Le pactole caché des mutuelles de santé

Certaines mutuelles, dont la (Mutuelle Générale de l’Education Nationale) MGEN, sont assises sur des réserves financières gigantesques. Elles veulent pourtant faire payer à leurs adhérents la nouvelle taxe annoncée par le Premier ministre. Deux députés UMP, Sébastien Huyghe (Nord) et Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle), s’apprêtent à déposer un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) Son objet : taxer les réserves « excessives » de certaines mutuelles de santé.

Toutes les mutuelles santé ne sont pas logées à la même enseigne. Certes, lorsque le 25 août François Fillon a annoncé dans son plan de rigueur une taxation supplémentaire de 3,5% des assurances complémentaires, la profession en chœur est montée au créneau et a promis en contrepartie… une hausse automatique des cotisations. [...]

De son côté, Jean-Paul Benoît, président de la Mutualité française Paca, n’a pas hésité à anticiper la fin de l’accès aux soins pour une large partie de la population : «Les classes moyennes ont de plus en plus de mal à assumer le coût d’une mutuelle et de plus en plus de monde est confronté à la précarité médicale.»

Pourtant, si l’on se penche sur les bilans et les comptes du secteur, il ressort que certaines mutuelles sont assises sur des réserves financières importantes. Or, elles leur permettraient aisément de prendre en charge la taxation supplémentaire prévue par le gouvernement sans en faire pâtir leurs clients (voir tableau). Ces comptes révèlent parfois des marges de solvabilité bien supérieures aux normes requises pour garantir la pérennité de ces mutuelles (100%) et même leur développement (300%).

La MGEN, la mutuelle de l’Education nationale, par exemple, affiche un taux de 667% (en 2009, derniers chiffres connus)! «Il faut savoir que nous avons un taux de redistribution des cotisations de 95%, alors quand on est taxé au-delà de 10%, c’est arithmétiquement impossible. Il faut forcément jouer soit sur la hausse des cotisations, soit sur la baisse de la qualité des prestations», a déclaré, la semaine dernière, un porte-parole de la MGEN à «News assurance».

Le Parisien

Un défaut de paiement à l’origine de l’attentat de Karachi?

L’attentat de Karachi, qui avait fait quatorze morts en 2002 dont onze français, a-t-il un lien avec le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 ?

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L’affaire est complexe : en 1994, la France signe un contrat d’armement avec le Pakistan. A cette occasion, la France aurait versé des commissions occultes, dont une partie serait revenue (principe des rétro-commissions) à plusieurs intermédiaires français.

En 1995, quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, le nouveau Président de la République décide de suspendre le versement de ces commissions au Pakistan. Et, selon Libération, un deuxième flux de commissions s’arrête en 2001, un an avant l’attentat de Karachi.

Pourquoi Chirac a-t-il interrompu ces versements ? Car ces rétro-commissions auraient servi à financer en partie la campagne présidentielle de Balladur en 1995. C’est la piste suivie par la justice depuis quelques mois dans le cadre de l’attentat de Karachi, qui serait ainsi une forme de représailles sur fond de commissions occultes non versées. Édouard Balladur a toujours nié toute malversation.

Mais en ce lundi 26 avril 2010, Libération publie des documents bancaires montrant que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont bien perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.

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