Polygamie-niqab : Lies Hebbadj et sa compagne en garde à vue

La jeune Nantaise verbalisée pour port de niqab au volant et son conjoint, soupçonné de polygamie et de fraudes aux allocations familiales, sont entendus depuis lundi matin par la police judiciaire.

Les deux amants étaient convoqués ce matin à la police judiciaire dans le cadre de l’enquête qui avait été ouverte par le parquet de Nantes, à la demande de la préfecture de Loire-Atlantique, pour faire la lumière sur « une suspicion de relations polygames » de Lies Hebbadj et des « interrogations sur la régularité des aides sociales dont bénéficierait plusieurs personnes de sexe féminin qui  seraient en relation » avec lui. Le commerçant, qui vit à Rezé, près de Nantes, a été placé sous le feu des projecteurs en plein débat sur l’interdiction du voile intégral, quand l’une de ses concubines a décidé de contester une contravention pour avoir conduit en niqab.

TF1

(Merci à Lili de Souche)

Un policier roué de coups à Nanterre (92)

Un policier été violemment agressé par trois hommes jeudi à Nanterre, alors qu’il quittait son lieu de travail en compagnie de sa conjointe, a-t-on appris aujourd’hui de sources concordantes.

Le fonctionnaire de police, qui n’était plus en service au moment des faits, a été agressé jeudi vers 18H00, près de la gare RER de Nanterre-Université, a précisé une source policière. Ses trois agresseurs, qui le connaissaient, l’auraient pris à partie avant de le rouer de coups de poings et de coups de pied sous les yeux de sa compagne, a précisé cette source.

Souffrant d’un traumatisme facial, le policier a été hospitalisé à l’Hôtel-Dieu, à Paris, où il se trouvait encore en observation vendredi après-midi. Selon la source policière, il aurait le nez cassé, une joue fracturée et pourrait perdre un oeil.

D’après une source proche de l’enquête, les trois agresseurs, identifiés par la victime, sont activement recherchés. Tous trois sont déjà connus des services de police, dont deux pour des violences contre les forces de l’ordre.

La sûreté départementale des Hauts-de-Seine a été saisie de l’enquête.

AFP – Le Figaro

(merci au Hutin)

La crise va aggraver la délinquance

La politique d’austérité liée à la crise économique entraînera une hausse quasi automatique de la délinquance en France et le gouvernement aurait tort de réduire les moyens et les effectifs des forces de l’ordre: tel est le message de Nicolas Comte, réélu mardi à la tête du premier syndicat de police de France, Unité/SGP/Police.

« Les plans de rigueur auront pour conséquence une hausse irrémédiable de la délinquance, il ne faut pas baisser la garde, » a-t-il dit mercredi. « Quand vous avez des taux de chômage extrêmement élevés, notamment dans des classes d’âge, chez les jeunes, cela a des conséquences sur le front de la sécurité, » ajoute-t-il.

Les policiers s’inquiètent à la fois du gel des dépenses annoncé par le Premier ministre François Fillon face à la crise de l’euro et de la poursuite de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Celle-ci doit entraîner la suppression d’environ 10.000 postes entre 2007 et 2012 en prenant en compte les recrutements prévus qui n’ont pas été réalisés, selon le syndicat. La police emploie environ 120.000 fonctionnaires.

Pour Nicolas Comte, il est clair que le métier de policier « va traverser une zone de tempête liée à la crise économique. On nous dit: ‘Nous ne pouvons pas toucher à la RGPP’. Mais la crise impose que l’ordre règne en France, » explique-t-il.

Suite et commentaires sur Fortune

La Rochelle (17) : 21 personnes interpellées et 5 kilos d’héroïne saisis.

Jusqu’au début d’après-midi, le secteur nord-est du quartier populaire de Mireuil était quadrillé de bleus. Il convenait de montrer patte blanche aux CRS de Bordeaux. Un maillon essentiel des forces de l’ordre déployées dès l’aube pour l’impressionnante opération anti-stupéfiant, engagée conjointement par la police et la gendarmerie sur commission rogatoire d’un juge d’instruction près le tribunal de grande instance de Rochefort.

Sud Ouest

Saint-Denis : coup de filet anti-drogue dans le quartier de la gare

Plus de 80 policiers ont participé, lundi soir, vers 19 heures, à une vaste opération anti-drogue à Saint-Denis. Une vingtaine de personnes ont été interpellées au cours de cette opération destinée à démanteler un important réseau d’écoulement de stupéfiants sur le parvis de la gare routière.

Les policiers agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un magistrat de Bobigny, après avoir mené de longues surveillances.

Ce coup de filet fait suite à une première intervention des forces de l’ordre, en janvier dernier dans ce même quartier. Une vingtaine de personnes avaient déjà été arrêtées à cette époque. Lundi soir, les policiers auraient également saisi d’importantes quantités de drogue.

Le Parisien

(Merci à Jazzman)

Un gang de « nomades » démantelé

Un gang de nomades du nord-est de la France, soupçonné de 17 attaques à main armée contre des bijouteries, marchands d’or et sociétés de métaux précieux, a été démantelé par la police qui a saisi des armes et plus de 100.000 euros, a-t-on appris aujourd’hui de sources policières. Dix personnes ont été interpellées à Crépy-en-Valois et Laigneille (Oise), Villers-Cotterêts (Aisne) et Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), entre vendredi et dimanche, dont cinq ont été écrouées hier et aujourd’hui, a-t-on précisé de mêmes sources.

Presque toutes ces personnes sont des récidivistes, connues pour vols à main armée, et l’une, en rupture de contrôle judiciaire, était sous bracelet électronique. Les opérations d’interpellations dans plusieurs camps de nomades ont été réalisées au terme de treize mois d’enquête, sous la direction d’un magistrat de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, menée par plusieurs services de la direction centrale de la police judiciaire (Dcpj), un « véritable jeu du chat et de la souris », ponctué de nombreuses surveillances et filatures, selon la police.

Le Figaro

Villiers-Le-Bel: le témoin des émeutes réclame une protection

Christopher, témoin clé dans le procès des tireurs présumés des émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel, se dit menacé et va déposer plainte contre la police pour non-assistance à personne en danger. Il témoignera à visage découvert devant la cour d’assises du Val-d’Oise, qui jugera à partir du 21 juin les tireurs présumés des émeutes de novembre 2007.

Le procès des tireurs présumés des émeutes s’ouvre dans un mois. Le témoin clé, assisté de son avocat, Gilbert Collard, a réclamé hier que sa protection soit enfin assurée, après deux années passées, explique-t-il, à subir des menaces et à se cacher.

Agé de 21 ans, Christopher témoignera à visage découvert devant la cour d’assises du Val-d’Oise. Hier matin, son avocat a annoncé qu’il allait déposer lundi une plainte avec constitution de partie civile.

« Nous allons saisir un juge d’instruction pour savoir qui est à l’origine des menaces que subit Christopher. Depuis qu’il se plaint de pressions, rien n’a été fait, assure l’avocat médiatique. S’il s’avère qu’il y a eu effectivement des menaces, je porterai plainte contre les services de police pour non-assistance à personne en danger. La police aurait pu le mettre sous protection. Depuis deux ans, ce jeune homme est persécuté. Il est obligé de se cacher. Il y a un vrai problème. »

Les intimidations ont débuté après l’été 2008. « Si tu vas au tribunal, t’es mort », lançait un message en provenance d’une cabine de Villiers-le-Bel, en janvier 2008. Christopher explique aussi avoir été pris en chasse sur l’A 86 par des inconnus et suivi sur son lieu de résidence. Le jeune explique avoir beaucoup bougé pour essayer de se faire oublier. Il a résidé dans l’Isère, dans les Hauts-de-Seine… « J’en ai perdu mon travail. Avec tout cela, j’avais des crises d’angoisse à répétition. Quand j’ai témoigné, tout le monde était content. Mais quand il a fallu me venir en aide, je n’ai pas eu beaucoup de réponses. Tout le monde m’a dit : On va faire le nécessaire. Mais il n’y a rien eu. »

« Il a essentiellement déposé des mains courantes, confiait hier Marie-Thérèse de Givry, procureur de Pontoise. Récemment, il y aurait eu des faits commis à Clichy. Le parquet de Nanterre, qui est compétent, a diligenté une enquête en flagrance qui se poursuit en préliminaire. Les autres faits qui se seraient produits dans les Yvelines ont été confiés au commissariat de Houilles. » Elle précise enfin avoir confié à la DRPJ de Versailles le soin d’assurer la protection du témoin.

Christopher doit témoigner devant la cour d’assises du Val-d’Oise, qui jugera à partir du 21 juin les tireurs présumés des émeutes de novembre 2007. Il est l’un des rares témoins de ce procès qui n’a pas déposé sous X. Aujourd’hui, il assure qu’il sera bien présent. « Je ne retire rien de ce que j’ai dit devant le juge. C’est toute la vérité. »

Le Parisien

Documentaire : « Paroles de flic »

À partir d’un événement symboliquement fort – 12 policiers qui tournent le dos à celui qui fut le « 1er flic de France » lors des obsèques de l’un des leurs, le 23 mars 2010, les journalistes Jean-Michel Décugis – collaborateur du Point – et François Bordes remontent le fil du désamour entre la police et la société dans le documentaire « La Police et Sarko« .
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D’abord les émeutes de Clichy-sous-Bois en 2005. « On est sortis perdants. Après, sur le terrain, plus rien n’a été comme avant« , confesse un policier -, puis celles de Villiers-le-Bel, où les vraies balles ont remplacé les armes de fortune, blessant plus de trente policiers. Pour la première fois, des flics « de base » témoignent, disent la peur, la fatigue, l’effarement surtout, face à un tel déchaînement de haine. Les mots sont forts, sans appel : un jour, ils basculeront. Comprendre : attention, un jour, ils répliqueront.

Le Point (Merci à Marbot)