La cour de Bar du Palais Ducal de Dijon, victime d’Yves Lion

Le Musée des Beaux-Arts de Dijon, qui depuis 2008 est en travaux pour rénovation (mais qui a eu l’excellente idée de ne pas fermer au public en menant ce chantier par tranche), ouvrira le 7 septembre un nouveau parcours pour ses collections médiévales et renaissance.

Nous reviendrons en temps utile sur cet événement. Si ce que nous en avons vu lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui à Paris laisse espérer une muséographie de bonne facture et surtout une augmentation du nombre d’œuvres exposées, un point nous a pourtant choqué : la construction, au dessus d’une aile de la cour de Bar, d’une adjonction contemporaine. Cette cour est formée de bâtiments composites, entre le XIVe et le XIXe siècle. S’il fallait réellement créer une adjonction pour organiser de manière cohérente le circuit muséographique en rehaussant le bâtiment du XIXe qui n’a pas en lui même de caractère exceptionnel, cela aurai dû être fait de manière respectueuse et modeste.

Hélas, il fallait (c’est souvent le cas) faire un « geste architectural » et ce geste a été confié à Yves Lion, l’un architectes français les plus médiocres, l’un de ceux dont les interventions sur les monuments historiques sont les plus traumatisantes. Dans les années 90, il a sévi sur l’Hotel Hénault de Cantobre dans le Marais – devenu la maison de la photographie – notamment en supprimant toutes ses menuiseries et ses planchers anciens, et en démolissant, sur la rue de Fourcy, le bâtiment de remise des carrosses qui fermait la cour1. C’était avant la naissance de La Tribune de l’Art mais nous avons déjà dans ces pages parlé d’exploits plus récents, qu’il s’agisse de s’attaquer au château de Blérancourt ou au square de la République à Poitiers.

(…) La Tribune de l’art

Grégory Pons : Pas un ministre français n’a déclaré posséder une montre suisse…

Ce qui suscite une interrogation : pas une seule montre suisse, d’une marque de luxe ou de prestige, n’a été déclarée dans le patrimoine des ministres socialistes français, même les plus riches. Pas même une Rolex, ni la moindre Patek Philippe, ni la plus petite Cartier, ni aucune Chanel pour des gens qui se disaient volontiers collectionneurs avant d’être aux « affaires » (désolé pour ce mot qui fâche).

On pense ici, notamment, à Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, dont on sait qu’il a fini par réaliser son rêve de posséder une Patek Philippe (révélations Business Montres).

Pour ceux qui l’auraient oublié, Richard Mille était aussi la marque préférée du socialiste Julien Dray, rendu célèbre pour ses achats de Patek Philippe en liquide… Hypothèse pour cette désertification radicale des poignets ministériels : les montres de luxe ne sont pas considérées par l’administration socialiste comme des biens mobiliers (comme le pensaient naïvement les assureurs, qui ont dû indemniser Jérôme Cahuzac des 100 000 euros de montres cambriolées à son domicile), mais des… oeuvres d’art, exonérées comme telle de l’impôt sur la fortune et, par extension, de toute déclaration patrimoniale. (…)

Tribune de Genève

Patrimoine : Les « petits oublis » de Najat Vallaud-Belkacem (vidéo)

Avant même la date limite du 15 avril, certains ministres avaient anticipé les nouvelles règles de transparence imposées par l’Élysée et dévoilé dans la presse les détails de leur patrimoine. Problème: certains ont quelque peu sous-estimé le montant de leur épargne.

C’est notamment le cas de la benjamine et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui, la semaine dernière, se prévalait d’un patrimoine de seulement 25.000 euros. Un chiffre avancé à plusieurs reprises mais que la déclaration de patrimoine officielle de la ministre est venue quelque peu contredire.

La ministre des Droits des femmes y déclare plusieurs comptes en banque à la Banque postale dont l’un affiche le solde de 54.980,02 euros. Soit plus du double de qu’elle avait déclaré quelques jours auparavant. Le patrimoine global de Najat Vallaud-Belkacem est ainsi estimé à 106.000 euros [...]

« Le problème c’est que quand on s’engage dans la transparence, il faut tout dire ou alors on vous accuse d’omission, » a rappelé la porte-parole du gouvernement ce mardi 16 avril sur BFMTV. Dont acte.

Huffington Post

Michèle Delaunay, ministre aux Personnes âgées, déclare 5,4 millions d’euros de patrimoine

Dans le patrimoine, révélé lundi par le quotidien Sud-Ouest avant sa publication comme tous les ministres, Mme Delaunay, cancérologue et ancien chef de clinique, déclare pour son couple marié en communauté de biens 5,4 millions, dont 3,1 millions d’immobilier, avec deux maisons à Bordeaux, une à Arcachon (Gironde), une à Hossegor (Landes).

Selon le détail, validé lundi auprès de l’AFP par l’entourage de la ministre, il comporte aussi des éléments financiers issus de la vente d’une partie de ce patrimoine, soit 1,3 million. Un autre million correspond aux gains des deux carrières – Mme Delaunay était cancérologue et chef de clinique, son époux haut fonctionnaire. Il comporte notamment 200 000 euros de meubles et tableaux anciens, 15 000 euros de bijoux.
« L’image de la socialiste riche »

Selon Sud-Ouest, ce patrimoine pourrait placer Michèle Delaunay, qui paie l’ISF, parmi les cinq plus gros patrimoines du gouvernement. « C’est un patrimoine très important. Et difficilement compréhensible de la majorité des Français qui sont dans la difficulté », reconnaît-elle dans Sud-Ouest. « Sachant le contexte politique très tendu, c’est pour moi une épreuve au premier sens du terme. L’opposition ne va pas manquer de s’engouffrer dans l’image de la socialiste riche. »

Le Point

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Exemple de maison à Hossegor (1.350.000 €) :

Harlem Désir: patrimoine « d’environ 20.000 € » (MàJ vidéo) / Marine Le Pen dénonce « la course à qui sera le plus pauvre »

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, invité aujourd’hui du Talk Orange-Le Figaro, a estimé que Claude Bartolone avait « tort » de s’opposer à la publication du patrimoine des élus.

« Cela va être un changement important en France mais on s’apercevra vite que c’est tout-à-fait naturel. Dans un système démocratique, il y a une demande de transparence. Il faut rétablir la confiance avec les français », estime Harlem Désir.

Le premier secrétaire a déclaré détenir « un patrimoine d’environ 20.000 euros sur des livrets d’épargne.

J’ai été propriétaire et lorsque nous nous sommes séparés avec la mère de mes enfants, nous avons vendu cet appartement. Aujourd’hui je ne suis plus propriétaire, je suis locataire d’un appartement de 4 pièces à Paris. J’ai une voiture aussi. »

(…) Le Figaro
(Merci à anargyre )

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Marine Le Pen dénonce « la course à qui sera le plus pauvre »

Marine Le Pen a ironisé jeudi 11 avril sur la déclaration de patrimoine faite publiquement par différents politiques ces derniers jours, comme François Fillon au 20h de France 2. « Je vois ce que ça vient de donner, c’est la course à qui sera le plus pauvre, comme si c’était un gage de moralité que d’arriver comme l’ancien Premier ministre en disant ‘Moi je n’ai rien’ »

La présidente du Front national a remis en cause leur compétence. « S’ils n’arrivent pas après les carrières qu’ils ont fait, avec les indemnités versées, à se constituer un patrimoine, c’est qu’a priori ils sont assez mauvais pour diriger leur propre vie et donc peut-être pour diriger la France. »

Le Nouvel Obs

Maramures, la Roumanie de souche (vidéo)

Le vieux pays de Maramures (prononcer  » maramourech ») se tapit au nord-ouest de la Roumanie. À l’ouest et au sud, de placides montagnes aux origines volcaniques le séparent de la Transylvanie. À l’est, l’horizon est fermé par l’un des plus beaux massifs des Carpates: les monts de Rodna (Pietrosul, 2302 m). Ce relief se prolonge au nord, avant de céder la place à la plaine de la Tisa, aujourd’hui frontière avec l’Ukraine. Ainsi isolé du reste du pays, le Maramures a entretenu au cours des siècles une civilisation originale et vigoureuse, un jardin de culture roumaine dans un environnement mouvementé. Depuis 1918, la plus grande partie du Maramures (la rive droite de la Tisa) est séparée de la Roumanie. Aujourd’hui, elle se trouve en Ukraine subcarpatique.