Vivre-ensemble ? La partition de l’Inde et du Pakistan en 1947

[extraits] Au terme d’une dissociation progressive des communautés hindoue et musulmane, et sous la pression du mouvement nationaliste mené par Gandhi et Nehru, Londres accorde l’indépendance aux Indes en août 1947, donnant naissance à l’Inde et au Pakistan.

A la fin du XIXe siècle va progressivement se développer l’idée que les communautés [musulmanes et hindoues doivent être considérées séparément et forment deux nations distinctes.

De cette dissociation progressive des deux communautés va émerger dans les années 1930 la « théorie des deux nations » et l’idée que les musulmans de l’Inde doivent avoir leur État. La théorie des deux nations devient la doctrine officielle de la Ligue musulmane 1940.

En 1947, sous la pression d’un vaste mouvement nationaliste mené par Nehru et Gandhi, le Royaume-Uni accorde l’indépendance à l’ensemble de territoires. Deux États voient le jour : d’une part, L’Inde, qui reprend l’essentiel du territoire de l’ancienne colonie et son appareil gouvernemental et administratif. D’autre part, le Pakistan qui, au contraire de l’Inde qui se proclame laïque, se dote, d’emblée, d’une identité religieuse.

Ces bouleversements politiques s’accompagnent de gigantesques transferts de populations.

Documentation française

Pakistan : à peine sortis de prison, les frères cannibales ont récidivé… sur un bébé

Un homme a été arrêté lundi 14 avril par la police pakistanaise pour avoir mangé avec son frère un bébé dont la tête a été retrouvée à leur domicile, dans le centre du Pakistan.

Les frères Mohammad Arif et Farman Ali avaient été incarcérés en 2011 pour une affaire similaire de cannibalisme, puis libérés l’an dernier. A l’époque, ils exhumaient des cimetières des cadavres qu’ils dévoraient comme celui d’une jeune femme dont la dépouille avait été retrouvée amputée d’une jambe. Un haut responsable de la police du Pendjab avait alors déclaré : C’est l’affaire la plus horrible de ma carrière. »

Au Pakistan, aucune loi n’interdit formellement le cannibalisme, une pratique d’ailleurs plus que rarissime dans le pays comme dans le reste du monde. Après deux années de prison, les frères avaient été libérés. Mais au cours des derniers jours, leurs voisins dans le village pendjabi de Darya Khan ont contacté la police après avoir senti des odeurs nauséabondes en provenance de leur domicile.

« Mohammad Arif a été arrêté après la découverte d’une tête de nourrisson. Il a avoué son crime », a déclaré Zafar Iqbal, le chef de la police du village. « Il a raconté que son frère avait ramené le bébé mort d’un cimetière situé à proximité, qu’ils l’avaient fait cuire, puis l’avaient consommé », a renchéri le chef de la police du district local de Bhakkar, Ameer Abdullah.
Il n’y a pas de loi spécifique interdisant le cannibalisme au Pakistan… nous avons donc engagé des charges contre M. Arif pour profanation d’une dépouille humaine », a-t-il ajouté.

Les autorités ont par ailleurs lancé une chasse à l’homme pour retrouver le frère de Mohammad Arif. « Nous allons aussi procéder à des tests psychiatriques » pour évaluer la santé mentale du prévenu, a précisé Ameer Abdullah.

Le Nouvel Obs

Pakistan : Triste Noël pour les rescapés de l’attentat antichrétien de 2013

Les rescapés de l’attaque contre les chrétiens, la plus meurtrière de l’histoire du Pakistan, s’apprêtent à célébrer un premier Noël sans leurs pères, leurs mères, leurs enfants tués à la fin de l’été dans un attentat suicide des talibans contre leur église.

«Chaque famille a perdu (au moins) une ou deux personnes. Comment pouvons-nous célébrer Noël? Il n’y aura pas de joie cette année», Nasreen Anwar, qui a perdu sa fille de 14 ans dans cette attaque qui a aussi grièvement blessé au bas du ventre son autre fille de neuf ans.

La petite cathédrale protestante All Saints de Peshawar, grand carrefour du nord-oust du pays à la porte de l’Afghanistan, porte encore les stigmates du double attentat suicide perpétré en septembre par deux kamikazes qui se sont glissés dans l’enceinte du bâtiment à la sortie de la messe du dimanche. Sur la façade et dans la cour intérieure de l’église, des impacts des billes de métal, mélangées à la charge explosive, ont creusé la pierre ; à l’intérieur, l’horloge s’est arrêtée à 11H43, moment précis où ces deux talibans ont fauché 82 vies et marqué au fer rouge le coeur des rescapés.

Anwar Khokhar s’en souvient comme si c’était hier. Ce jour-là, il a perdu six membres de sa famille, dont trois de ses frères. Et à l’approche de Noël, période de joie et d’espoir pour les quelque quatre millions de chrétiens du Pakistan, son coeur tangue entre l’absence d’êtres chers et l’amertume. «Plus Noël approche, plus ils me manquent. Ils me manquent aussi intensément qu’il puisse être possible de ressentir le manque», l’absence, souffle-t-il lors de la dernière messe du dimanche avant Noël.

Lors de son sermon le révérend Ejaz Gill a bien tenté de réconforter les familles chrétiennes de Peshawar qui ont toutes ou presque perdu un proche lors de cet attentat et appelé les fidèles à une communion spirituelle entre les victimes «aux cieux» et les rescapés sur terre. […]

Libération

Imtiaz Muhammad : « Ma France se laisse guetter par la médiocrité »

(extraits) Plus les jours passent, plus ma France me fait peur. Je dis bien ma France. Car il n’y a pas de contradiction entre être de religion musulmane et être de citoyenneté française. Bien au contraire. Je suis donc musulman et français.

À une époque, la France a eu besoin de mon père. Elle en a eu besoin comme main-d’œuvre pour faire tourner son industrie et son économie. Mon père est arrivé jeune, il s’est sacrifié, il s’y est installé, il s’est débrouillé. (…) Mais sa tête et son esprit n’ont jamais oublié son pays natal, sa terre de naissance et d’enfance. Sa terre de naissance et également ma terre de naissance : le Pakistan.

Légitimement et légalement, ma mère a retrouvé son époux en France et moi, mon père. Grâce à Dieu, ma France m’a beaucoup donné également. Elle m’a donné la chance d’avoir l’épouse (française d’origine) que j’ai. Elle me donnera certainement la chance d’y accueillir mes futurs enfants, insha Allah.

Malgré tout ce qu’elle m’a offert, je ne pourrai jamais oublier mes origines. Mon pays natal est ancré en moi. Je garde beaucoup de ses coutumes car je les considère comme bonnes. Tout comme j’ai adopté beaucoup de coutumes de mon pays d’adoption, car je les considère comme bonnes également. (…)

Ma désolation est au plus haut point quand je vois que je n’y suis considéré que comme un citoyen de seconde zone par certains énergumènes qui salissent la France. Cette terre d’accueil perd de sa grandeur et de sa beauté à cause de certains excités mal dans leur peau. Et cela, juste parce que je suis de religion musulmane.

Mais l’injustice est encore plus grande quand mon épouse, d’origine et de nationalité française, de religion musulmane, voilée par et pour elle-même et pour satisfaire son Créateur, est considérée comme une citoyenne de seconde zone.

Ma France me désole. Elle se laisse guetter par la médiocrité. Cette médiocrité m’amène même jusqu’à me demander si elle ne sera pas un mauvais endroit pour l’épanouissement de mes futurs enfants.

Elle se laisse guetter par ces fachos qui la mènent vers sa perte. La beauté de ma France réside, entre autres, dans son sens de l’accueil, dans son amour des autres, dans son amour du multiculturalisme.

Ma France me fait peur. Elle me fait peur par cette montée extrême de l’islamophobie et du racisme. Elle me fait peur, car elle revient à ses heures les plus sombres de l’Histoire. (…)

« Liberté, Égalité, Fraternité », cette belle devise de ma France coule de plus en plus dans un océan pollué par la médiocrité et le racisme à découvert.

Saphirnews

Hasnat, le dernier amour de Diana

La princesse voulait épouser le chirurgien pakistanais. Le « Vanity Fair » américain revient sur cette romance qui dérangea tant de monde. Le grand public se souvient de Dodi Al Fayed, l’homme qui mourut aux côtés de la princesse de Galles sous le tunnel de l’Alma le 31 août 1997, après une romance ultra-médiatisée pendant tout cet été-là. Mais ce qu’il sait moins, c’est que le coeur de Diana battait sans doute toujours pour Hasnat Khan, un chirurgien pakistanais pour lequel elle aurait bravé tous les interdits. C’est en tout cas l’hypothèse soutenue par le magazine américain Vanity Fair, qui met en une un splendide portrait de Diana en titrant sur « son véritable amour » dans son édition de septembre.

L’article met en lumière cette relation méconnue entre l’ancienne épouse du prince Charles d’Angleterre et ce brillant médecin pakistanais, investi dans l’humanitaire. Cette passion plus ou moins secrète dure pendant deux ans, de 1995 à 1997, et forme la trame principale du film Diana, qui sortira en octobre prochain avec dans le rôle-titre la très ressemblante Naomi Watts.

(…) Automne 1995. Diana rend visite à une connaissance soignée à l’hôpital royal Brompton de Londres. Un jeune chirurgien arrive, 36 ans, grave et en blouse blanche, si occupé avec son patient qu’il ne remarque même pas la très médiatique princesse de Galles fraîchement divorcée. Pour Diana, un vrai coup de foudre : elle s’imagine parcourir le monde au bras de son nouvel amant dans des causes humanitaires communes. Du sérieux et de l’aventure, un vrai changement de vie. « J’ai trouvé la paix, confesse-t-elle à une amie. Il m’apporte tout ce dont j’avais besoin. » Elle passe ses nuits dans la chambre de garde du jeune cardiologue, se met à la cuisine et va jusqu’à repasser ses chemises… Selon certains proches, elle aurait même envisagé de se convertir à l’islam. Comme on s’en doute, Buckingham commence à tousser.

(…) Le Point

Pakistan. Jeu télé pendant le ramadan : un bébé à gagner

La télévision pakistanaise ne manque pas d’idées pour séduire les téléspectateurs pendant la période du Ramadan. Dans une émission télévisée, un célèbre animateur religieux a, à deux reprises, présenté comme « lots » un bébé abandonné aux couples n’arrivant pas à avoir d’enfants qui participaient au jeu.

(…) Le Figaro

Émotion des élus de gauche pour un trafiquant pakistanais de migrants

La demande de retour du Pakistanais Ahmed Sohail refusée
La France a refusé la demande de visa du Pakistanais Ahmed Sohail. Son expulsion en décembre dernier avait suscité une fronde d’élus de gauche.


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« Vous avez fait l’objet d’une condamnation le 14 novembre 2011 à 18 mois de prison, peine assortie d’un sursis courant jusqu’au 24 novembre 2013, par les autorités allemandes pour participation à une filière d’immigration clandestine », explique l’ambassade parmi les raisons motivant son refus de visa.

Émotion des élus de gauche

Ahmed Sohail était arrivé clandestinement, et seul, à Paris en 2006 à l’âge de 15 ans. Pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), il a étudié la plomberie sans décrocher son CAP (diplôme). Devenu par la suite clandestin après s’être vu refuser un titre de séjour régulier, il avait fini par être expulsé au Pakistan le 31 décembre dernier. A son arrivée à Karachi (sud), il a passé un mois en prison, où il a été battu et racketté, avant d’être libéré.

Son histoire, relatée par plusieurs médias, avait suscité l’émotion d’élus de gauche et associations dénonçant son expulsion vers un pays qu’il ne connaissait plus alors qu’il avait appris le français et été formé à un métier.

Une condamnation passée sous silence

Le 25 juin dernier, Ahmed Sohail avait déposé auprès de l’ambassade de France à Islamabad une demande de visa longue durée pour la France en qualité de travailleur salarié. Il avait produit notamment une promesse d’embauche d’une entreprise de bâtiment de la région parisienne.

Or fin juin, en vérifiant le casier judiciaire d’Ahmed Sohail au niveau européen, les autorités françaises ont été averties par leurs homologues allemands qu’il avait été arrêté et condamné à de la prison en 2011 en Allemagne pour trafic de migrants.

Interrogé par l’AFP au Pakistan, Ahmed Sohail a confirmé ces faits, qu’il avait jusque-là passés sous silence. Il a précisé avoir passé cinq mois en prison en Allemagne entre son arrestation en juin 2011 et sa condamnation. « C’était une bêtise, j’avais besoin d’argent à l’époque », a-t-il expliqué.

AFP / RTL

Internet : le Pakistan en tête des recherches de «porno gay»

Au Pakistan, l’homosexualité est un crime passible de la peine à mort. Le pays figure parmi les moins tolérants à ce sujet.

Pourtant, le pays est le premier au monde pour les principales recherches Google « transsexuel femme » et « homme baise homme« . Le Pakistan est également le troisième pays au monde pour la recherche « photos sexe gay« .

Fait étonnant: ces recherches ne proviennent pas des grandes villes, plus cosmopolites, mais de Peshawar, bastion de l’Islam conservateur.

Cette popularité du porno gay pourrait être expliquée par le fait que les hommes, même musulmans très pratiquants, ont souvent des relations physiques avec d’autres hommes sans pour autant se considérer gay. Les relations sexuelles sont dissociées de leur relation avec leur femme, simplement perçues comme la mère de leur enfants.

Huffington Post Québec

Carte des recherches Google pour « Man fucking man »

 

Un responsable d’Al-Azhar suggère au pape de dire que «l’islam est pacifique»

Entre le Vatican et l’université cairote d’Al-Azhar, centre spirituel de l’islam sunnite et interlocuteur musulman important aux yeux de Rome, «les portes sont ouvertes» mais le dialogue encore apparemment difficile. Deux ans après la rupture de leurs relations à l’initiative des musulmans, les deux parties se parlent toujours par médias interposés.

Ce serait un peu difficile à avaler pour les chrétiens du Nigeria ou du Pakistan [en butte aux attaques de groupes musulmans] », juge un spécialiste des relations islamo-chrétiennes, qui ne voit pas le pape répondre à une telle « injonction ».

Dans un entretien au quotidien italien Il Messagero du 7 juin, le conseiller de l’imam Ahmed Al-Tayeb ne mâche pas ses mots. Il assure attendre «un pas en avant» du nouveau pape François. «Les problèmes que nous avons eus n’étaient pas avec le Vatican mais avec l’ex-pape», insiste-t-il. Durant le pontificat de Benoît XVI les rapports ont de fait été chahutés. En septembre 2006, le discours de Ratisbonne du pape établissant un lien entre islam et violence avait une première fois provoqué la rupture des relations entre Vatican et Al Azhar. […]

De manière plutôt directe, le conseiller diplomatique d’Al Azhar, Mahmoud Abdel Gawad, estime donc que le pape François devrait saisir l’occasion du ramadan, qui débute le 9 juillet, pour dire que «l’islam est une religion pacifique, que les musulmans ne cherchent ni la guerre ni la violence». Jusqu’à présent, le pape François, qui s’est peu exprimé sur le sujet des relations islamo-chrétiennes, s’est attaché à ménager les musulmans. […]

Le Monde

Pakistan : En quête de protection, des chrétiens candidats pour les islamistes

Pervaiz Masih, un chrétien pakistanais est candidat pour le parti de la Jamaat-e-Islami à Peshawar. En rejoignant des partis islamistes, les chrétiens du Pakistan espèrent être mieux protégés face à la montée du fondamentalisme. Géant musulman de 180 millions d’habitants, le Pakistan compte entre trois et quatre millions de chrétiens.

«L’islam est la seule religion qui protège le droit des minorités. Si la loi islamique est appliquée ce seront donc les minorités qui en bénéficieront le plus», lance Akram Waqar Gill, un chrétien du Pendjab inscrit sur la liste des islamistes de la Jamaat-Ulema-e-Islam.

Le 9 mars 2013 restera à jamais gravé dans les mémoires des chrétiens de Joseph Colony, ghetto miséreux perdu dans les entrailles de Lahore (est), capitale du Pendjab. Ce jour là au petit matin, près de 3.000 musulmans en colère, deux fois plus que les chrétiens de Joseph Colony, y ont saccagé et incendié plus d’une centaine de maisons de la minorité. Les assaillants assurent qu’un chrétien avait tenu des propos jugés «blasphématoires» envers l’islam. Les victimes soupçonnent elles un motif moins louable : la foule aurait été poussée par des commerçants musulmans décidés à faire main basse sur les modestes terres chrétiennes. […]

Ce jour là, la Ligue musulmane des frères Nawaz et Shahbaz Sharif (PML-N), au pouvoir dans la province du Pendjab, comme le Parti du Peuple pakistanais (PPP) alors à la tête du gouvernement fédéral, ont laissé libre cours à la rage. Mais les deux partis ont ensuite versé une généreuse compensation financière aux victimes de Joseph Colony. Et à quelques jours du scrutin législatif, leurs affiches tapissent les murs du quartier. «Ils ont chacun donné 5.000 dollars par famille, nous allons donc voter pour eux», explique Mehmood Masih, approuvé par ses amis.

Pour éviter d’autres dérapages comme Joseph Colony ou Gojra, petite ville du Pendjab où sept chrétiens avaient été brûlés vifs par des musulmans en 2009, d’autres chrétiens ont fait un choix surprenant: voter et même se présenter sous la bannière des partis islamistes ! […]

Dans l’orthodoxie musulmane, le versement d’une taxe spéciale, la «jizya», garantit aux chrétiens la «protection». Ici, il n’est toutefois pas question d’un impôt particulier, mais de bâtir des ponts pacifiques entre communautés. […]

L’Orient Le Jour (Merci à DANY)

Expulsion d’Ahmed Sohail : «Des enfants comme Ahmed améliorent la France» (Libé)

Article de François Sergent sur Ahmed Sohail, expulsé de France le 31 décembre, dont le cas fait la une de Libération : «Moi Ahmed Sohail, expulsé par la gauche»

Lorsqu’il est contrôlé en novembre 2012 dans le métro, il est sans ticket, sans papiers et en possession «d’une barrette de cannabis et d’un portable volé», selon le ministère de l’Intérieur. «L’histoire du portable est un mensonge, et Ahmed n’avait sur lui qu’un joint», s’indigne Richard Moyon, de RESF.

Libération du 01 01 2013 (Merci à Shaka)

Les immigrés qui viennent comme lui en Europe sont les jeunes les plus dynamiques, les plus entreprenants, les plus braves, les plus malins. Les meilleurs de leur société. Ils affrontent passeurs et policiers. Ils apprennent une autre vie, une autre langue, une autre culture. Des enfants comme Ahmed améliorent la France. Ils sont ne sont pas une charge, ils sont une richesse. Ils ne sont pas une menace, ils sont une promesse.

C’est l’histoire d’Ahmed, l’histoire ordinaire et exemplaire d’un jeune immigré pakistanais expulsé de France. Ils sont chaque année 36 000 comme lui. La France de François Hollande fait d’aussi bons chiffres que la France de Nicolas Sarkozy. Ahmed a été renvoyé. Sa vie en France a été brisée. Notre journaliste Fabrice Tassel a retrouvé au fin fond du Pakistan un jeune homme paumé, qui a perdu ses amis, son travail, ses amours. Ahmed a perdu neuf ans de sa vie alors qu’il avait tout bon. Une formation, un métier dans un secteur, la plomberie, qui recherche apprentis et ouvriers, et il avait appris le français. «Intégré», comme le veut ce mot-clé qui doit ouvrir les portes de la France. […]

On espérait que la gauche oserait répondre et contredire les discours de haine et de peur devenus dominants dans la droite extrême comme dans la droite dite républicaine. Que sa politique d’immigration ne se limiterait pas à une politique du chiffre ou au refus du vote des étrangers.
L’autre n’est pas l’ennemi.

Libération

Trois «apprentis djihadistes français» expulsés du Pakistan

Détenus par le Pakistan depuis mai 2012, trois Français viennent d’être expulsés en toute discrétion vers la France et placés en garde à vue. Un quatrième homme est toujours retenu par les autorités pakistanaises.

Dix mois après leur arrestation au Pakistan, trois français d’une trentaine d’années soupçonnés d’être partis combattre les troupes occidentales en Afghanistan ont été expulsés vers la France. Paris, sous le choc de l’affaire Merah, et Islamabad, soucieux de ne pas apparaître une fois de plus comme un centre de formation au djihad, n’avaient pas jugé bon d’annoncer leur arrestation à l’époque. […]

Si les charges pesant contre eux semblent assez minces, «certains services français auront sans doute envie de leur poser quelques questions» sur les filières jihadistes.
Ils voyageaient en bus avec Naamen Meziche, un franco-algérien de 42 ans, considéré par les services secrets occidentaux et pakistanais comme un important cadre d’Al-Qaida. Il est notamment soupçonné d’avoir entretenu des liens étroits avec Mohammed Atta, le principal organisateur des attentats du 11-Septembre. […]

Le Figaro