« Je suis un ‘droitdelhommiste’, je suis un antiraciste, je suis complètement ringard » (Caron/RMC)

Invité des GG de RMC, Aymeric Caron est déçu de voir que « la pensée réactionnaire » serait le discours majoritaire en France aujourd’hui. Il s’en prend particulièrement à Eric Zemmour. Curieusement, Olivier Truchot souligne les origines juives de ce dernier, ainsi que celles d’Alain Finkielkraut et Elisabeth Lévy.

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« L’un des points communs entre ces personnes (Zemmour, Finkielkraut, Lévy, Ménard, Camus) [...] c’est que ce sont des personnages qui ne connaissent pas les sujets dont ils parlent. Ce sont des gens qui vont jamais en banlieue. Ils sont dans le fantasme et le déni le plus total. » – Aymeric Caron

« Je donne l’exemple d’une étude américaine réalisée en 2011, qui a fait une projection sur la population musulmane dans le monde  et qui explique que la proportion de musulmans en Europe entre 2010 et 2030 ne va quasiment pas augmenter. Elle va passer de 6 % aujourd’hui à 8 % en 2030. Le Grand Remplacement, c’est un fantasme. » – Aymeric Caron

Suède : une loi pénalisant la critique de l’immigration en vigueur fin 2014 ?

[La teneur des différents articles cités en source ne nous permet pas de confirmer formellement cette information. Nous la livrons sous réserve].

Selon plusieurs articles publiés récemment, une nouvelle loi pourrait entrer en vigueur en Suède fin 2014. Elle permettrait de poursuivre les personnes critiquant l’immigration, mettant en cause les immigrés, ou critiquant la réticence des politiques à s’attaquer au problème. Andrew Norlen, membre du parlement suédois initiateur du projet a déclaré que la loi aurait rapidement un effet dissuasif.

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« Je ne pense qu’il y aura beaucoup de poursuites mais c’est un signal adressé aux communautés sur Internet rappelant que cet espace n’est pas sans loi, le shérif est de retour en ville », a par ailleurs déclaré Norlen dans un débat à sens unique sur le sujet au parlement suédois. [...]

The EuTimes via Révoltes en Europe et Novopress – Article en sudéois iciMerci à Stormisbrewing

Sequedin : une soixantaine de détenus refusent de réintégrer leur cellule

La situation est tendue mais aucun dérapage violent n’est pour l’instant à déplorer. Selon nos informations, une soixantaine de détenus de la maison d’arrêt de Sequedin (Nord) sont réunis dans la cour de promenade depuis 15 h 30 ce lundi. A l’issue de leur sortie de l’après-midi, ils ont refusé de réintégrer leur cellule.

Toujours selon nos informations, les motifs de leur colère sont flous, mais le prix des cantines, et le refus de distribuer de la nourriture halal seraient évoqués pour justifier le mouvement.

Le Parisien

Belgique : un Turc porte un coup de couteau à sa propre fille à Liège

Un Liégeois de 49 ans a été déféré lundi au Parquet de Liège pour tentative de meurtre sur sa propre fille âgée de 21 ans. L’auteur ne semble pas apprécier les relations de sa fille qui ne respecte pas les traditions. [...]

La victime, d’origine turque, a expliqué qu’elle venait de présenter son nouveau compagnon à sa famille qui aime la tradition et qui, déclare-t-elle, avait organisé un mariage forcé auquel elle avait pu se soustraire.

Cet épisode avait néanmoins eu des répercussions sur les relations entre le père et sa fille. Cette dernière a présenté son nouvel ami, Kurde d’origine. La discussion a été calme en présence du nouveau compagnon mais le ton est monté après son départ. [...]

7sur7

Syrie/djihadistes ‘français’ : « Il y a une impunité totale en cas de retour en France » (Marsaud/RMC)

Dans Bourdin & Co, Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste, dénonce l’impunité dont jouissent les djihadistes « français » partis en Syrie.

« En état de la loi, l’individu qui a porté les armes, y compris contre des Français en Syrie, ne peut pas être poursuivi en France. Même dans le cadre d’une association de malfaiteurs terroristes. [...] J’ai saisi Mme Taubira au mois d’octobre afin qu’il y ait une réflexion qui se porte sur cette réforme du code pénal. Mme Taubira m’a répondu qu’il n’y avait pas matière à modifier notre législation ! » – Alain Marsaud

Nîmes : l’affaire des images racistes [sur FB] provoque toujours le malaise au sein de Tango

Deux employés avaient été jugés pour les avoir diffusées. Des salariés musulmans pointent l’ambiguïté de la CGT.

Article 12. Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. Article 19. Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

L’affaire des images racistes diffusées en juin 2013 sur Facebook par deux salariés des Transports en commun nîmois (TCN) qui leur a valu de passer à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, le 11 avril dernier (délibéré le 19 mai), a suscité une vive émotion parmi une partie des employés musulmans de la société détenue par le groupe Kéolis.

Trois d’entre eux ont notamment contesté la position de la trentaine de salariés des TCN venus soutenir lors de l’audience les deux prévenus tout comme les propos de l’élu CGT Serge Lantin.

Des salariés musulmans de TCN Emmanuel Fève, Abdelfettah Bouarfa et Mohammed Sarhdaoui forment ce trio qui monte au créneau. Ils sont à l’origine de la dénonciation de la mise en ligne sur les réseaux sociaux d’images offensantes pour les musulmans. « Nous ne sommes pas des gens mal intentionnés contrairement à ce que nous avons pu lire, ni des personnes qui instrumentalisent cette affaire. Les caricatures étaient très insultantes pour les musulmans et la vidéo aussi avec ces missiles envoyés sur quatre personnes qui attendaient un bus à l’arrêt du Chemin-Bas. Nous avions soumis cela à l’époque la direction qui avait cherché à calmer le jeu. »

Les salariés musulmans estiment qu’ils ont affiché un comportement responsable quand l’affaire est sortie en calmant les esprits dans les quartiers nîmois populaires « et même dans les mosquées. Pourquoi certains mettent alors de l’huile sur le feu au tribunal ?« , s’interroge Emmanuel Fève.

Bien que le leader de la CGT Serge Lantin ait condamné les actes des deux salariés lors de l’audience du 11 avril, Emmanuel Fève considère que la position de ce syndicat, dont il a fait parti avant de rejoindre l’Unsa, est ambiguë puisque le soutien aux prévenus a été également affiché.

Pourtant, ces attaques contre la communauté musulmane ne correspondent pas du tout à la position de la CGT qui a pris au niveau national et ce depuis plusieurs mois, position contre le racisme.

La CGT distribue d’ailleurs dans les entreprises gardoises un quatre-feuilles explicatif, « mais ça reste compliqué d’aborder ces sujets de société dans un contexte très tendu au niveau économique et des conditions de travail. Tout ça reste un peu tabou », indique Freddy Bauducco, secrétaire de l’Union départementale CGT qui ne veut pas commenter l’affaire des TCN.

On sait juste que cette dernière alimente les débats au sein du syndicat. De leur côté, les salariés musulmans des TCN veulent aller plus loin dans leur démarche et demandent à la direction d’appliquer la charte d’éthique. Ils souhaitent qu’il n’y ait aucune discrimination au sein de l’entreprise et annoncent une vigilance accrue de leur part.

Midi libre, merci à antibarbare

Dole (Jura): il installe un tapis de prière et prie Allah pendant la messe de Pâques (màj)

L’homme aurait écrit sur le registre paroissial

Les fidèles ont assisté à la scène ébahis. Ce dimanche matin, dans une collégiale pleine à craquer, un homme vêtu d’une djellaba et d’une coiffe est venu faire sa prière. Il a installé un tapis, à gauche de l’autel, alors que la messe de Pâques était en train d’être célébrée.

L’homme, visiblement perturbé, a lu des versets du Coran avant d’écrire quelques lignes en arabe dans le registre paroissiale. Après avoir troublé une première fois la messe des rameaux, il y a une semaine à la Bedugue puis à la collégiale, des fidèles avaient prévenu la police.
Un équipage est venue lui demander de quitter les lieux, dans le calme. Le sous-préfet, qui a été avisé de ce trouble à l’ordre public, a tenu à préciser : «Il ne faut pas créer d’amalgame. Cette attitude déplacée est le fait d’un individu visiblement perturbé.»

Le Progrès

Rassemblement de l’UOIF : Tarik Ramadan invite les musulmans à entrer dans la culture française pour y agir «plus efficacement»

Le rassemblement annuel de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) organisé durant ce week-end de Pâques jusqu’à lundi au Parc des expositions du Bourget a pour thème : «Quelles valeurs pour un monde en mutation? L’homme, la famille, le vivre ensemble». Le mariage pour tous et la théorie du genre suscitent des inquiétudes .

Tariq Ramadan encourage ses auditeurs musulmans français à entrer dans la culture française pour la connaître de l’intérieur et y agir «plus efficacement» en tant que musulmans. En 2012, il avait dit à cette tribune que la foi a «une vue longue» et si «le Prophète a été si efficace à La Mecque», c’est «parce qu’il connaissait bien la société» de cette ville.

En France, avait-il conclu, «vous avez à connaître votre société» et prendre «conscience de votre responsabilité» car «nous portons un dépôt, un message» pour ce pays et «l’islam est un et accepte toutes les cultures». Seulement, «il va falloir résister», avait-il lancé.

Même si l’UOIF, proche des Frères musulmans, n’est que l’une des branches de l’islam de France, elle en est la famille la plus dynamique et la mieux organisée puisqu’elle fédère pas moins de 250 associations, revendiquent des partenariats avec un tiers des 3000 mosquées ou lieux de culte en France et vient de lancer une fédération pour les écoles musulmanes. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle attende pas moins de 160.000 visiteurs au Bourget!

«Les thèmes du rassemblement collent toujours à l’actualité», explique Amar Lasfar, président de l’UOIF. «Le mariage pour tous, l’ABCD de l’égalité…, ça heurte notre religion et ça nous inquiète», ajoute-t-il. De fait, son prédécesseur, Ahmed Jaballah, avait participé au nom de l’UOIF à la finale de la grande Manif pour tous, le 13 janvier 2013. Il expliquait alors: «Nous sommes sur la même position que toutes les traditions religieuses et humanistes qui estiment que la structure familiale reste la cellule de base de la société. Or, un tel projet met directement en cause la famille.»

Pour autant, l’UOIF s’est désolidarisée de l’initiative lancée par Farida ­Belghoul en janvier dernier, consistant à boycotter, de temps à autre, l’école en retirant ses enfants pour protester contre l’ABCD de l’égalité. «Nous refusons d’utiliser les enfants dans les débats des grands», assure Amar Lasfar et «nous sommes pour le débat mais nous ne voulons pas de polémique».

«Quand on n’a pas de projet social, à droite comme à gauche, le meilleur ennemi facile, c’est l’islam». (Tarik Ramadan sur RMC-BFM)

Cette vision d’un islam fortement identifié mais très intégré est reprochée à l’UOIF par des mouvements plus radicaux et Amar Lasfar reconnaît qu’«une partie des nôtres est tentée par un repli identitaire» en se plaignant car «les premiers à en souffrir, c’est nous».

Une crispation qui faisait dire à Tariq Ramadan jeudi matin sur RMC-BFM : «Les coupables sont ceux qui font de la présence de l’islam en France uniquement un sujet de controverse et jamais un sujet de dialogue serein.»

Le Figaro

Le village espagnol Castrillo « Tuez les Juifs » veut changer de nom

Sur proposition de leur maire, les habitants d’un village du nord de l’Espagne devaient voter cette semaine le changement de nom de leur petite commune. Et pour cause : ledit village a un nom plutôt difficile à porter depuis 500 ans : Castrillo Matajudios, soit « Tuez les Juifs » en français. Le maire propose donc de revenir au premier nom d’origine de cette bourgade de soixante habitants : « Castrillo Mota de Judios » (Castrillo la colline des Juifs).

Hebergeur d'imageCastrillo « la colline des Juifs » est ainsi nommé en 1305 après que des Juifs s’y installent, fuyant un pogrom dans un village voisin. Près de deux siècles plus tard, en pleine « Reconquista » (les Rois catholiques chassent définitivement les Maures de la péninsule en 1492), l’Inquisition est très puissante et il n’est pas très bien vu d’être musulman ou juif. [...]

L’origine de cette expression est également un peu floue mais elle serait liée aux violences faites aux Juifs pendant la semaine sainte. De même, pour rappel, Saint-Jacques de Compostelle, saint patron d’Espagne, est aussi parfois surnommé « Matamoros », « le tueur de Maures »… [...]

7sur7

Porc dans la boîte aux lettres : la mosquée de Mantes-la-Ville porte plainte

La mosquée de Mantes-la-Ville (Yvelines) a déposé plainte contre X après avoir découvert du pâté de porc dans sa boîte aux lettres et reçu une lettre comparant les musulmans à des « cafards », révélateurs d’un « climat inquiétant » dans la ville FN, indique-t-elle dans un communiqué aujourd’hui.

Hebergeur d'imageL’association des musulmans de Mantes-sud, gestionnaire de la mosquée, a déposé plainte mercredi au commissariat de Mantes-la-Jolie après avoir découvert le jour-même « une douzaine de tranches de pâté de porc moisi » dans sa boîte aux lettres, selon son président Abdelaziz El Jaouhari.

« C’est indéniablement un acte raciste et provocateur. C’est la première fois en douze années d’existence de la mosquée qu’elle fait l’objet d’une telle attaque raciste », dénonce l’association cultuelle dans son communiqué.

Hier, elle a déposé une deuxième plainte pour « provocation à la haine ou à la discrimination religieuse » après avoir reçu une lettre anonyme accusant l’islam d’être « criminogène ». « Nous souhaitons bon corage (sic) au maire car il va avoir beaucoup de travail pour faire un bon nettoyage en particulier sur la race musulmane », peut-on lire dans ce courrier dactylographié. [...]

Le Figaro

Guy Roux et son entraînement halal de football (RMC)

Face à Alain Marschall, Guy Roux fait la leçon sur l’immigration et l’intégration en France. Il se félicite de respecter les préceptes de l’islam dans son centre de formation à Auxerre.

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« Y avait un match de coupe d’Europe pendant le ramadan. J’ai appelé l’imam M. Boubakeur de la mosquée de Paris pour rassurer les joueurs musulmans. [...] Dans notre centre de formation, je peux vous dire que les parents qui ont des enfants musulmans peuvent tout à fait avoir confiance. » – Guy Roux

La police de New York ferme son unité dédiée à la surveillance des musulmans

La « zone d’évaluation » de la police de New York n’existe officiellement plus. Derrière ce nom obscur se cachait depuis 2003 une unité secrète de la police chargée de surveiller les musulmans – ou considérés comme tels – de la ville. Mardi 15 avril, face aux polémiques suscitées par la révélation de son existence, la police de New York le (New York Police Department, NYPD) a mis fin à ses activités.

Pendant une dizaine d’années, une douzaine d’agents de cette unité créée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 – et d’abord baptisée « Unité démographique » – ont enquêté sur les communautés musulmanes de New York et de sa proche banlieue, en dressant des rapports détaillés sur leurs habitudes. Un document interne de la police publié en 2011 par l’agence Associated Press montrait le quadrillage systématique de tous les lieux où les musulmans de New York avaient pour habitude de se rendre, en recensant des photos et des informations détaillées.

Avec l’objectif de prévenir les actes terroristes, l’unité envoyait également des agents infiltrer la communauté. Habillés en civil, ils se rendaient à la mosquée pour enregistrer les prêches, fréquentaient les librairies religieuses et déjeunaient dans les restaurants hallal. Dans un article du New York Times, un journaliste précise : « En plus des cartes et des photos, la police répertoriait là où les Albanais jouaient aux échecs l’après-midi, là où les Egyptiens regardaient les matchs de football, là où les Sud Asiatiques jouaient au cricket. » Il était demandé à chaque infiltré d’échanger un maximum avec ses cibles pour « juger de leurs sentiments » sur les Etats-Unis.

John Miller, le numéro deux de la police de New York a jugé qu’après onze années d’activités, l’unité de surveillance n’était « plus viable ». Malgré les moyens déployés, les investigations n’ont jamais prouvé l’existence de terroristes parmi les cibles surveillées. Le 15 avril, dans le New York Times, un agent du FBI soulignait au contraire le risque de nuisance de ces programmes de surveillance, qui instillent un climat de défiance parmi les musulmans, irrités par cette suspiscion généralisées.

Le Monde