Pourquoi l’antiracisme est voué à disparaitre (Radio Courtoisie)

Radio courtoisie, LJ des idées politiques du 10 août 2012
Max Lebrun recevait lors d’une émission consacrée à la question de l’antiracisme Paul-François Paoli, journaliste, écrivain, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé: « Pour en finir avec l’idéologie antiraciste ».

(Merci à Romégas)

L’idéologie antiraciste vit dans un monde où les innocents ne deviennent coupables que par accident

Alors que les racistes avérés sont devenus très marginaux dans nos sociétés, l’antiracisme s’est mué en une idéologie à la fois diffuse et contraignante qui outrepasse largement sa raison d’être. Extraits du livre de Paul-François Paoli : « Pour en finir avec l’idéologie antiraciste »

Pourquoi est-il si difficile d’évoquer la petite et moyenne délinquance qui empoisonne la vie des gens, ainsi qu’Éric Zemmour en a fait l’expérience ? Parce que le postulat fondamental de l’antiracisme idéologique est que toutes les attitudes négatives – violence, incivilités, machisme violent, insubordina­tion scolaire – que l’on peut constater chez certains individus d’origine extra-européenne, notamment africaine ou maghrébine, même quand ils sont natu­ralisés français, sont explicables par la sociologie victimaire ambiante et réductibles à elle. Elles ne relèvent jamais de la négativité, de la haine ou du res­sentiment. Autrement dit, si vous êtes victime d’une agression symbolique ou physique venant de ce que les sociologues appellent les « jeunes en difficulté » – comme si vous, chômeur, précaire, étudiant fau­ché ou simple citoyen, n’étiez pas en difficulté –, votre agresseur est, lui aussi, par principe, une vic­time, ce qui explique qu’il vous agresse aujourd’hui.

L’idéologie antiraciste est un rousseauisme primitif qui conçoit un monde où les innocents ne deviennent coupables que par accident, ce dernier étant toujours d’ordre social. Les vrais coupables sont bien sûr ceux qui sont responsables, très loin en amont, des causes de cette violence : les urbanistes qui ont construit des cités ghettos de banlieue, les militaires colonia­listes qui, il y a maintenant plus de cinquante ans, torturaient en Algérie, sans oublier les industriels qui exploitaient la main-d’œuvre immigrée dans les années 1960. Ce sont eux les vrais coupables de votre agression présente.

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Quand les journalistes arrangent les faits de peur d’alimenter le racisme

Alors que les racistes avérés sont devenus très marginaux dans nos sociétés, l’antiracisme s’est mué en une idéologie à la fois diffuse et contraignante qui outrepasse largement sa raison d’être. Extraits du livre de Paul-François Paoli : « Pour en finir avec l’idéologie antiraciste » (1/2).

Le « racisme », ou ce qui passe pour tel, est semblable à ce qui était perçu autrefois comme une grossièreté ou vulgarité par les bourgeois et les honnêtes gens. Parler de sexe au XIXe siècle était réprouvé. Tenir des propos critiques sur telle ou telle communauté ethnique tient aujourd’hui lieu d’obscénité chez les gens bien élevés, même s’il est notable que tous les peuples ne sont pas logés à la même enseigne.

Blaguer sur les Japonais conformistes et disciplinés n’est pas toujours mal vu. Mais suggérer que les jeunes Africains seraient moins performants à l’école que les jeunes Chinois relève de la transgression. De fait, certaines popula­tions sont plus ou moins bien loties dans l’auberge espagnole de la mauvaise conscience occidentale et cela s’en ressent dans les mille précautions séman­tiques que nous utilisons.

Les militants de l’antiracisme idéologique détestent la complexité comme la peste. Eux voient le monde en noir et blanc : les méchants racistes contre les bons immigrés. Tribalat écorche le moralisme paresseux des journalistes, qui s’en tiennent souvent à des stéréotypes, mais elle met aussi en cause cer­taines institutions. Parmi elles, la Commission natio­nale consultative des droits de l’homme, chargée, chaque année, de remettre un rapport au gouverne­ment sur le prétendu racisme des Français.

À la lec­ture du chapitre que Michèle Tribalat consacre aux sondages pratiqués par cette institution qui, depuis la loi Gayssot de 1990, peut poursuivre en justice les manifestations et les écrits considérés comme racistes, on a le sentiment inquiétant d’habiter l’un de ces régimes soviétisés qui avaient choisi de museler le réel pour se rassurer. Ainsi, « la CNCDH a réglé la ques­tion du rapport au réel en le congédiant purement et simplement », écrit la démographe. (…)

on a le sentiment inquiétant d’habiter l’un de ces régimes soviétisés qui avaient choisi de museler le réel pour se rassurer.

À cette aune, c’est non seulement des mil­lions de Français qu’il faut incriminer, mais aussi une bonne partie du personnel politique vivant, sans oublier les morts eux-mêmes, à commencer par de Gaulle qui aurait assuré à Alain Peyrefitte : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes tout de même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Nul doute que selon les critères ésotériques de la fameuse commission, de Gaulle aurait eu quelques comptes à rendre ! Il serait probablement rangé parmi les mauvais Français par des gens que nous n’avons pas élus…

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