757 groupes internationaux contrôlent 80% des multinationales

Une étude publiée en Suisse récemment montre que l’ensemble des multinationales de la planète est contrôlé par seulement 737 multinationales et groupes financiers, et donc par leurs actionnaires qui sont eux aussi souvent les mêmes. Avec la crise économique, cette information est complètement passée à la trappe.

Cette étude est inédite car elle croise plusieurs domaines : économie, statistiques, finances, mathématiques, et passe au crible l’ensemble des multinationales pour comprendre qui contrôle qui.

Réalisée par trois chercheurs de l’Institut Fédéral de Technologie de Zurich, l’étude « The network of global corporate control », a étudié 43.060 multinationales (1) dans 116 pays et leurs interconnexions. Mêmes les filiales ont été analysées.

Au final, les chercheurs ont constaté que 80% de la valeur de ces 43.060 multinationales est contrôlé par seulement 737 groupes financiers ou industriels. Et encore plus loin, 147 multinationales et intermédiaires financiers qui ont des intérêts les uns dans les autres, contrôlent 40% de la valeur économique des groupes du monde entier.

Encore plus loin, 50 groupes financiers (banques et assurances) se taillent la part du lion dans ces 147 multinationales.» Ils constatent aussi que les acteurs les plus puissants ont niveau de contrôle supérieur à ce que laisserait attendre leur fortune réelle.

Suite et commentaires sur Fortune

Le marché libre conduit au retour des famines

Le dernier article de The Economist sur les évolutions mondiales de l’agriculture donne involontairement des arguments aux critiques de la libéralisation des échanges : ruée sur les terres des pays pauvres, volatilité des prix, et surtout succès des politiques nationales pour l’autosuffisance alimentaire. Laurent Pinsolle vous en dit plus.

Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.

Pourtant, ce dossier montre bien que les mécanismes du marché aboutissent aux drames que nous avons connus depuis quelques mois. En effet, la « main invisible » a abouti à une concentration de la production qui rend plus volatiles les cours des produits agricoles, menaçant les populations les plus pauvres de la planète.

Suite et commentaires sur Fortune