Dole (Jura): il installe un tapis de prière et prie Allah pendant la messe de Pâques (màj)

L’homme aurait écrit sur le registre paroissial

Les fidèles ont assisté à la scène ébahis. Ce dimanche matin, dans une collégiale pleine à craquer, un homme vêtu d’une djellaba et d’une coiffe est venu faire sa prière. Il a installé un tapis, à gauche de l’autel, alors que la messe de Pâques était en train d’être célébrée.

L’homme, visiblement perturbé, a lu des versets du Coran avant d’écrire quelques lignes en arabe dans le registre paroissiale. Après avoir troublé une première fois la messe des rameaux, il y a une semaine à la Bedugue puis à la collégiale, des fidèles avaient prévenu la police.
Un équipage est venue lui demander de quitter les lieux, dans le calme. Le sous-préfet, qui a été avisé de ce trouble à l’ordre public, a tenu à préciser : «Il ne faut pas créer d’amalgame. Cette attitude déplacée est le fait d’un individu visiblement perturbé.»

Le Progrès

Rassemblement de l’UOIF : Tarik Ramadan invite les musulmans à entrer dans la culture française pour y agir «plus efficacement»

Le rassemblement annuel de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) organisé durant ce week-end de Pâques jusqu’à lundi au Parc des expositions du Bourget a pour thème : «Quelles valeurs pour un monde en mutation? L’homme, la famille, le vivre ensemble». Le mariage pour tous et la théorie du genre suscitent des inquiétudes .

Tariq Ramadan encourage ses auditeurs musulmans français à entrer dans la culture française pour la connaître de l’intérieur et y agir «plus efficacement» en tant que musulmans. En 2012, il avait dit à cette tribune que la foi a «une vue longue» et si «le Prophète a été si efficace à La Mecque», c’est «parce qu’il connaissait bien la société» de cette ville.

En France, avait-il conclu, «vous avez à connaître votre société» et prendre «conscience de votre responsabilité» car «nous portons un dépôt, un message» pour ce pays et «l’islam est un et accepte toutes les cultures». Seulement, «il va falloir résister», avait-il lancé.

Même si l’UOIF, proche des Frères musulmans, n’est que l’une des branches de l’islam de France, elle en est la famille la plus dynamique et la mieux organisée puisqu’elle fédère pas moins de 250 associations, revendiquent des partenariats avec un tiers des 3000 mosquées ou lieux de culte en France et vient de lancer une fédération pour les écoles musulmanes. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle attende pas moins de 160.000 visiteurs au Bourget!

«Les thèmes du rassemblement collent toujours à l’actualité», explique Amar Lasfar, président de l’UOIF. «Le mariage pour tous, l’ABCD de l’égalité…, ça heurte notre religion et ça nous inquiète», ajoute-t-il. De fait, son prédécesseur, Ahmed Jaballah, avait participé au nom de l’UOIF à la finale de la grande Manif pour tous, le 13 janvier 2013. Il expliquait alors: «Nous sommes sur la même position que toutes les traditions religieuses et humanistes qui estiment que la structure familiale reste la cellule de base de la société. Or, un tel projet met directement en cause la famille.»

Pour autant, l’UOIF s’est désolidarisée de l’initiative lancée par Farida ­Belghoul en janvier dernier, consistant à boycotter, de temps à autre, l’école en retirant ses enfants pour protester contre l’ABCD de l’égalité. «Nous refusons d’utiliser les enfants dans les débats des grands», assure Amar Lasfar et «nous sommes pour le débat mais nous ne voulons pas de polémique».

«Quand on n’a pas de projet social, à droite comme à gauche, le meilleur ennemi facile, c’est l’islam». (Tarik Ramadan sur RMC-BFM)

Cette vision d’un islam fortement identifié mais très intégré est reprochée à l’UOIF par des mouvements plus radicaux et Amar Lasfar reconnaît qu’«une partie des nôtres est tentée par un repli identitaire» en se plaignant car «les premiers à en souffrir, c’est nous».

Une crispation qui faisait dire à Tariq Ramadan jeudi matin sur RMC-BFM : «Les coupables sont ceux qui font de la présence de l’islam en France uniquement un sujet de controverse et jamais un sujet de dialogue serein.»

Le Figaro

Le village espagnol Castrillo « Tuez les Juifs » veut changer de nom

Sur proposition de leur maire, les habitants d’un village du nord de l’Espagne devaient voter cette semaine le changement de nom de leur petite commune. Et pour cause : ledit village a un nom plutôt difficile à porter depuis 500 ans : Castrillo Matajudios, soit « Tuez les Juifs » en français. Le maire propose donc de revenir au premier nom d’origine de cette bourgade de soixante habitants : « Castrillo Mota de Judios » (Castrillo la colline des Juifs).

Hebergeur d'imageCastrillo « la colline des Juifs » est ainsi nommé en 1305 après que des Juifs s’y installent, fuyant un pogrom dans un village voisin. Près de deux siècles plus tard, en pleine « Reconquista » (les Rois catholiques chassent définitivement les Maures de la péninsule en 1492), l’Inquisition est très puissante et il n’est pas très bien vu d’être musulman ou juif. [...]

L’origine de cette expression est également un peu floue mais elle serait liée aux violences faites aux Juifs pendant la semaine sainte. De même, pour rappel, Saint-Jacques de Compostelle, saint patron d’Espagne, est aussi parfois surnommé « Matamoros », « le tueur de Maures »… [...]

7sur7

Porc dans la boîte aux lettres : la mosquée de Mantes-la-Ville porte plainte

La mosquée de Mantes-la-Ville (Yvelines) a déposé plainte contre X après avoir découvert du pâté de porc dans sa boîte aux lettres et reçu une lettre comparant les musulmans à des « cafards », révélateurs d’un « climat inquiétant » dans la ville FN, indique-t-elle dans un communiqué aujourd’hui.

Hebergeur d'imageL’association des musulmans de Mantes-sud, gestionnaire de la mosquée, a déposé plainte mercredi au commissariat de Mantes-la-Jolie après avoir découvert le jour-même « une douzaine de tranches de pâté de porc moisi » dans sa boîte aux lettres, selon son président Abdelaziz El Jaouhari.

« C’est indéniablement un acte raciste et provocateur. C’est la première fois en douze années d’existence de la mosquée qu’elle fait l’objet d’une telle attaque raciste », dénonce l’association cultuelle dans son communiqué.

Hier, elle a déposé une deuxième plainte pour « provocation à la haine ou à la discrimination religieuse » après avoir reçu une lettre anonyme accusant l’islam d’être « criminogène ». « Nous souhaitons bon corage (sic) au maire car il va avoir beaucoup de travail pour faire un bon nettoyage en particulier sur la race musulmane », peut-on lire dans ce courrier dactylographié. [...]

Le Figaro

Guy Roux et son entraînement halal de football (RMC)

Face à Alain Marschall, Guy Roux fait la leçon sur l’immigration et l’intégration en France. Il se félicite de respecter les préceptes de l’islam dans son centre de formation à Auxerre.

Hebergeur d'image

« Y avait un match de coupe d’Europe pendant le ramadan. J’ai appelé l’imam M. Boubakeur de la mosquée de Paris pour rassurer les joueurs musulmans. [...] Dans notre centre de formation, je peux vous dire que les parents qui ont des enfants musulmans peuvent tout à fait avoir confiance. » – Guy Roux

La police de New York ferme son unité dédiée à la surveillance des musulmans

La « zone d’évaluation » de la police de New York n’existe officiellement plus. Derrière ce nom obscur se cachait depuis 2003 une unité secrète de la police chargée de surveiller les musulmans – ou considérés comme tels – de la ville. Mardi 15 avril, face aux polémiques suscitées par la révélation de son existence, la police de New York le (New York Police Department, NYPD) a mis fin à ses activités.

Pendant une dizaine d’années, une douzaine d’agents de cette unité créée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 – et d’abord baptisée « Unité démographique » – ont enquêté sur les communautés musulmanes de New York et de sa proche banlieue, en dressant des rapports détaillés sur leurs habitudes. Un document interne de la police publié en 2011 par l’agence Associated Press montrait le quadrillage systématique de tous les lieux où les musulmans de New York avaient pour habitude de se rendre, en recensant des photos et des informations détaillées.

Avec l’objectif de prévenir les actes terroristes, l’unité envoyait également des agents infiltrer la communauté. Habillés en civil, ils se rendaient à la mosquée pour enregistrer les prêches, fréquentaient les librairies religieuses et déjeunaient dans les restaurants hallal. Dans un article du New York Times, un journaliste précise : « En plus des cartes et des photos, la police répertoriait là où les Albanais jouaient aux échecs l’après-midi, là où les Egyptiens regardaient les matchs de football, là où les Sud Asiatiques jouaient au cricket. » Il était demandé à chaque infiltré d’échanger un maximum avec ses cibles pour « juger de leurs sentiments » sur les Etats-Unis.

John Miller, le numéro deux de la police de New York a jugé qu’après onze années d’activités, l’unité de surveillance n’était « plus viable ». Malgré les moyens déployés, les investigations n’ont jamais prouvé l’existence de terroristes parmi les cibles surveillées. Le 15 avril, dans le New York Times, un agent du FBI soulignait au contraire le risque de nuisance de ces programmes de surveillance, qui instillent un climat de défiance parmi les musulmans, irrités par cette suspiscion généralisées.

Le Monde

Certaines écoles privées catholiques françaises peuvent accueillir jusqu’à 90% de musulmans

Selon les secteurs géographiques, les écoles privées catholiques peuvent accueillir jusqu’à 90% de musulmans, estime l’Enseignement catholique. Pourquoi un tel succès? Eclairage…

La pause déjeuner touche à sa fin. Walid et Ismaël, 19 et 16 ans, discutent avant de retourner en cours dans l’établissement privé catholique Jean Baptiste de la Salle, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Inscrits en Bac Pro, tous deux musulmans, ils sont arrivés ici il y a deux ans après des années dans le public. «Mes parents m’ont mis ici parce que mon secteur était blindé et que les lycées n’avaient pas bonne réputation», explique Ismaël. «C’est une bonne école. Ils sont aussi plus compréhensifs sur les absences pour les fêtes religieuses», ajoute Walid.

L’établissement, qui comprend une école, un collège et un lycée, fait partie des 8.300 existant en France, et accueille 2.400 élèves, dont une majorité d’origine étrangère. «On a une forte mixité sociale et religieuse, à l’image de la réalité sociologique de Saint-Denis. On fait vivre tout le monde dans la sérénité», assure Benoît Lecoutère, son directeur, précisant n’avoir «jamais eu de conflit lié à la religion».

Souad Boussif, vendeuse de 45 ans, musulmane, y a inscrit ses quatre enfants, à raison de quelque 1.000 euros par an pour chacun. Comme de nombreux parents, son choix a d’abord été guidé par le souci de «leur donner le meilleur enseignement possible». «L’un de mes fils a été dans le public pendant trois mois, c’était catastrophique. Il pleurait, se faisait chahuter… Alors qu’ici, il y a un bon niveau d’études et un encadrement plus strict. Ça me plaît».

Ces critères reviennent systématiquement pour expliquer le succès des établissements privés auprès des familles, surtout dans les quartiers défavorisés. «Il y a une problématique de la réussite dans le choix de ces parents musulmans, estime Dahmane Abderrahmane, conseiller de Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande Mosquée de Paris. Il ne s’agit plus de la première génération d’immigrés venus nettoyer les rues de Paris mais de la troisième génération, inscrite dans la durée. Des parents se disent ‘’moi mon père était ouvrier, je veux que mon fils soit cadre’’».

La dimension religieuse est elle aussi valorisée. «Les parents sont contents que dans les écoles privées, on puisse parler de Dieu et de son appartenance religieuse sans se cacher, explique Claude Berruer, adjoint au Secrétariat général de l’Enseignement catholique. Dans le public, cela peut devenir explosif et les règles sont plus strictes, par exemple sur le port de signes religieux, interdits». Le partage des «valeurs» portées par la religion, quelle qu’elle soit, est lui aussi plébiscité.

Les fausses rumeurs sur l’enseignement de la soi-disant «théorie du genre» à l’école ont conforté certains dans leur choix. «Dans le privé on est à l’abri de ces trucs», tranche Dahmane Abderrahmane, qui paye la scolarité de ses petites-filles, musulmanes, dans une école catholique.

Aucun chiffre n’existe sur la proportion exacte de musulmans dans ces écoles – jusqu’à 90% selon les secteurs géographiques, estime l’Enseignement catholique. Mais le phénomène semble avoir pris de l’ampleur avec le temps, puisqu’un document «très demandé» et intitulé «Musulmans en école catholique» a été publié en 2010 par la direction de l’Enseignement catholique. L’objectif était de «répondre à des interrogations croissantes» des professeurs et directeurs d’école afin d’«organiser la cohabitation» entre catholiques et musulmans dans les établissements, rappelle Claude Berruer.

Le dossier rappelait quelques règles. «Par exemple, le voile n’est pas interdit, mais on ne peut pas admettre qu’un élève n’aille pas en gym ou en Sciences de la vie et de la terre, souligne-t-il. De même, on ne peut pas transformer l’école en salle de prière musulmane. Les choses sont claires.» Et semblent bien acceptées.

20 minutes, merci à Joe Arpajo

Les musulmans de France se réunissent au Bourget

« Quelles valeurs pour une société en mutation ? L’homme, la famille et le vivre-ensemble ». Tel est le thème retenu cette année par les organisateurs de la 31e rencontre annuelle des musulmans de France, qui se tiendra du 18 au 21 avril au parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis).

« La Révélation dans son essence la plus pure, est venue apporter à l’homme les réponses aux questions qu’il se pose sur sa place dans l’univers, son rôle dans la société dont il est partie intégrante, et les moyens dont il dispose pour parvenir au bonheur », précise toutefois le dossier de presse ; on y annonce, en plus des traditionnelles conférences et de la foire commerciale, un espace dédié à la jeunesse – le « Forum génér-action » –, un « pavillon du Saint Coran », ou encore un espace « Dar el fatwa (…) pour répondre à toutes les interrogations des visiteurs en matière de jurisprudence et de pratique religieuse ».

Quant aux intervenants, les têtes d’affiche déjà annoncées donnent encore peu d’indication sur la manière dont le thème sera traité. La plupart sont des habitués, qu’il s’agisse des frères Tariq et Hani Ramadan – auteur en 2002 d’une tribune très contestée, publiée par le journal Le Monde, et intitulée « La charia incomprise » –, des chercheurs Pascal Boniface et Raphaël Liogier ou des prédicateurs étrangers comme l’Égyptien Omar Abdelkafi ou l’Algérien Abdelrazek Gassoum. « Le programme est vraiment mis au point dans les tout derniers jours », relativise une habituée de la rencontre.

Branche française des Frères musulmans, l’UOIF revendique 250 à 300 mosquées en France et indique « travailler avec un millier » d’entre elles. Impliquée dans la formation des cadres religieux, via l’Institut européen des sciences humaines basé à Château-Chinon (Nièvre) et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la fédération est également très engagée dans l’ouverture d’établissements scolaires : Averroès à Lille, Al Kindi à Lyon, etc..

La création récente, sous son égide, d’une Fédération nationale de l’enseignement privé musulman (FNEPM) destinée à faciliter la signature de contrats d’association avec l’État, explique en partie la prudence affichée par les dirigeants quant aux journées de retrait de l’école.

En 2012, quelques semaines après les attentats commis à Toulouse par Mohammed Merah, le gouvernement s’était opposé à la venue au Bourget de plusieurs de ses invités vedettes, parmi lesquels les cheikhs Yusuf al-Qaradawi et Mahmoud al-Masri, deux prédicateurs influents et controversés du monde musulman, actifs sur les écrans d’Al-Jazira pour l’un, et de la chaîne Iqra pour l’autre.

La Croix

Les chrétiens sont-ils persécutés au Moyen-Orient ?

Le site musulman saphirnews publie un communiqué de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre sainte (Palestine, Israël et Jordanie) et du Comité Justice et Paix sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient. Le mot « persécution » semble gêner cette auguste Assemblée.

Oui, les chrétiens sont parfois touchés précisément parce qu’ils sont chrétiens, parce que leur foi est différente et parce qu’ils ne sont placés sous aucune protection.

Persécution : Dans de nombreuses parties du monde occidental, ce mot est sur toutes les lèvres. On ne cesse de dire qu’aujourd’hui les chrétiens sont persécutés au Moyen-Orient. Mais, que se passe-t-il réellement ? Comment, en tant que chrétiens et en tant qu’Eglise, parler en toute vérité et intégrité de la souffrance et de la violence qui sévit dans la région ?

Néanmoins, la répétition du mot «persécution» dans certains milieux (pour désigner habituellement uniquement les souffrances endurées par les chrétiens aux mains de criminels qui se déclarent musulmans), sert aux extrémistes, chez nous comme à l’étranger, dont le but est de semer la haine et les préjugés, et de monter les peuples et les religions les uns contre les autres.

Il ne fait aucun doute que les récents bouleversements du Moyen-Orient, d’abord appelés «printemps arabe», ont ouvert la voie à des groupes extrémistes et à de nouveaux rapports de force qui, au nom d’une interprétation politique de l’islam, font des ravages dans de nombreux pays , en particulier en Irak , en Egypte et en Syrie . Il ne fait aucun doute non plus que nombre d’extrémistes considèrent les chrétiens comme des infidèles, des ennemis, ou encore des agents de puissances étrangères hostiles ou comme une cible facile à extorquer.

Cependant, au nom de la vérité, nous devons souligner que les chrétiens ne sont pas les seules victimes de cette violence et de cette sauvagerie. Les musulmans laïques, tous ceux nommés «hérétiques», « schismatiques» ou simplement « non – conformistes » sont également attaqués et assassinés dans ce même chaos. Là où les extrémistes sunnites sont au pouvoir, les chiites sont massacrés. Là où les extrémistes chiites dominent, les sunnites sont tués. […]

Les chrétiens vivaient dans une relative sécurité sous ces régimes dictatoriaux. Ils craignaient que, une fois le pouvoir autoritaire renversé, des groupes extrémistes semant le chaos prennent le dessus et s’emparent du pouvoir, au moyen de la violence et de la persécution. Par conséquent, certains chrétiens ont eu tendance à défendre ces régimes. Au lieu de cela, la fidélité à leur foi et leur préoccupation pour le bien de leur pays, auraient du peut-être les amener à parler beaucoup plus tôt, à dire la vérité et à en appeler aux réformes nécessaires, en vue de plus de justice et de respect des droits de l’homme, et à prendre position aux côtés de nombreux chrétiens et musulmans courageux qui ont su parler.

Nous comprenons parfaitement les peurs et les souffrances de nos frères et sœurs dans le Christ, qui ont perdu dans cette violence des membres de leur famille et ont été chassés de chez eux. Ils peuvent compter sur notre solidarité et nos prières. […]

Ensemble, nous devons unir nos voix à tous ceux qui rêvent comme nous d’une société dans laquelle musulmans, chrétiens et juifs seront citoyens égaux, vivant côte à côte, et construisant ensemble une société dans laquelle les nouvelles générations pourront vivre et prospérer.

saphirnews

Birmingham : Enquête sur les islamistes dans 15 écoles

Le gouvernement britannique a envoyé des inspecteurs enquêter dans quinze écoles de Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, soupçonnées d’être en train de passer sous le contrôle de musulmans radicaux, a annoncé aujourd’hui le ministère de l’Education.

Les soupçons sont nés d’une lettre anonyme reçue il y a quelques mois par la mairie de Birmingham, soutenant que des islamistes s’employaient à changer les instances dirigeantes dans quatre établissements scolaires publics pour imposer leurs vues. Des accusations anonymes ont aussi émergé sur l’existence alléguée d’une ségrégation entre les filles et les garçons en classe et le harcèlement moral dont serait victime le personnel non-musulman. La mairie de la deuxième ville britannique, dont la population est à 22% musulmane, a aussi décidé de se pencher sur ces accusations et de geler temporairement le recrutement de directeurs d’écoles.

L’affaire a conduit le ministre britannique de l’Education Michael Gove à ordonner les inspections de 15 établissements de la ville. «Les accusations faites à propos de plusieurs écoles de Birmingham sont très graves», a souligné une porte-parole du ministère de l’Education. […]

Selon le Sunday Times, le ministre est déterminé à sanctionner les écoles où «le conservatisme religieux fait obstacle à l’apprentissage et à une scolarité équilibrée» et à remplacer les dirigeants des écoles qui seraient épinglées. […]

Ce mois-ci, dix députés de Birmingham ont exprimé leur inquiétude à propos de ces soupçons, dans une lettre au ministre de l’Education. Mais l’un des administrateurs de plusieurs des écoles mises en cause dans les médias, David Hughes, a démenti ces accusations et dénoncé une « chasse aux sorcières ». Il a affirmé cette semaine sur la BBC qu’en 15 ans à Park View School, il n’avait jamais été confronté «à la moindre plainte pour extrémisme

Le Figaro (Merci à Gonedesouche )

Reportage sur les violences musulmanes en France (vidéo)

Reportage (en anglais) de CBN-News du 10 avril 2014, avec entre autres Tarik Yildiz, Pierre Cassen, Christine Tasin, Génération Identitaire etc.

Révoltes en Europe

Port du voile : Des vêtements dits «traditionnels» pour contourner la loi

De plus en plus de jeunes essayent de faire passer le port du vêtement « traditionnel » comme un simple accessoire de mode.

«Tous les chefs d’établissements des quartiers sensibles soulignent que leur premier problème, au quotidien, reste la gestion des jeunes filles en jilbab». Sans ambages, les spécialistes estiment qu’il «conviendrait de trouver une solution au plus vite».

Pour contourner l’interdiction du voile et des signes religieux ostensibles à l’école, de plus en plus de jeunes adoptent le port du vêtement «traditionnel». Ainsi, les filles portent le jilbab, habit large et ample couvrant les cheveux et tout le corps hormis les mains, le cas échéant protégées de gants fins. Cette pièce de tissu noir est prônée par le Coran, qui stipule: «Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de resserrer sur elles leur mante (jilbab), elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.»

Les garçons enfilent quand à eux le khamis, longue tunique tombant jusqu’aux genoux. Cette mode, selon les experts du Renseignement territorial, se répand en particulier dans les quartiers sensibles. Présentés officiellement par les élèves comme des tenues «culturelles» et portés pour des motifs à l’évidence religieux, «ces vêtements atteignent évidemment au principe de laïcité sans pour autant contrevenir à la lettre de la loi», notent les analystes de la Place Beauvau, qui relèvent le «vide juridique dans lequel les plus rigoristes ne manquent pas de s’engouffrer».

Dans un lycée des quartiers nord de Marseille, huit adolescentes débarquent quotidiennement revêtues d’un jilbab depuis la rentrée 2012-2013. À l’injonction du corps éducatif, elles acceptent volontiers d’ôter le voile, mais «ergotent longuement sur le reste de leur tenue, affirmant avoir acheté leur maxi-jupe dans une grande enseigne, ce qui en ferait un accessoire de mode».

Dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie, aux Mureaux et, dans une moindre mesure, à Magnanville, les élèves multiplient aussi les «subterfuges». Alors que les adolescents dissimuleraient leur djellaba dans le pantalon, les filles aussi adeptes du hijab noir ou marron couvrant la tête et les épaules ou de la tunique appelée abaya «gardent de surcroît leurs gants, y compris pendant les cours, au prétexte fallacieux “d’avoir froid”. Les mêmes mains gantées ont aussi été dénoncées à Nîmes ou dans le sud du Finistère», précisent les auteurs du rapport. Constatant que «dans certains collèges, ce phénomène trahit l’existence d’un “contrôle vestimentaire” imposé par leurs familles à de jeunes musulmanes, dont les garçons sont chargés de veiller à la bonne morale à l’extérieur et à l’intérieur des établissements scolaires», les policiers notent que «certains établissements nordistes n’ont pas transigé en établissant un nouveau règlement intérieur».

Le Figaro (Merci à domi)