Cette jeune femme, âgée de 19 ans, rentrait chez elle la nuit dernière, quand trois jeunes hommes, qui se trouvaient à bord de la même rame, l’ont fait « descendre de force », selon les premiers éléments recueillis par la police.
Ils étaient montés à l’arrêt Commerce, semble-t-il, et l’auraient « importunée » pendant le trajet.
Une fois dehors, la jeune femme aurait été entraînée à l’écart, dans une contre-allée. Mais par chance, un témoin passait par là. Il s’est interposé, mettant en fuite les agresseurs. Et la police a été alertée.
Trois jeunes gens, âgés de 18 à 27 ans, ont été interpellés peu après et placés en garde à vue. Pour l’heure, on ignore tout du mobile de l’agression. [...]
C’était ce matin, vers 10h30. Une trentaine de membres du FN venait déposer une gerbe de fleurs au pied de la statue, pour commémorer Jeanne d’Arc, devant l’église Saint-Donatien à Nantes.
Gauthier Boucher, responsable local du FN, s’y rendait quand il a été agressé.
Drapeau bleu, blanc, rouge à la main, il marchait vers le lieu du rendez-vous quand il a vu cinq personnes, aux visages masqués, débouler. Le jeune homme, âgé de 25 ans, a aussitôt fait demi-tour. Mais un coup-de-poing lui a été porté au niveau du visage.
Moins de deux heures plus tard, Gauthier Boucher racontait déjà son agression sur sa page facebook : « Près de l’église Saint-Donatien de Nantes, avant d’arriver à l’hommage pour Jeanne d’Arc, accueilli aux cris de « Nazis raus! », « Bleu-Blanc-Rouge, t’as rien à foutre ici ! », « Cours ! » par cinq gauchistes. Dans la foulée l’un me poursuit et me frappe la tête contre une vitre de voiture, dent ébréchée et un peu de sang. Dépôt de plainte ce jour », pouvait-on lire.
Plusieurs centaines de personnes – 600 selon la police, 2000 selon les organisateurs – se sont réunies samedi à Nantes pour dénoncer pacifiquement les «fascistes» homophobes, le climat de «terreur » créé par certaines exactions d’opposants au mariage pour tous et clamer leur lassitude d’être insultés.
«Tout le monde est sorti du bois et j’ai vraiment des relents des années 30 et des Croix de feu. Je trouve qu’effectivement il faut que les républicains se réveillent» (Michèle Gressus).
«Trans, pédés, gouines, fiers, on se laissera pas faire!» a scandé sur la place Royale une foule dense rassemblant des personnes de tous âges, homosexuels et hétérosexuels, ainsi que des parents d’homosexuels, tenant de nombreux drapeaux arc-en-ciel.
Plusieurs élus locaux se tenaient parmi eux avec leurs écharpes tricolores, dont Michèle Gressus, vice-présidente socialiste de Nantes Métropole, qui a dénoncé «les paroles, les faits et les gestes de fascistes».
Le rassemblement était organisé par les Dures à Queer, un collectif anti-homophobie nantais, qui a fait ensuite entonner plusieurs chants et slogans comme « C’est la fin du monde homophobe ». L’un des organisateurs a demandé à la foule de s’effondrer dans un évanouissement collectif, un «evanouing», symbolisant celui de la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), Christine Boutin.
Les gendarmes se sont retirés pendant la nuit de la zone de Notre-Dame-des-Landes où ils étaient présents depuis fin 2012 face aux opposants au projet de futur aéroport nantais, a indiqué aujourd’hui la préfecture de Loire-Atlantique.
«Les gendarmes sont partis dans la nuit. On revient à un régime normal de présence de gendarmerie comme sur le reste du département», a déclaré un haut responsable de la préfecture, confirmant des témoignages donnés par des opposants à l’aéroport.
Les « antifascistes » ont également brûlé un drapeau de la Manif pour Tous :
——————
Un millier de personnes répondant présent à l’appel de la « Manif pour tous 44″. Vers 20h 30, ils déambulent bruyamment dans le centre-ville en scandant : « François, ta loi, on n’en veut pas ! » ou « Un père, une mère, c’est élémentaire ». Dans le cortège parti de la place Viarme, des jeunes filles habillées de blanc et coiffées d’un bonnet phrygien.
En face, 200 manifestants pro-mariage et au milieu un cordon de policiers. Deux manifestants pro-mariage sont interpellés en marge du défilé pour des violences sur les forces de l’ordre.
Les anti-mariage pour tous ont achevés leur manifestation devant la préfecture en enterrant Marianne.
A Nantes samedi, des opposants au mariage pour tous ont poursuivi toute la journée l’essayiste pro-mariage gay Caroline Fourest, allant jusqu’à bloquer un TGV d’où elle a dû être extraite sous bonne escorte des CRS. La journaliste et militante féministe dénonce une radicalisation des actions, dans un « climat de quasi-guerre civile ».
voir ci dessous les images
______________________________
(….) Quand j’évoluais dans un milieu non mixte, lesbien et féministe, je n’aimais pas les mecs, j’éprouvais une forme de répulsion. Avec le Pacs, j’ai milité avec des gays, et il m’arrive de me dire : tiens, il est mignon. Un hétéro, ce n’est pas possible, à cause de ce qu’il a dans la tête. Libération, « Caroline Fourest, 24 ans », 24 juin 2000
Son train doit arriver vers 21h. La police a déjà bloqué les quais et le métro pour que madame Fourest puisse circuler tranquillement. Si les banlieusards pouvaient avoir chaque jour la même protection…
Devant l’entrée principale de la cité des Congrès de Nantes, où se tiennent ce samedi les journées du Nouvel Obs, en partenariat avec le journal Ouest-France, 450 personnes opposées au mariage pour tous, encadrées par de nombreux policiers, protestent contre la loi adoptée au Sénat hier. Un début de bousculade entre manifestants et forces de police a été rapidement maîtrisé. De jeunes militants ont tout de même réussi à entrer dans le bâtiment. Vers 16 h, alors que l’essayiste et journaliste Caroline Fourest prenait la parole dans le cadre d’un débat sur l’Islam, ils ont sifflé et lancé des boules puantes. Ils ont été sortis par le service de sécurité de la cité des Congrès.
À la fin des débats, le public est sorti par les arrières du bâtiment, à travers une haie de CRS et sous les insultes des manifestants.
La crainte de devoir voyager avec ces sympathiques voyageurs ? Mettant le train en retard, la SNCF a attendu que la police fasse évacuer les manifestants à coups de gaz lacrymogène pour lui permettre de monter dans le train.
La police fait usage de gaz lacrymogène. Des manifestants sont descendus sur les voies. Le train est bloqué en gare de Nantes. Environ 200 personnes sont sur place.
Après avoir gazé les manifestants, la police réussi à faire monter Caroline Fourest dans le train, lequel est toujours bloqué.
Laurent Joffrin est également dans le train.
via Salon Beige
Journée de recrutement pour les jeunes des quartiers dans la fonction publique, organisée par la CFDT.
« Toute la journée des directeurs de ressources humaines de Nantes Métropole, du Conseil général, du CHU ou de mairies seront là pour présenter les postes ouverts dans leurs collectivités, » présente Omar el Houmri, en charge de cette journée.
En CDDD ou par les examens de la fonction publique, ces jeunes peuvent devenir chargés de travaux de voirie, agent de restauration, aide bibliothécaire, animateur ou aide-soignant. La mission locale viendra également proposer six emplois d’avenir. Ouest-France