Aux Etats-Unis, les moustachus se sentent discriminés

Les moustachus américains veulent des réductions d’impôts et, pour appuyer leur revendication, ont lancé un appel à manifester sur internet et en personne « du Capitole à la Maison Blanche » à Washington le 1er avril, l’humour contribuant aussi à une oeuvre caritative.

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L’Institut américain de la Moustache a lancé un appel à « une manifestation d’un million de personnes » pour soutenir sa « proposition de loi » d’une déduction fiscale de 250 dollars pour tous les moustachus pour « frais d’entretien de moustache » (cire, teintures, brosses spécialisées), a indiqué son président Aaron Perlut à l’AFP.

Les soutiens de l’association « qui lutte contre la discrimination des moustachus américains par la promotion du port et de la culture de la moustache », peuvent signer l’appel sur StacheAct.com. (…)

Le président de l’AMI, association qui affirme rassembler 20.000 personnes, estime « qu’il y a une vraie discrimination contre les moustachus et barbus dans l’histoire américaine » et « qu’il n’y a pas mieux que l’humour pour lancer notre revendication : l’égalité pour les moustachus », dit-il.

« Gouvernement et pilosité n’ont pas souvent fait bon ménage » aux Etats-Unis, dit l’association qui rappelle qu’il n’y a jamais eu que neuf présidents (sur 43) américains barbus ou moustachus et aucun depuis William Taft (1909-1913).

Aucun candidat sérieux à la présidence depuis Thomas Dewey en 1948 n’était également dans ce cas et les élus aujourd’hui, barbus ou moustachus, ne sont que 34 à la Chambre des représentants et un seul au Sénat, dit M. Perlut, par ailleurs conseiller en communication dans le Missouri,

qui « veut voir le président Barack Obama avec une moustache ». (…)

La dépêche

Abd al Malik, victime du racisme

(…) Abd al Malik raconte une anecdote marquante, qui l’a profondément choquée, et qui date de 2009, au moment de l’investiture de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

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Sans rapport avec le sujet que la couleur de sa peau, un producteur d’une émission de télé renommée lui avait fait un affront sans nom. « Il est venu me trouver pour me dire :

‘Félicitations !’ ‘Félicitations ? Mais pour quoi ?’, lui-ai-je rétorqué. Il s’est mis à bredouiller puis à rougir quand mon manager a dit : ‘Ah, vous voulez dire félicitations pour Obama ?’ »

Outré par ce genre de réflexions déplacées et racistes, Abd al Malik, mari de la chanteuse Wallen et père de leur fils, explique : « Tu as beau être français, tu restes noir aux yeux de l’autre et donc pas français, et ça c’est terrible. »

Ninapeople

USA: un juge demande pardon pour une blague raciste sur le président Obama

Un juge américain s’est excusé après avoir envoyé un courriel contenant une blague raciste sur le président Barack Obama qui assimilait les Afro-américains à des chiens, a indiqué jeudi un journal.

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Richard Cebull, juge en chef de district dans le Montana (Nord-Ouest), a indiqué mercredi avoir envoyé ce message électronique à un petit groupe d’amis parce qu’il n’apprécie pas M. Obama. Il a reconnu que sa blague était raciste, mais a nié être lui-même raciste, a rapporté le «Great Falls Tribune».

(…) «Mon intention n’était en aucun cas qu’il (le courriel) soit rendu public», a ajouté le juge. «Je demande pardon à quiconque s’est senti offensé et je peux bien évidemment comprendre pourquoi les gens ont pu se sentir offensés».

«La seule explication que je peux donner c’est que je ne suis pas un fan de notre président, mais cela va au-delà du fait de ne pas être fan», a-t-il reconnu. «Je ne l’ai pas envoyée (la blague) parce qu’elle était raciste. Je l’ai envoyée parce qu’elle était anti-Obama».

20 Minutes

Washington-Paris, la diplomatie des banlieues (Canal+)

Canal+, février 2012

Dans une note diplomatique publiée par WikiLeaks, les Etats-Unis reprochent à la France de ne pas considérer ses compatriotes musulmans comme des Français à part entière. Aujourd’hui, les diplomates américains pensent que l’avenir politique de la France passe par ses minorités. Pour l’administration américaine, nos banlieues sont aussi leur problème …

le site de ANELD propose des liens fort peu équivoques

Présidentielle américaine : quand les républicains broient du Noir

En prenant pour cible les Africains-Américains, les conservateurs font un bien mauvais calcul électoral. Ils se privent de suffrages importants pour le scrutin présidentiel de novembre au profit des démocrates.

(…) Premier à ouvrir le feu, l’intenable Newt Gingrich. À l’en croire, les Noirs préféreraient recevoir un bulletin de salaire plutôt que des allocations sociales - ce qui est peu discutable -, mais ils se heurtent à la volonté des démocrates de les enfermer dans l’assistanat. Ce serait notamment le cas de Barack Obama, qu’il surnomme le « food stamp president », du nom d’un programme d’assistance alimentaire aux plus pauvres.

Et lorsque, dans un débat télévisé, un journaliste lui a demandé si ses propos n’étaient pas offensants pour les Noirs, il s’est lancé dans une diatribe contre le politiquement correct. Classique. Cette stratégie nauséabonde a permis à Gingrich de séduire l’électorat blanc conservateur de Caroline du Sud, qui ne se fait généralement pas prier pour voir dans chaque Noir un accro aux allocations sociales.

Casier judiciaire

Même refrain chez Rick Santorum, qui, lors d’un meeting en Iowa, a déclaré vouloir « donner la possibilité aux Noirs américains de sortir de chez eux et de gagner de l’argent ». Quant à Ron Paul, il a eu du mal à se justifier après l’exhumation de lettres d’information diffusées à ses sympathisants dans les années 1990. Il y affirmait que 97 % des Noirs de Washington DC avaient un casier judiciaire ! Il jure aujourd’hui ne pas être l’auteur de ces lettres. Problème : elles sont signées de son nom.

Il n’y a pas que les mots. Sous couvert de lutter contre la fraude, nombre d’États dirigés par les républicains ont en effet adopté des lois exigeant des électeurs qu’ils présentent une pièce d’identité avant de voter. Les démocrates y voient une manoeuvre visant à décourager certains de leurs électeurs potentiels, Noirs et jeunes notamment. Plusieurs de ces lois ont d’ailleurs été bloquées par Eric Holder, le ministre de la Justice.

Des actions ont également été introduites par les républicains devant les tribunaux afin de faire reculer la discrimination positive, alors que l’administration Obama a adopté fin novembre une série de directives visant au contraire à accroître la diversité ethnique sur les campus.

Pas sûr que la Cour suprême tranche en faveur d’Obama sur ce dossier. (…)

Jeune Afrique

Hollande imite Obama

Le candidat socialiste, qui a lancé vendredi matin son site internet  »de mobilisation », a décidé de s’inspirer de la campagne d’Obama pour tenter de s’imposer définitivement.

Il est son référent. Alors que Ségolène Royal affirmait, en 2008, que Barack Obama s’était inspiré de ses idées sur « la démocratie participative » pour faire campagne aux Etats-Unis, François Hollande, lui, revendique sa filiation avec le président américain.

Les contacts entre les démocrates et les socialistes ne datent pas d’hier -Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand, président de Terra Nova (un cercle de réflexion proche du PS)ont traversé plusieurs fois l’Atlantique pour y étudier le système des primaires- mais ils se sont, il est vrai, intensifiés ces dernières semaines.

Pierre Moscovici, directeur de la campagne de Hollande, a prévu de se rendre à Atlanta fin février. Il devrait y rencontrer Joe Biden, vice-président des Etats-Unis. Et Vincent Feltesse, coordinateur de la campagne sur le net, a reçu, il y a quinze jours à Paris, des représentants du « team Obama » pour discuter de leurs méthodes de mobilisation.

France soir

M. Moussavian : « Ce que les Occidentaux appellent « printemps arabe » est nommé en Iran « réveil islamique ». (màj)

Plutôt que de « printemps arabe » l’Iran parle de « réveil islamique »

Alors que les pays occidentaux parlent volontiers de “printemps arabe”, l’Iran qualifie les révolutions dans les pays arabes de “réveil islamique”. Un an après la chute de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Egypte, Téhéran organisait une “Conférence internationale sur la jeunesse et le réveil islamique” les 29 et 30 janvier 2012. A cette occasion, plus d’un millier de jeunes venus de 73 pays musulmans ont été conviés dans la capitale iranienne pour assister à l’événement. De vastes moyens ont été déployés pour attirer la jeunesse du monde musulman. Accueillis dans l’auditorium de la moderne tour Milad à Téhéran, les participants venaient de Malaisie, d’Afrique noire, du Maghreb ainsi que du Caucase.

Lors de la conférence, un montage vidéo a présenté des images de la révolution iranienne de 1979 mêlées à des photos de manifestants en Tunisie, en Egypte, à Bahrein, en Libye ainsi qu’au Yémen cette année passée.

Les révoltes populaires contemporaines dans le monde arabe donc sont présentées comme les héritières de la révolution islamique en Iran.

 

Nouvelles d’Iran ( le Monde )

( merci à g0rille )

 

 

L’Iranien Seyyed Hossein Moussavian, 54 ans, a été le numéro 2 des négociateurs iraniens sur les questions nucléaires de 2003 à 2005, à l’époque où l’Iran, présidé par Mohammad Khatami, a accepté une suspension temporaire de l’enrichissement de l’uranium et permis le droit d’inspection le plus complet des sites iraniens à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Quel regard portez-vous sur la diplomatie de Barack Obama envers l’Iran ?

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, les Iraniens ont eu énormément d’espoir. Sa politique iranienne semblait si différente de l’ »axe du Mal » de George Bush. Certes, le Guide suprême, Ali Khamenei, était circonspect. Mais il nous a dit qu’il jugera sur pièces. Le constat, c’est que M. Obama a commencé en promettant de négocier sans préconditions pour mettre fin à trente ans d’hostilité mutuelle et qu’il a mis en place le système de sanctions internationales le plus dur imposé à l’Iran depuis 1979. Il n’a jamais prononcé les mots « changement de régime », mais ce que les Etats-Unis montrent aujourd’hui indique que telle est leur ambition en Iran.

Nos dirigeants sont convaincus que l’islam va l’emporter, du Bangladesh au Maroc, et que la supériorité militaire des Américains et des Israéliens n’y pourra rien.

 

Si vous étiez un régime divisé, qui craint une déstabilisation, détenir la bombe A n’est-il pas la meilleure dissuasion ? Non. Les Iraniens sont persuadés que les Etats-Unis sont en déclin dans la région et internationalement, et que cela va continuer. Ce que les Occidentaux appellent « printemps arabe » est nommé en Iran « réveil islamique ». L’Iran n’a pas besoin de bombe A pour étendre son influence.

Nos dirigeants sont convaincus que l’islam va l’emporter, du Bangladesh au Maroc, et que la supériorité militaire des Américains et des Israéliens n’y pourra rien. Tôt ou tard les conséquences du « printemps arabe » changeront le statut d’Israël dans la région. Et qui peut croire que l’Iran userait d’une bombe contre Israël qui tuerait autant de Palestiniens que d’Israéliens !

Si rien ne change, une confrontation armée est-elle inévitable ? C’est mon immense crainte, si les Occidentaux ne bougent pas dans le bon sens. Le nucléaire est maintenant devenu la clé de voûte du nationalisme iranien. Même si l’économie souffrait gravement, cela ne modifierait pas la position du pouvoir. Si les Occidentaux parvenaient à leurs fins, ils se retrouveraient vite avec un autre pouvoir qui manifestera exactement la même ambition. (…)

Le Monde

« La diversité, c’est un concept débile »

Mehdi Massrour est un élu, point à la ligne. Conseiller général (PS) du Nord, il ne voit pas pourquoi le fait d’être fils de -Marocain importerait. Et s’il figure dans un documentaire consacré à la diversité (sur Canal+ le 6 février), le débat sur la représentativité des minorités l’agace. Rencontre avec un Français.

L’élu lillois est l’un des visages de Washington-Paris, la diplomatie des banlieues, de Martin Meissonnier, visible sur Canal +, le 6 février. Un documentaire qui, à la veille de l’élection présidentielle, s’intéresse aux élus de la « diversité », un sujet encore peu présent dans les débats. On y voit une délégation française chercher aux Etats-Unis la manière d’importer la « discrimination positive » qui a tant réussi à l’icône Barack Obama, celle vantée par le Nicolas Sarkozy de 2007, et qui a rafraîchi au début de son mandat l’image de l’UMP. Mehdi Massrour tient une tout autre position : « Diversité… On a une bonne devise normative en France. C’est « Liberté, Egalité, Fraternité ». Je ne vois pas l’intérêt d’inventer des concepts débiles comme la diversité », dit-il en souriant, avec sa drôle de gouaille didactique. A lire les articles le concernant, Mehdi Massrour est le « premier Maghrébin » à siéger au conseil général du Nord. Il est pourtant né à Lille, d’un père marocain et d’une mère française. Puis a grandi à Lambersart, dans la banlieue chic, dans un hôtel particulier hérité de la branche maternelle, avec ses cinq frères.

Qui sait si la mairie de Roubaix, dans quelques années, ne sera pas son objectif ?

Le Monde

«La France n’assume pas ses enfants métissés»

Raïssa, d’origine algérienne, s’interroge sur son identité.

Quand je vais dans le pays d’origine de mes parents, l’Algérie, je suis une Française et ici, je suis une Arabe.

«Déjà sur la place des jeunes des quartiers dans la société. Pour moi la France est une mère indigne qui n’assume pas ses enfants métissés. Je pense que beaucoup de jeunes vivent dans un mal-être mais ils n’arrivent pas forcément à mettre des mots sur ce qu’ils vivent. Certains foutent la merde. C’est leur façon d’exister. Je ne veux pas les faire passer pour des victimes mais la France ne veut pas leur faire de place non plus… On parle de plus en plus de discrimination positive mais pour moi, ça reste de la discrimination. Pour un jeune Français défavorisé, on ne va pas se préoccuper de ses origines auvergnates ou pas. Pour un jeune défavorisé d’origine immigrée, on ne parlera que de ça, ses origines ! Il faut que la France accepte qu’elle est devenue métissée et qu’elle s’occupe de tous ses enfants.» […]

Et la politique, Raïssa ? «Je compte aller voter en 2012, ce sera la première fois mais franchement, pas avec une grande conviction. La politique, j’y crois pas vraiment […] Moi, j’aurais préféré un Obama à la française qui représente la nouvelle France mais bon… Je me déplacerai pour éviter le pire mais, à ces présidentielles, c’est vraiment par défaut que j’irai voter.» […]

Bondy Blog

États-Unis : A un an de la présidentielle, la campagne républicaine penche vers l’ultra-droite

Mitt Romney fait figure de favori républicain crédible pour la présidentielle de 2012 mais se voit obligé de donner des gages aux ultraconservateurs du « tea party », dont l’influence reste une des clés de la bataille des primaires. Au printemps 2012, le nom du républicain qui affrontera Barack Obama sera connu, ce qui devrait permettre à la campagne du président d’ouvrir les hostilités sur la proximité de ce candidat avec l’ultra-droite.

« Toute association ou position (proche du) « tea party » va se transformer en handicap à l’élection générale » en novembre 2012, affirme le politologue Thomas Mann du cercle de réflexion Brookings institution. En attendant, avec un taux de chômage à 9,1%, une dette publique record et une croissance qui plafonne à 2,5%, la campagne républicaine penche à droite et force le modéré Mitt Romney à faire le grand écart au risque de perdre des voix au centre.

Sur la droite de l’ex-gouverneur du Massachusetts, plusieurs candidats espèrent cristalliser le mécontentement des Américains face à la situation économique. L’ex-patron de la chaîne de pizzerias Godfather’s, Herman Cain, a effectué ces dernières semaines une percée surprenante au point de faire jeu égal avec M. Romney notamment dans l’Iowa (centre), le premier Etat qui se prononcera sur le choix d’un candidat républicain le 3 janvier. Mais M. Cain est trop « improbable » et sa candidature est « presque une parodie », juge M. Mann qui fait allusion à ses déclarations surprenantes, comme par exemple son idée de faire garder la frontière par des alligators. En outre, le candidat noir doit désormais faire face à des accusations de harcèlement sexuel, des actes qu’il dément. [Lire la suite]

El Watan

Barack Obama : Pas de raccourci à l’ONU pour la paix israélo-palestinienne

Le président des États-Unis Barack Obama a affirmé hier qu’il n’existait pas de «raccourci» pour parvenir à la paix au Proche-Orient, rejetant à la tribune de l’ONU la démarche des Palestiniens pour y obtenir la reconnaissance de leur État. «Je suis convaincu qu’il n’existe pas de raccourci à la fin d’un conflit qui persiste depuis des décennies. La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l’ONU. Si c’était aussi facile, cela aurait déjà eu lieu à l’heure actuelle», a déclaré M. Obama face à l’Assemblée générale de l’organisation internationale à New York. «Il y a un an, j’ai souhaité une Palestine indépendante à cette tribune», a reconnu M. Obama. «Je croyais, et je crois toujours, que les Palestiniens méritent leur propre Etat. Mais j’ai aussi dit qu’une paix véritable ne peut être obtenue qu’entre les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes», a-t-il affirmé.

Les Etats-Unis, proches alliés d’Israël, ont déjà annoncé qu’ils opposeraient leur veto au Conseil de sécurité à toute demande d’admission à l’ONU d’un Etat palestinien. Le président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué qu’il soumettrait une telle demande vendredi.
Juste avant M. Obama, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a affirmé que son pays, actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, voulait «la pleine représentation» de la Palestine à l’ONU. «Seule une Palestine libre et souveraine pourra répondre aux désirs légitimes d’Israël en matière de paix, de sécurité à l’intérieur de ses frontières, et de stabilité politique dans sa région», a-t-elle estimé.
Israël et les États-Unis affirment que la création d’un État palestinien ne peut résulter que de négociations directes entre les deux parties. Les principales puissances sont engagées depuis plusieurs jours dans une activité diplomatique intense pour tenter d’éviter une confrontation au Conseil de sécurité.

M. Obama a d’autre part exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à sanctionner immédiatement la Syrie pour la répression des manifestations contre le régime de Bachar al-Assad. «Ne pas agir est inexcusable. Le temps est venu pour le Conseil de sécurité de sanctionner le régime syrien et d’être solidaire des Syriens», a affirmé M. Obama. Il a mis en garde l’Iran et la Corée du Nord pour leurs programmes nucléaires, appelant à «isoler davantage ces régimes s’ils persistent dans la même voie». «Le gouvernement iranien ne peut pas démontrer que son programme (nucléaire) est pacifique (…), la Corée du Nord n’a pas encore pris de mesures concrètes pour abandonner ses armes», a remarqué M. Obama, en soulignant que «s’ils continuent sur une voie contraire à la loi internationale, il faut leur imposer davantage de pressions et d’isolement». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, quant à lui, demandé un effort international pour mettre fin à «l’impasse» au Proche-Orient. [...]

La Presse de Tunisie

Réunion des ministres européens des Finances : Rappel à l’ordre des USA

Les Etats-Unis ont exhorté vendredi les Européens à mettre un terme à leurs divisions sur la gestion de la crise de la dette qui inquiète la planète entière, alors que la zone euro continue à se disputer sur le deuxième plan de sauvetage promis à la Grèce. Convié exceptionnellement à une réunion des ministres européens des Finances à Wroclaw en Pologne, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner s’est dit préoccupé par les divisions entre gouvernements et la Banque centrale européenne.

«Il est très dommage de constater qu’il existe non seulement des divisions dans le débat sur la stratégie en Europe, mais aussi qu’un conflit existe entre les gouvernements et la BCE», a-t-il déclaré en marge de cette réunion, mettant en garde contre les «risques catastrophiques» de la désunion. La présence de M. Geithner témoigne de l’inquiétude croissante des Etats-Unis face à la tournure prise par la crise de la dette et ses éventuelles répercussions sur l’économie mondiale. Sa présence fait grincer les dents de certains responsables européens.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, tout comme son homologue belge, Didier Reynders, n’ont pas hésité vendredi matin à rappeler les Etats-Unis, qui ploient sous une énorme dette publique, à leurs propres devoirs en matière budgétaire. Jean-Claude Juncker, chef de file des ministres des Finances de la zone euro, a été à peine plus aimable lorsque, à l’idée que les Etats-Unis aient demandé à la zone euro d’augmenter les capacités de son Fonds de secours chargé notamment de l’aide à la Grèce (FESF), il a dit: «Nous ne discutons pas de l’élargissement ou de l’accroissement du FESF avec un pays non membre de la zone euro».

Atermoiements

Problème: l’Europe continue à se distinguer par ses atermoiements. A Wroclaw, l’objectif de départ qui était de concrétiser le second plan de sauvetage promis en juillet à la Grèce, de près de 160 milliards d’euros, n’a pas été atteint alors qu’il est pourtant vital pour éviter la banqueroute au pays. La zone euro bute toujours sur les garanties demandées par la Finlande en échange de nouveaux prêts à Athènes, une question qui empoisonne les relations au sein de la zone euro. «Des progrès ont été réalisés», dit M. Juncker, mais aucun accord n’a été trouvé.

Plusieurs pistes ont jusqu’ici été évoquées: celle de garanties en liquide, que refuse fermement la zone euro, la mise en gage de terres grecques ou des participations dans des entreprises hellènes. Le défi est d’éviter d’affaiblir le plan de soutien et d’empêcher que trop d’Etats demandent ensuite le même traitement. Un mécanisme à l’étude pourrait prévoir que la Finlande renonce à une partie de ses bénéfices sur les prêts octroyés à la Grèce via le FESF, selon une source gouvernementale européenne. «Si la Finlande souhaite des garanties, elle recevra évidemment un retour moins important des prêts octroyés», a d’ailleurs dit M. Reynders. La ministre autrichienne des Finances Maria Fekter a noté qu’il fallait pour l’heure tenir le cap du plan d’aide à la Grèce en échange d’efforts budgétaires. Mais elle n’a pas exclu qu’un défaut de paiement puisse devenir à terme une éventualité si le sauvetage devient trop onéreux, ajoutant encore à la cacophonie européenne.

Décision en octobre

Autre démonstration du manque d’avancées sur le sauvetage de la Grèce, la zone euro a décidé de reporter à octobre toute décision sur le versement d’une nouvelle tranche de prêts dont le pays a impérativement besoin. «Nous prendrons notre décision sur la prochaine tranche d’aide en octobre, en nous fondant sur les déclarations de la troïka» (UE, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), les bailleurs de fonds de la Grèce, a annoncé M. Juncker.

20 Minutes.ch