Mali : guerre pour la démocratie ou pour Areva ?

Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays.

Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions « religieuses », battent toute personne dont le comportement ne leur plaît pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent – en particulier des femmes – pour des broutilles ou même pour rien.

Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.

Qui croira qu’il s’agit de sécuriser la région ?

Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération « pour la démocratie au Mali » ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence « démocratique » ?

De même, qui croira qu’il s’agit de « sécuriser la région » ? En réalité, il s’agit de sécuriser l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.

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Rue89

Hollande a « une peur panique de déplaire », selon Xavier Bertrand

François Hollande a « une peur panique de déplaire » et « fait marche arrière » dès qu’une proposition « suscite des réactions négatives », accuse dimanche le ministre du Travail Xavier Bertrand dans une interview au Parisien-Dimanche.

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Le candidat socialiste à la présidentielle « change tout le temps. Il y a chez lui une peur panique de déplaire. C’est dans son tempérament », affirme le ministre.

Sur plusieurs dossiers, « le nucléaire, la finance, la retraite, le quotient familial et maintenant l’euthanasie, c’est chaque fois la même tactique », selon lui.

François Hollande, poursuit-il, « avance une proposition et dès qu’il voit que ça suscite des réactions négatives, il fait aussitôt marche arrière ».

Dans cette interview, M. Bertrand demande aussi à François Chérèque, le numéro un de la CFDT, « de rester dans le combat syndical ».

Le leader syndical avait fait état mardi de « coups de fil » passés par le ministère du Travail à de grandes entreprises afin qu’elles « reportent à plus tard », leurs plans de licenciement, après l’élection présidentielle.

« La neutralité politique des syndicats est une tradition en France. Que chacun reste dans sa logique », a-t-il ajouté.

20 Minutes

M. Moussavian : « Ce que les Occidentaux appellent « printemps arabe » est nommé en Iran « réveil islamique ». (màj)

Plutôt que de « printemps arabe » l’Iran parle de « réveil islamique »

Alors que les pays occidentaux parlent volontiers de “printemps arabe”, l’Iran qualifie les révolutions dans les pays arabes de “réveil islamique”. Un an après la chute de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Egypte, Téhéran organisait une “Conférence internationale sur la jeunesse et le réveil islamique” les 29 et 30 janvier 2012. A cette occasion, plus d’un millier de jeunes venus de 73 pays musulmans ont été conviés dans la capitale iranienne pour assister à l’événement. De vastes moyens ont été déployés pour attirer la jeunesse du monde musulman. Accueillis dans l’auditorium de la moderne tour Milad à Téhéran, les participants venaient de Malaisie, d’Afrique noire, du Maghreb ainsi que du Caucase.

Lors de la conférence, un montage vidéo a présenté des images de la révolution iranienne de 1979 mêlées à des photos de manifestants en Tunisie, en Egypte, à Bahrein, en Libye ainsi qu’au Yémen cette année passée.

Les révoltes populaires contemporaines dans le monde arabe donc sont présentées comme les héritières de la révolution islamique en Iran.

 

Nouvelles d’Iran ( le Monde )

( merci à g0rille )

 

 

L’Iranien Seyyed Hossein Moussavian, 54 ans, a été le numéro 2 des négociateurs iraniens sur les questions nucléaires de 2003 à 2005, à l’époque où l’Iran, présidé par Mohammad Khatami, a accepté une suspension temporaire de l’enrichissement de l’uranium et permis le droit d’inspection le plus complet des sites iraniens à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Quel regard portez-vous sur la diplomatie de Barack Obama envers l’Iran ?

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, les Iraniens ont eu énormément d’espoir. Sa politique iranienne semblait si différente de l’ »axe du Mal » de George Bush. Certes, le Guide suprême, Ali Khamenei, était circonspect. Mais il nous a dit qu’il jugera sur pièces. Le constat, c’est que M. Obama a commencé en promettant de négocier sans préconditions pour mettre fin à trente ans d’hostilité mutuelle et qu’il a mis en place le système de sanctions internationales le plus dur imposé à l’Iran depuis 1979. Il n’a jamais prononcé les mots « changement de régime », mais ce que les Etats-Unis montrent aujourd’hui indique que telle est leur ambition en Iran.

Nos dirigeants sont convaincus que l’islam va l’emporter, du Bangladesh au Maroc, et que la supériorité militaire des Américains et des Israéliens n’y pourra rien.

 

Si vous étiez un régime divisé, qui craint une déstabilisation, détenir la bombe A n’est-il pas la meilleure dissuasion ? Non. Les Iraniens sont persuadés que les Etats-Unis sont en déclin dans la région et internationalement, et que cela va continuer. Ce que les Occidentaux appellent « printemps arabe » est nommé en Iran « réveil islamique ». L’Iran n’a pas besoin de bombe A pour étendre son influence.

Nos dirigeants sont convaincus que l’islam va l’emporter, du Bangladesh au Maroc, et que la supériorité militaire des Américains et des Israéliens n’y pourra rien. Tôt ou tard les conséquences du « printemps arabe » changeront le statut d’Israël dans la région. Et qui peut croire que l’Iran userait d’une bombe contre Israël qui tuerait autant de Palestiniens que d’Israéliens !

Si rien ne change, une confrontation armée est-elle inévitable ? C’est mon immense crainte, si les Occidentaux ne bougent pas dans le bon sens. Le nucléaire est maintenant devenu la clé de voûte du nationalisme iranien. Même si l’économie souffrait gravement, cela ne modifierait pas la position du pouvoir. Si les Occidentaux parvenaient à leurs fins, ils se retrouveraient vite avec un autre pouvoir qui manifestera exactement la même ambition. (…)

Le Monde

Nucléaire, droit de veto : Chevènement demande «que Hollande réagisse»

Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC et candidat à la présidentielle a estimé dimanche auprès de l’AFP qu’il était «temps que Hollande réagisse», disant penser que ce dernier avait «été mis devant le fait accompli» avec l’accord PS/EELV.

«Cet accord PS/EELV est très grave pour la gauche républicaine», a déclaré M. Chevènement. Il a stigmatisé de nouveau cet accord qui, à ses yeux, contient des abandons de souveraineté avec le nucléaire mais aussi avec le paragraphe sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Sur le nucléaire, l’ancien ministre de la Défense considère qu’il s’agit «d’une atteinte grave à notre défense, à la dissuasion nucléaire».

Rappelant qu’il était candidat «pour faire bouger les lignes» et donc pas nécessairement pour aller jusqu’au bout coûte que coûte, M. Chevènement a demandé à François Hollande «d’infléchir» les positions prévues dans l’accord PS/EELV. [...]

Le Parisien

Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

Suite et commentaires sur Fortune

M6 n’a pas diffusé l’incident avec Eric Besson (MàJ)

La chaîne M6 a choisi dimanche soir de ne pas diffuser l’incident intervenu lors de l’enregistrement de l’émission «Capital» avec le ministre de l’industrie Eric Besson, qui avait quitté brutalement le studio après un échange tendu avec l’animateur Guy Lagache.

Le Parisien

17/06/11

Le ministre de l’Industrie qui quitte le plateau de M6 en plein enregistrement.

Suisse : L’UDC propose moins d’étrangers pour moins de nucléaire

L’UDC entre à son tour dans le débat sur l’énergie nucléaire. Et son président Toni Brunner ne manque pas de faire le lien avec l’immigration.

 

Jusqu’ici prudent sur la question de la sortie du nucléaire, l’UDC entre dans le débat et propose ses pistes. Freiner l’immigration permettrait de réduire le besoin en énergie, explique en substance le président du premier parti de Suisse Toni Brunner dans le journal alémanique «Der Sonntag».

«Nous devons discuter d’alternatives à l’énergie atomique», déclare Toni Brunner, qui ajoute cependant: «si l’immigration se poursuit au même rythme qu’actuellement, nous ne pourrons pas éviter la construction de nouvelles centrales nucléaires».

20minutes.ch

(Merci à Geneva)

Après le point Godwin, voici le point Tchernobyl des écolos (Rue89)

Rue du Faubourg Saint-Martin (Paris, Xe), au siège des Verts, la revue de presse n’avait plus été aussi épaisse depuis longtemps. Cécile Duflot, Daniel Cohn-Bendit et leur ambassadeur médiatique « non partisan » Nicolas Hulot se lèvent tôt et se couchent tard, et passent la journée sous les lumières des plateaux de télévision ou devant les micros des studios radio. Ils n’ont qu’un mot à la bouche : « Tchernobyl  ».

Amusez-vous à compter combien de fois ils prononceront ce mot lors de leurs prochaines interventions. Le débat n’est pas possible : si vous êtes pour le nucléaire, vous êtes inconscients parce que vous n’avez pas peur que l’humanité s’autodétruise comme l’erreur humaine a détruit le village ukrainien désormais tristement célèbre.

On connaissait le point Godwin : plus longtemps le débat politique dure, plus vite l’un des protagonistes se verra comparé à un nazi. On connaît maintenant le point Tchernobyl : plus tu parles des enjeux énergétiques avec les écologistes, plus vite on te démontrera que tu aurais cru, toi aussi, comme tout le monde à l’époque, que « le nuage » allait s’arrêter à la frontière et que la folie du nucléaire est un vaste complot des hommes politiques associés aux lobbies privés du nucléaire contre la population inquiète et soumise à leurs désirs. [...]

Rue89

Relire : Rue89 sponsorisé par Areva : colère des lecteurs