15 Août : Histoire de la Saint-Napoléon

les 3 Napoléon
Napoléon I. – Napoléon II. – Napoléon III, estampe, 1851-1852 (cliquez pour agrandir).

La Saint-Napoléon est une fête nationale instituée par Napoléon Ier en 1806 et célébrée le 15 août, date anniversaire de la signature du Concordat de 1801 et jour anniversaire de la naissance de l’Empereur. Elle se tint de 1806 à 1813 et de 1852 à 1869.

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Desouche Histoire : Le passage de la Bérézina (26-29 novembre 1812)

Le 18 octobre, après 34 jours passés à Moscou, l’hiver approchant, Napoléon, ne voyant pas de proposition de paix arriver et craignant de voir se briser les lignes de communication, se résout à quitter Moscou pour rentrer en France. La campagne de Russie, commencée le 22 juin et dont il ne doutait pas un instant de la réussite, tourne au cauchemar : 200.000 à 300.000 des hommes mobilisés en juin 1812 (600.000) trouvent la mort et beaucoup d’autres ne rentreront jamais (prisonniers, soldats qui firent souche en Russie).

I. Le début d’une retraite désastreuse

Le départ de Moscou a lieu le 19 octobre et Napoléon dispose encore d’environ 95.000 hommes. Les soldats sortent de la ville bien habillés, bien reposés, avec de nombreux convois de bagages, davantage remplis de butin que de provisions. Le maréchal Mortier quitte la ville en dernier avec ses 10.000 hommes. L’empereur, qui s’est laissé intoxiquer par la propagande russe, croit que l’hiver sera tardif et qu’il a du temps devant lui.

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5 mai 1821 : Mort de Napoléon Bonaparte

Napoléon - Sainte-Hélène
Napoléon à Sainte-Hélène, Francois-Joseph Sandmann.

Napoléon par lui-même :

« Après tout, ils auront beau retrancher, supprimer, mutiler, il leur sera bien difficile de me faire disparaître tout à fait. Un historien français sera pourtant bien obligé d’aborder l’empire, et, s’il a du cœur, il faudra bien qu’il me restitue quelque chose, qu’il me fasse ma part, et sa tâche sera bien aisée, car les faits parlent, ils brillent comme le soleil.

J’ai refermé le gouffre anarchique et débrouillé le chaos. J’ai dessouillé la révolution, ennobli les peuples et raffermi les rois… J’ai excité toutes les émulations, récompensé tous les mérites, et reculé les limites de la gloire ! Tout cela est bien quelque chose ! Et puis, sur quoi pourrait-on m’attaquer qu’un historien ne puisse me défendre ? Seraient-ce mes intentions ? Mais il est en fond pour m’absoudre. Mon despotisme ? Mais il démontrera que la dictature était de toute nécessité. Dira-t-on que j’ai gêné la liberté ? Mais il prouvera que la licence, l’anarchie, les grands désordres étaient encore au seuil de la porte. M’accusera-t-on d’avoir trop aimé la guerre ? Mais il montrera que j’ai toujours été attaqué. D’avoir voulu la monarchie universelle ? Mais il fera voir qu’elle ne fut que l’œuvre fortuite des circonstances, que ce furent nos ennemis eux-mêmes qui m’y conduisirent pas à pas. Enfin sera-ce mon ambition ? Ah ! sans doute, il m’en trouvera, et beaucoup ; mais la plus grande et la plus haute qui fut peut-être jamais ! Celle d’établir, de consacrer enfin l’empire de la raison, et le plein exercice, l’entière jouissance de toutes les facultés humaines ! Et ici l’historien peut-être se trouvera réduit à devoir regretter qu’une telle ambition n’ait pas été accomplie, satisfaite ! … En bien peu de mots, voilà pourtant toute mon histoire »

Las Casas, Mémorial de Sainte-Hélène.