Leçons de la crise islandaise: laisser les banques faire faillite

Le spectaculaire rétablissement économique de l’Islande, au bord de la banqueroute il y a trois ans, enseigne qu’un gouvernement doit laisser les banques faire faillite plutôt que de s’attaquer au contribuable, relèvent des analystes.

L’île de l’Atlantique nord a vu ses trois plus grandes banques s’effondrer à l’automne 2008 dans le sillage de la crise mondiale et de la faillite du géant financier américain Lehman Brothers.

Les banques sont devenues insolvables en quelques semaines et Reykjavik n’a pas eu d’autre choix que de les laisser faire faillite et de demander une aide de 2,25 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI).»

Les actifs du secteur bancaire islandais étaient onze fois plus élevés que le produit intérieur brut (PIB) du pays.

Laisser couler

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Crise : le système est au bord du gouffre ? Faisons un pas en avant !

La violence de la crise aurait dû provoquer une remise en question du système. Paradoxalement, la rapidité du sauvetage et les moindres conséquences de la crise par rapport à celle de 1929 font que rien n’avance. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir les solutions en main.

Des intellectuels alternatifs se sont levés

Venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd, Jean-François Kahn ce week-end sur son blog dans un très bon papier), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion), un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels nous proposent des solutions pour refonder le système économique. Laurent Pinsolle propose ici les 18 mesures emblématiques qu’il a retenues. Oui, un autre monde est possible !

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L’Europe de Maastricht et Lisbonne à bout de souffle

Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue.

Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies européennes.

Les crises irlandaises, espagnoles ou grecques, montrent que la bonne croissance de ces pays pendant les années 2000 ne reposait que sur une bulle, qu’ils paient bien cher aujourd’hui, puisque le PIB de l’Irlande a baissé de 10% en deux ans, que le chômage atteint 20% en Espagne et que la Grèce est aujourd’hui soumise à un plan d’austérité draconien. Bref, au final, personne n’a vraiment profité de l’euro et chaque jour qui passe le démontre, de manière de plus en plus claire.

Mais l’échec économique européen est complété par un échec institutionnel patent. Là encore, on nous avait vendu le Traité Constitutionnel Européen, puis le traité de Lisbonne, comme des moyens, pour l’Europe, de fonctionner de manière plus efficace. Las, même Daniel Cohn-Bendit finit par dénoncer le fonctionnement de l’Union Européenne.

2010 sera peut-être le début de la fin, pour cette Union Européenne d’inspiration fédéraliste et néolibérale. Son échec patent, sur tous les fronts, pourrait bien encourager les peuples à soutenir les partisans d’une autre Europe, plus respectueuse des peuples.

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