Réunion publique à l’École Normale Supérieure : « Où en est le FN ? » (vidéos)

Le mardi 4 décembre, à partir de 20h, la section PS de l’ENS Ulm a organisé une réunion publique sur l’histoire et les évolutions récentes du Front national. « Marinisé », le FN a-t-il changé ? Le corpus idéologique du FN s’est-il vraiment « républicanisé » ? Qui sont désormais les cadres du parti ? Comment la gauche peut-elle, doit-elle lutter contre un FN « relooké » ?

Étaient présents :

Nicolas Lebourg, historien, auteur, avec Joseph Beauregard, de « Dans l’ombre des Le Pen. Les numéros 2 du FN » (éditions Nouveau Monde, 2012) et de « François Duprat, l’homme qui inventa le Front national » (Denoël, 2012) ;
Philippe Cohen, grand reporter à « Marianne » et auteur, avec Pierre Péan, de « Le Pen. Une histoire française » (Robert Laffont, 2012) ;
Sylvain Crépon, sociologue, auteur de « Enquête au coeur du nouveau Front national » (éditions Nouveau Monde, 2012) ;
Gaël Brustier, chercheur en sciences politiques, auteur, avec Jean-Philippe Huelin, de « Voyage au bout de la droite » (éditions Mille et une nuits, 2011).

Philippe Cohen reçu par E. Ratier (Radio Courtoisie)

Dans un article intitulé Philippe Cohen, biographe de Le Pen, promeut son livre en eaux troubles, Abel Mestre* continue de pilonner les auteurs d’un livre posant clairement le problème de la « légende noire » de Jean-Marie Le Pen, savamment construite par les partis de gauche;  Philippe Cohen pointe avec une certaine cruauté, l’enfermement quasi-pathologique de la pensée de gauche avec la vérité, les faits historiques, dés lors qu’il s’agit de comprendre et d’analyser le phénomène historique Le Pen.

Dans un soucis d’honnêteté, Philippe Cohen admettra, lors de l’entretien avec E. Ratier, s’être laissé convaincre par la thèse d’Abel Mestre selon laquelle le soutien de Marine Le Pen ainsi que celui de Wallerand de Saint-Just, à la sortie de son livre, procéderait d’une démarche purement stratégique, visant à diaboliser le livre et ses auteurs.

Abel Mestre n’aura pas attendu longtemps, pour réagir à un tel compliment sur les ondes d’une radio, par trop licencieuse, et dont il se serait visiblement bien passé; dés le lendemain l’article est publié.

On ne saurait dire si Abel Mestre se comporte ici en idiot utile ou s’il souhaitait seulement apporter la preuve de sa thèse; on ne peut s’empêcher de penser que Philippe Cohen s’est empressé de reprendre la malicieuse idée de « l’étreinte trop étouffante », analysé et inspiré par son détracteur.

L’interview d’Emmanuel Ratier montre une fois de plus, la qualité intrinsèque d’une radio, certes avec bien des défauts, mais qui permet de mesurer le gigantesque écart, avec les interviews que l’on a pu entendre sur les radios et télévisions à l’occasion de la promotion du livre.

*Abel Mestre est un Journaliste , spécialiste de l’extrême droite au journal Le Monde. Auteur avec Caroline Monnot d’un blog du Monde spécialisé sur l’extrême droite, “Droites extrêmes”

Dans son article, Abel Mestre écrit :

Le livre se pose effectivement en défenseur de Jean-Marie Le Pen sur plusieurs sujets, au premier rang desquels l’antisémitisme et la torture en Algérie.

On écoutera attentivement les propos de Philippe Cohen sur ce point particulier, en toute fin d’émission (1h16)

Le Pen poursuit les auteurs de sa biographie

Le président d’honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a indiqué samedi à Marseille qu’il poursuivrait les journalistes Pierre Péan et Philippe Cohen pour la biographie qu’ils lui ont récemment consacrée.

« Ce livre a été vivement attaqué par la gauche, qui pense qu’il m’exonère, qu’il constitue une réhabilitation. Moi j’estime qu’il me salit sur le plan personnel », a déclaré M. Le Pen lors d’une conférence de presse. « Je vais donc poursuivre M. Cohen en correctionnelle et le faire condamner (…) Je lui ai fait confiance à ce M. Cohen, je lui ai parlé au moins à une douzaine de fois (…) mais ce livre est truffé d’erreurs (…) Je n’ai pas de rapport trouble avec l’argent », a-t-il ajouté.

M. Le Pen, qui s’exprimait avant un déjeuner patriotique avec des militants locaux, a également confirmé qu’il serait de nouveau candidat aux élections européennes de 2014. « J’ai la faiblesse de penser que si Dieu me prête vie (jusque-là, ndlr), je serai encore candidat », a affirmé M. Le Pen, 84 ans. « Jusqu’à présent je n’étais que le vice-doyen (du Parlement européen, ndlr), je voudrais bien être doyen (…) Ce sont des élections qui, je le pense, verront un grand succès du Front national et j’aimerais bien être à la tête de ce grand succès », a-t-il poursuivi. [...]

7sur7.be

Pensez-vous que Jean-Marie Le Pen a été diabolisé pendant ces dernières années ? (RMC)

Eric Brunet revient sur la personnalité et la diabolisation de Jean-Marie Le Pen en compagnie de Pierre Péan et Philippe Cohen.

« François Mitterrand a géré le phénomène Le Pen en le faisant monter à la proportionnelle, dont l’objectif était de diviser la droite. Et après, il va instrumentaliser une machine de guerre qui est SOS racisme. Autrement dit, d’un côté il va faire monter le Front National, de l’autre côté SOS racisme va le diaboliser. [...] On rappelle que dans la tête de François Mitterrand, il ne considérait pas Le Pen comme un fasciste. Pour lui, y avait pas de solution de continuité entre le RPR et le Front National, et que Le Pen était un notable comme un autre. La peur qu’il avait, c’était que Pasqua réussisse à convaincre le parti gaulliste de s’allier avec le FN. Et si ça s’était passé, effectivement, Mitterrand ne serait pas passé en 88. » – Pierre Péan

Cohen/Péan : Jean-Marie Le Pen annonce des plaintes

[...] « Ce livre aurait pu s’intituler Le Pen, Boulevard à Ragot » estime Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front National, dans une lettre au magazine Le Point, qui publiait la semaine dernière les bonnes feuilles du livre « Le Pen une histoire Française » de Pierre Péan et Philippe Cohen. Le leader frontiste qualifie en outre les auteurs de « diffamateurs » et annonce le dépôt futur d’une plainte contre eux.

Par ailleurs, il dément « catégoriquement » avoir reçu, en février 1984 une « grosse enveloppe » de la part de Madame Léonet. De même, il nie s’être rendu « fréquemment à Sens pour recevoir des enveloppes, voire des lingots » comme l’affirme Philippe Cohen et Pierre Péan dans leur ouvrage. [...] Il annonce le dépôt d’une plainte « immédiate » contre ce témoin [de l'affaire Léonet]. [...]

[NDLR : Jean-Marie Le Pen nie également dans ladite lettre toute relation homosexuelle et assure que sa biographie est remplie "d'erreurs grossières", y compris dans les légendes des photos]

Métro

« On s’est habitué à des caricatures sur Le Pen » (Péan/RMC)

Dans les GG de RMC, Philippe Cohen et Pierre Péan défendent leur livre « Le Pen, une histoire française » et fustigent ceux qui les accusent de « blanchir » Jean-Marie Le Pen.

« Ce qui n’a pas été raconté jusqu’à alors, c’est que ce propos (NDLR : sur « le détail ») est précédé de beaucoup d’efforts [...] pour se rabibocher avec la communauté juive ! Jean-Marie Le Pen va à une association américaine juive dans laquelle il est reçu et se fait acclamer, on lui prépare un voyage auprès de Sharon… » – Philippe Cohen

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Réécouter la diatribe de Patrick Cohen du 16/11/2012 sur France Inter :


[NDLR Où l'on comprend mieux pourquoi, 2 jours avant la chronique assassine de Patrick Cohen, celui-ci se fait remplacer au pied levé par Thierry Dagiral pour l’interview des 2 auteurs dans l'émission C à vous du 14/11/22.]

Europe 1 : « Ce livre qui banalise Le Pen »

Nicolas Poincaré reçoit Pierre Péan et Philippe Cohen (Europe 1, 14/11/12)


Algérie : Le Pen passait pour « un rigolo » par Europe1fr

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C à vous (France 5) 14/11/2012 : Pierre Péan et Philippe Cohen


L’interview est mené par Thierry Dagiral en place de Patrick Cohen

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Il dédouane Jean-Marie Le Pen des accusations de torture lors de la guerre d’Algérie.

Un livre qui va secouer le microcosme politique. Les éditions Robert Lafont mettront prochainement en vente Jean-Marie Le Pen, une histoire française, une enquête signée du duo Pierre Péan et Philippe Cohen. Europe 1 a pu le lire en avant-première.

Jean-Marie Le Pen doit l’attendre avec le sourire. Dans cet ouvrage, dont les bonnes feuilles seront publiées mercredi dans Le Point, les deux journalistes d’investigation se livrent en effet à une véritable entreprise de dédiabolisation, voire de banalisation, de l’homme qui a réinventé l’extrême-droite française. Une poursuite – involontaire – du travail entamé patiemment par Marine Le Pen, qui a tout fait pour redorer l’image de « son » Front national. Quitte à demander à son père de se faire discret… (…)

Ce travail d’enquête va peut-être lui permettre d’éviter d’en arriver à de telles extrémités. Concernant la guerre d’Algérie, un pan obscur de la carrière de Jean-Marie Le Pen, les auteurs en arrivent en effet à cette conclusion :

si Le Pen a sans doute brutalisé des Algériens, il n’a pas pratiqué la torture institutionnelle telle qu’elle a été employée pendant le conflit.

(…)

Leur conclusion, elle, a des allures de formule marketing, eux qui définissent Jean-Marie Le Pen non comme un « Mussolini français mais plutôt comme le fils de Céline et de Séguéla. »

Pas un mot en revanche sur le rôle joué par Jean-Marie Le Pen dans la radicalisation de la société française ces 30 dernières années…

Europe1

La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans « Le Vampire du Milieu », une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ? Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

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