Le chômage ? Pas pour tout le monde [...à compléter] (maj)

• La Région vient  de recruter Jérémie Martin comme chargé de mission. Ce trentenaire originaire du Gers n’est autre que le fils du ministre de l’écologie Philippe Martin. Voix du midi 10-02-14

• Le même Jérémie aura notamment pour collaborateur le frère du ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, siégeant aux côtés de son père sur les bancs des ministres Voix du midi 10-02-14

• Salomé Peillon, fille du ministre de l’Education nationale, embauchée au poste de chargée de mission culturelle à l’ambassade de France en Israël Scoop it Février 2014

• Thomas, le fils de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a été embauché par la Société nationale immobilière (1,3 milliard d’euros de revenus, 275.000 logements sociaux en gestion) à un poste très élevé pour cet élève moyen d’une école de commerce moyenne Le Monde janvier 2014

• Clémentine, la fille de Martine Aubry est administratrice de l’auditorium du musée du Louvre Pure people

• Jean Sarkozy, né en 1986, fils de Nicolas Sarkozy, est vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine depuis 2011. Il est également administrateur de l’Établissement public d’aménagement de la Défense Seine Arche. Wikipedia

• Marie-José Roig, maire UMP d’Avignon et ex-députée, a salarié son fils à l’Assemblée de 2007 à 2012, pour un salaire brut de 5 208 € / mois. Midi Libre Octobre 2013

• Philippe, fils de Bernard Derosier, président socialiste du conseil général du Nord s’est retrouvé directeur juridique de l’institution alors qu’il n’est même pas titulaire du concours de la fonction publique territoriale lui permettant d’être dans ce fauteuil. Archives Lepost 2012

• Michel Delebarre, sénateur maire (PS) de Dunkerque, a fait l’objet d’une enquête préliminaire à la suite d’un dépôt de plainte pour « prise illégale d’intérêt » concernant l’embauche de sa fille et de son gendre à la communauté urbaine de Dunkerque, qu’il préside. L’Express 2012

• Elvire, fille du  président (PS) du Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron, postule au poste de n° 3 du Louvre Lens. Celle qui s’est imposée comme l’incontournable « Mme Culture » de la région, bien qu’elle ne soit que membre du cabinet de son père, recueille déjà les faveurs du jury. L’Express 2012

• A Puteaux, Joëlle Ceccaldi nomme son fils super adjoint. Le maire UMP a créé la surprise en confiant toutes les délégations les plus importantes à son fils. Le Parisien, mars 2014

• Pierre Bachelot, fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a été nommé à la direction générale de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Le Point 2010

• L’organisme financé par le conseil régional d’Ile-de-France est qualifié de «machine à piston» par Le Canard enchaîné, qui l’accuse de «recaser» les enfants, conjoints ou amis des élus franciliens. Figaro 2012

• Le mari de Najat Vallaud-Belkacem est un des conseillers de son collègue Ministre, Arnaud Montebourg. Le mari de Fleur Pellerin est membre du Cabinet de Marylise Lebranchu. Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale a directement embauché son épouse. Notrecourbevoie 2012

• Amin Khiari, fils de la vice-présidente PS du Sénat, nommé directeur général de l’EPADESA. Source 2013

Cet article a vocation a être remonté regulièrement si les lecteurs l’enrichissent

merci aux lecteurs

Echec interdit : la réussite de François Hollande, dernier barrage avant le FN ?

Pour François Hollande s’ouvre une période de deux mois qui sera vraisemblablement examinée à la loupe par l’ensemble des Français, qu’ils aient ou non voté pour lui. Ses premières mesures, s’il les met en œuvre, auront un impact rapide sur la vie quotidienne des Français, et sur l’économie du pays. (…)

D’autre part, François Hollande ne peut précisément ignorer sa propre histoire. Il appartient à cette faction du Parti Socialiste qui a porté il y a trente ans le discours d’une modernité de gauche, attachée à la libéralisation et à la compétitivité économique. Comment se détacher aujourd’hui d’une histoire qu’on a patiemment construite?

Comment ferrailler de façon crédible contre les certitudes que l’on assénait au début de l’aventure qui a permis la naissance de l’euro?

Il suffit de relire les discours du François Hollande secrétaire du PS à propos de l’Europe et des délocalisations pour comprendre que gouverner en 2012 signifie largement démentir les mots prononcés jusqu’en 2008 (…)

La période courte dans laquelle nous entrons suit un quinquennat de déceptions et il est vraisemblable que les Français ne se laisseront pas impunément décevoir à nouveau.

J’en veux pour preuve l’agacement immédiatement manifesté, notamment sur Twitter, par les supporters du nouveau Président face à la médiatisation de son fils. Ce qui a conduit au rejet de Sarkozy – la peoplisation, le népotisme, le favoritisme – sera surveillé à la loupe dans les mois qui viennent. D’autant plus que les promesses de «retour à la normalité» ont été répétées.

En un mot, la France est sur une pente glissante, et elle en prend conscience.

Car l’ultime alternative à un système qui ne convient pas s’appelle le Front National.

À méditer longuement.

Atlantico

Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

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Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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Préférence familiale au Conseil général du Nord

Le tribunal administratif de Lille a cassé jeudi la nomination du fils du président du Conseil général du Nord, Bernard Derosier (PS), à la direction des affaires juridiques du département car il n’avait pas passé de concours de la fonction publique.

Le tribunal, saisi par l’ancien préfet du Nord Daniel Canepa, a suivi l’avis du rapporteur public. Ce dernier estimait que Philippe Derosier devait quitter le poste qu’il occupe pour laisser la place à l’un des candidats ayant réussi le concours et a ordonné l’annulation de l’arrêté portant sur le renouvellement de son contrat.

A l’audience, le rapporteur public a rappelé l’application de la loi du 26 janvier 1984 qui stipule que les collectivités territoriales ne peuvent employer des non-fonctionnaires qu’à titre exceptionnel. Les candidats aux postes doivent avoir passé un concours de la fonction publique.

Détenteur d’un DEA en droit public, Philippe Derosier occupait un poste d’attaché territorial et n’avait pas le diplôme correspondant à sa fonction, alors qu’un autre candidat au poste présentait les diplômes spécifiques et dix années d’expérience à la communauté urbaine de Strasbourg. Le conseil général n’a pas commenté cette décision qui ne lui avait pas encore été officiellement notifiée jeudi soir.
(Source)

Quand Sarkozy voulait une «République irréprochable»

14 janvier 2007. Discours d’investiture à l’élection présidentielle.

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« La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. C’est celle dans laquelle l’Etat est impartial. Si l’Etat veut être respecté, il doit être respectable. Je ne transigerai pas. Pour certains postes il ne doit pas y avoir de nomination sans qu’au préalable celui que l’on envisage de nommer ne soit contraint d’exposer ses vues stratégiques pour l’entreprise ou l’organisme qu’il veut présider. Et de surcroît cette nomination doit être ratifiée par un vote des commissions parlementaires concernées. Le fait du prince n’est pas compatible avec la République irréprochable. Nous sommes les héritiers du Général de Gaulle. »