Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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Vers la fin du clivage gauche-droite

C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.

Un rejet très fort des élites

En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.

En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent. La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.

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49 % des Français pensent que « le nombre des immigrés est trop important », chiffre en baisse

Tribune libre de Paysan Savoyard

Que pensent les Français de l’immigration ? L’état d’esprit de l’opinion sur le sujet est mesuré depuis plus de vingt ans par un sondage annuel effectué pour le compte de la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). C’est l’un des nombreux organismes créés par les pouvoirs publics pour lutter, entre autres nobles causes, contre le racisme et les discriminations.

Ces sondages font apparaître deux réalités :

Les Français qui pensent qu’il y a trop d’immigrés sont la moitié de la population

Le dernier rapport publié de la CNCDH (2007) fait état des résultats du sondage annuel, effectué par l’institut CSA. Selon ce sondage, les Français qui pensent que « en France aujourd’hui le nombre d’immigrés est trop important » sont  49 %. Ceux qui pensent que ce nombre n’est « pas assez important » sont  2% ;  qu’il est « juste comme il faut » 17 % ; les Français qui « ne se posent pas la question » sont  28 % ; ceux  qui « ne se prononcent pas » sont 4%.

Sur cette question décisive, l’opinion est donc partagée en deux parties à peu près égales : la moitié considère qu’il y a trop d’immigrés, l’autre moitié pense l’inverse (relevons que les Français qui estiment qu’il n’y a pas trop d’immigrés se partagent eux-mêmes en deux groupes principaux : ceux qui pensent que le nombre d’immigrés n’est pas trop important et ceux qui considèrent que la question ne se pose pas parce il n’y a pas lieu de distinguer entre Français et immigrés).

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Yuri Bezmenov : la manipulation de l’opinion en Occident

Yuri Bezmenov, ex-agent du KGB passé à l’Ouest dans les années 1970 raconte les techniques de déstabilisation et de manipulation de l’opinion. [Interview de 1985. Sous-titré.]

Un document d’une rare actualité… (remplacez communisme/marxisme par anti-racisme et Etats-Unis par France). 

Exemple d’idiot utile (via Chat-Huant)