Indonésie : il fait baisser le son d’une mosquée

Un musulman indonésien septuagénaire, excédé par les appels à la prière tonitruants, a réussi à faire baisser le volume d’une mosquée, du jamais vu dans le pays musulman le plus peuplé au monde. Sayed Hasan, 75 ans, avait porté plainte en décembre contre une mosquée de Banda Aceh, capitale de la très conservatrice province d’Aceh, la seule à appliquer la loi islamique en Indonésie.

Le septuagénaire avançait que les cinq appels à la prière quotidiens, dont le premier est lancé à 4h30 et qui peuvent durer jusqu’à une heure, l’empêchaient de mener une vie normale. La plainte a suscité l’ire de la communauté et, après des « menaces », dit-il, Sayed Hasan a été contraint d’abandonner les poursuites. Cependant, « le volume a été réduit de moitié après avoir abandonné ma plainte », a-t-il expliqué aujourd’hui. La mosquée a ainsi retiré quatre de ses dix hauts-parleurs, a-t-il précisé. [...]

Le Figaro

Merci à DANY

Laxou : la tour de l’angoisse

Le sentiment d’insécurité monte dans une tour de Laxou dont l’entrée est squattée par un groupe de jeunes. Des dealers selon les habitants.

«Vous êtes un condé ? » La question fuse immédiatement. Flic ou pas flic ? Le jeune homme qui a pris position devant l’une des entrées de la tour Franche-Comté dans le quartier des Provinces à Laxou, veut savoir à qui il a affaire. Et la réponse ne l’inquiète pas plus que ça. Il se trouve que c’est un journaliste qui lui fait face. Mais si c’était un policier, on devine que son attitude désinvolte ne changerait guère.

Crâne en partie rasé, tee-shirt manches courtes, il ne craint pas plus la répression que le froid :

« On n’agresse pas les gens. On ne les embête pas. On a le droit d’être là. On peut encore squatter où on veut ! On est en France », lâche-t-il, avec sourire ironique pour son interlocuteur, journaliste doté, selon lui, d’une tête de « condé ». [...]

Et pourtant le sentiment d’insécurité est tout de suite monté en flèche lorsque des jeunes ont commencé à camper régulièrement devant l’une des entrées, celle qui est à l’abri des intempéries et qui donne sur un petit centre commercial. « Il y a des rassemblements depuis 2 ou 3 mois », précise Jean-Marie Becker. [...]

Dealers et toxicomanes font leur petit « bizness ». Mais sans entrer dans la tour et sans agressivité. Certains locataires s’en moquent. « Ils ne font rien de mal. Ils sont même polis lorsque je passe avec ma fille », sourit une jeune mère. Mais plus on avance en âge, plus l’inquiétude grimpe.

« C’est vrai qu’ils font surtout du mal à eux-mêmes. Mais lorsque vous sortez et que vous tombez sur eux, il y a certains visages qui font peur. La dernière fois, ils étaient une trentaine et je n’étais pas rassurée. J’ai une amie qui a déménagé à cause de ça », râle une quinquagénaire qui s’apprête à promener son chien. [...]

L’Est Républicain

Merci à Alérion

Paris : un campement de Roms en feu a obligé à fermer le périphérique

Odeur de gomme carbonisée, fumée noire à couper au couteau, les conditions de circulation se sont vite avérées trop dangereuses, peu après 13 h 45 aux abords de la Porte de la Chapelle, entraînant la fermeture radicale du périphérique, dans les deux sens . En cause : un important feu de pneus, au bord d’un camp rom installé depuis plusieurs mois en contrebas du périphérique et du secteur du boulevard Ney.

Le Parisien

Le temps que les secours parviennent à éteindre l’incendie du camp rom, désert au moment du sinistre, périphérique et Maréchaux ont été rouverts vers 14h45. Entre-temps, des bouchons de plusieurs kilomètres s’étaient formés de part et d’autre, bien au-delà de la porte de la Chapelle, et les automobilistes mettaient encore quarante minutes à la rallier depuis la porte Maillot, et autant dans l’autre sens depuis le secteur de la porte des Lilas.

Entre les autobus déviés, les sorties obligatoires engorgeant les bretelles du périphérique, les travaux engagés aux portes de Paris et la soudaineté du sinistre, les embouteillages ne se sont résorbés que vers 16 heures. A peine de quoi soulager la ceinture de Paris avant la période de pointe de la fin d’après-midi.

Le Parisien

Aubagne : l’hôtel Souleia a « peur » selon son directeur

J’ai peur pour mes clients et mes équipes. » Gérald Krajecki, le directeur de l’hôtel Souleia, situé sur le cours Voltaire, en centre-ville dénonce depuis le début du mois de septembre « des problèmes d’insécurité »sur la place du 14-Juillet qui jouxte son établissement.

Dans des courriers adressés le 1er octobre au préfet, au commissaire et au maire, le chef d’entreprise s’inquiète « de bandes de jeunes » qui s’installent « la nuit autour de notre hôtel, sur notre terrasse » et provoquent « de nombreuses nuisances ».

« Un soir, un client a ouvert ses fenêtres pour se plaindre du bruit, ils lui ont jeté des bouteilles, des pierres… »

, dénonce l’hôtelier.

Ces nuisances ont pris une tournure plus grave encore le 26 septembre dernier « lorsqu’une violente rixe a eu lieu sur la place, faisant un blessé » et entraînant l’intervention de la police nationale et des pompiers.

« Ce que je veux aujourd’hui, même si la situation s’est un peu calmée depuis cet incident, explique Gérald Krajecki, c’est que la Ville nous apporte des solutions pour sécuriser cette place.

Ces nuisances nous ont fait perdre de la clientèle« , poursuit-il en montrant les commentaires laissés par des touristes sur le site booking.com, « et nous ont obligés à fermer le bar à 19 heures le week-end au lieu de 23 heures.

Je comprends que la police nationale n’a pas assez d’effectifs la nuit pour répondre rapidement à nos appels quand il s’agit de nuisances sonores. Mais dans ce cas-là, pourquoi ne pas renforcer les effectifs de la police municipale. Elle pourrait être présente, au moins dans le coeur de la ville, 24 h/24″.

Questionné lundi, Daniel Fontaine, le maire s’est refusé à tout « commentaire » sur l’ »histoire » du 26 septembre, « n’ayant pas eu d’informations officielles des services de sécurité de la ville » que ce soit « la police municipale ou la police nationale ». Mais il a rappelé qu’en matière de problèmes de nuisances, « il y a deux possibilités : tout d’abord travailler en amont avec le service Prévention de la ville. Si ce sont des jeunes qui font du bruit, les connaissons-nous ? Comment peut-on intervenir auprès d’eux pour que la chose ne se reproduise pas ? Si la chose se reproduit et que ces bruits sont délictueux, à ce moment-là, cela relève de la police municipale qui intervient jusqu’à 20h, et au-delà de la police nationale. » Quant à avoir une police municipale présente 24 h/24, le maire rappelle « qu’elle ne peut pas être partout » mais concède « qu’il nous revient et nous y travaillons avec Mme la commissaire à faire en sorte que nous puissions être encore plus présents sur le territoire en nous partageant plus les responsabilités. On a besoin d’avoir une réflexion approfondie et de savoir si avec les effectifs que nous avons, la PM et la PN couvrent l’ensemble du territoire. Si les effectifs sont insuffisants, à ce moment-là, nous regarderons comment faire pour les augmenter », rappelant qu’en ce qui concerne la police municipale, « les effectifs seront augmentés substantiellement d’ici à la fin de l’année 2012″.

La Provence