Un prédicateur égyptien légitime le harcèlement sexuel et le viol des femmes, place Tahrir

Dangereux pousse-au-crime, la misogynie viscérale qui enflamme le prédicateur égyptien salafiste, Mahmoud Ahmad Abdallah, plus connu sous le nom d’Abou Islam, dépasse l’entendement tant son aversion pathologique des femmes confine à l’irrationnel. [...]

Livrées à la vindicte sur le petit écran et sur le Net (la vidéo ayant été publiée en ligne mercredi dernier),  les Egyptiennes de la place Tahrir subissent un procès en sorcellerie par celui qui s’est érigé en censeur et grand Inquisiteur, se voyant qualifiées de « croisées » qui « n’éprouvent aucune honte, aucune peur, et n’incarnent pas le féminisme ». La haine aveugle d’Abou Islam lui fait atteindre des sommets d’abjection, quand il déclare sans ambages que ces activistes qui vont « nues» place Tahrir, n’y vont «pas pour protester, mais pour être violées»…

Ces femmes-là, des « diables » avec des « cheveux flous », sont une « ligne rouge » qu’il faut allègrement franchir, exhorte Abou Islam dont les propos résonnent comme un appel au meurtre. Et de poursuivre en distinguant les manifestantes en deux catégories  :

« 90% sont des croisées, et les 10% restantes sont des veuves qui n’ont personne pour les contrôler, vous voyez bien que ces femmes parlent comme des monstres ».

Oumma

Merci à Seb

Egypte : Place Tahrir ou Place du harcèlement sexuel ?

Deux ans après la révolution en Egypte, le pays reste encore très secoué par des crises profondes d’ordre économique et social. Au lendemain du départ de Moubarak, la situation des femmes reste encore très précaire. Aujourd’hui victimes de harcèlements sexuels, d’attouchement et parfois même de viols à la Place Tahrir, elles lèvent la voix et font savoir leur calvaire. [...]

Hebergeur d'image

La journaliste Caroline Sinz, violée place Tahrir

En effet, l’emblématique Place Tahrir, symbole d’unité pour des milliers d’Egyptiens qui s’y réunissent pour réclamer de meilleures conditions de vie est en passe de devenir un véritable calvaire pour les femmes. De plus en plus exposées à des harcèlements sexuels et même des viols, elles décident de rompre le silence afin d’éviter que la fameuse Place Tahrir ne devienne « la Place du viol ».

Mardi, le groupe égyptien anti-harcèlement sexuel, OpAntiSH (Operation Anti-Sexual Harassment Group) a tiré la sonnette d’alarme et a dénoncé l’incapacité des partis révolutionnaires et politiques égyptiens à mener un combat digne pour protéger les femmes qui manifestent au niveau de la place. Il délivre un constat assez alarmant.

Selon le groupe, de nombreuses scènes de harcèlements sexuels ont été enregistrées à Tahrir le vendredi dernier et d’horribles crimes sexuels ont été commis sur des femmes au niveau de la place et aux alentours. Le groupe parle d’attaques sexuelles organisées et se dit prêt à se battre contre tout type de violence faite aux femmes. [...]

Afrik

Merci à Zatch

Caroline Sinz la journaliste de France 3 censurée sur son viol en Egypte (màj)

Addendum 06/12/12

Caroline Sinz, une journaliste de France 3 violée en novembre 2011 lors de la révolution égyptienne, s’est dite victime de censures par la direction de la chaîne. Elle souligne par ailleurs que sa parole a été mise en doute. [...]

Sa parole mise en doute, « le viol, c’est honteux, tabou. Si on m’avait tiré dessus, cela aurait paru plus glorieux », la journaliste se rend par ailleurs compte que la partie où elle évoque l’agression a été coupée lors de la diffusion du reportage. « C’était trop abrupt pour les téléspectateurs », lui a-t-on expliqué. « On ne voulait pas que tu aies l’étiquette « violée » sur le front », a-t-on ajouté. Tandis que la présentatrice du journal évoque la violente agression sans la qualifier, et précise que l’équipe est en sécurité dans un hôtel « comme si tout était terminé alors que j’étais détruite », la journaliste insiste pour en parler lors du Soir 3.

La direction de la rédaction accepte à la condition que son intervention soit écrite avec « du recul et en termes choisis et pudiques ». En outre, il lui est demandé de remplacer le terme « viol » par « agression sexuelle ».[...]

7sur7.be

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Addendum 28/11/11

Caroline Sinz témoigne sur Télérama.

« La population a eu la tête farcie par l’ancien régime et la presse égyptienne sur le fait que les journalistes occidentaux sont des agents sionistes, pro-américains. Et puis il y a le rapport aux femmes des hommes musulmans, qui n’est pas simple. Les hommes sont souvent frustrés sexuellement. La femme occidentale, surtout blonde, est perçue comme une femme facile. Place Tahrir, la plupart des hommes étaient là depuis plusieurs jours. Ils dorment mal, ne se sentent plus contrôlés par le pouvoir ou la police. C’est dingue, c’est arrivé à 11h du matin, en plein jour ! »

Télérama

Merci à Vernon

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Caroline Sinz, journaliste de France 3 frappée et agressée sexuellement jeudi par des hommes en civil en marge des manifestations au Caire, a annoncé aujourd’hui avoir porté plainte en France pour viol.

« Comme on a quelques images, ça peut peut-être aboutir », a-t-elle estimé. « Des dizaines d’hommes ont commencé à arracher mes vêtements, mes sous-vêtements et à me violer puisque lorsqu’il y a pénétration digitale, c’est un viol. C’est ce dont j’ai été victime pendant 45 mn environ », a-t-elle raconté.

 Le Figaro

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Printemps Arabe : les viols et agressions de femmes se multiplient place Tahrir, au Caire

Le scénario est toujours le même : une femme, place Tahrir, au Caire, vers la fin de l’après-midi, un jour de manifestation. Elle est égyptienne, ou non, voilée, ou pas. Journaliste parfois, souvent militante. Elle se fraie un chemin dans la foule compacte et chamarrée en compagnie de camarades ou de collègues comme elle transportés par la liesse.

Soudain, tout bascule. En quelques secondes, le bain de foule tourne au viol collectif. Les mains d’abord, par dizaines, s’abattent brusquement sur son corps. La femme réalise alors qu’elle est encerclée par des dizaines d’hommes qui la séparent de force de ses compagnons.

Projetée à terre, elle voit ses habits arrachés, sent des doigts s’immiscer en elle malgré ses hurlements de terreur. Autour, la meute grossit. Une foule d’hommes se bousculent en hurlant, tendant leurs bras pour mieux la toucher.

D’autres s’interposent, tentent de la protéger. En vain. Cela peut durer une heure. Parfois, elle perd connaissance. Parfois, elle a le temps d’apercevoir le visage de ceux qui parviendront à l’arracher à ses agresseurs. Car bien qu’elle soit détruite, elle est sauvée, toujours. In extremis.

DES ATTAQUES QUI SERAIENT DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES

Combien de fois ce scénario s’est-il répété depuis la révolution ? Pour l’instant, seules les agressions concernant des journalistes étrangères ont fait l’objet de comptes rendus détaillés. (…)

« DES HOMMES AUX REGARDS D’ANIMAUX »

Violée le 2 juin place Tahrir, C., bien qu’étrangère, souhaite garder l’anonymat. Ce qu’elle décrit correspond exactement au récit de Natasha Smith :

« Les hommes étaient comme des lions autour d’une pièce de viande, leurs mains partout sur mon corps et sous mes vêtements déchirés. Leurs regards étaient ceux d’animaux. Pas humains du tout, ils me jetaient à droite et à gauche comme si j’étais un sac-poubelle, pas un humain. »

Ni elle ni ses deux amies, qui ont subi le même sort au même moment, n’ont porté plainte, faute de pouvoir reconnaître leurs agresseurs. Elles se sont contentées de témoigner auprès d’ONG locales.

De toute façon, la loi ne considère pas ces agressions comme des viols, mais comme du simple « harcèlement sexuel », dont les victimes sont systématiquement découragées et dénigrées par les policiers. (…)

Le Monde

Une journaliste britannique de 21 ans violée sur la place Tahrir par « un groupe d’animaux » (+vidéo)

Addendum 29/06/12 : Reportage de BFMTV

27/06/12 – A British journalist was brutally sexually assaulted in Cairo’s Tahrir Square as thousands of Egyptians gathered to celebrate the nation’s presidential election results.

Natasha Smith, 21, has detailed how she was violently attacked by a ‘group of animals’ who stripped her naked, scratched and clenched her breasts and ‘forced their fingers inside her’.

She only escaped by donning men’s clothes and a burka and being whisked away to safety by two other men. [...]

Daily Mail et Le blog de Natasha Smith

(merci à Dalek)

Le Caire : Des femmes protestant contre le harcèlement sexuel se font agresser place Tahrir

Des femmes manifestant contre le harcèlement sexuel sur la place Tahrir, au Caire, ont été attaquées vendredi soir par un groupe d’hommes qui ont sexuellement agressé plusieurs d’entre elles, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Quelques dizaines de femmes, accompagnées par des hommes venus les appuyer et les protéger, avaient décidé de se rassembler sur la place pour dénoncer des agressions sexuelles récentes.

Mais alors qu’elles traversaient la place, elles ont été attaquées par des hommes «plutôt jeunes» selon l’une d’elles. «On marchait en rang et les volontaires qui étaient là pour nous protéger ont formé des cordons autour de nous», a raconté à l’AFP l’une des participantes, qui souhaite rester anonyme. «On avait nettement le sentiment d’une forte hostilité», a-t-elle poursuivi. «Tout à coup, plein d’hommes se sont rués sur nous. Ca s’est passé très vite. J’ai senti une main ou deux, mais j’ai eu de la chance, un homme m’a extirpée de là très vite. Mais la plupart (des autres femmes) ont été victimes d’attouchements», a-t-elle ajouté. «L’une de mes amies a tenté de trouver refuge dans un magasin proche, mais les hommes qui le tenaient ont baissé le rideau» en la voyant arriver», a-t-elle dit. D’autres ont été poussées contre des grillages et ont subi des attouchements plus prolongés, tandis que les volontaires se battaient avec les agresseurs.

Nombreuses sont les femmes, Egyptiennes ou étrangères, voilées ou non, qui se plaignent d’attouchements ou de remarques obscènes au quotidien dans les lieux publics. La correspondante à l’étranger de la chaîne américaine CBS, Lara Logan, avait été victime pendant une quarantaine de minutes d’une agression sexuelle le jour de la chute de Hosni Moubarak le 11 février 2011, menée par 200 à 300 hommes.

20 minutes

Cannes 2012 : polémique autour des propos de Yousry Nasrallah

Venu présenter en Compétition « Après la bataille », le réalisateur égyptien Yousry Nasrallah a déclaré en conférence de presse qu’il ne souhaitait pas que son film, ayant pour cadre les événements de la place Tahrir en 2011, soit vendu à Israël.

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Serait-ce le début d’une amorce de scandale à Cannes ? En tout cas, les propos tenus par le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah en conférence de presse ne risquent pas de passer inaperçus.

Venu présenter en Compétition son nouveau long métrage Après la bataille, ce dernier a en effet déclaré ce jeudi qu’il ne voulait pas que le film soit vendu à Israël, estimant que ce pays n’est « pas un allié » de la révolution égyptienne.

« Je ne sais pas du tout si le film a été vendu à Israël mais si vous voulez connaître mon avis, non, je ne veux pas qu’il soit vendu à Israël.

Pas tant que les Israéliens occupent encore les territoires palestiniens », a-t-il dit au cours d’une conférence de presse, suscitant les applaudissements de plusieurs journalistes. (…)

Allociné

Egypte : les pyramides subiront-elles le sort des statues de Bouddha en Afghanistan ?

Les pyramides, les momies, les pharaons, les antiquités … imaginez à quel point l’Egypte est un trésor de patrimoine venu de l’Egypte ancienne, du temps des pharaons, d’un des premiers grands empires, d’une des premières grandes civilisations.

Sauf que l’Egypte ancienne s’est éteinte depuis longtemps et, si grandiose que soit le patrimoine qu’elle a laissée, on ne sait http://img827.imageshack.us/img827/6771/12972682.jpgjamais de quoi les nouveaux occupants du pays sont capables. Imaginez que les pyramides subissent le sort des statues de Bouddha en Afghanistan

Depuis la chute de Moubarak en Egypte, le nombre de fouilles illicites et le trafic d’antiquités sont en nette augmentation. A tel point que le Conseil international des musées (ICOM) a mis une liste rouge des biens culturels égyptiens en péril à disposition des douaniers, des policiers et des experts du marché de l’art et du patrimoine du monde entier, afin de les aider à identifier les objets égyptiens victimes de contrebande.

Citizen Kane

Cette initiative a vu le jour en 2011 pour faire face aux répercussions sur le patrimoine des troubles qui ont secoué le monde arabe. Le dernier évènement en date remonte au 18 décembre avec l’incendie de l’Institut d’Egypte qui abritait quelques 200.000 ouvrages, certains rarissimes.

En janvier 2011, les médias avaient donné l’alerte sur l’intrusion de pilleurs, en marge des manifestations politiques, au Musée égyptien de la place Tahrir, mais aussi sur de nombreux sites tels que Kafr Al-Cheikh, Saqqarah, Abou-Sir, Mit Rahina, Louqsor et Assouan.

Le bilan total des pillages des antiquités en Egypte est inconnu mais déjà bien assez lourd. Rien qu’au Musée du Caire, 37 objets manqueraient toujours après la récupération de 17 pièces, rapportait Al-Ahram en avril 2011.

Slate Afrique

Égypte : le Conseil suprême des forces armées refuse la démission du gouvernement (Màj)

Le ministre de l’Information Osama Haikel a déclaré que l’armée ne s’était pas encore prononcée, laissant planer l’incertitude sur cette vacance à une semaine du premier scrutin législatif depuis le départ de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par une révolte populaire le 11 février.

Plus tôt, le porte-parole du cabinet, Mohamed Hijazi, avait annoncé que le gouvernement avait présenté sa démission au vu des circonstances difficiles que traverse actuellement le pays, selon des propos rapportés par l’agence officielle Mena. [Lire la suite]

Romandie News

Le gouvernement égyptien a présenté lundi soir sa démission au Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis le départ du président Hosni Moubarak en février, a annoncé son porte-parole Mohamed Hijazi, cité par l’agence officielle Mena. M. Hijazi a déclaré que cette démission avait été décidée vu les circonstances difficiles que traverse actuellement le pays, selon la Mena. Le gouvernement d’Essam Charaf continuera à remplir la totalité de ses missions jusqu’à ce que la question de la démission soit tranchée par le CSFA, a assuré le porte-parole.

Depuis samedi, des affrontements meurtriers opposent la police à des milliers de manifestants, notamment sur l’emblématique place Tahrir au Caire.
Vingt-quatre personnes ont officiellement péri dans ces heurts qui touchent plusieurs villes du pays, où une révolte populaire a poussé M. Moubarak au départ le 11 février. Ces violences, qui ont également fait plusieurs centaines de blessés, interviennent à une semaine du début des premières élections législatives depuis la chute de M. Moubarak, prévues le 28 novembre et qui doivent s’étaler sur plusieurs mois. [Lire la suite]

Romandie News

Egypte : 7 morts sur la place Tahrir au Caire

Alors que ses heurts ont émaillé toute la journée de dimanche aux abords de la place Tahrir des affrontements violents se poursuivaient dans la nuit près du ministère de l’Intérieur.

Au moins sept personnes ont péri dimanche sur la place Tahrir, dont au moins quatre par balles réelles, ont annoncé des médecins dans des hôpitaux de campagne sur cette place du centre de la capitale égyptienne. Mohammed Fattouh, qui dirige un hôpital de campagne, a affirmé avoir reçu trois nouveaux corps, portant des traces de balles réelles. Auparavant des médecins avaient rapporté la mort de quatre personnes, dont une par balle réelle et trois par asphyxie.

Dans la nuit, des affrontements violents se déroulaient dans les rues menant au ministère de l’Intérieur, situé à proximité de Tahrir, a constaté un journaliste de l’AFP. Des protestataires lançaient des pierres et des cocktails molotov en direction des policiers, qui répliquaient avec des tirs de fusils et de balles de caoutchouc, a rapporté le journaliste.

«Nous ne partirons pas» et «Le peuple veut la chute du maréchal» Hussein Tantaoui, dirigeant de fait de l’Egypte, scandaient des manifestants, alors que de nombreux protestataires, la plupart en sang, étaient régulièrement évacués pour recevoir des soins. […]

Le Nouvel Obs