« On s’en prend à nos compatriotes d’origine, de culture ou de foi musulmane et il faut en finir avec ça ! » (Plenel/RMC)

Edwy Plenel est l’invité de Jean-Jacques Bourdin. Il s’en prend vivement au Front National et loue la diversité.

« Qu’est-ce que le piège du Front National ? C’est de dire aux gens ‘Comme vous êtes malheureux, prenez-vous en  à votre voisin, à celui qui n’a pas la même religion que vous, la même identité, la même apparence etc.’ Quand les pauvres se font la guerre, quand les pauvres dans la diversité de notre peuple (qui est un peuple  de brassage, de mélanges) se font la guerre, les riches et les oligarques ont la paix. Le Front National ne fait pas la politique du peuple. » – Edwy Plenel

—————— Complément (2009)

Edwy Plenel [vidéo : à 3'30"]
« Je crois que [Christophe Colomb] est vraiment métissé… C’est la résonance avec notre époque. Avec la Reconquista, avec la fin de cette Espagne métissée, c’est un moment de clôture, de crispation, de l’Europe. Il n’y a pas des résonances avec notre époque ? Où on a peur, où l’Occident se crispe ?  Une époque de crispation identitaire ? »

via groutard

Les couvents vides doivent servir ”pour les réfugiés”, affirme le pape

Une visite strictement « privée », voilà comment a été présentée la visite, mardi 10 septembre, du pape François au Centre Astalli de Rome.

En réponse à une invitation du père Giovanni La Manna, directeur de ce centre administré par le Service des jésuites pour les réfugiés, le pape est allé à la rencontre des migrants qui viennent chercher une aide dans ce lieu.

Durant son discours, il a insisté sur le fait que « la charité qui laisse le pauvre tel qu’il est ne suffit pas ». Estimant que « la vraie miséricorde demande justice, veut que le pauvre puisse trouver la voie pour ne plus l’être », François a notamment lancé un appel aux ordres religieux et à l’Eglise toute entière : « Les couvents vides ne servent pas à l’Eglise pour qu’elle les transforme en hôtels pour gagner de l’argent. Les couvents vides ne sont pas à nous, ils sont pour la chair du Christ : les réfugiés ».[...]

La Vie

Valérie Trierweiler aux côtés des jeunes Franciliens « oubliés des vacances » (MàJ vidéo)

La compagne du Président est arrivée ce mercredi en toute fin de matinée à Cabourg pour soutenir l’opération « Tous à la plage » du Secours populaire.


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Depuis 1979, le Secours populaire français organise, après le 15 août, dans toutes les régions de France, « la Journée des oubliés des vacances » pour les enfants qui n’ont pas pu partir en vacances. Ce mercredi, 5000 jeunes d’Iîle-de-France passent la journée à Cabourg. 120 cars ont été mobilisés. La compagne du Président de la République est du voyage. Valérie Trierweiler a été accueillie par les élus locaux, le maire de Cabourg Jean-Paul Henriet, et la députée Nicole Ameline.

France 3

Hervé Gattegno : «Si François est le pape des pauvres, qu’il le prouve !»

Interview d’Hervé Gattegno sur le Pape François dans Le Point. Il demande des «éclaircissements» sur son passé en Argentine et veut des preuves de sa charité envers les pauvres.

Sur le fonctionnement de l’Église, est-ce qu’on peut espérer d’autres efforts du nouveau pontife ?

De la modernité, mais c’est une qualité que même les hagiographes ne lui prêtent pas – ses discours sur l’homosexualité font froid dans le dos.

Qu’est-ce qu’il devrait faire pour cela, d’après vous ? Vous trouvez que l’Église catholique n’est plus assez charitable ?

On connaît l’adage : «Charité bien ordonnée… » Le Vatican est richissime. Son patrimoine immobilier est estimé à plusieurs milliards d’euros. Plus les recettes du tourisme religieux (4 milliards par an) et des avoirs bancaires dont on ne sait rien.

Si le pape veut secourir les pauvres, il peut faire mieux que prendre l’autobus : céder une grande part de ces biens à des États, des fondations humanitaires, ou au moins en faire des logements sociaux<, des hôpitaux, des dispensaires. Ce serait une décision politique... et historique.

Comme de renoncer aux exemptions fiscales : il a fallu attendre l’an dernier pour que le Vatican soit imposable sur ses biens – et encore, sous la pression de la Commission européenne. […]

Le Point

La moitié des Américains sont officiellement pauvres

Alors qu’il n’est plus un secret que presque 50 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, de nouvelles statistiques du Bureau de recensement des Etats-Unis montrent que presque 100 millions sont des citoyens dits à faible revenu, la moitié de la population est donc officiellement pauvre.

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Lutte des classes « made in USA »

Une tribune libre de Patrick Reymond

"Qu'est-ce qui est mieux pour l'économie ? Faut-il que je craque tout, ou que je mette tout de côté ?" (caricature américaine, mars 2009)

Les USA ne produisent désormais que du papier chiotte et de la lutte des classes.

Un article paru dans « Economist’s View » donne le la : 80% de la population a vu ses revenus décroître depuis 1979 ; seuls les 20% restants, au haut de l’échelle sociale, ont vu les leurs croître, encore faut-il différencier.

Le 1% le plus riche, dont le revenu explose ( + 740 000 $), fait monter A LUI SEUL, la dernière tranche de la population ; sans ce 1%, les 19% vivent, au mieux, la stagnation…

En France, on songe encore à leur faire des gâteries : abandon du bouclier fiscal (600 millions €), contre suppression de l’ISF (3 milliards €). Elle est pas belle, la vie ?

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France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

D’une part, «il y a de plus en plus de bas salaires, de plus en plus d’embauches au SMIC», explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, «car il y a une pression très forte pour réduire les coûts du travail». Un phénomène couplé avec l’externalisation des emplois les moins qualifiés, qui ne profitent pas des avantages sociaux de l’entreprise principale.

D’autre part, «pour ceux qui ont des compétences particulières, il y a une augmentation très importante des rémunérations», analyse Henri Sterdyniak. Pour éviter de voir ces cadres fuir à l’étranger, ils sont notamment rémunérés avec des stock options. Conséquence : ils ont intérêt à ce que la rémunération du capital soit la plus forte, en limitant [notamment] les salaires.

Plus globalement, pour Nicolas Bouzou, économiste et dirigeant de la société d’analyse Asterès, le «problème fondamental est celui de la croissance. Le PIB a peu augmenté, alors que la part des classes supérieures a beaucoup grossi». La part du gâteau à se partager, pour les classes moyennes et les plus pauvres, est donc plus mince.

«On assiste à un écrasement des classes moyennes, dont les salaires ont moins l’occasion de progresser», explique Nicolas Bouzou. «On est passé d’une société en pyramide à une société en sablier», selon un processus décrit par Jean-Marc Vittori. «C’est un phénomène très structurant pour l’économie, la consommation. On n’aurait par exemple pas un tel débat sur le bouclier fiscal, s’il n’y avait pas un problème» de redistribution, analyse l’économiste.

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Le nombre de personnes à très hauts revenus a explosé

Entre 2004 et 2007, le nombre de personnes gagnant plus de 500.000 euros a augmenté de 70 %, observe l’INSEE. Par le jeu des niches, leur taux moyen d’imposition est assez faible. La crise a sans doute stoppé le phénomène.

(…) le nombre de riches a  » explosé «  entre 2004 et 2007, la période de référence observée par l’INSEE. Ainsi,  » le nombre de personnes dépassant les 100.000 euros de revenus annuels s’est accru de 28 %, celui dépassant les 500.000 euros de 70 % « , note l’INSEE. Les effectifs de cette catégorie sont passés sur la période de 6.500 personnes à 11.000.

Sur la période 2004-2007, ce sont les revenus du patrimoine (+ 46 %) et les revenus exceptionnels (+ 55 %), par exemple les plus-values ou les levées d’option, qui ont tiré l’ensemble. Les revenus directs du travail n’ont, eux, progressé  » que «  de 11 % sur la période. Le revenu moyen des 90 % de Français les moins dotés ayant progressé de 9 % sur la période,  » c’est une augmentation des inégalités par le très haut « , souligne Julie Solard, de l’INSEE.

Alors qu’ils devraient, compte tenu du barème progressif de l’impôt sur le revenu, subir une imposition d’environ 36 %,  » pour les personnes très aisées et les personnes les plus aisées, le poids de l’imposition [...] est de l’ordre de 25 % seulement « , note l’INSEE. En moyenne, les ménages fiscaux les plus aisés acquittent 270.000 euros d’impôt sur le revenu. Pour l’ensemble du 1 % de très hauts revenus, le taux moyen d’imposition est de 20 %.

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Afrique du Sud : le gâchis de la réstitution des terres ?

Le gouvernement ANC s’est rendu à l’évidence : la réforme agraire est un échec. Il a ainsi renoncé à son objectif de redistribuer un tiers des surfaces arables aux Noirs d’ici à 2014. Reportage dans la province du Limpopo.

"Tuez le Boer, tuez le fermier !"

Etienne Cannaerts, un Belge de 61 ans installé depuis six ans à Lephalale (province du Limpopo, nord de l’Afrique du Sud), avait-il été séduit par la beauté du paysage ? On ne le saura jamais. Le 26 janvier, il a été kidnappé sur sa ferme, ligoté et égorgé.

Depuis le début de l’année, trois fermiers blancs sont tués chaque semaine en Afrique du Sud. «Depuis la fin de l’apartheid, cela fait 3367 morts», affirme Théo De Jager, le vice-président du syndicat Agri SA. Proies faciles en raison de leur isolement, les fermiers sont, après les policiers, les premières victimes de l’effroyable criminalité dans le pays.

Le 8 mars, le ministre de la Police, Nathi Mthethwa, s’est engagé à renforcer la lutte contre «ces meurtres insensés, qui ne sont ni politiques, ni racistes» [sic].

Le très controversé président des Jeunes de l’ANC, Julius Malema, a ainsi entonné deux fois, ces derniers jours, la chanson de son prédécesseur, Peter Mokaba, « Tuez le boer! Tuez le fermier ». Un slogan pourtant condamné comme «incitation à la haine» par la Commission sud-africaine des droits de l’homme.

Depuis la fin de l’apartheid, le gouvernement a racheté près de 6 millions d’hectares au prix du marché : les Noirs contrôlent au­jour­d’hui 20% des terres arables du pays, contre 13% en 1994.

«Le gouvernement donne les fermes à des gens pauvres, qui n’ont pas forcément envie de faire de l’agriculture. Alors ils revendent tout ce qu’ils peuvent», explique Whiskey Kgabo, le regard grave. En 1992, ce fermier noir jadis prospère avait acheté une exploitation, grâce à l’aide du gouvernement d’apartheid. En 2005, il a été forcé de la revendre. «Mais je n’ai reçu que la moitié du prix convenu. Je me retrouve sur la paille à cause de l’ANC !»

Le gouvernement a reconnu, le mois dernier, son échec : selon le ministre du Développement rural, Gugile Nkwinti, «plus de 90% des fermes (restituées à des communautés noires) ne sont plus productives».

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La pauvreté augmente de nouveau

Le dernier rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) reconnaît officiellement l’échec du gouvernement à réduire la pauvreté. La récession y est évidemment pour quelque chose…

L’Observatoire livre une batterie particulièrement riche de données, qui permet de comprendre la pauvreté ; notamment, via 11 indicateurs phares, du taux de pauvreté à la part des demandeurs d’emploi non indemnisés, en passant par les inégalités de revenus.

Mais ces données, publiées début 2010, posent problème : elles portent en effet au mieux sur l’année 2007, pour la plupart des indicateurs. Ce qui signifie qu’elles ne prennent pas en compte l’effet du retournement économique majeur intervenu depuis deux ans.

Selon cet organisme, la récession devrait avoir pour effet une hausse de 240 000 du nombre de personnes pauvres au seuil de 60 % du revenu médian et une élévation du taux de 0,3 points du taux de pauvreté, de 13,4 à 13,7 % [soit 8 millions de personnes].

L’Observatoire reconnaît au passage que, dans ce contexte, les objectifs gouvernementaux de réduction d’un tiers de la pauvreté d’ici 2012 ne seront pas tenus : « l’indicateur n’évoluera pas spontanément de façon favorable » (sic).

L’écart de revenus entre les plus riches et les plus pauvres s’est creusé de 4 850 euros entre 1996 et 2007. Une partie de cet écart résulte directement des cadeaux fiscaux aux plus aisés.

La mise en place de la prime pour l’emploi ou du revenu de solidarité active (RSA) ne change rien, en particulier, à la situation de ceux qui ne travaillent pas. Comme le remarque l’ONPES, depuis 1990 le pouvoir d’achat des minimas sociaux stagne. Le RMI, qui représentait 48,7 % du Smic en 1990, n’en pèse plus désormais que 43,7 %.

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