Pour la première fois, des bonnes philippines témoignent à visage découvert du calvaire qu’elles vivent avec leurs employeurs marocains. Affamées, torturées, voire violées, elles nous racontent une hideuse réalité passée sous silence.
Elles s’appellent Annalissa, Bilia et Fiona. Elles sont jeunes et ont quitté leur pays, les Philippines, pour venir travailler au Maroc. Leurs vies ont vite tourné au cauchemar. Embauchées comme domestiques par de riches familles, elles ont fini par devenir des esclaves de “maîtres” arrogants et inhumains. [...]
Au total, 3000 jeunes femmes philippines travaillent au Maroc. [...] La réalité est que, depuis quelques années, un véritable réseau de “traite des Philippines” s’active entre les deux pays. Pour entrer au Maroc, nul besoin de visa, et les jeunes femmes sont interceptées aux aéroports par les membres marocains du réseau. [...] Chez la police, les victimes ne sont jamais prises au sérieux et se voient demander de citer des témoins pour appuyer leurs accusations. [...]
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Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.