour l’Europe»

«Le Portugal soutient très clairement les négociations d’adhésion de la Turquie», a déclaré M. Passos Coelho, jugeant que les discussions entamées avec l’Union européenne en 2005 «duraient depuis trop longtemps». […]

Les gouvernements des deux pays ont signé plusieurs accords de coopération bilatérale dans les domaines militaire, diplomatique et économique.

Le Figaro

Portugal : l’émigration des jeunes est désormais un mal endémique

(extraits) La crise économique et la politique de rigueur détruisent l’avenir des jeunes Lusitaniens qui ne trouvent pour seule échappatoire que de chercher fortune à l’étranger.

Le Portugal a perdu, en deux ans à peine 2 % de ses enfants. (…) Le secrétaire d’État aux communautés portugaises a été un des premiers à révéler l’exode de son peuple.

L’hémorragie est désormais chiffrée : 240.000 Portugais ont quitté leur terre natale depuis 2011. La majeure partie d’entre eux est jeune et hautement qualifiée.

Rester au pays aurait équivalu soit à se retrouver demandeur d’emploi, soit à décrocher un salaire de misère. Le taux de chômage chez les jeunes de 15 à 24 ans s’élevait fin 2012 à 39 %.

(…) La France n’est plus comme dans les années 60 la terre d’asile de ces néo-déracinés ; la Suisse, et l’Angola, une ex-colonie lusophone, sont désormais les destinations les plus prisées. Le Mozambique commence lui aussi à attirer les jeunes Portugais en quête de travail.

Il n’en reste pas moins que quelques-uns rechignent toujours à s’éloigner autant : ceux-ci jetteront leur dévolu sur l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Grande-Bretagne.

Source
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Compléments

Sapir: « Il est urgent de dissoudre la zone euro »

Par Jacques Sapir

La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer.

Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

Des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic

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Le début de la grande fuite ? Ces Européens qui émigrent en Afrique à la recherche d’un travail

C’est aujourd’hui au tour des Européens d’émigrer vers l’Afrique. Accablés par la crise économique et la dégradation de leurs conditions de vie, de plus en plus de citoyens grecs, espagnols ou portugais fuient vers le Sud.

En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.
Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie.

Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola, ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers. Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne.

« ces Portugais se sont vus refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité »

Selon la revue Visao, ils seraient 30 000 à demander un visa de séjour chaque année. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola, Carlos Bayan Ferreira, estime que 100 000 Portugais vivent déjà en Angola.

De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans [...]

Atlantico

Portugal : bagarre entre les « indignés » et l’extrême-droite (vidéo)

La manifestation devait être pacifique, mais elle a dégénéré. Au Portugal, alors que les “indignés” défilaient à Lisbonne, ils ont affronté d’autres manifestants appartenant à l’extrême-droite ; la police a écarté ces derniers du cortège. Signe que l’ambiance est électrique au Portugal, soumis à une cure d’austérité rejetée par une population éprouvée.

Euronews

(Merci à Hoffer)

Crise financière : L’Angola au secours du Portugal

L’Angola est prêt à aider le Portugal face à la crise financière, a déclaré jeudi 17 novembre 2011 à Luanda le président José Eduardo Dos Santos à la suite d’un entretien avec le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho. Les milieux financiers à Lisbonne ont salué les futurs investissements de l’Angola notamment dans les secteurs de la banque, du pétrole et de l’énergie.

Des liens historiques d’amitié, de coopération voire de consanguinité. »

Luanda, capitale de l'Angola

Luanda, capitale de l'Angola

En recevant à Luanda le Premier ministre portugais, le président angolais José Eduardo Dos Santos a été clair en précisant que son pays était bien disposé à aider le Portugal : « Nous suivons avec intérêt la crise financière de la zone euro dont le Portugal fait partie. L’Angola est ouverte et disponible pour aider le Portugal à faire face à cette crise, au bénéfice et à l’avantage des deux pays ».

« En ce moment difficile de la crise financière qui frappe le Portugal, il est important de faire valoir les bonnes relations qui existent entre nos deux pays, basées non seulement sur des intérêts de circonstances mais aussi sur des liens historiques d’amitié, de coopération voire de consanguinité », a tenu à souligner le chef d’Etat angolais. [...]

L’Angola, indépendant du Portugal depuis 1975, a subi les effets terribles, du point de vue humain et économique, d’une guerre civile qui a duré jusqu’en 2002.

Mais l’économie angolaise enregistre actuellement un taux de croissance de 12%, tandis que l’économie du Portugal devrait subir une récession de près de 3% l’année prochaine. [...]

On dit que le Portugal a colonisé l’Angola et que maintenant c’est l’Angola qui va coloniser le Portugal. [...] RFI – 21/11/2011

Face à la crise, les Portugais émigrent vers le Brésil (vidéo)

Rita a choisi le Brésil mais son père Homero penche plutôt pour l’Angola : à elle seule la famille Costa résume les choix prioritaires de nombreux Portugais qui, touchés par la précarité, quittent leur pays en butte à une grave crise financière.

Tous les jours ce sont des dizaines de Portugais qui font les démarches pour émigrer vers leur ancienne colonie. » AFP – 21/11/2011

http://www.dailymotion.com/video/xmgxvb

Portugal : Le Français malade abandonné par la France (Màj vidéo)

Addendum du 02/11/2011:

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Au Portugal, un Français entre la vie et la mort attend depuis deux mois son rapatriement. Aucun hôpital de l’Hexagone ne veut l’accueillir pour des raisons de coût.

(…) José de Oliveira possède pourtant une carte Vitale à jour et une assurance rapatriement en bonne et due forme. Les médecins portugais estiment qu’il y a désormais urgence à le transférer dans une unité spécialisée. Son assureur, la Macif, a depuis longtemps donné son feu vert.

Le problème est ailleurs : sa pathologie baptisée BMR (une bactérie multirésistante à tous les antibiotiques) nécessite de l’isoler au sein d’un service de réanimation, et donc de lui « dédier » une infirmière pour éviter que sa maladie ne contamine d’autres patients. Un surcoût apparemment rédhibitoire : aucun des dix services de réanimation contactés par la famille Oliveira à Paris, à Versailles (Yvelines) et même à Rouen (Seine-Maritime) n’a donné suite à sa demande de prise en charge. (…) Le ministère n’a pas souhaité s’exprimer sur l’incroyable délai d’attente infligé au patient ni sur le refus de plusieurs hôpitaux français d’accueillir ce malade français dérangeant.

Le Parisien

Le gouvernement portugais présente un budget draconien

« Le pays vit un moment d’urgence nationale« , a déclaré le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho lors d’une allocution télévisée, après l’adoption en conseil des ministres du budget pour 2012. L’année prochaine « le processus d’ajustement devra être plus profond et comprendre des mesures plus exigeantes dans un contexte de contraction économique« , a-t-il précisé. Au cours de ce discours, M. Passos Coelho a notamment annoncé la suppression temporaire des 13ème et 14ème mois pour les fonctionnaires et les retraités dont les revenus sont supérieurs à 1.000 euros.

Dans le secteur privé, il a annoncé une « augmentation de l’horaire de travail d’une demi-heure par jour » et « un ajustement des jours fériés ». « Ces mesures sont temporaires et seront en vigueur uniquement pendant le programme d’aide financière » international, a-t-il précisé. « Nous devons faire plus, beaucoup plus que ce qui était initialement prévu », a dit le Premier ministre.

En mai dernier, le Portugal s’était engagé auprès de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) à un rigoureux programme d’austérité et de réformes en échange d’une aide financière de 78 milliards d’euros sur trois ans. Lors de son allocution, M. Passos Coelho a également annoncé la hausse des taux intermédiaires de TVA sur certains produits « afin d’obtenir davantage de recettes », au lieu de réduire les charges patronales comme le prévoyait l’accord avec la Troïka UE-FMI-BCE.

Cette cure de rigueur comprend également des « réductions substantielles des budgets de la Santé et de l’Education », a-t-il indiqué en outre.

Le projet de budget doit être remis lundi au parlement afin d’y être débattu à partir du 25 octobre, jusqu’au vote final prévu fin novembre. Forte d’une majorité absolue à l’assemblée, la coalition de droite au pouvoir depuis juin est assurée de son adoption.

7sur7.be