Les Etats-Unis ne sont plus une nation d’immigrants ?

1,6 million d’expulsions au cours des 6 dernières années, tous les records battus pour le seul mois de Juin 2012, et des annonces trompeuses de régularisation pour séduire l’électorat hispanique.

Mais derrière ces chiffres se cachent des réalités encore plus surprenantes. Ainsi, la chasse aux immigrants est financée par des compagnies privées qui font fortune en obtenant la gestion des centres de détention. (…)

Marianne 2

Arizona : Le contrôle au faciès approuvé par la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis a approuvé une disposition très controversée d’une loi sur l’immigration de l’Arizona, le contrôle au faciès, marquant une défaite pour l’administration Obama qui lui avait demandé de la rejeter.

Dans une décision unanime des huit juges ayant participé au vote, la plus haute juridiction du pays a confirmé la mesure de contrôle au faciès de cette loi mais retoqué trois autres de ses dispositions : l’obligation pour tout immigré de pouvoir présenter des papiers à tout moment, l’interdiction de travailler ou de rechercher un emploi en l’absence de papiers et l’arrestation sans mandat de tout individu soupçonné d’être clandestin.

Elle n’a en revanche pas retoqué la disposition de la loi autorisant des contrôles sans motif du statut migratoire de toute personne.

Le Figaro

En pleine chute, Obama annonce une mesure spectaculaire sur l’immigration (màj)

Au terme d’une troisième semaine de marasme pour sa candidature et son parti, le président a décidé ce vendredi d’annoncer une mesure très spectaculaire en faveur des hispaniques: 800 000 jeunes illégaux vont peut-être pouvoir être régularisés.

La mesure était prête depuis plusieurs semaines mais elle ne devait servir qu’en cas d’extrême nécessité.

C’est dire si les conseillers de Barack Obama ont pris la mesure des effets dévastateurs dans l’opinion de l’avalanche de mauvaises nouvelles pour le président lancé dans sa campagne électorale pour être réélu en novembre 2012.

Depuis plusieurs jours, les envoyés du parti Démocrate faisaient le siège de la Maison Blanche pour obtenir un mouvement significatif du candidat. Le motif de leur inquiétude: au moment où l’électorat noir américain montre des signes de faiblesses dans son soutien jusque-là plutôt solide, un affaissement de l’électorat hispanique serait catastrophique.

Or, des millions d’illégaux, en particulier d’origine mexicaine, ont vécu depuis l’arrivée du président, il y a quatre ans, dans la peur de la plus grande vague de déportation jamais connue aux Etats-Unis et des raids terrifiants des brigades ICE, ces agents fédéraux qui à travers tout le pays les traque et les arrêtent sans aucun ménagement, de tous âges, malmenant leurs droits élémentaires la plupart du temps. Une situation qui pourrait pousser les électeurs hispaniques, en particulier en Floride, dans le Nevada et dans le Colorado, à basculer contre la candidature Obama, un danger très sérieux. (…)

Marianne 2

Un journaliste du Daily Caller, une publication américaine conservatrice a, fait rarissime, interrompu vendredi Barack Obama en plein discours sur la fin des expulsions des jeunes sans-papiers et réussi à faire sortir le président américain de ses gonds.

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Un journaliste du Daily Caller, Neil Munro, a bruyamment exprimé son mécontentement quant à la mesure annoncée par le président Obama, alors que ce dernier expliquait dans un discours qu’il comptait mettre fin aux expulsions de mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans. (…)

RTL.be

Etats-Unis : Près d’un million de jeunes immigrés clandestins vont éviter l’expulsion

L’administration Obama a annoncé vendredi la mise en place de nouvelles mesures qui permettront à environ 800.000 immigrés clandestins de moins de 30 ans de remplir les critères pour rester aux Etats-Unis et demander des permis de travail.

Les mesures pourraient attirer les votes des électeurs hispaniques alors que Barack Obama est candidat à sa propre succession, lors de l’élection présidentielle du 6 novembre. Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité intérieure, a précisé qu’elles concerneraient les immigrés arrivés aux Etats-Unis au cours de leur enfance et ne présentant pas de risque pour la sécurité nationale.

Barack Obama doit prononcer dans une semaine un discours lors d’un meeting de l’Association nationale des élus latinos (Naleo), comme son adversaire républicain, Mitt Romney. Les sondages montrent un soutien massif des Hispaniques au président démocrate, bien que la politique agressive d’expulsion de l’administration Obama ait fait baisser sa popularité au sein de cette minorité. Les immigrés clandestins arrivés enfants aux Etats-Unis sont estimés entre 1 et 2 millions.

20 minutes

Google peut-il prédire l’effet du racisme sur l’élection d’Obama?

Google peut-il nous permettre de mesurer l’impact du racisme sur les élections? Alors qu’en France le juge a nommé un médiateur pour tenter de régler les différends d’associations anti-racisme avec la fonction «auto-suggest» de Google, qui associe le mot «juif» à de nombreuses personnalités dès qu’on tape leur nom sur le moteur de recherche, un doctorant de Harvard se penche sur un autre aspect de notre inconscient collectif révélé par Google.

Seth Stephens-Davidowitz a analysé les requêtes envoyées à Google dans les années précédant la présidentielle américaine de 2008 pour tenter de voir si le racisme avait eu un impact sur l’élection de Barack Obama. Là où nos sondeurs débattent du «vote honteux», qui amènerait de nombreuses personnes comptant voter Front national à mentir parce que ce n’est pas un vote très socialement accepté, les sondeurs américains ont le même problème avec le «Bradley effect» (du nom du maire de Los Angeles noir qui a perdu l’élection au poste de gouverneur californien alors qu’il était en tête des sondages).

Le Bradley effect prédit que, interrogés par des sondeurs, les électeurs blancs vont exagérer leurs intentions de voter pour un politicien noir pour ne pas apparaître racistes, explique The Atlantic. (…)

Slate

Etats-Unis : Les Hispaniques vont-ils décider du prochain président ?

Selon le recensement de 2010, il y a plus de 50 millions d’hispaniques aux Etats-Unis, soit 16% de la population. Cette communauté constitue donc un vivier considérable d’électeurs pour Barack Obama et Mitt Romney qui vient de remporter la primaire républicaine au Texas. La première minorité américaine, en plein boom démographique depuis quinze ans, peut faire basculer le scrutin dans plusieurs états déterminants et au plan national.

En quinze ans leur nombre a progressé de 43%, contre seulement 1% pour la population blanche non-hispanique. Leurs rangs augmentent du fait de l’immigration et d’une forte natalité. Un hispanique sur trois a moins de 18 ans. C’est une communauté jeune. En 2050, ils pourraient être 130 millions soit 30% de la population d’alors.

La moitié des hispaniques réside dans trois Etats : la Californie, le Texas et la Floride. Là ils représentent entre 20% et 33% de l’électorat. Les autres Etats à forte présence hispanique sont le Nouveau Mexique (42% de l’électorat), l’Arizona, le Nevada, le Colorado, New York ou le New Jersey.

Récemment toutefois on les a vus apparaître dans des Etats, où ils n’étaient pas jusqu’à présent. En Caroline du Nord, par exemple, leurs rangs ont progressé de 110% en 10 ans. En 2008 Obama avait remporté cet état avec moins de quinze mille voix d’avance. Depuis, le nombre d’hispaniques inscrits sur les listes électorales a doublé, de 68 000 à 130 000. Ils peuvent à eux seuls faire la différence le 6 novembre prochain.

Traditionnellement les hispaniques votent plutôt démocrate. Six sur dix d’entre eux s’identifient à ce parti, et quatre au parti républicain. Issus d’une immigration récente, ils sont en général plus pauvres, moins éduqués et moins qualifiés que la moyenne des foyers américains. Le revenu moyen par foyer est de 30% inférieur à celui des foyers «blancs». Le taux de pauvreté est deux fois plus élevé. Quatre sur dix ne terminent pas leurs études secondaires, contre un sur dix chez les «blancs». Et plus d’un tiers n’ont pas d’assurance santé. Ils sont donc plus sensibles au discours « social » des démocrates. […]

atlantico

Du mariage homo au vote des étrangers : «Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?»

Pour Eric Fassin, sociologue à Paris-VIII, François Hollande doit prendre exemple sur Barack Obama qui s’est déclaré favorable à l’ouverture du mariage homosexuel et poursuivre «l’offensive» de la gauche dans le domaine de l’immigration.

Si la xénophobie n’a pu faire réélire Nicolas Sarkozy, c’est que l’immigration n’est pas au premier rang des préoccupations des Français. Mieux : les sondages montrent une approbation croissante, au fil des années, pour le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Elu par la jeunesse en 2012 (contre le candidat de «la France qui se lève tôt», favori des retraités), c’est à François Hollande de faire un pari d’avenir. Son gambit, c’est d’abord le mariage gay : on retrouve en France la même courbe des âges et des générations qu’aux Etats-Unis. Ce sera un piège tendu à la droite : dès 1999, Nicolas Sarkozy tirait les leçons du pacs en rompant avec le repli homophobe, désastreux pour l’image de l’UMP. Or, avec le retour du mariage gay, la droite pourrait bien s’enfermer dans un tête-à-tête non moins suicidaire entre Christine Boutin, Christian Vanneste et Marine Le Pen. Bien sûr, ce choix aura un coût politique ; mais pour la gauche, les bénéfices l’emporteront largement. […]

Et s’il en allait de même, demain, pour le «problème de l’immigration» ? Sans doute dira-t-on que c’est aller à contre-courant de l’histoire : près de la moitié des électeurs viennent de valider la stratégie Buisson, en soutenant l’extrême-droitisation de la droite. Reste qu’un gambit politique n’a pas vocation à faire consensus ; il vise à déplacer les lignes. Si, en réaction, l’ouverture du mariage ne mobilise plus guère que les réactionnaires, pour en finir avec le problème de l’immigration, il faudra sacrifier davantage de pions.

François Hollande pourrait même invoquer l’identité nationale : dans la patrie de l’universel, comment les droits humains pourraient-ils s’arrêter aux frontières de la nation ? Ce serait (enfin) l’inversion de la question immigrée : non plus «Comment peut-on être étranger ?» Mais : «Comment peut-on être xénophobe ?» […]

Libération

Otan : en retard, Hollande rate l’intervention d’Obama

Le président français s’est fait remarquer en arrivant bon dernier à la séance du sommet de l’Otan consacrée à l’Afghanistan.

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Dans le grand théâtre des sommets internationaux, il est des absences qui font plus jaser que bien des déclarations. Réputé pour sa propension à être en retard, François Hollande s’est fait remarquer lundi à Chicago en arrivant bon dernier à la séance du sommet de l’Otan consacrée à l’Afghanistan.

Une journaliste française, Laurence Haim de Canal + et i-Télé, admise dans la salle avec le «pool» de reporters, a raconté:

«Il y avait un siège vide, et un seul, pendant l’intervention du président Obama, celui de François Hollande. Il est arrivé après son discours.»

En sortant de la salle, Laurence Haim a entendu le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclarer: «Il faut expliquer les choses.»

Il semble que l’explication de cet impair soit un peu délicate à donner du côté français.(…)

Le Figaro

Hannah Giles : l’Américaine de 20 ans qui a fait trembler Obama

Le mouvement conservateur américain a une nouvelle héroïne: elle a vingt-trois ans et s’appelle Hannah Giles. Il y a trois ans, déguisée en prostituée, elle a révélé à l’Amérique la réalité du fonctionnement et des financements publics à ACORN, une  « organisation communautaire » dans laquelle le Président Barack Obama avait travaillé dans le passé. (…)

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Alors qu’elle est à Washington pour un stage, elle a l’idée d’aller enquêter sur l’association ACORN, connue pour ses liens avec Obama. Elle lance un appel sur Facebook pour trouver de l’aide. Trois personnes se portent volontaires. Un plan est monté pour aller filmer les membres de l’association en caméra cachée. Au dernier moment, deux personnes se désistent, craignant pour leur carrière. Avec James O’Keefe, qu’elle rencontre pour la première fois après leurs échanges sur Facebook, ils réécrivent le scénario en catastrophe la veille de l’opération.

Elle sera déguisée en prostituée et lui en mac. Ils vont demander à ACORN de les aider à obtenir un prêt pour ouvrir un bordel avec des mineures venues du Venezuela et filmer les réactions des employés.

Le scénario est caricatural et Hannah ne croit pas trop qu’ils seront pris au sérieux.

Surprise : non seulement ils sont bien accueillis mais en plus on leur donne tous les conseils pour falsifier les papiers, maquiller leur activité illégale en club de danse, escroquer le fisc américain et les banquiers. C’est tellement inimaginable que pour en avoir le cœur net, ils vont louer une voiture et refaire l’opération 8 fois, dans 8 villes différentes. Sept fois sur 8 l’improbable se produit : on leur prête une assistance bienveillante pour monter l’opération en toute sécurité.

ACORN est une association qui regroupe des « community organizations », c’est-à-dire des travailleurs sociaux. Son nom complet est Association of Community Organizations for Reform Now.

L’association, aussi célèbre que SOS Racisme ou les Restos du Cœur en France,

compte alors quatre cent mille membres répartis dans mille deux cents antennes à travers tout le pays. C’est une association gouvernementale, subventionnée par des fonds publics et privés.

Et c’est aussi un puissant lobby qui défend les droits des minorités et milite pour tous les candidats de la gauche progressiste.

En 2008, l’association avait financé la campagne d’Obama. Ce dernier y avait travaillé pendant un an comme « organizer », après ses études à Columbia. Le concept de « community organizing » est né dans les années 60, sous l’inspiration de Saul Alinsky. En 1971, ce dernier avait rédigé un « Manuel de l’animation sociale » (Rules for radicals), qu’on peut résumer en une phrase : « la fin justifie les moyens ».

Mais cette fois le piège s’est refermé sur les « organizers »… et sur Obama. Hannah met en ligne une première vidéo le 9 septembre 2009. L’association ACORN nie tout en bloc et crie à la manipulation. Elle décide alors d’en publier une seconde, puis une troisième, etc. Prise la main dans le sac, obligée de reconnaître les faits, l’association présente ses excuses. Obama, gêné, fait de même.

Quelques semaines plus tard, en novembre 2010, après avoir vainement tenté de lancer des procès contre Hannah, ACORN, l’une des plus grosses organisations de la gauche culturelle américaine dépose son bilan et disparaît. (…)

Contrepoints

Trois militants anarchistes projetant un attentat contre le QG d’Obama arrêtés

Trois jeunes militants ont été arrêtés et inculpés hier aux Etats-Unis. Ils projetaient un attentat contre le quartier général de campagne du président américain Barack Obama à Chicago, lors des manifestations organisées en marge du sommet de l’Otan.


Trois militants projetant un attentat contre le… par BFMTV

G8 : 3 milliards de dollars pour la sécurité alimentaire en Afrique

Cette année le sommet du G8, qui ouvre ses portes ce vendredi 18 mai, ne portera pas uniquement sur la crise économique européenne.

Le président américain, Barack Obama, devrait annoncer un plan de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) pour favoriser la sécurité alimentaire en Afrique peut-on lire sur le Washington Post.

Trois milliards de dollars d’investissements de la part de compagnies américaines privées qui serviront au développement de l’agriculture sur le continent.

Interrogé par la BBC, Rajiv Shah, chef de l’agence américaine pour le développement international a déclaré:

«Avec cette nouvelle approche, nous pensons qu’il est possible de sortir 50 millions de personnes de la pauvreté et de la faim.» [...]

Slate

(merci à Zatch)