BAC contre quartiers sensibles : Un quotidien sous haute tension (Vidéo)

Rencontre avec deux Brigades anti-criminalité, à Lyon et à Sarcelles, pour savoir ce qui se cache vraiment derrière ces hommes et ces femmes qui fascinent autant qu’ils dérangent. Pour la première fois, au-delà de l’action au quotidien, ces flics de rue nous livrent aussi leur intimité et leurs états d’âme. Les femmes qui partagent leur vie témoignent.

Certains de ces policiers sont élevés au rang de héros pour avoir sauvé des vies ou empêché des braquages. Mais d’autres sont qualifiés par certains citoyens de cowboys.

Dans ce documentaire, le réalisateur donne également la parole aux jeunes qui vivent dans des quartiers difficiles. Ils s’estiment harcelés par ces policiers de la BAC et dénoncent des contrôles trop fréquents et musclés.

Alors qui sont vraiment ces policiers ? Protègent-ils réellement la population ? Servent-ils de garde-fou ? Pourquoi le dialogue entre jeunes et policiers de la BAC est-il aussi difficile ?

Partie 1:

Partie 2:

La police de New York ferme son unité dédiée à la surveillance des musulmans

La « zone d’évaluation » de la police de New York n’existe officiellement plus. Derrière ce nom obscur se cachait depuis 2003 une unité secrète de la police chargée de surveiller les musulmans – ou considérés comme tels – de la ville. Mardi 15 avril, face aux polémiques suscitées par la révélation de son existence, la police de New York le (New York Police Department, NYPD) a mis fin à ses activités.

Pendant une dizaine d’années, une douzaine d’agents de cette unité créée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 – et d’abord baptisée « Unité démographique » – ont enquêté sur les communautés musulmanes de New York et de sa proche banlieue, en dressant des rapports détaillés sur leurs habitudes. Un document interne de la police publié en 2011 par l’agence Associated Press montrait le quadrillage systématique de tous les lieux où les musulmans de New York avaient pour habitude de se rendre, en recensant des photos et des informations détaillées.

Avec l’objectif de prévenir les actes terroristes, l’unité envoyait également des agents infiltrer la communauté. Habillés en civil, ils se rendaient à la mosquée pour enregistrer les prêches, fréquentaient les librairies religieuses et déjeunaient dans les restaurants hallal. Dans un article du New York Times, un journaliste précise : « En plus des cartes et des photos, la police répertoriait là où les Albanais jouaient aux échecs l’après-midi, là où les Egyptiens regardaient les matchs de football, là où les Sud Asiatiques jouaient au cricket. » Il était demandé à chaque infiltré d’échanger un maximum avec ses cibles pour « juger de leurs sentiments » sur les Etats-Unis.

John Miller, le numéro deux de la police de New York a jugé qu’après onze années d’activités, l’unité de surveillance n’était « plus viable ». Malgré les moyens déployés, les investigations n’ont jamais prouvé l’existence de terroristes parmi les cibles surveillées. Le 15 avril, dans le New York Times, un agent du FBI soulignait au contraire le risque de nuisance de ces programmes de surveillance, qui instillent un climat de défiance parmi les musulmans, irrités par cette suspiscion généralisées.

Le Monde

Tentative d’évasion d’un trafiquant creillois en Belgique

Un commando armé de quatre hommes a tenté hier de pénétrer dans la prison de Saint-Gilles, en Belgique. Selon une source proche de l’enquête, le commando aurait tenté de faire évader Mohamed Benabdelhak, l’un des plus gros trafiquants de drogue de l’Oise. « Une enquête est en cours », a assuré de son côté le parquet du procureur du Roi, à Bruxelles, qui n’a cependant pas démenti l’information.

Hier soir, peu après 20 heures, une voiture tente d’entrer dans le bâtiment en se faisant passer pour un véhicule de police. En vain. Le commando enfonce finalement la porte de la prison en fonçant dessus avec une camionnette. Bloqués au niveau du sas de sécurité, ils tentent alors d’ouvrir la porte de sécurité en tirant dessus à l’arme lourde. Là encore, la tentative échoue. Ils prennent alors en otage une infirmière, avant de prendre la fuite à bord d’une voiture et de la camionnette.

Une course-poursuite commence entre les fuyards et la police belge. Des tirs nourris sont échangés. Craignant une balle perdue, les policiers laissent finalement les deux véhicules filer. Un peu plus tard dans la soirée, la voiture, une Volkswagen Golf, est retrouvée incendiée à Waterloo (Belgique). La camionnette, qui a subi le même sort, est localisée dans la région bruxelloise. Les auteurs sont quant à eux toujours en fuite et restent pour l’heure introuvables.

Arrêté fin janvier en Belgique, Mohamed Benabdelhak, 34 ans, condamné une première fois en 2005 pour trafic de stupéfiants, avait été interpellé après six ans de cavale. Ce trafiquant bien connu des services de police français s’était en effet évadé en novembre 2008 lors d’un transfert : à l’entrée de Beauvais (Oise), la voiture de gendarmerie qui le transportait avait été percutée par une mini Cooper. Un commando de six hommes armés de Kalachnikov l’avait alors libéré. Il devrait bientôt être extradé vers la France.

Le Parisien

Marseille : trois policiers de la BAC blessés dans une course-poursuite

Trois fonctionnaires de police ont été blessés sur l’A55 à hauteur des Pennes-Mirabeau, cette nuit, après une course-poursuite entamée à Marseille, mais un seul d’entre eux est toujours hospitalisé. Il souffre de quatre fractures sur la colonne vertébrale et devrait être opéré rapidement. C’est lui qui conduisait la voiture qui a été percutée vers une heure du matin, par un Renault Scénic signalé volé.

(…) Le véhicule de la Bac s’était donc arrêté à quelques mètres derrière lui. Soudain, le conducteur a violemment accéléré en marché arrière et percuté de plein fouet les policiers. C’est le fonctionnaire au volant qui a subi les plus graves blessures, perdant même connaissance. Son passager a été touché à la cheville et le dernier homme, à l’arrière, a été projeté dans l’habitacle. Il souffre d’un traumatisme facial très sérieux, mais a pu quitter l’hôpital en fin de matinée.

Juste après le choc, le suspect, âgé de 22 ans, est sorti de la voiture, a traversé toutes les voies de l’autoroute, pour tenter de s’enfuir dans la garrigue environnante.

(…) La Provence

Les « touristes » des pays de l’Est sous surveillance en Languedoc-Roussillon ?

Dans un mail, le SRPJ de Montpellier demande aux professionnels de la restauration et de l’hôtellerie du Languedoc-Roussillon de « signaler l’arrivée d’individus originaires d’Europe de l’Est, en groupe ou en famille ». Les policiers se défendent de toute discrimination. Mais la profession s’insurge.

(…) France 3 Languedoc Roussillon

Émotion chez les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Languedoc-Roussillon. Il y a un mois, tous ont reçu un mail du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier leur demandant de garder un oeil sur toutes les personnes issues des pays de l’Est passant dans leur établissement et qui pourraient avoir un comportement suspect.

Dans ce document intitulé «Anticiper les faits de délinquance organisée», la police appelle les hôteliers à lui «signaler l’arrivée dans (vos) établissements d’individus originaires d’Europe de l’Est, en groupe ou en famille», avec si possible le numéro de leurs plaques d’immatriculation, selon France 3 Languedoc-Roussillon qui s’est procurée le texte.

Un procédé qui a mis mal à l’aise les hôteliers, qui y voient une forme de délation. Jacques Mestre, le président régional de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), pointe du doigt le risque de «discrimination» et de «délit de faciès». [...]

Du côté de la police, on dément toute forme de discrimination. «Nous disposons de mails d’hôtels de Montpellier pour diffuser les signalements de personnes suspectes ou recherchées. Ça fait partie de notre travail d’enquête et ça nous a déjà permis d’interpeller de dangereux malfaiteurs», se défend le SRPJ de Montpellier dans le Midi Libre . Dans le cas présent, la police entend lutter contre la «recrudescence» à Montpellier «de la prostitution organisée par des proxénètes venus de certains pays d’Europe de l’Est, Bulgarie ou Roumanie notamment». Ces réseaux amènent les filles pendant une semaine dans un hôtel, «où elles sont livrées aux clients, avant de les changer de ville. C’est un phénomène de criminalité organisée, contre lequel nous devons lutter», insiste le SRPJ, pour qui les hôteliers savent repérer ce type de clientèle. [...]

Le Figaro

Vigneux-sur-Seine : le contrôle d’identité tourne au caillassage et à l’émeute (+ compil)

Viol dans un lycée : 527 ADN vont être prélevés

L’ADN de 527 personnes de sexe masculin, majeures et mineures, va être prélevé afin de tenter d’identifier l’auteur d’un viol commis en septembre dans les toilettes d’un lycée privé de La Rochelle, a annoncé vendredi le procureur de la République de cette ville, Isabelle Pagenelle.

Ce prélèvement massif, très rare dans un établissement scolaire, doit permettre d’identifier l’auteur d’un viol commis le 30 septembre 2013 sur une élève de 16 ans, dans les toilettes du lycée d’enseignement catholique Fénelon, situé en centre-ville, a indiqué la magistrate lors d’une conférence de presse organisée au sein de l’établissement. Les prélèvements buccaux, réalisés de lundi à mercredi prochains, concernent 31 enseignants, 475 élèves et 21 autres personnes, personnel technique ou personnes extérieures, soit 527 personnes « présentes dans l’établissement au moment des faits », a précisé Mme Pagenelle. [...]

Le Figaro

Val-de-Marne : un des braqueurs de la banque sortait du commissariat

Certains policiers plaisantent au sujet des interpellations sur le thème «un client satisfait est un client qui revient». Le jeune homme de 21 ans, interpellé mercredi après-midi par la police judiciaire (PJ) du Val-de-Marne, devait être particulièrement satisfait !

Car après une première condamnation à la prison pour vol à main armée en 2010, une garde à vue en début de semaine pour un défaut de permis de conduire, il est à nouveau «hébergé» par la police judiciaire, ainsi que son complice âgé de 19 ans, pris en flagrant délit pour un vol à main armée dans une banque de Sucy, mercredi après-midi.

Mercredi, les policiers du groupe de répression du banditisme de la PJ sont en opération de surveillance à Bonneuil, lorsqu’ils voient passer une Renault Mégane, signalée volée peu avant. A l’intérieur, deux jeunes gens que les policiers décident de suivre discrètement. Bien leur en prend : le conducteur se dirige vers Sucy et stationne sa voiture, dans une impasse discrète non loin de l’avenue du Général-Leclerc.

Le passager descend et disparaît hors de la vue des policiers qui, pressentant un mauvais coup, font converger des collègues de façon à prendre «au piège» la voiture. Mais alors que les autres patrouilles banalisées se rapprochent, les policiers déjà en alerte voient le passager s’engouffrer dans la Mégane, un sac à la main.

Les fonctionnaires les prennent en filature de façon à les intercepter au moment où ils ne feront prendre de risque à personne mais les malfrats n’ont qu’une idée en tête : quitter les lieux au plus vite. Pour se faire, ils tentent de se glisser entre une voiture et un camion et endommagent leur voiture au passage. De peur qu’ils ne commettent d’autres accidents, les policiers les interpellent quelques centaines de mètres plus loin. Et les placent en garde à vue car quelques minutes plus tôt, le passager avait raflé 300 € à la banque tandis que son complice l’attendait à l’extérieur.

Le Parisien

Marignane (13) : grosse opération de police dans les cités

Aux dires des « anciens », cela faisait bien longtemps que les cités du Florida Parc et de la Chaume n’avaient été autant la cible des forces de l’ordre. Tout au long de la semaine, celles-ci ont (ré)investi les lieux au cours d’une opération d’envergure, identique à celle qui a été menée il y a quelques semaines du côté des Pins, à Vitrolles.

Contrôles routiers, visites des parties communes, tentative de démantèlement d’un point de vente de résines de cannabis, recherche d’armes, etc… tout y est passé avec un résultat que les policiers ont jugé plutôt satisfaisant.

Lundi, les forces de l’ordre ont reçu le renfort de chiens renifleurs spécialisés dans la détection d’armes et de produits stupéfiants. Au cours d’une visite de cave, les policiers ont découvert une arme type fusil de chasse avec des dizaines de cartouches en parfait état de fonctionnement. Trois véhicules volés – dont une moto de grosse cylindrée – ont été saisis et la police municipale a procédé à l’enlèvement de neuf véhicules épaves.

Tout au long de la semaine, les policiers ont donc occupé le terrain, à des heures différentes et sous des formes différentes, histoire de surprendre ceux qui auraient quelque chose à se reprocher… « En règle générale, cela se passe bien, il n’y a aucune zone de non-droit à Marignane, on rentre partout », certifie le commissaire Brua dont les hommes ont contrôlé mercredi les commerces du Florida, pour effectuer des contrôles administratifs et veiller à ce qu’aucun ne vende par exemple du tabac sans autorisation.

« L’objectif prioritaire est de se montrer, d’être présents en effectuant des patrouilles et des contrôles. Là, nous avons bénéficié d’un dispositif particulier afin d’effectuer un travail ciblé sur une semaine avec des objectifs bien précis. Nous allons continuer à être présents le plus possible et on reviendra régulièrement », promet le commissaire Brua, visiblement satisfait de cette semaine.

Le butin peut paraître bien maigre. Mais pour le commissaire Jean-Noël Brua, « trouver, en moins d’une semaine, trois véhicules volés, une centaine de munitions, un fusil de chasse et procéder à une dizaine d’interpellations dans un périmètre aussi restreint est un bilan très correct ».

La présence policière accentuée dans le quartier semble, elle, diviser les habitants. Si pour certains jeunes un tel déploiement a des allures de « provocation », certains habitants voient d’un bon oeil cette reconquête du territoire. « Je vis dans ce quartier depuis près de quarante ans et les choses ont beaucoup changé… et pas en bien, témoigne un vieil homme. C’est bien que la police montre qu’il y a certaines limites. »

Avant de quitter la zone les policiers tombent sur un jeune homme en scooter conduisant sans casque et qui les insulte vertement. Il est intercepté quelques mètres pus loin par deux motards « ninjas » de la Compagnie de sécurisation et d’intervention. La loi va s’appliquer pour lui aussi.

La Provence

Belgique : un criminel recherché se moque de la police (photo)

Un criminel recherché qui vient d’échapper à une grosse opération mise en oeuvre par la police pour procéder à son arrestation en a remis une couche sur Facebook en se moquant ouvertement des policiers qui l’ont manqué.

Hebergeur d'image

Nabil Zammouri

« Fuck You popo. Apprenez à nager et ouvrez mieux les yeux », a déclaré sur sa page Facebook Nabil Zammouri, un jeune homme de 26 ans résidant à Maaseik et recherché depuis un certain temps par la police locale après avoir enfreint les règles de sa liberté conditionnelle. Nabil Zammouri avait été condamné pour extorsion, menaces et coups et blessures. [...]

7sur7

Parcage des sentinelles place Vendôme à Paris

Amnesty International accuse la police française de «harceler» les Roms (vidéo)(maj 2)


lien direct de la vidéo sur : VK
source : montage réalisé à partir du documentaire d’Enquête Exclusif – Roms : Pourquoi ils dérangent ? – M6


Près de 3 000 Roms ont été évacués de force au premier trimestre 2014, un chiffre comparable à celui de 2013, selon un décompte d’associations publié lundi à la veille de la journée internationale des Roms. Du 1er janvier au 31 mars, les autorités ont démantelé 27 bidonvilles, ce qui a forcé 2 904 personnes à quitter leur lieu de vie, selon ce recensement de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et de European Roma Rights Center (ERRC). Neuf autres sites, habités par 524 personnes, ont été abandonnés à cause d’incendie, ajoutent ces associations qui ont croisé témoignages et articles de presse pour établir ce bilan « a minima ».

Le Point


Les Roms sont de plus en plus victimes de violences en Europe mais les États n’ont pas pris la mesure du problème, dénonce Amnesty International dans un rapport publié mardi à l’occasion de la Journée internationale des Roms. «Les gouvernements rechignent à reconnaître l’ampleur du problème et se montrent peu réactifs lorsqu’il s’agit de les combattre», estime Marco Perolini, chercheur d’Amnesty International.

En France, l’organisation met en cause le rôle de la police, accusée de «harceler» cette minorité lors des démantèlements de bidonvilles, qui se sont accélérés en 2013 avec la suppression de 165 camps ayant abrité quelque 20 000 personnes.

Les policiers européens en ligne de mire

L’organisation accuse aussi les forces de l’ordre de ne pas assez protéger les Roms et de ne pas toujours enquêter pour trouver les coupables d’agressions. Ainsi, écrit-elle, la police est arrivée une heure après avoir été prévenue lors d’une attaque en mai 2013 de familles roms sur une aire d’accueil à Hellemmes (Nord). Et l’enquête n’a pour l’instant rien donné.

L’organisation épingle aussi la République tchèque, où des groupes d’extrême droite ont organisé en 2013 plusieurs manifestations anti-Roms sans entraîner de condamnation claire des autorités. Dans la ville de Duchcov, la maire a même participé à l’une de ces marches, écrit Amnesty.

En Grèce, l’association accuse la police de ne pas être intervenue lors d’une attaque de la communauté rom à Etoliko (ouest) en janvier 2013 par des individus qui ont lancé des cocktails Molotov et des pierres sur leurs maisons.

Amnesty appelle donc les gouvernements à veiller à ce que les policiers ne fassent pas un usage disproportionné de leur force lors de leurs interventions dans des campements, à poursuivre avec plus d’efficacité les auteurs d’actes à caractère raciste, ou encore à réaliser des statistiques sur les violences contre les Roms.

Le Parisien