Crise financière : comment éviter l’explosion ?

Peut-on soigner une gueule de bois avec un double whisky? Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore?

Dans tous nos pays, beaucoup s’alarment aujourd’hui de la fuite en avant des finances publiques mais tous savent que, dans l’état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde.

« Il y a une bombe sous la reprise actuelle, c’est l’endettement public », affirmait récemment Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, mais il ne conseillait pas pour autant de stopper les déficits.

Que choisir ? Sombrer dans le gouffre de la récession (tout de suite) ou foncer dans le mur de la dette (dans quelques années) ? En quinze mois, la dette publique des États-Unis a augmenté de 2.000 milliards, soit 14 % du PIB américain. Pour éviter un effondrement complet de leur économie, les États-Unis ont « brûlé », en quinze mois, l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans.

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« Sauvons nos emplois: délocalisons Pascal Lamy ! »

L’hebdomadaire Marianne nous offre un article pertinent du Prix Nobel d’Économie Maurice Allais, où ce dernier, dans une « lettre aux Français, » lance son cri d’alarme « contre les tabous indiscutés. »

Alors que nous traversons une crise importante, le seul Français Prix Nobel d’économie, écarté de la plupart des médias comme un éternel casse-pieds inclassable, n’est jamais sollicité pour donner à ses concitoyens ses explications des phénomènes dramatiques que nous vivons.

Quand, lors du dernier sommet du G20, nos dirigeants appellent à conclure au plus vite le cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en faveur d’une dérégulation accrue, Allais évoque leur « ignorance criminelle ». Car pour lui, « les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. »

Lamy, affirme Allais, « ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est la suivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage ! »

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