Pologne : le parlement vote l’interdiction de l’abattage rituel. Le Crif indigné (MàJ)

Addendum 16.07.2013 : Le CRIF s’indigne contre la décision polonaise interdisant l’abattage rituel.

Le Président du CRIF a immédiatement adressé une lettre à l’ambassadeur de Pologne en France, rappelant que l’interdiction de cette pratique religieuse annoncera le départ des juifs polonais.

Il rappelle que cette décision est prise dans un pays qui a connu une vie juive intense, du temps où 3 millions de Juifs y vivaient avant la Shoah.

Crif

[extrait] Pologne – Le vote a été sans appel. Le 12 juillet 2013, le Parlement polonais a refusé d’autoriser de nouveau les abattages rituels.

L’abattage rituel sans étourdissement est interdit en Pologne depuis le 1er janvier, à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle. Le projet de loi qui devait le légaliser à nouveau a été rejeté, y compris par des membres du parti au pouvoir.

Pour le journaliste et militant juif polonais Konstanty Gebert, les choses sont claires : « Il y a un courant antisémite, mais aussi islamophobe en Pologne. La question de la protection des animaux est une hypocrisie.»

Les juifs sont aujourd’hui de 20 000 à 30 000 dans le pays. Par ailleurs, il y aurait environ 25 000 musulmans. Les deux communautés, bien que réduites, attirent parfois la méfiance ou une hostilité plus ou moins affichée.

La Croix

Manif pour tous : des dizaines de milliers de Polonais ont défilé à Varsovie contre le mariage gay

Des dizaines de milliers de Polonais et plusieurs dizaines de Français, opposants au mariage homosexuel, ont défilé ensemble ce dimanche à Varsovie pour défendre la famille traditionnelle composée d’un homme et d’une femme, a constaté l’AFP sur place.

«Nous sommes solidaires des Français aujourd’hui dans leur lutte pour les valeurs traditionnelles de la famille», a déclaré l’un des organisateurs de la marche.

«Français, ne baissez pas les bras, nous sommes avec vous», a-t-il ajouté. «Ce n’est pas juste le problème de la France! »

20 minutes

Quand la Chine délocalise en Europe (Rediff. vidéo)

Après l’Afrique, l’Europe est-elle Le Nouvel Eldorado de la Chine? Le vent de la mondialisation a tourné, et la Chine en profite. Pendant longtemps, elle a joué un rôle de sous-traitant pour les entreprises européennes, mais, d’année en année, elle s’est implantée en Europe et se pose aujourd’hui en recours face aux bouleversements causés par la crise financière.

La Chine délocalise, reprend des entreprises en faillite, remporte des marchés publics et crée des emplois : en Suède, en France, en Pologne ou en Grèce. Si les entreprises chinoises s’approprient des techniques et des équipements européens, elles apportent aussi leur savoir-faire et leurs méthodes strictes, parfois au détriment du code du travail.

Partie 1:

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Sapir: « Il est urgent de dissoudre la zone euro »

Par Jacques Sapir

La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer.

Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

Des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic

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La Pologne régularise 8 500 immigrés clandestins

L’amnistie concerne les étrangers qui séjournent illégalement depuis au moins le 20 décembre 2007, ainsi que ceux qui se sont vu refuser le statut de réfugié avant le 1er janvier 2010.

Quelque 8 500 immigrés clandestins ont demandé la légalisation de leur séjour en Pologne dans le cadre d’une amnistie proposée pendant six mois jusqu’au 1er juillet, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur.

2 300 personnes, dont 944 Ukrainiens, 611 Vietnamiens et 338 Arméniens, ont déjà obtenu des décisions positives, a précisé le ministère.

«Des personnes qui depuis 4 ans vivaient illégalement en Pologne auront enfin la possibilité de travailler légalement, d’envoyer leurs enfants à l’école, d’avoir un domicile fixe et de ne plus être victimes de divers abus», a déclaré dans une interview radiodiffusée le préfet de Varsovie, Jacek Kozlowski.

«Selon nos estimations, près de 25% des demandes sont toutefois refusées. Il s’agit en particulier d’immigrés clandestins vivant dans d’autres pays de l’UE et venus exprès en Pologne pour y obtenir la légalisation de leur séjour, souvent par groupes organisés», a-t-il ajouté.

Le nombre total d’immigrés illégaux en Pologne est officiellement estimé à entre 50 000 et 70 000. (…)

Libération

Pologne-scandale : Le maire adjoint de Gdansk parle de « gens blancs civilisés »

Le maire adjoint de Gdansk (nord) Andrzej Bojanowski a qualifié les habitants de sa ville de «gens normaux, blancs et civilisés», dans une émission de radio mardi.

«Je remercie les habitants et les services de la ville pour s’être comportés comme des gens normaux, blancs et civilisés, vis-à-vis de nos invités qui, par conséquent, se sont aussi comportés comme des gens blancs normaux», a déclaré le maire adjoint de Gdansk, l’une des quatre villes-hôtes en Pologne de l’Euro-2012 de football.

M. Bojanowski, 40 ans, a présenté ses excuses dans les colonnes de l’édition locale du quotidien Gazeta Wyborcza.

«Je demande pardon à tous ceux qui ont pu être blessés par la formule maladroite que j’ai employée ce matin dans une émission en direct. J’ai voulu simplement remercier les habitants et les invités, quelle que soit la couleur de leur peau», a-t-il assuré. (…)

20 minutes

Ces Africains de l’Euro 2012

Ils auraient pu être en Guinée équatoriale et au Gabon cet hiver. Ils sont finalement en Pologne et en Ukraine cet été. Plutôt que la CAN 2012, ces joueurs ont choisi de disputer l’Euro 2012.

Et, à ce petit jeu, c’est évidemment l’équipe de France qui remporte la palme du groupe le plus bigarré.

Ils sont neuf «Bleus d’Afrique» à avoir été sélectionnés par Laurent Blanc. Il y a ceux qui sont nés sur le continent comme Patrice Evra (Sénégal) ou Steve Mandanda (RDC), auxquels viennent s’ajouter les fils d’immigrés, de deuxième voire troisième génération, tels qu’Alou Diarra (Mali), Yann M’Vila (Congo), Adil Rami (Maroc), Blaise Matuidi (Angola), Hatem Ben Arfa (Tunisie), Karim Benzema (Algérie) et Samir Nasri (Algérie).

Bref, un groupe cosmopolite qui n’est pas sans rappeler l’utopie victorieuse «black-blanc-beur» de 1998 et tranche avec 2010, lorsque Raymond Domenech n’avait pas sélectionné de joueurs d’origines maghrébines. Racisme? Non. Un simple problème comportemental de la part des Benzema, Ben Arfa et Nasri, en conflit avec l’ancienne génération emmenée par Thierry Henry. (…)

À quelques jours du coup d’envoi de l’Euro 2012, qui se tiendra du 8 juin au 1er juillet, certains s’inquiètent de la possibilité de violences racistes dans ces pays où sévissent des groupes xénophobes. À commencer par les footballeurs eux-mêmes. «Ici, c’est différent de l’Europe», prévient sur RFI Franck Madou, l’attaquant ivoirien du club ukrainien Zarya Louhansk, dans un beau lapsus géographique.

«Quand je suis arrivé, j’ai été un peu choqué par le mode de vie, se souvient le défenseur camerounais de l’Arsenal Kiev, Eric Matoukou. Les gens sont très bloqués, ils sont étonnés par la présence de Noirs. Un jour, j’étais tout près de chez moi avec un ami, lorsqu’il a été agressé par une bande. Ils nous criaient « Qu’est-ce que vous faîtes là, sales noirs ? » Puis ils ont cassé une bouteille sur la tête de mon ami…»

Mais le football doit demeurer une fête et l’essentiel maintenant reste de savoir quelle équipe aura le plus de supporters sur le continent durant cet «Afro-Euro 2012».

Euro 2012 : le racisme dans les stades polonais et ukrainiens inquiète (vidéo)

A quelques jours du lancement de l’Euro 2012, l’inquiétude se fait de plus en plus vive concernant le racisme dans les stades polonais et ukrainiens. Un reportage diffusé cette semaine en Angleterre a remis ce problème au centre de toutes les attentions.


Euro 2012 : le racisme dans les stades polonais… par BFMTV

Euro: Ukraine et Pologne répondent aux accusations de racisme

L’Ukraine et la Pologne ont réagi mardi chacune à leur façon, la première montrant les dents, la seconde plus diplomatique, aux accusations de racisme autour du foot lancées dans une émission de la BBC avec l’ex-capitaine anglais Sol Campbell, à dix jours de l’Euro-2012.

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La BBC a diffusé lundi dans son émission Panorama une interview dans laquelle l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre de football, Sol Campbell, accusait l’Ukraine d’abriter de violents gangs néonazis qui ont déclaré la guerre à certaines minorités.

  »Restez chez vous, regardez-le à la télévision! », a notamment déclaré Campbell en référence à l’Euro-2012 qui aura lieu du 8 juin au 1er juillet.

« Ne prenez surtout pas ce risque car vous pourriez revenir dans un cercueil! », a-t-il encore lancé.

La Pologne a choisi de répondre de façon diplomatique et pédagogique à Campbell. « Personnellement, je voudrais inviter Sol Campbell en Pologne, avec famille et amis. Cher Sol, vous êtes invités, venez vous sentir comme chez vous en Pologne, pour notre Euro-2012 commun. Venez nous voir tels que nous sommes réellement », a ainsi écrit mardi dans un communiqué Mikolaj Piotrowski, porte-parole de la Pologne en tant que pays hôte de l’Euro-2012.

« Le problème des pathologies dans les stades, telles que la xénophobie ou le racisme, c’est un problème spécifique de tous les pays d’Europe et non seulement de la Pologne », s’est encore défendu M. Piotrowski. (…)

« Nous n’avons pas de violences inter-ethniques dans nos rues — comme cela s’est passé à Paris il y a quelques années ou à Londres l’an dernier », a-t-il encore accusé.

Le Parisien