« Horizon Sans Frontières : tout le monde a besoin de migrer »

[extraits] Horizon Sans Frontières est une organisation qui milite pour la cause des migrants indépendamment de leurs nationalités, ethnies, langues, croyances religieuses. Entretien avec Boubacar Sèye

Comment définissez-vous Horizon Sans Frontières ?
Horizon Sans Frontières (Hsf) est une initiative d’un groupe de personnes qui se nomment citoyens du monde. Nous travaillons depuis 2006 avec l’unique objectif d’être un lien de concorde et d’harmonie entre les peuples

Quels sont les objectifs d’Horizon Sans Frontières ?
Nos objectifs fondamentaux sont la défense et l’amélioration de la qualité de vie des migrants.

Nous prétendons casser les barrières afin que les migrants puissent être considérés comme des êtres humains et respectés.

L’immigration est en train d’écrire les pages les plus sombres de son histoire. Ceci s’explique par le fait qu’il y a un échec de l’intégration dans les pays d’accueils et particulièrement en Europe.

Pourquoi vous ciblez l’Europe ?
L’Europe est aujourd’hui la région du monde qui accueille le plus de migrants. Chaque année, plus 1,4 million de migrants légaux sont enregistrés. L’union européenne a échoué dans ce sens pour n’avoir pas pris au sérieux la question.

Selon vous qu’est-ce qu’il faut faire pour résoudre le problème?
La politique migratoire doit se baser sur des stratégies d’intégration efficaces. Les principes de l’intégration doivent se fonder sur un processus à double sens.

Les immigrants et les autochtones doivent tisser des relations constructives fondées sur le respect et la tolérance mutuelle.

Les Européens ont migré pendant plus de 4 siècles en Amérique du nord, du sud, en Australie, en Asie. Comme les africains aujourd’hui, ils cherchaient une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leur famille.(…) Tout le monde a besoin de migrer. (…)

Il faut sans cesse rappeler que les migrants sont une partie intégrante du tissu social et économique des pays d’accueils. La France en est un exemple avec 22 ,5% de la population qui sont d’origine étrangère, soit 13 ,5 millions de Français d’origine étrangère.

Les émigrés sont souvent victimes des propos racistes. Il faut continuer à conscientiser certaines personnes qui continuent à alimenter la confusion.

Il y a des migrants qui ne sont plus étrangers car ayant acquis la nationalité du pays d’accueil. Et ces gens-là doivent jouir des mêmes privilèges que les autochtones.

Il faut aussi rappeler qu’il y a des étrangers qui n’ont jamais migré : c’est le cas des enfants des émigrés en France. Ces gens ne sont pas des étrangers et ils sont traités comme tel. D’ailleurs, je pense que c’est qui a été à l’origine des émeutes de 2006 en France. Ils sont marginalisés et victimes de racisme.

Quelles solutions préconisez-vous pour ce phénomène ?
Nous pensons que les Nations Unies doivent imposer des sanctions et une politique migratoire commune dans ses états membres (…). Il faut créer comme en Angleterre une commission qui lutte contre le racisme et l’intégration des minorités ethniques.

Il faut aussi, aujourd’hui, que les dérives racistes et humanitaires cessent dans les pays comme l’Italie et l’Espagne car ces pays étaient des terres d’émigration jusqu’aux années 1970.

L’immigration est un facteur d’équilibre social et économique. On ne peut pas arrêter les flux migratoires car il y a un vieillissement de population en Europe, le solde naturel est négatif dans beaucoup de pays.

Et l’Onu, dans un de ses rapports en 2001, disait que si l’Europe veut maintenir son même ratio actif/inactif qu’en 2050, il lui faudra accueillir 161 millions de migrants.

Moi, je pense qu’il faut régulariser les gens au lieu de les expulser.

Nous appelons tout le monde à soutenir Horizon sans frontières pour qu’elle devienne une grande institution dans le monde de l’immigration.

Leral.net

Société Générale (banque) : «C’est énergisant, la diversité !»

A l’occasion de la conférence européenne de la diversité, Edouard-Malo Henry, directeur des Ressources Humaines de la Société Générale, détaille la politique du groupe bancaire sur la diversité et l’emploi.

[extraits] Quand on regarde ce qui crée l’engagement, le premier élément de réponse est toujours le respect : « est-ce-que je me sens respecté tel que je suis dans mon entreprise ? »  Le respect, facteur clef d’engagement, se fait dans toute sa diversité : culture, genre, langue, y compris les handicaps.
La Société Générale est présente dans 76 pays. Il n’est pas possible de bien servir nos clients, qui sont d’une formidable diversité, si nous ne favorisons pas à l’intérieur une diversité comparable à la leur. C’est une condition de performance.

Par ailleurs, la diversité se révèle être un levier de créativité. C’est énergisant, la diversité !

Nous sommes en faveur du respect de toutes les formes de diversité, y compris bien sûr l’orientation sexuelle Elle fait partie de nos thèmes de diversité, avec l’âge, le genre, le multiculturalisme, les personnes éloignées de l’emploi et les personnes en situation de handicap.

A la Société Générale, les deux thèmes prioritaires sont la parité H/F et le multiculturalisme.

Novethic.fr

«Aux Bruxellois de voir la multiculturalité comme une richesse»

[ NDLR n°1 : Cet article signé Annabel Claix, rédactrice du site d'information belge 7sur7, n'est pas présenté comme un article d'opinion, une chronique politique ou un éditorial. Il est proposé comme une "information" comme une autre sur Bruxelles et sa région. ]

NDLR n°2 : La « diversité » au sein de la rédaction de 7sur7 :

diversité 7sur7

Source (Merci à francefrançaise2)

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[extraits] L’immigration, les difficultés à vivre ensemble, la fracture sociale, l’intégration, des termes que l’on utilise à foison (…) Ce sont les habitants qui ont une mission essentielle dans la cohabitation culturelle qui n’est plus une option aujourd’hui mais une évidence.

Le Bruxellois dit « de souche » a toutes les peines du monde à accepter que 75,6% de la population de la capitale est directement issue de l’immigration. Et que la ségrégation actuelle n’apportera rien de bon.

Un phénomène apparaît : celui d’un centre-ville terne et mal entrenu, délaissé aux mains des moins nantis tandis que les ménages plus aisés forment des blocs en périphérie.

C’est ce que les spécialistes appellent une « edge city ». Bruxelles est un exemple frappant de ce phénomène et se pose aux antipodes de villes qui ont réussi le pari de la multiculturalité comme Londres ou Sydney.

Là bas, les cultures s’entrechoquent et se mêlent à l’envi, chacun (ou presque) a trouvé sa place sans déranger l’autre.

Au contraire, car ce que l’autre apporte de nouveau est le plus souvent vécu comme une expérience positive et constructive (…)

Peu nombreux sont les Bruxellois des quartiers confortables qui « s’aventurent » spontanément dans les quartiers de l’ouest ou du nord du centre de Bruxelles.

Ceux-là préfèrent, ce qui est confirmé par une étude révélée en 2009, apprendre à leurs enfants à ne connaître qu’un Bruxelles, le leur, un morceau de capitale qui ne représente aucunement la réalité de la ville.

A cette fin est régulièrement agité le spectre des quartiers où l’on est forcément agressé, où il ne fait pas bon vouloir découvrir autrui.

7sur7

Cosmopolis: sensibilisation contre le racisme et les discriminations en Valais (vidéo)

La première émission de Cosmopolis revient sur la 4e Semaine valaisanne contre le racisme et les discriminations. Les actions de sensibilisation cette année invitaient chacun à entreprendre un voyage littéraire à la découverte de l’Autre. Cosmopolis est entrée dans cette «bibliothèque humaine» et ramène différents témoignages de migrants.

Viviane Forrester ne dénoncera plus «l’Horreur économique» (vidéo)

La romancière et essayiste est morte jeudi à l’âge de 87 ans.

Femme de lettres et de conviction, la romancière et essayiste française Viviane Forrester, auteure du best-seller international L’Horreur économique, est décédée mardi à l’âge de 87 ans, chez elle, à Paris, a annoncé son fils, jeudi.

Après avoir connu le succès comme romancière, avec Ainsi des exilés, Vestiges, Le grand festin ou L’oeil de la nuit, Viviane Forrester, née Viviane Dreyfus le 29 septembre 1925 à Paris, a acquis une renommée internationale avec son essai politique L’Horreur économique (Fayard), prix Médicis essais 1996 de l’essai, féroce critique de l’ultralibéralisme, traduite en une trentaine de langues. Viviane Forrester était aussi membre fondateur en 1998 du collectif altermondialiste Attac.
(…) Libération

Nous rediffusons à cette occasion cet intéressant documentaire sur la dictature de la pensée unique.

« Russie, le conditionnement d’une jeunesse formée à la guerre » (doc RTBF diffusé sur LCP)

« Un été avec Anton »

Propagande, uniformes, maniement des armes… Enquête sur ces camps de vacances très spéciaux qui se multiplient en Russie depuis la réélection de Vladimir Poutine.
Anton, 12 ans, vit dans la banlieue de Moscou, sa mère travaille à l’étranger. C’est l’été, et il s’occupe à la maison, agace tendrement sa grand-mère, ou joue avec ses copains. Comme pour n’importe quel garçon de son âge, l’été devrait être le temps des expériences, des découvertes, de la joie.

Mais bientôt, à l’instar de 60 % des enfants russes, Anton va rejoindre le camp d’été de l’école paramilitaire Kaskad, qui transforme des enfants en soldats, pour répondre aux menaces terroristes en Russie. Il y investit tout son courage et toute sa force. L’exercice de la guerre a remplacé les jeux et Anton s’apprête à tuer l’enfant qui est encore en lui.

Préparations physiques, conversations de chambrées, cours de maniement d’armes ou de propagande anti-tchétchène, ce documentaire expose sans faux-semblant le conditionnement d’une jeunesse formée à la guerreDocs ad Hoc – LCP

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Ce documentaire est fortuitement diffusé peu de temps après l’attentat de Boston. On appréciera la concomitance des mises en garde de la Russie de Poutine sur les frères tchétchènes Tsarnaev, responsables de l’attentat de Boston, et le parti-pris du documentaire prétendant dénigrer le patriotisme viril de la nation russe, et sa légitime vigilance sur la menace islamiste au nord Caucase (cf la présentation ci-dessus proposée par LCP).

Un été avec Anton