Polémique Cherki-Kalfon au PS : Ne pas «insulter» le Medef

François Kalfon, secrétaire national du PS, a jugé aujourd’hui qu’il n’y avait rien à gagner à «insulter» le Medef, alors que le député-maire socialiste du XIVème arrondissement de Paris Pascal Cherki a adressé son «mépris républicain» à l’organisation patronale.

«Bonne année à toutes et tous sauf aux exilés fiscaux et au Medef qui ne méritent que notre mépris républicain», a twitté M. Cherki, suscitant l’indignation à droite.

Interrogé par Radio Classique et Public Sénat sur un tweet en ce sens de l’élu parisien, M. Kalfon a répondu: « Je pense que nous ne gagnons pas à insulter – il n’y a pas d’autre mot – l’un des partenaires de la démocratie sociale ». «Nous ne sommes pas d’accord avec les positions du Medef, bien loin de là, mais nous avons besoin de tout le monde», a poursuivi l’animateur du mouvement Gauche Populaire (élus socialistes et intellectuels) qui est aussi secrétaire national du PS en charge des études d’opinion.

«J’ai envie de dire à Pascal Cherki une chose simple: pour redistribuer de la richesse, il faut en créer, et je ne vois pas comment, en dehors d’une économie administrée, nous pourrions le faire sans les entreprises», a ajouté M. Kalfon. […]

Le Figaro

75% : ces « pleureuses » qui ont fait le forcing auprès d’Hollande

La taxe annoncée sur les très hauts revenus est en passe de s’assouplir. Et pour cause… Les riches patrons ont fait le siège de l’Elysée pour la torpiller.

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François Hollande les a surnommés les « pleureuses ». C’est sa manière d’ironiser sur tous ces « riches » qui, depuis son élection, défilent en rangs serrés pour le dissuader de taxer les revenus de plus de 1 million d’euros par an à 75%. Ils le convient à déjeuner ou harcèlent ses amis, ses conseilleurs, ses ministres et ses camarades de la promotion Voltaire de l’ENA. Un enfer ! [...]

Le lobbying a été efficace. [...] La supertaxe de 75%, censée toucher 3.600 foyers et rapporter aux alentours de 600 millions d’euros par an, ne devrait finalement concerner qu’un millier de personnes pour une durée exceptionnelle de deux ans. Exonérés, les footballeurs et les artistes, au prétexte qu’ils sont des « créateurs » et que leurs gains sont « aléatoires ». A ce rythme-là, il faudra aussi exempter les notaires, les banquiers ou les avocats d’affaires qui ont des revenus irréguliers !

Il n’est sans doute pas aisé de résister aux pressions des riches. En public, leur discours reste policé. Ils parlent de « taxation punitive » ou d’« impôt confiscatoire » en faisant traîner le « oare », comme si cet adjectif était insuffisant à exprimer leur profonde douleur. Mais en privé, quelles outrances ! « Cette mesure est inique », s’étrangle le dirigeant d’une entreprise financière qui exige l’anonymat comme si les sans-culottes étaient déjà à sa porte, tandis qu’un autre lance, hystérique : « Les 75%, c’est du viol ! »

Plus sophistiqué, un éminent représentant de la classe dirigeante française a obtenu un franc succès dans les milieux fortunés en développant sa thèse d’une « seconde révocation de l’édit de Nantes ». « La décision de Louis XIV en 1685 d’interdire le protestantisme a eu des conséquences désastreuses sur l’économie française, explique-t-il très sérieusement au « Nouvel Observateur ». Les horlogers sont partis à Genève, d’autres artisans qualifiés à Berlin ou à Amsterdam. Et la moitié des officiers de la marine royale a choisi l’Angleterre ! Voilà ce que l’on risque avec ce type de fiscalité. » C’est donc ainsi que les riches perçoivent François Hollande… Un roi idéologue pourchassant les millionnaires comme Louis XIV réprimait les huguenots. Car les riches, cela va sans dire, se considèrent comme une minorité opprimée, victimes d’une nouvelle guerre des religions ! [...]

Le Nouvel Obs’

Terra Nova plaide pour un pacte entre la gauche et le patronat

Le think tank Terra Nova, présidé par le député PS Olivier Ferrand, brutalement décédé ce week-end, publie un rapport sur les conditions de la compétitivité. Centré sur le redressement industriel et cosigné par l’ancien patron de Renault Louis Schweitzer, il plaide pour la baisse du coût du travail. (…)

Les Echos

« La gauche a diabolisé l’aspiration légitime du peuple le plus fragile à la sécurité. Folie ! Ça a fait le jeu du FN ! » (Kahn/RMC)

Dans les GG de RMC, Jean-François Kahn s’inquiète de voir la possible élection de Marine Le Pen en 2017. Avec Sophie de Menthon, Marie-Anne Soubré et Johnny Blanc, ils analysent le manque de réalisme de la gauche.

« Mélenchon propose la régularisation automatique des sans-papiers. [...] Quelque part, l’immigration libre, c’est la revendication du patronat le plus réactionnaire ! Et voir qu’une des gauches qui se dit gauchiste s’aligne sur la patronat le plus réactionnaire, comment voulez-vous qu’il soit compris du peuple ? » – Jean-François Kahn

Angers / Cholet (49) : la CFDT organise des rencontres entre des patrons d’entreprises et des jeunes « discriminés »

En février à Angers, une rencontre va être organisée entre des patrons d’entreprises et des jeunes des quartiers populaires. « C’est une action que nous mènerons aussi à Cholet, au cours de l’année 2012 », précise le syndicaliste.

« La couleur de peau, le nom à consonance étrangère, posent toujours des problèmes », explique Didier Motard, représentant de la CFDT choletaise, en charge des discriminations raciales.

Les jeunes diplômés et salariés, Français issus de l’immigration, sont « les principales victimes de la discrimination à l’embauche », souligne-t-il. [...]

Ouest-France

Les patronats français, italien et allemand appellent à un nouveau traité européen

Les confédérations patronales française, allemande et italienne ont lancé samedi 8 octobre un appel solennel à plus d’intégration en Europe, en demandant la mise en chantier d’un nouveau traité susceptible de surmonter « les déficiences actuelles de la zone euro ».

Dans leur texte, les trois organisations patronales réclament « des finances publiques solides », des économies compétitives, « un engagement politique » et « une Europe plus forte ».

Afin que puissent être établies les fondations d’une Europe du XXIe siècle prospère et politiquement forte, nous demandons à l’Union européenne de lancer le chantier d’un nouveau Traité, qui constituera une étape nouvelle vers une Union politique et économique plus étroite », ont affirmé le Medef français, le BDI allemand et la Cofindustria italienne dans un communiqué commun.

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L’espace Schengen est-il menacé par le «populisme» ?

Pierre Lévy du Nouveau BRN (Bastille République, Nation) affirme que la logique de libre circulation de l’espace Schengen débouche sur la surexploitation des immigrants du Sud.

Que ce soit les Finlandais qui décident de qui peut immigrer en Finlande, voilà en effet un scandale qui dépasse l’entendement selon Josep Borell.

Dans une récente interview l’ancien président espagnol de l’europarlement, Josep Borell, s’étrangle de rage contre les résultats du scrutin finlandais du 17 avril, où le parti «les Vrais Finlandais» s’est hissé au devant de la scène : «(son) programme électoral disait : « seuls les Finlandais peuvent décider de qui a le droit d’aller en Finlande ». Ce qui est une négation pure et simple de l’Union européenne».[…]

De fait, de même que la suppression des monnaies nationales tend à abolir la possibilité pour un pays de décider de ses propres choix économiques, de même, l’«espace sans frontière» que constitue la zone Schengen retire aux Etats le droit de déterminer leur propre politique migratoire. A la plus grande joie du patronat européen : plus nombreux sont ceux qui arrivent sur le marché du travail, plus les salaires peuvent être tirés vers le bas. […]

Il faut donc avoir le courage politique de s’opposer clairement à l’immigration, tant légale que clandestine (cette dernière étant en outre porteuse des trafics de main d’œuvre les plus sordides). Ce qui passe nécessairement par la reconquête de la maîtrise des frontières nationales, n’en déplaise à M. Borell et à ses innombrables acolytes idéologiques. Dénonçant les entorses envisagées aux règles Schengen, ce dernier précise d’ailleurs l’objet de son véritable courroux : «Les gouvernements ne sont pas vraiment coupables ; c’est le peuple qui ne demande pas plus d’Europe».

Marianne 2

«L’immigration, une chance pour le patronat» : Malika Sorel censurée par TF1 ?

Un professeur d’économie a demandé à la sociologue Malika Sorel de le remplacer au journal de 20 heures de TF1 pour commenter les liens entre flux migratoires actuels, monde économique et chômage. TF1 n’a pas retenu ses analyses.

Le patronat, aidé par certains médias et par la collaboration d’une partie de la classe politique, abolit nos frontières afin d’empêcher les salaires de se tendre suffisamment »

[...] Sur ce, TF1 me demande de développer ma vision du sujet. J’évoque entre autres les secteurs d’emploi concernés ; l’impératif de former les chômeurs actuels, y compris ceux de certaines banlieues qui sont surreprésentés dans les chiffres du chômage ; l’effet de l’immigration, qui participe à prévenir l’apparition d’une tension sur les salaires. C’est pourtant cette tension qui conduirait à une revalorisation de nature à susciter l’intérêt d’une partie des chômeurs pour les emplois actuellement non pourvus. Mon interlocuteur de TF1 me dit alors : « nous avons déjà contacté plusieurs experts. Nous reviendrons vers vous si c’est vous que nous retenons. » Ma ligne n’a finalement pas été retenue. Voici celle qui l’a été, qui vient comme par hasard en appui des propos de Laurence Parisot, et que vous pouvez découvrir à 6’20.

Ne dites pas que c’est la faute des immigrés, puis de leurs familles (qui finissent toujours par les rejoindre), si le patronat, aidé par certains médias et par la collaboration d’une partie de la classe politique, abolit nos frontières afin d’empêcher les salaires de se tendre suffisamment. Les premiers responsables de la situation catastrophique dans laquelle la France se trouve aujourd’hui sont des Français de souche européenne ! Cela fait mal, mais c’est la simple vérité.

Blog de Malika Sorel

(Merci à Français de cœur)

Quand le patronat achetait au Gouvernement Chirac le droit d’importer sa main-d’oeuvre étrangère (vidéo)

André POSTEL-VINAY, ex-secrétaire d’état aux immigrés, parle du travail des immigrés en France. Nommé le 28 mai 1974 comme Secrétaire d’État auprès du ministre du Travail, chargé des Travailleurs immigrés dans le Gouvernement Jacques Chirac, il démissionne le 22 juillet 1974. (JT A2 20H – 29/07/1983)

Les «jeunes des quartiers» intéressent les patrons et l’ambassadeur des Etats-Unis

D’ici à ce soir, 8 000 diplômés «issus des banlieues» de toute la France, rencontrent des dirigeants de grandes entreprises à Disneyland Paris pour tenter de décrocher un emploi. L’ambassadeur des Etats-Unis, Charles Rivkin, participera à ce forum.

A l’occasion du premier grand forum de l’emploi lancé par l’association «Nos quartiers ont des talents» en partenariat avec le géant des loisirs, une belle brochette de mécènes — dirigeants de grandes entreprises du CAC 40, présidents d’université et collectivités partenaires — ont répondu à l’appel de cette structure d’aide à l’insertion lancée en 2005 par le Medef de Seine-Saint-Denis.

En présence notamment de Charles Rivkin, et de Claude Bébéar, l’ex-PDG d’Axa engagé dans le mécénat humanitaire, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a profité de l’occasion pour affirmer l’engagement du syndicat patronal dans l’insertion des jeunes des quartiers. «Je commence cet après-midi une série de rencontres avec les responsables syndicaux pour trouver des solutions au chômage des jeunes», a notamment annoncé Laurence Parisot, avant de rendre hommage «au modèle» de l’association «Nos quartiers ont des talents». (…)

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Immigration: pourquoi le patronat en veut toujours plus

Parce que l’immigration permet de payer les salariés toujours moins. C’est ce que dit un rapport du très sérieux et très officiel Conseil d’analyse économique, intitulé «Immigration, qualifications et marché du travail.»

On se souvient du président Pompidou avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.

Quarante ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Au contraire, les appels à l’immigration viennent toujours du même côté, et toujours pour les mêmes raisons. Seule différence : les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le cercle du BTP ou de la restauration pour atteindre des professions autrefois épargnées telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

Ainsi, les rapports de la Commission européenne, du Medef ou du Business Europe (le Medef européen) n’ont eu de cesse depuis plusieurs décennies d’en appeler à toujours plus d’immigration. En 2008, le célèbre rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, dressait un tableau de plus de 300 mesures d’inspiration très libérale, parmi lesquelles une accélération de l’immigration. C’est d’ailleurs cette pente que suit le président de la République depuis son élection, à travers ce qu’il a nommé « l’immigration choisie. »

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Economie : que faire ?

Par Patrick Reymond

Les différentes solutions sont très simples et ramènent à un monde antédiluvien : les Trente Glorieuses.

Lesdites années se sont caractérisées, non pas par une forte croissance, mais par un certain paramétrage, qui a permis la croissance.

D’abord, il faut purger la dette.

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