Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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La France a peur, la France épargne

Première inquiétude Français, pour 2010, selon un sondage Harris Interactive pour RTL : la dégradation du marché de l’emploi (69 %), contre 33 % pour les conséquences du réchauffement climatique et 18 % pour la menace terroriste. Leurs raisons d’espérer ? La reprise économique (64 %). Les Français se disent en majorité optimistes (60 %).

Optimistes, mais précautionneux. En 2009, le taux d’épargne des ménages a progressé de 2 points, pour atteindre 17 % des revenus, un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 1983. Preuve supplémentaire de cette prudence, ce sont des placements extrêmement sûrs que les Français plébiscitent (Livret A et assurance-vie).

Première explication, la peur du chômage, qui incite à mettre de l’argent de côté en prévision d’un éventuel coup dur. Deuxième piste – plus polémique -, l’envolée de la dette publique, qui pourrait être à l’origine de cette épargne de précaution, phénomène connu, en science économique, sous le nom d’effet Ricardo-Barro.

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« Comment la Presse-Pravda prend des vessies pour des lanternes »

Une tribune libre de Patrick Reymond

Il y a une définition de base en économie, c’est celle du patrimoine : l’ensemble des biens et créances possédés, diminués des dettes. Jusque-là, tout va bien, mais il faut affiner le réglage. En effet, un bien possédé n’a de valeur qu’au moment de sa réalisation, une créance a toujours un caractère incertain. Par contre, la dette a une autre caractéristique : elle est certaine.

Un article est paru dans Le Figaro : « Le patrimoine des français augmente de 0,6 % à 10.200 milliards d’euros.«  Ce patrimoine est composé aux 2/3 d’immobilier, soit 6.800 milliards.

En réalité, cette valeur est largement fictive et d’un renouvellement très lent. Elle est fictive, car même en période de bulle immobilière, on n’a pas atteint les 900.000 ventes en France, pour 30 millions de logements. On atteindra sans doute à peine les 600.000 cette année et moins encore l’année prochaine. Le taux de rotation des biens, avec le recul des transactions, est passé de 35 à 50 ans. Le reste, 3.400 milliards d’euros, ce sont des placements financiers, en grande partie en assurance-vie.

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Les banques US préparent une énorme bulle monétaire

Alimentées par les crédits à «taux zéro» de la réserve fédérale américaine, les grandes banques spéculent en Asie… construisant une bulle qui, selon les autorités chinoises et allemandes, pourrait bien précipiter l’économie mondiale toute entière dans une nouvelle crise !

Aux États-Unis, on prête gratis ! Depuis mars dernier, où la Réserve fédérale a ramené ses taux jusqu’à presque atteindre zéro, les grandes banques déversent des milliers de milliards de dollars dans les économies asiatiques. Résultat : les monnaies et bourses de la région connaissent une croissance exponentielle… et totalement artificielle ! Une nouvelle «bulle asiatique» se forme et menace déjà de craquer.

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