Candidats FN «malgré eux» : l’enquête classée sans suite à Orléans

Le parquet d’Orléans (Loiret) a annoncé jeudi avoir classé sans suite l’enquête qu’il avait ouverte pour «abus de faiblesse et faux» à la suite de la saisine du préfet du Loiret «sur la possible absence de consentement d’un candidat» de la liste du Front national à Orléans aux dernières élections municipales.

Le préfet du Loiret avait saisi le procureur de la République d’Orléans le 7 mars dernier en invoquant des «informations de presse» faisant planer «un doute (…) sur la possible absence de consentement d’un candidat de la liste Orléans Bleu Marine».

Selon le journal local La République du Centre, Georgette Vassort, 90 ans, qui figurait en 51e place sur la liste du FN, était atteinte de la maladie d’Alzheimer et hospitalisée depuis plusieurs mois. Le mari de la candidate, Bernard Vassort, également âgé de 90 ans, figurait aussi, en 53e place, sur la liste «Orléans Bleu Marine», mais avait déclaré à La République du Centre qu’il «ne voulait pas être candidat». Selon des informations recueillies par ce journal, Mme Vassort n’a pas pu être entendue par les enquêteurs en raison de son état de santé.

La Parisien

L’élu d’Orléans délégué à la lutte contre l’immigration clandestine est juge en charge des étrangers à Lyon

Le conseiller municipal fraîchement élu à Orléans, en charge de la fameuse et surprenante délégation de « lutte contre l’immigration clandestine » est par ailleurs magistrat au tribunal administratif de Lyon. Lequel tribunal a pour principale activité de juger les étrangers qui contestent leur expulsion. Le président du tribunal a saisi le « collège de déontologie » qui siège auprès du Conseil d’Etat.

Réélu au premier tour des élections municipales, le maire UMP d’Orléans, Serge Grouard, a rapidement commencé à appliquer son programme. Dès le 30 mars, soir du second tour, il a annoncé la nomination d’un conseiller municipal en charge de « la lutte contre l’immigration clandestine ».

Cette annonce n’est pas passée inaperçue. L’opposition de gauche comme les militants des droits de l’Homme dénoncent une « idéologie qui n’est même pas celle du FN ». L’info est devenue un feuilleton de la presse locale et a été reprise par les radios nationales, à commencer par RMC :

(…) Rue89Lyon

À Orléans, le maire UMP veut chasser les clandestins

En découvrant la liste des délégations attribuées aux conseillers et adjoints de Serge Grouard, maire UMP d’Orléans réélu haut la main, les militants des associations d’aide aux sans-papiers se sont étranglés. Au même titre que la gestion des appels d’offres ou du tourisme, l’édile local aura désormais un bras armé à « la lutte contre l’immigration clandestine », qui demeure pourtant une prérogative des services de l’État. Et ceci au moment même où le Front national fait son entrée sur les bancs du conseil municipal. [...]

Hebergeur d'imageMilitant du Réseau Éducation sans frontières (RESF), Jean-Pierre Perrin-Martin voit s’écrouler plusieurs décennies d’avancées collectives :

« Dans les années 1990, des étrangers ont obtenu d’être régularisés après des grèves de la faim. Tous réussirent à être débarrassés du nom de clandestins pour prendre celui de sans-papiers. Et aujourd’hui, le maire d’Orléans nous ramène à ce qualificatif. »  [...]

Dans un communiqué transmis aux médias, la municipalité se justifie en dénonçant le « laxisme de l’État » en matière de chasse aux clandestins et précise que, grâce à ses « quelques compétences » (attestations d’accueil, regroupement familial, avis sur la délivrance de la carte de résident de 
dix ans…), elle pourra redresser la barre. [...]

L’Humanité

Le promoteur, les Roms et les habitants du château

Château des Hautes-Montées au sud d’Orléans. Un manoir vendu sur papier glacé, une réalité qui prend l’eau depuis plusieurs années, pour une vingtaine de copropriétaires, en procédure avec leur promoteur immobilier.

Depuis quelques semaines, sur le théâtre du conflit ouvert entre les deux parties, se joue un nouvel acte : la « résidence de standing » accueille actuellement plusieurs familles de Roms, hébergées gracieusement par le patron de Zenith Promotion Emil Penev. « J’ai des appartements vides et il y a dehors des gens qui ont froid », explique-t-il. Un projet « humanitaire » mûri en décembre dernier, avec l’objectif d’héberger entre « 50 et 80 personnes » dans le château et le gymnase du domaine, rachetés à la mairie d’Orléans en 2007 pour un peu plus d’un million d’euros.

Au milieu du mois de février, l’ancienne chapelle au confort plus que sommaire, a vu s’installer un premier occupant, avec son chien. « Avant de faire de l’humanitaire, qu’il s’intéresse à ceux à qui il doit des travaux », lâche Sébastien Lescop, voisin direct, persuadé de la « mauvaise foi » de l’homme d’affaires qui, loin de jouer les philanthropes, voudrait « faire traîner les choses » et lasser la petite vingtaine d’habitants des Hautes-Montées, qui l’affronte au tribunal depuis 2010.

En novembre dernier, le syndic a assigné la SCI Château des Hautes-Montées en justice pour une nouvelle action en réparation de « malfaçons et non-façons ». Le syndic pointe entre autres des travaux de réfections des parties communes « non achevés » et un ravalement de façade très imparfait, fissures et infiltrations à l’appui. En l’état, les caves sont inutilisables et certaines installations électriques sont non-conformes. « L’absence d’entretien a contribué à cette atmosphère », rétorque Émil Penev, qui compte en plissant les yeux les « 30 annulations de compromis de vente » que sa société aurait subi depuis le début du conflit. En attendant son règlement, les copropriétaires, avec le syndic, ont obtenu la mise sous hypothèque des lots restants : bien qu’ils soient toujours affichés à la vente sur le site de la société immobilière, le promoteur ne peut s’en séparer.

Au château, une pétition circule dans les étages pour demander leur départ. « On vit dans l’insécurité.

La République

Un promoteur immobilier offre la vie de château à des bulgares sans abri

[NDLR : bien lire l'article sur Solibail en bas de page. Si le promoteur met en place une association avec la préfecture, alors les appartements seront remis aux normes et sous loués grâce à des subventions d'état pour loger des dizaines de familles roms]

Un château du XIXe siècle près d’Orléans est le théâtre depuis quelques semaines d’une singulière querelle : un promoteur immobilier y offre la vie de château à des sans-logis, au grand dam de propriétaires d’appartements dans la demeure, avec lesquels il est en conflit pour malfaçons.

« J’ai des appartements vides, je ne peux rien en faire, c’est absurde alors que tant de gens sont mal logés ! Je les utilise donc à des fins humanitaires », assure Emil Penev, qui a racheté le château des Hautes Montées à la municipalité d’Orléans il y a sept ans pour faire de cette grande bâtisse XIXe une « résidence de standing ».

Les copropriétaires, eux, considèrent que ce promoteur n’a rien d’un philanthrope et veut au contraire leur faire payer les actions en justice qu’ils ont engagées contre lui pour malfaçons depuis plusieurs années. « Nous ne sommes pas naïfs, nous savons qu’il est de mauvaise foi », s’insurge Sébastien Lescop, qui a emménagé en 2009.

Selon le syndic de copropriété, six à sept personnes d’origine bulgare sont installées depuis quelques jours dans un appartement de 150 m2 au rez-de-chaussée de l’édifice, sans le moindre confort. « Un seul d’entre eux parle français, les autres ne répondent pas.

Apparemment, ils n’ont pas d’électricité et s’éclairent à la lampe à pétrole. Nous craignons des risques d’incendie », explique M. Lescop. Le promoteur a accueilli dans les appartements vides le premier sans-abri vers la mi-février 2014. Il estime pouvoir loger une quarantaine de familles dans les trois ou quatre logements qu’il n’a pas encore vendus, ainsi que dans un ancien gymnase situé sur le domaine.

« Une de mes voisines s’inquiète désormais de laisser ses enfants seuls dans le parc et une pétition circule pour demander leur départ. Nous avons tenté de prendre des photos, mais ils se réfugient chez eux quand ils nous voient », affirme Sébastien Lescop. Le promoteur affirme pour sa part s’être rendu il y a peu dans des camps de Roms en région parisienne et pourrait « monter une association pour porter le projet ». Il a aussi contacté la préfecture du Loiret dont les services juridiques « examinent le dossier », selon lui…

L’avocat des copropriétaires, Me Emmanuel Potier, dénonce quant à lui « une volonté de nuire », même si « l’idée d’installer des sans-abri pourrait a priori paraître sympathique ». Ce promoteur, déplore Me Potier, « n’en est pas à sa première histoire à Orléans » et, selon l’avocat, il fera sans doute tout pour faire traîner les procédures en longueur et éviter de payer la remise en état des malfaçons.

Le Point

Relire :

Louez Solidaire & Solibail, le bon plan

 

Le tribunal d’Orléans reconnaît que “Fuck Islam” n’est pas une incitation à la haine raciale

C’est un jugement très important qui vient d’être rendu par le tribunal d’Orléans. Un homme de 44 ans était accusé d’avoir tagué, sur une dizaine de lieux publics et de boucheries halal, ce message : « Fuck islam » (…)

Lire l’article sur Riposte Laïque

Orléans : À la barre du tribunal, il revendique des tags anti-islam

Fabrice, 44 ans, assure ne pas être extrémiste. Mais combat une religion qui, à ses yeux, « représente un danger ». Ce sympathisant du Bloc identitaire, groupuscule d’extrême droite, était jugé hier pour dégradations et provocation à la discrimination raciale.

Le 8 août 2013, il a tagué à une dizaine de reprises ces deux mots : « Fuck islam ». Sa cible : des bâtiments publics du quartier de la Source ainsi que des boucheries halal et des commerces ethniques.

Les policiers, qui ont repéré les inscriptions le soir-même, n’ont pas tardé à retrouver l’auteur des faits. Au moment de son interpellation, l’agent de sécurité avait rangé ses bombes de peinture et collait des affichettes, avec des amis, renvoyant vers le site du Bloc identitaire.

À sa sortie de garde à vue, il a pris contact avec la mairie pour réparer financièrement les dégâts. Ce qui ne l’empêche pas, à la barre du tribunal correctionnel d’Orléans, de revendiquer son acte. « L’islam est une religion dangereuse, qui fait beaucoup de mal à notre pays et à notre laïcité », explique-t-il, crâne rasé, tête haute….

Habitué de ce genre de dossier, Me Jospeh Scipilliti défend la « liberté de critiquer une religion ». « Il ne s’agit pas d’une provocation à la haine mais d’une hostilité légitime à une religion. S’il avait marqué « Fuck le pape » ou « Fuck le christianisme », il ne serait pas là », assure le conseil du prévenu. S’appuyant sur la « jurisprudence Houellebecq » – l’écrivain avait été relaxé après avoir qualifié l’islam de « religion la plus con » dans une interview – il demande la relaxe de son client.

L’affaire a été mise en délibéré au 28 janvier.

La Rep, merci à Zatch

Les femmes devaient lui obéir, le tribunal le condamne à six mois ferme

Parce qu’il avait pris l’habitude d’insulter ou de menacer ses sœurs, qui s’habillaient trop « à l’occidental » à son goût, Ayyoub, 23 ans, a été condamné à six mois de prison ferme.

Le mot « islam » n’aura pas été prononcé une seule fois au cours de l’audience. Mais il aura plané au-dessus des débats. Car c’est bien au nom de pseudos principes moraux et religieux qu’Ayyoub, 23 ans, entendait imposer sa loi aux femmes de la maison familiale. Un comportement tyrannique qui durait depuis plus d’un an, selon sa mère et ses deux sœurs âgées de 17 et 18 ans, et qui lui a valu d’être condamné, hier, à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis par le tribunal correctionnel d’Orléans.

Menaces quand ses sœurs ne s’habillent pas « correctement »

Devant les policiers, la mère de famille dessine le portrait d’un jeune homme dont le comportement s’est « radicalisé », qui menace de représailles physiques ses sœurs quand elles ne s’habillent pas « correctement » ou leur interdit de sortir pour ne pas qu’elles approchent d’autres garçons.

Les deux jeunes filles confirment être régulièrement traitées de « pute » quand leurs vêtements ne sont pas assez amples. Le voile?? « Il aurait bien aimé que je le porte », confie l’une des sœurs, à la police.

« Un tyran domestique »
« Vous vous comportez comme un tyran domestique alors que vous ne faites rien de vos dix doigts, que vous vivez au crochet de votre famille », s’étonne la présidente Laurence Paringaux. « Je n’ai pas voulu leur faire de mal. Je voulais les protéger », se défend Ayyoub, jugé hier en comparution immédiate.

La Rep, merci à YvanB67

Orléans : Arrêté à 31 reprises pour des braquages

Trois hommes ont été interpellés et deux ont été mis en examen lundi, accusés du vol d’une bijouterie à Cambrai (Nord) dans lequel la propriétaire, veuve depuis un précédent braquage, avait été blessée, a indiqué le procureur de Douai Eric Vaillant.

Lors du braquage le 20 juin, les malfrats s’en étaient violemment pris à la bijoutière, lui cassant le bras. La commerçante est la veuve d’Hervé Bouquignaud, tué à coups de couteau pour 40 euros en 2011 dans la même bijouterie. [...]

Le plus jeune des trois, 20 ans, soupçonné d’être le chauffeur, a été mis en examen pour vol en bande organisée avec arme. Il a déjà été arrêté par les services de police à 31 reprises depuis 2005, pour des faits commis en région parisienne, mais aussi à Marseille, Aubagne, en Bourgogne, à Orléans ou encore à Lens.

La République du Centre

Orléans: un « jeune » dans un état critique après avoir tenté de mettre le feu à un conteneur

Un adolescent de 15 ans est entre la vie et la mort après avoir tenté de mettre le feu à un conteneur de recyclage de verres dans le quartier de La Source à Orléans. Des incidents ont été signalés depuis.

Le jeune garçon a été retrouvé inanimé devant le conteneur enterré dans le sol et en partie éventré par une explosion.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait tenté de mettre le feu au conteneur à l’aide d’un produit inflammable. Le jeune homme avait été contrôlé deux heures plus tôt par la police alors qu’il était installé devant un centre commercial avec un groupe de jeunes. Il avait tenté de s’enfuir mais avait été intercepté puis relâché.

Après l’incident, une poignée de jeunes, affirmant que l’adolescent avait été malmené par la police lors de son contrôle, ont manifesté devant l’hôpital où il avait été conduit, puis devant le commissariat.

Plus tard dans la nuit, deux voitures et une caravane stationnées sur le parking d’une résidence du quartier ont été incendiées. La tension a repris dans la nuit de jeudi à vendredi, obligeant les pompiers à intervenir à six reprises pour des poubelles et véhicules incendiés, selon les sapeurs-pompiers.

FR3

Orléans. Un adolescent de 15 ans retrouvé inanimé au pied d’un container

La nuit de mercredi à jeudi a été particulièrement agitée dans le quartier de La Source. Vers 2 h 50, les pompiers sont intervenus rue Barthélémy, où un adolescent d’une quinzaine d’années gisait inanimé au pied d’un container. Selon la police, le jeune homme aurait été victime d’une explosion alors qu’il tentait d’y mettre le feu.

Cette première intervention des pompiers a été suivie de plusieurs incendies de véhicules, au cour de la nuit, dans le quartier. De sources policières, l’adolescent se trouve dans un état critique au centre hospitalier de La Source mais n’est pas décédé.

(…) Le Rep’

Merci à SACRIPANT

Orléans : Modibo Magassa, mineur clandestin, sera-t-il exclu de son foyer avant son départ en colonie de vacances ?

A Orléans, la situation des jeunes mineurs devient de plus en plus intenable. Aujourd’hui, un rassemblement était organisé pour l’un d’eux, menacé d’exclusion de son foyer.

Modibo Magassa est un jeune malien de 16 ans, à Orléans, hébergé au Foyer des Cèdres. Le Conseil général avait décidé d’arrêter de le prendre en charge, car il le considérait d’âge adulte.

Un rassemblement a eu lieu pour soutenir Modibo. Il devait être exclu de son foyer ce midi, mais les mobilisés ont obtenu qu’il y reste jusqu’au 5 août, date à laquelle il part en colonie de vacances.

A son retour, fin août, « il y aura la recherche d’une solution pérenne avec les services de l’Etat » rapporte Michel Ricoud.

Modibo a eu de la chance, mais d’autres n’en ont pas eu autant. « Il y a 150 jeunes mineurs logés dans les hôtels à Orléans » estime Ségolène Petit, militante à RESF. «

« Ces jeunes ne demandent qu’à être scolarisés, intégrés, avoir une vie normale », constate Michel Ricoud. Mais les moyens ne sont pas mis en place.

humanite.fr