FDS Musique – La Renaissance (Partie 1)

La période de la renaissance, en musique, s’étend environ de 1400 à 1600. Comme elle regroupe des réalités musicales très différentes, je vous propose une série de deux « épisodes » consacrés à cette période foisonnante et passionnante de la musique française.


Enluminure du XVème siècle montrant Guillaume Dufay près d’un orgue positif et Gilles Binchois tenant une harpe.

Pour faire simple, durant la première période de la Renaissance, de 1400 à 1500, la plus grande part de la production musicale vient d’Angleterre et de France et un peu d’Italie. Au XVIe, c’est le triomphe de la musique dite « Franco-flamande », et à la toute fin de cette époque, le centre principal de production musicale devient l’Italie.

De 1400 à 1500, les plus grands noms de la musique sont Dunstable, Dufay, Binchois et Ockeghem (que les spécialistes me pardonnent si j’ai oublié leur compositeur fétiche).
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Diam’s, porte-parole d’une génération ?

Denis-Constant Martin, directeur de recherches à la Fondation nationale des sciences politiques et spécialiste de sociologie de la musique, y analyse l’œuvre de la rappeuse Diam’s dans son livre « Quand le rap sort de sa bulle« , une œuvre qui est «autant digne d’étude que celle de Bach.»

Entre 2000 et 2007, Denis-Constant Martin enseigne la «Sociologie des musiques populaires modernes au département de musique de Paris 8 – Saint-Denis. Vu le succès de l’album de Diam’s, « Dans ma bulle« , il propose à ses étudiants d’en faire un sujet de recherche. «L’idée était de mettre en application des méthodes d’analyse qui combine sociologie et musicologie. Ce livre est le fruit d’un travail commun !»

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Tous les étudiants se mettent à décortiquer l’œuvre de la rappeuse. Paroles, notes, rythmes… tout y passe. Le prof gère la partie historique du rap, analyse ses valeurs et celle de Diam’s. Objectifs : démontrer que cette musique est autant digne d’étude qu’une symphonie de Bach et lutter contre les idées reçues. Dans son livre, l’auteur insiste : «il faut abandonner le cliché musique-des-cités qui lui colle au flow». (…)

Les fans de Diam’s seront ravis de lire que cette artiste mérite son succès. Selon Denis-Constant Martin, tout s’explique par « sa musique très soignée, la qualité de son écriture et de son flow. Implicitement, sans grandes prêches, cette rappeuse a porté dans le débat public le changement de valeurs en train de s’opérer dans la société. Des valeurs opposées, qui fonctionnent : individualisme et solidarité, tolérance en matière de mœurs sexuelles mais respect et importance de la famille… »

Respect Magazine