Air France condamné pour discrimination d’une passagère non juive à destination d’Israël

La compagnie Air France a été condamnée jeudi à 10 000 euros d’amende pour avoir discriminé une passagère, militante propalestinienne, qui avait été débarquée d’un avion pour Tel-Aviv au motif qu’elle n’était pas juive.

Le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a jugé la compagnie Air France coupable du délit de discrimination, la condamnant à verser, outre les 10 000 euros d’amende, 3 000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à la passagère.

Horia Ankour, une élève-infirmière de 30 ans, voulait se rendre en Israël le 15 avril 2012 pour participer à une opération « Bienvenue en Palestine » organisée par des militants propalestiniens, qui avaient ensuite dans leur quasi-totalité été refoulés par les autorités israéliennes.

(…) Le Monde

(Merci à Bourgmestre)

Aubagne : le CRIF reconnaît s’être trompé dans l’affaire de « l’agression » du cinéaste israélien Yariv Horowitz (MàJ)

Addendum 3/04 : L’agression d’Aubagne: une fausse nouvelle

Le CRIF a rapporté l’information sur la foi des articles de la presse israélienne, sans écrire qu’il s’agissait d’une agression antisémite, ni mentionner le fait que les agresseurs étaient « arabes ». Nous n’aurions certainement pas dû employer le terme de « lynché », même s’il avait été utilisé ailleurs auparavant.

Mais, surtout, nous n’aurions rien dû écrire du tout, car l’information était fausse…

CRIF

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Addendum 30/03 20H : L’agression du cinéaste israélien fait débat (La Provence)

[...] Gaëlle Rodeville, déléguée générale du Festival international du film d’Aubagne, souhaite faire une mise au point face à l’ampleur que prend la désinformation autour de l’agression du cinéaste israélien, Yariv Horowitz, présent sur le festival avec son film « Rock the Casbah » en compétition internationale.

« Nous étions sur place lors de l’agression du réalisateur Yariv Horowitz le jeudi 21 mars à 22h30. Il ne nous appartient pas de juger à qui revient la faute et aucune agression n’est excusable. Mais il convient de rétablir certaines vérités : ce ne sont pas des hommes qui ont commis l’agression mais un jeune mineur qui était avec d’autres jeunes de son âge ; pour nous, celui-ci n’était pas arabe. [...]

La Provence
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Addendum : Le CRIF relaie l’information sur son site

Le réalisateur israélien Yariv Horowitz du film « Rock the casbah » a été lynché en France au sortir d’une projection.

« C’est gênant : en Israël je suis critiqué par la droite et en France je suis agressé par les Arabes. » Ynet

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Tours (37). Trois Tourangeaux sont partis pour Gaza

Trois Tourangeaux sont partis hier avec une centaine de personnes, dont soixante Français, pour participer à une opération humanitaire à Gaza organisée par Bienvenue en Palestine. Environ trente personnes à Tours appartiennent à ce comité de soutien.

Rémi Filliau en fait partie, avec Nassima et Mohamed. Depuis un an, il milite pour la cause palestinienne. Le trio apportera les 10 kg de médicaments collectés voilà dix jours à Tours. « Cette fois-ci, nous passerons par l’Egypte, par Le Caire, pour passer à Gaza. Nous avons des chances de penser que nous pourrons y accéder pour y rester une semaine. Les contacts avec l’ambassade ont été bons, nous sommes autorisés à rentrer. En 2009, pour la Marche pour Gaza, le gouvernement d’alors, celui de Moubarack, avait bloqué les militants, qui n’avaient pu se rendre sur place. Pendant toute la semaine, nous serons en contact avec le Hamas. Tous les militants resteront ensemble, certainement hébergés dans un ou deux gymnases. »

L’an passé, en avril, Rémi Filliau a fait partie des militants bloqués à l’aéroport de Bruxelles alors qu’il voulait rejoindre Israël via la Cisjordanie. Au mois d’août, des militants ont essayé de rejoindre la Cisjordanie en passant par la Jordanie, mais l’armée les a empêchés de passer.

(…) La nouvelle république

Merci à chris3818919

Des joueurs de foot contre l’Euro en Israël (MàJ)

Certains joueurs nient avoir signé cette pétition :

Après les Français Yohan Cabaye et Anthony Le Tallec, c’est au tour de Didier Drogba de nier avoir signé une pétition de soutien à la Palestine et réclamant un boycott de l’Euro Espoirs 2013 prévu en Israël :

« Je n’ai pas signé cette pétition ni apporté mon soutien à cette initiative. Car je n’ai jamais pris parti, même dans mon pays, la Côte d’Ivoire, lors des conflits, quels qu’ils soient. »

RFI

Réaction d’Alain Jakubowicz, président de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) :

« Cela procède surtout d’une méconnaissance de la réalité des choses qui est assez terrifiante, mais qui n’est pas vraiment surprenante de la part de ces footballeurs. On ne peut qu’être satisfait qu’ils s’intéressent au monde dans lequel ils vivent. Mais il est évident qu’ils ne sont pas du tout informés de ce dont ils parlent. »

Que voulez-vous dire ?

« Il faut savoir que Gaza est sous le contrôle du Hamas, qui est une organisation terroriste déclarée comme telle par la communauté des nations. Bien sûr que la mort d’un enfant est effroyable mais est-ce que ces footballeurs sont allés voir ce qui se passait du côté des bombardements qui tombent sur une population de civils en Israël ?
C’est une vision totalement parcellaire de la situation.

Il faut être au courant de ce dont on parle avant de faire de grandes et belles déclarations. Ces gens-là, qui sont certainement animés des meilleures intentions, parlent de sujets qu’ils ne connaissent pas.

Cela est toujours extrêmement dangereux. »

Estimez-vous que ces sportifs ont dépassé leur rôle ?

« Ça peut être le rôle de sportifs, mais de sportifs éclairés. Avant de lancer des diatribes, il serait bien qu’ils s’intéressent au sujet autrement que par les titres du journal de 20 heures ou d’une presse qui met l’accent sur tel ou tel point. Ce qui serait intéressant, c’est que les joueurs fassent une visite sur les lieux, dans les territoires palestiniens et en Israël. Lors d’une dernière compétition internationale (Euro 2012, ndlr), nombres de joueurs se sont rendus à Auschwitz pour voir la réalité de ce qu’il s’était passé dans les camps de concentration. Les équipes nationales, elles, ne l’ont pas souhaité. C’est bien d’être ouvert sur le monde, encore faut-il voir tous les paramètres et s’y intéresser de façon complète. Et non pas de manière parcellaire, ni militante. »

RMC

Une soixantaine de footballeurs professionnels, dont Didier Drogba (Shanghaï Shenhua), Eden Hazard (Chelsea) ou encore Jérémy Ménez (Paris-SG), ont adressé une lettre à l’UEFA pour protester contre la décision de confier à Israël l’organisation de l’Euro 2013 des moins de 21 ans (5-18 juin). Frédéric Kanouté (Beijin Guoan), André et Jordan Ayew (Marseille) ainsi que les internationaux français Yohan Cabaye (Newcastle), Abou Diaby (Arsenal), Alou Diarra, Rod Fanni, Steve Mandanda (Marseille) ont également signé ce texte.

L’Equipe

Paris, place de l’Opéra : « Nous sommes tous des Palestiniens ! » (vidéo manif)

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi 17 novembre place de l’Opéra à Paris pour dénoncer la nouvelle offensive israélienne à Gaza où 40 Palestiniens ont été tués et où, dénonçait une banderole, « les doudous perdent leurs enfants », selon une journaliste de l’AFP.

(Cliquer sur le lien de la vidéo)

Visite de Netanyahu : plusieurs centaines de manifestants à Paris et Toulouse (+vidéos)

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris et Toulouse pour protester ou au contraire soutenir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en visite en France.

A Paris, deux manifestations concurrentes se déroulaient dans le centre de Paris. Place de l’Opéra, environ 200 personnes, brandissant des drapeaux palestiniens, ont manifesté contre l’accueil réservé au chef du gouvernement israélien. « Netanyahu casse-toi, la Palestine n’est pas à toi », ont scandé les manifestants.

« Nous sommes tous des Palestiniens », ont-ils aussi crié, en réclamant, comme Françoise Dintinger, militante de l’organisation CAPJO-EuroPalestine, la fin du blocus de Gaza et de la colonisation.

Ils étaient aussi nombreux, en bas des Champs-Elysées, à apporter leur soutien à Benjamin Nétanyahu, qui a rencontré mercredi François Hollande. « Israël vivra, Israël vaincra », scandaient les manifestants, sous la surveillance de la police.

Une dizaine de drapeaux israéliens étaient visibles, ainsi que trois drapeaux de la Ligue de défense juive, un groupuscule qui revendique des agressions contre les militants pro-palestiniens et dont plusieurs partis de gauche ont demandé la dissolution. [...]

Le Nouvel Obs

Appel lecteurs : Nous recherchons d’autres vidéos des deux manifestations.

(merci à Anargyroi)

Les pro-palestiniens déçus par François Hollande

Je soutiendrais la reconnaissance internationale de l’État palestinien », s’était engagé François Hollande. Une fois élu, sa première position sur le sujet n’a pourtant pas été celle-ci. Comment expliquer cette variation ? s’interroge Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques.

(…) Pascal Boniface (Le Plus)

Jérusalem. Un monastère chrétien pris pour cible (MàJ vidéo)

Des extrémistes juifs sont soupçonnés d’avoir récemment profané plusieurs lieux de culte chrétiens et musulmans pour se venger après l’évacuation forcée de leurs colonies.

Frère Louis a eu la frayeur de sa vie. Réveillé en pleine nuit par un autre moine qui criait au feu dans le monastère de Latroun, à une vingtaine de kiomètres à l’ouest de Jérusalem, il s’est précipité hors du dortoir. «Je suis sorti et j’ai vu la porte principale de l’église en feu. Heureusement nous avions un extincteur, sinon tout serait parti en fumée», raconte-t-il, encore sous le choc.

Sur les murs autour de la porte en bois en partie calcinée des inconnus ont signé leur acte en badigeonnant à la peinture orange: «Jésus est un singe». De l’autre côté était inscrit le nom de Migron, une colonie sauvage israélienne de Cisjordanie évacuée dimanche par la police.

Selon les enquêteurs, cette inscription tend à prouver que l’incendie volontaire est sans doute le fait de petits groupes d’ultras de droite israéliens. Ces extrémistes, très actifs en Cisjordanie, pratiquent depuis des mois ce qu’ils appellent une politique du «prix à payer» qui consiste à se venger par des agressions ou des actes de vandalisme visant des Palestiniens ainsi que des lieux de culte musulmans ou chrétiens des décisions du gouvernement qu’ils jugent hostiles à la colonisation. Un activiste de cette tendance, Baruch Marzel, a ainsi établi un lien avec l’attaque contre le monastère. «Nous avons prévenu que l’évacuation de Migron allait provoquer la colère», affirme-t-il.

Précision importante, l’attaque de Latroun n’est pas un fait isolé. En février, des graffitis antichrétiens avaient été badigeonnés sur les murs d’une église baptiste et du monastère de la Croix à Jérusalem. Les évêques catholiques de Terre sainte ont dénoncé cette série de profanations.

«Que se passe-t-il dans la société israélienne pour que des chrétiens deviennent des boucs émissaires cibles d’actes de violence. Quel genre d’enseignement du mépris à l’encontre des chrétiens dispense-t-on dans les écoles? Pourquoi les coupables ne sont-ils jamais arrêtés ni traduits en justice ?», s’interrogent ces évêques dans un communiqué. (…)

Le père Louis ne cache son inquiétude. «Nous voulons simplement vivre en paix, et pas dans la peur permanente car nous n’avons aucun moyen de nous défendre», explique-t-il devant son monastère construit à la fin du XIXe siècle situé sur le chemin qui menait les pèlerins du port de Jaffa à Jérusalem. Jusque dans les années 1960, les moines qui y vivaient avaient fait vœu de silence. Aujourd’hui le monastère, connu également pour son vignoble, abrite 18 moines et autant d’hôtes tout en étant ouvert au public.

Le Figaro

Couverture du Nouvel Obs : stop aux clichés sur l’antisémitisme (MàJ vidéo Joffrin)

 L’éditorial de Laurent Joffrin

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Tribune de Christian Millau, grand reporter, critique littéraire, satiriste, écrivain pour Atlantico, 7 juillet 2012 :

Une couverture du Nouvel Observateur : « Antisémitisme. Ce qu’on ne veut pas dire ».

En effet, on ne saurait mieux ne pas dire… la lecture de cette enquête m‘a laissé sur une impression bien étrange. Celle qu’on se payait ma tête et une fois de plus, que la vérité toute simple, la vérité nue avait du mal à circuler sur le trottoir de gauche [...]

A un moment, l’auteur de l’article lâche cette énormité à propos de cet antisémitisme “qui est souvent(sic) le fait de jeunes issus du Maghreb ou d’Afrique noire“ : ”Il n’est pas éloigné de l’antisémitisme occidental si banal et florissant dans les années 1930“.

Quoi ? Dans les années 30, on tapait sur les Juifs à la sortie des écoles, dans les squares ou dans le métro ? Pourquoi pas aussi des pogroms ? Oui, un antisémitisme fleurissait dans la société française, que je nommerais, par dérision, un “antisémitisme mondain”, en référence à un ”alcoolisme mondain”.

Le “youpin“, le juif “qui s’accapare tout “ et mille autres variations sur le même thème pourrissaient une partie de la société française, à commencer par une bonne part du gratin de la littérature et de la presse bourgeoise (de Giraudoux à Morand, de Simenon à Jules Romains , de l’Action française à l’Ami du peuple). Bouffer du juif n’était pas une mode nouvelle mais un très ancien jeu de société. Si ce n’est qu’on en “bouffait “mais qu’on n’en tuait pas ». Les délires d’un Céline n’ont inspiré le moindre acte de violence.

A l’époque, même à l’extrême-droite la plus acharnée, personne n’est sorti des rangs pour agresser des juifs ou profaner des cimetières. Le sport macabre, c’était de l’autre côté du Rhin qu’on le pratiquait.

Et aujourd’hui, que se passe-t-il ? Bien sûr, le démon de l’extrême droite est sorti de sa boite. Antisémitisme et Front national… Le couple idéal. Dans cet article, la Licra ne se prive pas de le rappeler en une formule qui me coupe le souffle :

”L’antisémitisme d’extrême – droite est plus organisé” (sous entendu : que celui des musulmans) !

Qu’on nous dise où et quand des abrutis frontistes ont agressé des porteurs de kippa ou souillé leurs tombes ? A Carpentras, il y a vingt deux ans ? La gauche aurait bien aimé fourrer le FN dans ce panier de linge sale. Raté !

Je ne voyage pas avec la tribu Le Pen mais même si chez eux, il y en a qui bouffent du juif, ils n’en saignent pas.

Alors pourquoi quand on s’appelle Le Nouvel Observateur et qu’on appâte le client avec des titres aguicheurs, oui pourquoi ne dit-on pas clairement et simplement la vérité ?

Surtout quand tout le monde la connait : les Français ne sont pas emportés par une vague antisémite. Le souvenir de la Shoah a fermé les becs les plus sales.

La “vague” en question nous arrive de l’Islam en général et de la Palestine en particulier.

C’est à Israël et au sionisme que ces jeunes cinglés croient casser la gueule quand ils dérouillent ces “sales juifs “, nos frères de France.

Atlantico

Paris : Un square est renommé en hommage au Tunisien Saïd Bouziri de la LDH

C’est 16 rue Affre dans le 18ème arrondissement à Paris, à l’angle de la rue Saint-Mathieu et de la rue Affre, que le défenseur des droits de l’Homme, le Tunisien Saïd Bouziri sera célébré, trois ans après sa disparition, le 23 juin 2009, à l’âge de 62 ans.

Le square qui portera le nom de Saïd Bouziri, sera inauguré samedi 23 juin 2012 par le maire de Paris Bertrand Delanoë, précise le site Web de la Mairie de Paris.

Situé en face de la paroisse Saint Bernard au quartier de la Goutte d’Or à Paris 18ème, le square sera baptisé « Saint Bernard-Saïd Bouziri».

Né le 4 juin 1947 à Tunis, Saïd Bouziri part en France en 1966 pour poursuivre des études d’économie à Lyon puis à Paris. Il s’engage au lendemain des évènements de mai 1968 dans la défense des Palestiniens et des immigrés [...]

Il participe à la fondation des Comités Palestine puis du Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA) et du Comité de Défense de la vie et des droits des travailleurs immigrés.

La mémoire du défunt sera célébrée pour « l’ensemble de son parcours, privilégiant l’action de terrain et marqué par une sensibilité constante aux plus démunis dont les sans papiers» [...]

Saïd Bouziri est qualifié de « militant associatif » puisqu’il fut membre fondateur de plusieurs associations œuvrant dans le champ du social, de la formation et de la culture.

Il était avant son décès, pendant plusieurs années, Président actif de la section de Paris 18ème, de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) [...]

Espace Manager

Université Paris-Diderot. Polémique après une question sur Gaza lors de l’examen de médecine humanitaire

Un sujet de médecine humanitaire portant sur une question à propos du conflit israélo-palestien sème le trouble à l’Université Paris-Diderot. Une enquête administrative est ouverte. Les étudiants devaient répondre à la question suivante: «comment qualifier au cours de la guerre entre Israël et Gaza la mort par bombardement classique de 22 membres d’une même famille ? S’agit-il d’un crime de guerre, d’un crime contre l’humanité, d’un génocide ?»

L’enseignant qui a rédigé la question est le docteur Christophe Oberlin. Ce chirurgien, qui ne conteste pas son engagement politique, a été, notamment, tête de liste aux élections européennes de 2004, sous la bannière d’EuroPalestine, en compagnie de l’humoriste Dieudonné.

«Chacun dit qu’il ne faut pas importer le conflit israélo-palestinien en France, a réagi Richard Prasquier, le président du Crif. On voit tous les jours les dramatiques conséquences de cette importation. Monsieur Oberlin y contribue de toutes ses forces. Il n’a pas le droit d’utiliser l’université pour déverser ses haines sélectives. Qu’il aille exercer ses talents en Syrie où l’on a vraiment besoin de ses compétences. Mais que voulez-vous, pour lui, comme pour d’autres, hors Gaza, il n’y a point d’indignation».

Dans un communiqué publié jeudi, Vincent Berger le président de l’université Paris Diderot, a fait part de sa consternation: «Cette question comporte un caractère polémique regrettable qui contrevient à l’esprit de neutralité et de laïcité de l’enseignement supérieur». Il rappelle que le principe d’indépendance des enseignants chercheurs, inscrit dans notre Constitution, n’autorise en rien le non respect des valeurs fondamentales du service public. Il considère d’autre part que la question dépasse le cadre pédagogique de la discipline concernée ne relevant ni de médecine, ni de médecine humanitaire.

Quand au doyen de la faculté de Médecine, Benoît Schelmmer, il partage, a-t-il expliqué aussi dans un communiqué, «l’émotion légitime – des étudiants et des enseignants – et regrette vivement que cet intitulé pour le moins inopportun sur un sujet aussi sensible ait pu blesser un certain nombre d’entre eux».

Le Figaro

(Merci à Jean-Claude78)