Mort d’Alain Mimoun, légende de l’athlétisme français

Champion olympique du marathon à Melbourne en 1956, Alain Mimoun est décédé jeudi soir à l’âge de 92 ans. [...]

Il détient encore à ce jour les records de France du 5000m, du 10.000m et du 20.000m. Alain Mimoun, l’un des grands noms de l’athlétisme français, est décédé jeudi soir à l’âge de 92 ans, a annoncé vendredi la Fédération française d’athlétisme. Il avait notamment marqué l’histoire de son sport en remportant le marathon lors des Jeux olympiques de Melbourne, en 1956. Une course d’anthologie où il avait dominé le Tchèque Emil Zatopek. [...]

« J’ai fait dix fois le tour du monde. Pour moi, rien ne vaut la France ! » – Alain Mimoun

Né musulman, Alain Mimoun est un fervent catholique converti en 1955 après un voyage sur les pas de sainte Thérèse de Lisieux ; le champion olympique s’est fait construire une chapelle dans le cimetière de Bugeat, en Corrèze. – Wikipédia

TF1 NewsFrance 3

Jean-Luc Mélenchon à Alger : «La repentance ? Une belle perte de temps»

Par Jean-Luc Mélenchon a animé mardi une conférence à l’Institut français d’Alger. Il a évoqué la «Révolution algérienne», qualifiée de «guerre civile», et la repentance par des formules à l’emporte-pièce, à la Mélenchon, qui n’a pas manqué de susciter quelques grincements de dents.

La France, c’est aussi moi, et moi je n’ai martyrisé personne, ni mes ancêtres.

S’il s’est gardé de critiquer ouvertement le gouvernement algérien et encore moins les autorités de son pays, M. Mélenchon a distillé, subtilement il est vrai, quelques piques. Au cours de sa conférence comme pendant le point de presse, le leader du Front de gauche a répété à l’envi qu’il est un patriote français qui aime son pays. Une manière, peut-être, de suggérer qu’il n’y a pas lieu de trop espérer une quelconque critique de sa part à l’égard du gouvernement Hollande.

La repentance de la France pour les crimes coloniaux commis en Algérie ? Il ne veut pas en entendre parler, allant même jusqu’à qualifier la focalisation sur cette question de «belle perte de temps».

Si les Algériens ne sont pas contents des contrats, ils n’ont qu’à en signer d’autres avec d’autres pays.

N’est-il pas gêné par le fait que les relations algéro-françaises se résument presque aux seuls gros contrats pour les entreprises de l’Hexagone ? «C’est qu’il doit y avoir un manque des deux côtés, non ? La vie des nations est faite aussi de contrats», a-t-il rétorqué. […]

Liberté Algérie

2012 : un échec pour les patriotes

Tribune Libre de Paysan Savoyard

Avec désormais quelques mois de recul, il n’est pas inutile de revenir sur les résultats des élections présidentielle et législatives afin de tenter d’en tirer quelques enseignements. Pour le camp des « patriotes », on peut considérer que ces élections ont été un échec.

MLP

  • Un échec relatif…

Le bilan, certes, n’est pas catastrophique. Premier élément positif : Marine Le Pen s’est imposée comme une personnalité de premier plan. Elle sera sans doute considérée à l’avenir comme l’une des principales opposantes au gouvernement socialiste. Notons également l’émergence à ses côtés d’un dirigeant jeune et talentueux, M. Philippot.

En second lieu, l’unité du camp patriote s’est faite derrière Marine Le Pen et il semble que le parti principal de ce courant, le Front national, ne soit pas menacé par le risque de scission, alors que les divisions internes lui avaient fortement nui par le passé.

Sur le plan électoral, troisièmement, le score obtenu efface le mauvais résultat de 2007 : les électeurs « patriotes » qui avaient voté pour M. Sarkozy au premier tour ont cette fois porté leur voix sur Marine Le Pen. Le Front national avait ainsi obtenu en 2007 10,44 % des suffrages exprimés : il atteint cette fois 17,90 %. A l’issue du scrutin de 2007 de nombreux commentateurs avaient diagnostiqué la marginalisation définitive de « l’extrême droite » : 2012 vient de montrer qu’il n’en a rien été.
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Samba Cissé, un «patriote venu d’ailleurs»

Delphine Coulin vient de recevoir le 4e prix Landerneau, créé en 2008 par les Espaces Culturels E.Leclerc, qui récompense un auteur « dont le talent n’a pas encore rencontré un large public » pour son livre Samba pour la France (Seuil). Delphine Coulin est également bénévole à la ­Cimade, l’association de soutien aux migrants.

Son héros, Samba Cissé, réside légalement en France depuis dix ans, jusqu’au jour où il se rend à la préfecture pour faire reconduire son permis de séjour. Il se retrouve alors menotté et envoyé dans un centre de rétention.

Elle a choisi de raconter l’histoire d’un homme qui pourrait exister, à travers le parcours, trop souvent identique, des gens qu’elle y a rencontrés. Des squats insalubres aux faux papiers, humiliations, boulots sordides, trouille et trahisons, jusqu’aux poubelles fouillées pour manger. Mais Samba aime une femme et vénère la France qu’il ne veut pas quitter. Le roman dresse ainsi le portrait d’un patriote émouvant, dans un roman au style souple, sans fioritures ni facilités, qui fait réfléchir mieux qu’un essai.

20 minutes

Raphaël – Le Patriote

Addendum du 15/10/10 :

Raphaël met en ligne aujourd’hui la vidéo, du titre «Le patriote», réalisée par Samuel Benchetrit.

http://www.dailymotion.com/video/xf7ieu

Raphael enlace tendrement la statue de «celle qui a sauvé la France» tout en chantant «cette France moi je la méprise» et en levant le poing au ciel.

Raphaël joue la carte de l’impertinence républicaine (ou patriotique dans ce cas), et a choisi pour ce clip de monter sur une statue de Jeanne d’Arc, celle de la Place des Pyramides dans les beaux quartiers de Paris.

On voit le chanteur arriver seul avec son échelle et s’installer tranquillement à l’arrière du cheval de Jeanne d’Arc.
Puis Raphael enlace tendrement la statue de «celle qui a sauvé la France» tout en chantant «cette France moi je la méprise» et en levant le poing au ciel.
Samuel Benchetrit a choisi une réalisation faussement négligée donnant un style amateur, pour un acte présenté comme délinquant.


Le Figaro

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La Patrie selon C.F. Ramuz

« Sans doute défend-on d’abord une patrie, mais le mot lui-même comporte plusieurs sens ; lequel choisir ? La patrie, c’est d’abord simplement un coin de terre : c’est ma maison, mon champ, mon village, ma famille, les miens, c’est ce que le regard embrasse quand il fait le tour de l’horizon, un certain climat, certaines habitudes que j’ai en commun avec mes voisins, certaines cultures : voilà bien une patrie et qui peut être menacée : alors je la défends contre l’invasion qui ruinerait la terre, incendierait les maisons, coûterait peut-être la vie à ma femme et à mes enfants ; le sens est clair.

Et il y a une autre patrie, dont le sens n’est pas moins clair : la patrie historique, la patrie qui résulte d’une langue commune, d’événements vécus en commun à travers les siècles, de tout un ensemble de traditions qu’ont eu en commun les petites patries locales qui sont devenues ainsi une nation. Il faut pousser encore plus loin et, par-delà les croyances particulières et les lois particulières, descendre jusqu’à un principe plus universel encore : un certain sens du sacré, qui est ce que l’Occident a connu de plus précieux. »

Charles Ferdinand RAMUZ (1878-1947)

source

Grande-Bretagne : «N’enseignez pas le patriotisme aux enfants»

Dans un rapport, un institut britannique de recherche sur l’éducation recommande d’éviter tout enseignement des valeurs patriotiques à l’école. Motif : l’histoire de la Grande-Bretagne est « moralement ambiguë« .

Sur des sujets tels que la seconde guerre mondiale ou l’empire Britannique, cet institut recommande de s’en tenir, durant les cours d’histoire ou d’instruction civique, aux faits bruts plutôt que «d’encourager la loyauté envers leurs pays». Il est demandé explicitement aux enseignants de ne pas instiller de fierté pour les grands épisodes de l’histoire de l’Angleterre, car « des épisodes moins glorieux » [honteux, dit l'article] pourraient être déconsidérés ou ignorés. Lire la suite