On refait le débat : faut-il réformer l’Islam ?

Parlons-en, le rendez-vous dominical, animé par le présentateur Frédéric Haziza avec la collaboration du journal du Dimanche traite des sujets qui font l’actualité. Pour cela l’émission fait appel à des parlementaires, intellectuels, artistes, experts et autres personnalités de la société civile. C’est donc en ce sens que le philosophe et anthropologue Malek Chabel, l’écrivain Marek Halter, et le vice-président du Front national, Florian Philippot, ont été conviés à débattre de la question suivante : «faut-il réformer l’Islam ?»

Réformer l’Islam ou instaurer un Islam de France ne doit donc pas se faire aux dépens des musulmans. Par ailleurs, j’estime que la reforme ne doit se faire que si les musulmans en ressentent la nécessité.

«L’Islam est une religion nouvelle en France, du fait d’une migration massive essentiellement !» d’après Florian Philippot. Jusque là, on va dire ça se tient, Monsieur Philippot, c’est un constat raisonnable ! Allez, j’attends la suite maestro, faites moi vibrer !

«Il est normal que ça crée des tensions, que ça crée des problèmes, que ça crée parfois du communautarisme et il est normal que le peuple français ait été bousculé», réitère le cavalier fou du FN. Les stéréotypes que l’on connaît tous s’enchaînent à une vitesse hallucinante : le port du voile, les prières dans les rues, l’assimilation de l’Islam au terrorisme, tous les citer mettrait une année entière […]

Ce débat ressemble à des poupées russes, avec en exergue cette phrase aussi vieille que le papyrus caché sous la plus petite des poupées : bandes d’immigrés, rentrez chez vous !

Le Bondy Blog(Merci à Neuneu)

Une manifestation anti-mariage gay qui embarrasse le FN

Marine Le Pen ira-t-elle à la grande manifestation du 13 janvier contre le mariage et l’adoption pour les couples gays? « Pour le moment rien n’est tranché, la question sera débattue le 7 janvier à l’occasion d’un bureau politique », indique un membre de son cabinet, trahissant un certain embarras. Car pour la présidente du Front national, le sujet n’est pas simple. Un thème certes mobilisateur pour ses troupes…mais déjà préempté par l’UMP.

« Sur le fond, notre position est très claire : nous sommes contre ce projet de loi. Mais c’est la forme de la mobilisation qui pose problème, résume sa nièce, la députée Marion Maréchal-Le Pen. Marine a bien envie d’y aller, mais ne veut pas donner le sentiment de s’associer à une manifestation largement récupérée par l’UMP », poursuit-elle.

Peu avant Noël, l’ex-candidate à l’Elysée s’échinait déjà sur cette impossible quadrature du cercle. « Il est hors de question d’apparaître comme les supplétifs de M. Copé », assurait-elle en marge d’un déplacement sur le marché de Noël des Champs-Elysées. « Mais en même temps, on ne peut pas passer à côté d’un événement qui est au cœur des sujets revendiqués par le Front, à savoir la défense de la famille », analyse Marion Maréchal-Le Pen, qui a pour sa part décidé de participer à la manifestation dans sa circonscription du Vaucluse.

C’est donc bel et bien en rangs dispersés que le FN devrait battre le pavé. « Marine Le Pen pourrait ne pas y aller. Mais le bureau politique pourrait aussi décider de laisser le libre choix à chacun de participer ou non », assure un cadre frontiste. C’était déjà la ligne adoptée lors des manifestations des 17 et 18 novembre.

Ainsi, le vice-président Florian Philippot annonce d’ores et déjà qu’il n’ira pas manifester le 13 janvier. « Ne tombons pas dans le piège de la diversion. Tout cela, c’est de l’enfumage pour ne pas évoquer les vrais sujets, comme la crise ou encore les conflits sociaux, justifie-t-il. Et puis sur le terrain, personne ne parle du mariage gay, ce n’est pas un sujet ! »

Une position que ne partage pas Bruno Gollnisch, qui incarne l’aile traditionnelle et catholique du FN, et qui sera présent dans le grand cortège parisien. « La seule opposition crédible en France, c’est nous! On ne va tout de même pas laisser le champ libre à Copé pour occuper l’espace médiatique ce jour-là », s’agace un membre du bureau politique.

(…) Le Parisien

2012 : un échec pour les patriotes

Tribune Libre de Paysan Savoyard

Avec désormais quelques mois de recul, il n’est pas inutile de revenir sur les résultats des élections présidentielle et législatives afin de tenter d’en tirer quelques enseignements. Pour le camp des « patriotes », on peut considérer que ces élections ont été un échec.

MLP

  • Un échec relatif…

Le bilan, certes, n’est pas catastrophique. Premier élément positif : Marine Le Pen s’est imposée comme une personnalité de premier plan. Elle sera sans doute considérée à l’avenir comme l’une des principales opposantes au gouvernement socialiste. Notons également l’émergence à ses côtés d’un dirigeant jeune et talentueux, M. Philippot.

En second lieu, l’unité du camp patriote s’est faite derrière Marine Le Pen et il semble que le parti principal de ce courant, le Front national, ne soit pas menacé par le risque de scission, alors que les divisions internes lui avaient fortement nui par le passé.

Sur le plan électoral, troisièmement, le score obtenu efface le mauvais résultat de 2007 : les électeurs « patriotes » qui avaient voté pour M. Sarkozy au premier tour ont cette fois porté leur voix sur Marine Le Pen. Le Front national avait ainsi obtenu en 2007 10,44 % des suffrages exprimés : il atteint cette fois 17,90 %. A l’issue du scrutin de 2007 de nombreux commentateurs avaient diagnostiqué la marginalisation définitive de « l’extrême droite » : 2012 vient de montrer qu’il n’en a rien été.
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Florian Philippot, une ascension éclair au FN

Promotion pour Florian Philippot. L’ex-directeur de la stratégie de la campagne présidentielle de Marine Le Pen a été nommé jeudi vice-président du Front national. Il sera en charge de la stratégie et de la communication du parti.

C’est une nouvelle étape pour ce jeune homme de 30 ans qui s’est fait remarquer lors de la dernière campagne, dans les médias et sur le terrain. Aux dernières législatives, celui qui était également porte-parole de Marine Le Pen s’est qualifié pour le second tour en éliminant au passage le député UMP sortant.

Fils de fonctionnaire, énarque, diplômé d’HEC, et haut fonctionnaire à l’Inspection générale de l’administration (IGA), Philippot est arrivé au FN par Marine Le Pen. Mais c’est bien le souverainisme qui l’a amené à s’engager en politique.

Lors de la présidentielle 2002, il milite pour Jean-Pierre Chevènement, l’ex-socialiste patron du Mouvement républicain et citoyen. Mais a aussi dans son bureau une photo du général de Gaulle, qui reste sa référence…

Le bras droit de Marine Le Pen est partisan de la stratégie de dédiabolisation du parti, souhaitant réduire au maximum l’expression souvent outrancière de Jean-Marie Le Pen.

Pour Philippot, c’est une ascension éclair. Il n’est en effet apparu publiquement sur les radars frontistes en avril 2011, quand il a présenté – sous un nom d’emprunt car il était en poste au ministère de l’intérieur – le programme économique du FN. Auprès de Marine Le Pen, il a très vite su se rendre indispensable, notamment dans la préparation de notes, d’argumentaires et de discours. Il appuie notamment le retour de la thématique sociale dans les discours du FN.

Malgré, ou justement à cause de ces «bons points» frontistes, le jeune homme s’est fait des ’ennemis au sein du FN. Des proches de Jean-Marie Le Pen, ceux qui envient sa relation de confiance avec Marine Le Pen, ou qui le juge trop ambitieux. Pendant la campagne, son inimitié avec Marie-Christine Arnautu, vice-présidente en charge des Affaires sociales avait été rendue publique.

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Les 5 candidats FN qui pourraient entrer à l’Assemblée

Au lendemain du premier tour des élections législatives, le Front National y voit plus clair sur ses chances d’entrer au Parlement. Et les possibles élus ne sont pas forcément ceux auxquels on pensait.

Marine Le Pen

« Sûrement la meilleure chance du Front national », dixit Louis Aliot, le numéro 2 du parti. Avec un score au-delà de ses espérances dans la 11ème circonscription du Nord, la présidente frontiste s’impose comme une candidate de plus en plus crédible à l’éligibilité. Dimanche, à Hénin-Beaumont, Steeve Briois, son suppléant, débordait d’enthousiasme: « On nous donnait à 32%, et on fait 42%. Alors, étant donné qu’on nous donne à 47% au second tour, nous devrions nous approcher des 60% ! N’en déplaise à l’ « Iflop » ou autre… » Le candidat socialiste Philippe Kemel, lui, joue la prudence, et il semblerait bien qu’il n’ait pas tort. Car les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pourraient être réticents à reporter leurs voix sur le PS, après une campagne sous haute tension entre les deux candidats.

Gilbert Collard

L’avocat médiatique arrive en tête dans la 2ème circonscription du Gard (34,57%) devant la candidate PS Katy Guyot (32,9%) et l’UMP Etienne Mourrut (23,9%). Ce dernier pourrait se retirer: « On hésite, on réfléchit. Ce sera une décision collective prise avec les militants et sympathisants, à la base. » Si tel était le cas, Gilbert Collard aurait devant lui un boulevard jusqu’à l’Assemblée.

Valérie Laupies

Même cas de figure dans les Bouches-du-Rhône, où cette inconnue du grand public pourrait bien créer la surprise. En arrivant en seconde position derrière le socialiste Michel Vauzelle (29% contre 38,4%), elle devance l’UMP Roland Chassain, qui déclarait il y a quelques jours qu’il allait « étudier la possibilité de (se) retirer ».

Florian Philippot

Dans la 6ème circonscription de Moselle, le jeune directeur de campagne de Marine Le Pen affrontera en duel son adversaire socialiste, Laurent Kalinowski. Le candidat UMP est, lui, éliminé. Toutefois, pas sûr que la droite puisse rassembler assez de voix pour lui permettre d’entrer au Parlement. Tout dépendra des reports de voix, qui laissent plâner le doute sur l’issue de ce second tour.

Marion Maréchal-Le Pen

La nièce de Marine Le Pen arrive assez largement en tête dans la 3ème circonscription du Vaucluse, avec 34,6% des voix. Elle se retrouve ainsi en duel avec le seul candidat UMP, le PS ayant décidé de se retirer au nom du « front républicain ». Dans cette configuration, la tâche s’annonce difficile pour celle qui, en cas de surprise, pourrait devenir la plus jeune députée de la Ve République, à seulement 22 ans.

L’Express