parti communiste
La faucille et le marteau ont disparu au PCF
A la surprise de certains militants réunis en Congrès, le sigle du Parti communiste n’est plus sur la nouvelle carte des adhésions. Le patron du PCF répond sur LCI.
Les communistes font parler d’eux. Rajeuni avec de nouveaux délégués, de nouveaux adhérents et « un communisme de nouvelle génération », c’est un PCF regonflé qui a lancé jeudi son 36e congrès, prêt à répondre aux critiques venues du PS et à défendre sa politique au sein du Front de gauche. [...]
Mais vendredi matin, des militants se sont dits surpris de ne plus voir le symbole de la faucille et du marteau sur les cartes d’adhérents. Comme l’affirme France Info, le secrétaire de section de Paris est choqué. Invité vendredi matin de LCI, le patron du parti communiste Pierre Laurent a répondu sur cette question symbolique mais bien politique : « ce sigle ne résume pas ce que l’on est aujourd’hui ». [...]
Pierre Moscovici saisi « par les démons de cette gauche qui réécrit l’histoire »
En évoquant le « parti des fusillés » pour parler du Parti communiste, Pierre Moscovici prend des libertés avec l’histoire. Le passé du PC n’est pas des plus reluisants : négation des goulags, connivence avec le régime nazi et dénonciation des héros résistants … de mauvais souvenirs pas évidents à effacer.
On croit qu’on a un gouvernement social-démocrate, que ses rapports avec les communistes sont clairs, même si cela n’a pas été formalisé dans un Bad Godesberg français. Ségolène Royal va être battue et on n’entendra plus de sa part des discours comme l’inquiétante envolée de la Bastille, avant l’arrivée de François Hollande de Tulle, le soir de son élection : les banques commandaient, elles allaient obéir…
On croit aussi que parmi les ministres se dégage une large majorité de gens sensés, et voilà quels vieux démons resurgissent ! L’éloge du Parti communiste (PC) par Pierre Moscovici est proprement incroyable. Le « parti des fusillés », dit-il ! Il n’a pas osé reprendre le mensonge énorme des 75 000 fusillés, mais l’esprit y était.
Pierre Moscovici, un ancien trotskiste, a quand même bien appris jadis, à la Ligue communiste de Krivine, qu’un pacte d’amitié germano-soviétique a été signé en 1939 et que le PC, parce qu’il l’approuvait, a été interdit par un gouvernement de centre gauche. Il doit savoir qu’en 1940, le même PC a essayé de refaire paraître légalement L’Humanité et que celle-ci, restée clandestine dénonçait le général de Gaulle comme un agent de la haute finance britannique. Il doit savoir que la Résistance anti-nazie est venue après que l’URSS ait été agressée par Hitler. (…)
Les banlieues, ces grandes oubliées de la campagne présidentielle
La Fondapol a organisé un débat sur la question des banlieues mercredi, « Nos banlieues, mieux les comprendre, pour mieux les aimer ». Les discussions se sont cristallisées autour des livres de Gilles Kepel, « Banlieue de la République » et « Quatre-vingt-treize »,en présence de Huê Trinh Nguyên, rédactrice en chef de SalamNews, Dominique Reynié Directeur de la Fondapol et Anasthasie Tudieshe, journaliste à Africa n°1.
Discussion débat avec Gilles Kepel en… par fondapol
(…) Autre révélateur des études conduites par Gilles Kepel : la place de plus en plus prépondérante occupée par l’Islam en banlieue (ici Clichy-sous-Bois et Montfermeil). Aux émeutes elles-mêmes correspond « une dimension islamique ».
Autrement dit, la « solidarité communautaire » aurait constitué un levier puissant dans le déclenchement des émeutes, survenues dès lors en réaction à l’intervention musclée (gaz lacrymogène) des forces de l’ordre à la mosquée Bilal (30 octobre 2005).
L’Islam, par la diffusion d’un certain nombre de valeurs et de pratiques, entrave et facilite dans le même temps l’intégration aux normes de la société française. Par extension, la référence à l’Islam participe désormais de la caractérisation de l’agglomération, par le biais des logiques de « construction communautaire » inhérentes à celle-ci.
Sur le plan de la vie politique locale, le passage par différents lieux de cultes islamiques devient donc un passage obligé pour les candidats, qui ne peuvent faire l’impasse sur les électeurs musulmans.
La place occupée par l’Islam est donc passée de référent culturel à référent socioculturel, place qu’occupait auparavant le Parti communiste dans les communes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil. S’en suit inéluctablement la disparition des structures d’encadrement culturel, sportif et militant, qui conduit en partie à la faillite du système scolaire. (…)
Le PCF dénonce des attaques du FN
Le Parti communiste français a dénoncé aujourd’hui des « attaques ignobles » portées contre lui et contre les Verts la veille par des soutiens de Marine Le Pen, accusant ces deux formations de n’aimer « les juifs que morts ».
« Cette attaque est ignoble, digne de la fange dans laquelle le Front national n’hésite pas à se vautrer », s’insurge le PCF. « La manoeuvre, en plus d’être misérable, est grossière. Elle aura du mal à faire oublier à quel point antisémitisme et extrême droite française sont les deux faces de la même pièce ».
Le PCF se dit « déterminé à ne pas céder un pouce de terrain devant le discours de haine de Marine Le Pen et de ses amis ». Hier, lors de la présentation par la candidate frontiste de son comité de soutien sur une péniche parisienne, l’un d’eux, Michel Ciardi, qui s’est présenté comme l’un des fondateurs d’une association « Union des Français juifs », a attaqué « les communistes et les Verts (qui) soutiennent le Hamas, qui veut terminer le travail qu’Hitler a commencé ». « Ce sont de braves gens qui n’aiment les Juifs que morts et ne veulent pas les voir vivants », avait-il lancé.
NDLR : en effet, le gratin de l’extrême-gauche s’est compromis en janvier 2009 dans une manifestation pro-Hamas et anti-sioniste, comme le rapportait en autre le journaliste Ivan Rioufol : Quand l’alliance islamo-gauchiste s’affiche à Paris
Jean-Luc Mano, du Parti communiste à la «com» des riches et des puissants
Jean-Luc Mano, ancien communiste, s’est reconvertit dans le conseil en communication pour les politiques. Il conseille aujourd’hui le président du Crif, Benoist Apparu, Nora Berra, Nathalie Kosciusko-Morizet…
Mano préférerait évoquer sa judéité, son combat pour le soldat Gilad Shalit, mais il faut bien tartiner un peu sur les noces : la Principauté est l’un de ses meilleurs clients. Des années de collaboration grassement payée pour redorer l’image du gouvernement. Grâce à Mano, Monaco, l’eldorado du bling et de l’argent sale, est devenu clean et écolo. De retour de mission, le communicant fait souvent halte à Nice, chez Christian Estrosi, l’un de ses clients, comme nombre d’entreprises et de politiques… «Les clients, c’est comme les femmes avec qui on a passé une nuit, on n’en parle pas» , prévient Mano.
Fils de deux communistes dévoués au Parti, l’étudiant brillant de l’Unef recruté à L’Humanité puis à TF1 en 1981 sur les quotas du PC, a rapidement renoncé à changer le monde. Mitterrand, qu’il a suivi – et bien servi -, trône en photo dans sa cuisine. Mais le «maître» est mort. Et l’ex-coco s’est converti à Sarkozy et aux chaussures Berlutti. «J’aime les belles choses», assume-t-il. Ses notes de frais rondelettes, notamment à France 2, lorsqu’il était patron de la rédaction, font partie de la légende Mano, comme sa décision d’envoyer, en 1995, Benoît Duquesne suivre à moto la traversée de Paris du nouveau président Chirac. […]
Vienne (38) : Une quatrième attaque en moins de trois mois au local du Parti communiste
Qui peut bien en vouloir aux membres de la section viennoise du Parti communiste français ?Dans la nuit de vendredi à hier, leur local de la rue Boson, dans le centre-ville de Vienne, a été victime de dégradations pour la quatrième fois en moins de trois mois.
Les premiers faits remontent au début du mois de décembre. De nouveaux bris de vitre, arrachages de tracts ou de drapeaux et autres tags se sont produits durant le dernier week-end de janvier, puis les deux week-ends suivant, dont celui-ci. Le député-maire de Vienne Jacques Remiller a une nouvelle fois condamné ces incivilités :
Ces actes, qu’ils soient de nature politique ou non, sont des actes dont la gravité et la barbarie vont au-delà d’un simple refus de la démocratie. Ils renvoient leurs auteurs à un comportement dénué de tout respect et ne peuvent que mener à une condamnation bien méritée”. Il a demandé à ce que ”tous les moyens soient engagés pour faire aboutir cette enquête“ et a même fait remonter l’information au ministère de l’Intérieur.


