Mamans voilées : la manifestation islamo-gauchiste fait un bide (màj)

Addendum 19/05/13

Une centaine de personnes a manifesté samedi à Paris pour dénoncer « l’exclusion des mères portant un foulard lors des sorties scolaires ». Ils ont également dénoncé un « climat d’islamophobie croissante ».

L’appel avait été lancé par le collectif Mamans toutes égales. Entre 100 et 150 personnes ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer « l’exclusion des mères portant un foulard lors des sorties scolaires » et s’élever contre un « climat d’islamophobie croissante ». Parmi les manifestants, plusieurs dizaines de femmes voilées, mais aussi des militants d’extrême gauche, rassemblés derrière une large banderole sur laquelle on pouvait lire : « Avec ou sans foulard, mamans toutes égales ». [...]

TF1 News

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24/04/13

Pour la défense de la laïcité, de la liberté d’expression et de l’égalité de traitement ! Non à l’islamophobie ! Non à l’exclusion des mères, portant un foulard, de l’école !

[...] Dans le même temps, les discriminations déjà en place se maintiennent. Le collectif Mamans toutes égales (MTE) continue ainsi de recenser et de défendre les nombreuses mères portant un foulard exclues illégalement de l’accompagnement des sorties scolaires et de toutes les activités parascolaires sous les yeux de leurs enfants. Une stigmatisation générant humiliation et souffrance, pour les mères et les enfants.

Le cas de Sirine, exclue par le conseil de discipline de son collège pour port de bandeau et de jupe trop longue, est édifiant.

DERRIÈRE LE MOT « LAÏCITÉ », LE RACISME

Lorsque des ministres exigent l’application de la laïcité alors que la Cour de cassation a reconnu la discrimination religieuse dont avait fait l’objet une salariée de la crèche Baby Loup (licenciée parce qu’elle portait le foulard), c’est l’islamophobie qui parle.

[...] C’est pourquoi nous exigeons :

- l’abrogation de la circulaire Châtel en ce qu’elle recommande l’exclusion des mères portant un foulard de l’accompagnement des sorties scolaires ;

- l’abandon des deux projets de lois d’exclusion annoncés.

Stop aux discours, aux actes, aux lois racistes et d’exclusion !
MOBILISONS-NOUS ! RDV – Samedi 18 mai 2013 14 heures Devant l’UNICEF, 1 rue Pierre Lescot, métro Châtelet-Les Halles

1ers signataires :

- Salaam Sciences Po

- Collectif féministe ROSA

- ARDLFM (Association pour la Reconnaissance des Droits et Libertés à la Femme Musulmane)

- CFPE (Collectif Féministes Pour l’Egalité)

- PSM (Participation et Spiritualité Musulmanes)

- PIR (Parti des Indigènes de la République)

- MRAP Paris 19ème/20ème

- CCIPPP (Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien)

- Collectif 8 mars pour Toutes

- Collectif Les mots sont importants

- AFD France (Alliance for Freedom and Dignity)

- AEP (Les amis de l’école publique)

- MCQM (Mouvement citoyen des quartiers de Montreuil)

- NPA (Nouveau parti anticapitaliste)

- CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie)

- CEDETIM/IPAM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)

PIR / Mamans tous égales

Pour l’avocat du MRAP, le « Racisme anti-blancs » est la réponse aux racismes anti-noirs et anti-arabes

Par Pierre Mairat, co-président du Mrap et avocat

Concernant le racisme anti-blancs, il y a deux écueils à éviter car c’est un sujet polémique et controversé.

Le premier écueil à éviter, c’est l’instrumentalisation par l’extrême droite de manière générale et par la droite populaire, décomplexée ou forte, selon les diverses expressions, qui utilisent ce « concept ».

A l’instar de Claude Guéant qui évoque une « hiérarchie des civilisations », de Brice Hortefeux qui nous dit que « quand il y a un arabe ça va, mais quand il y en a beaucoup, cela pose problème », ou encore de Jean-François Copé avec le « pain au chocolat », etc. C’est un premier grand écueil qu’il faut éviter, pour une association anti-raciste telle que le Mrap, qui estime que l’essentiel du racisme porte sur le racisme anti-musulman, anti-noir, anti-juif ou même sur le racisme anti-Roms, qui a d’ailleurs explosé depuis quelque temps, mais que peu de personnes évoquent. Les roms sont stigmatisés d’une manière jamais vue depuis la seconde guerre mondiale, notamment par des personnes de gauche, comme Manuel Valls, dont les propos ont été aussi polémiques que ceux de Claude Guéant. (…)

La racisme anti-blanc, est-ce la bonne expression ? Car l’on pourrait parler de racisme anti-occidental, également.

C’est la raison pour laquelle la Mrap ne s’est pas associé à la Licra, dans le cadre du procès mené dernièrement dans le cadre d’une agression raciste.

Il faut manipuler cette expression avec beaucoup de précautions, mais ne pas la nier. Il y a un concept politique de racisme qui est précis dans un pays comme la France, où il y a un groupe dominé et un groupe dominant. Il y a tout le racisme post-colonial. Il y a quelques années seulement, la France avait un département qui s’appelait l’Algérie où les « coups de bâtons » étaient plus forts lorsqu’un indigène commettait une infraction que lorsque c’était un européen. Cela a des conséquences et aujourd’hui on s’en rend compte. C’est la résurgence de ce qui reste du racisme post-colonial.

Newsring

Communiqué du MRAP pour le 1er mai

Communiqué du 30/04/2013

« Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée. Il ne savait pas que des mains criminelles allaient le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les auteurs venaient de quitter le défilé du Front national.

Dix huit ans plus tard, les discours de stigmatisation, de discrimination et de rejet de l’autre ont fait tache d’huile. L’année dernière, ici même, nous avons été nombreux à exprimer notre espoir d’un changement de politique favorable aux immigré e s et leurs familles. Nous espérions une lutte plus affirmée contre les discriminations, et pour une citoyenneté à part entière. La promesse d’octroyer le droit de vote pour les étrangers, est aujourd’hui
une promesse abandonnée, et la traque des sans papiers continue avec toutes ses conséquences sur des femmes et des hommes de plus en plus fragilisé e s et abandonné es.

L’instrumentalisation des débats sur l’Islam et la laïcité, conduisent à encourager la montée de l’intolérance et de la haine, alors que doit être encouragé le vivre ensemble démocratique.

Nous, citoyens et organisations fidèles aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens.

Il est temps de dire notre refus de cette dérive dangereuse, de faire barrage à la lepénisation des esprits et des politiques. Oui, il faut barrer la route à l’extrême droite et aux populistes de droite, barrer la route aux idées de haine qui ont tué Brahim Bouarram.

C’est pourquoi toutes les organisations signataires, appellent à un rassemblement le 1er mai 2013, à Paris à 11h au Pont du Carrousel. Pour rendre hommage à la mémoire de Brahim Bouarram et à toutes les victimes des crimes racistes.

Pour dénoncer les discours xénophobes qui mettent en danger les étrangers et discriminent les citoyens selon leurs origines ou leurs croyances. Pour appeler à en finir avec tout ce qui, depuis des années, défigure la République. »

MRAP

Une exposition contre le racisme

Après avoir récemment participé à la Journée internationale de lutte contre la discrimination raciale, le MRAP Côte-d’Or a proposé une exposition éducative.

Les affiches précisaient ce qu’est le racisme, la discrimination, en rappelant l’unicité du génome humain (cette découverte récente confirme l’inanité de la notion de race appliquée à l’espèce humaine), la permanence des migrations dans l’histoire de l’humanité, le ­glissement, opéré par l’ethnocentrisme, de la ­diversité aux préjugés, les théorisations raciales qui ont ­conduit aux pires pratiques d’exploitation ou d’extermination, la nécessité d’exercer, à son propre niveau, une veille citoyenne contre les préjugés, les discriminations, les propos ou les actes racistes et de faire connaître la loi qui permet à tout un chacun de se défendre face à de telles atteintes à la ­dignité et à l’égalité.
Bien Public

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Complément : ETHNIE

Selon Max Weber, l’ethnicité est le sentiment de partager une ascendance commune, que ce soit à cause de la langue, des coutumes, de ressemblances physiques ou de l’histoire vécue (objective ou mythologique). Cette notion est très importante sur le plan social et politique car elle est le fondement de la notion d’identité. Source

« L’inquiétante résurgence des théories de la race » (L’Huma / Mrap)

[texte intégral]

Bernadette Hétier et Pierre Mairat, coprésidents du MRAP mettent en exergue « la gangrène de la racialisation du discours qui affecte aussi certains secteurs communautaires, et c’est là un fait nouveau ». Ils en appellent « au législateur pour que la proposition de retirer le mot race de la Constitution soit retenue ».

« Le racisme peut se définir par la multiplication de propos ou d’actes stigmatisant telle ou telle catégorie de la population, par des rapports de domination inscrits dans une histoire liée ou non à la colonisation, par la relégation sociale, les discriminations, par un statut de citoyen de seconde zone, par des contrôles policiers, etc.

Mais il peut s’exprimer aussi dans un corps de doctrine racial. Les théories racistes peuvent, selon les contextes, se propager à l’ensemble de la société et doivent être combattues et dénoncées clairement et fermement. Le combat du Mrap contre le discours racial d’extrême droite ou de droite extrême est connu. Les principales populations ciblées sont les Roms, les populations arabes ou noires, les musulmans. Ce combat a amené le Mrap, dans la dernière période, à dénoncer ou à traîner en justice des gens comme Finkielkraut, Hortefeux, Sarkozy, Guéant, Zemmour.

Mais la gangrène de la racialisation du discours affecte aussi certains secteurs communautaires, et c’est là un fait nouveau. Dans les médias, une mouvance politique-communautaire se revendique de la « lutte des races ». Les théories d’exclusion et la sémantique identitaire raciale qu’elle développe s’apparentent à celles de l’extrême droite. On retrouve en effet, dans ses discours, les concepts de race, de lutte des races, de frères de race. Chacun est appelé à pratiquer un apartheid organisationnel, politique ou associatif basé sur la couleur de peau. Les individus sont essentialisés dans des origines supposées antagoniques. L’universalisme cède alors la place au relativisme culturel. Le « eux et nous » s’oppose à la mixité sociale, parfois jusqu’au cœur de l’intime quand les couples mixtes sont stigmatisés, à l’extrême droite ou dans ses franges communautaires.

La race éclipse alors les clivages sociaux. Les frères de race, toutes classes sociales confondues, se substituent aux citoyens solidaires. Le message politique rejoint celui de l’extrême droite qui, sous couvert de race ou de nation, a toujours voulu nier ou relativiser les antagonismes de classes. C’est ainsi que les événements des banlieues de l’année 2005 ne sont plus perçus comme une révolte contre les difficultés de vie et la relégation sociale, mais comme une première manche de la « guerre de race » des non-Blancs contre les Blancs. C’est une thèse partagée par l’extrême droite et ses mouvances communautaristes.

Le Mrap, qui lutte contre tous les racismes, doit déconstruire tous ces discours identitaires et raciaux. Il rappelle sans équivoque que le racisme systémique frappe toujours les mêmes groupes humains, postcoloniaux ou roms. Ce racisme-là n’est pas de même nature que les actes épars et marginaux de haine raciale anti-Blancs qui peuvent être constatés. Mais toute tentative d’offrir à ces manifestations, marginales et non structurées idéologiquement, un corps de doctrine opposant les Blancs aux non-Blancs rencontrera l’opposition ferme du Mrap.

Le Mrap refuse toute idéologie raciste qui enferme les individus dans une lutte des races ou des identités supposées, dont le Noir, le Rom, l’Arabe, le juif, le musulman, le Blanc ou l’Asiatique seraient les ennemis désignés. Le Mrap refuse les chocs identitaires et raciaux, quelles qu’en soient les victimes et quels qu’en soient les auteurs. C’est pourquoi le Mrap en appelle au législateur pour que la proposition de retirer le mot race de la Constitution soit retenue. Ce serait là un geste symbolique fort qui aiderait à enrayer toute résurgence de l’existence des races et de leurs antagonismes. »

L’Humanité

Communiqué de presse du MRAP concernant le livre « La France Orange Mécanique » (MàJ)

Ndlr FDS : notez que le MRAP confond Simone Veil et Simone Weil


Communiqué de presse du MRAP du 19/03/13

« France Orange mécanique : tapis rouge pour les idées brunes ?

Le MRAP déplore l’écho donné au livre « France Orange Mécanique » dans les médias télévisés et audiovisuels sans que le public ne soit suffisamment informé de l’idéologie d’extrême-droite de son auteur.
Seule la presse écrite, notamment Médiapart, a déconstruit le discours raciste et ultrasécuritaire de Laurent Obertone, auteur de ce brûlot.

Mais la consultation détaillée des articles parus sous la plume de Laurent Obertone, depuis la fin des années 2000, sur le site internet « surlering », révèle une dimension du personnage qui dépasse le seul cadre du racisme et des délires sécuritaires.

Ses articles agrègent le racisme et l’homophobie avec un sexisme obscurantiste qui renvoie des décennies en arrière lorsque Simone Weil est odieusement qualifiée de « femme foetale ».

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Le MRAP salue la décision de la Cour d’Appel de Paris en faveur de Sihem Souid

Communiqué du MRAP du 6/03/13

 

« Le MRAP salue la récente décision de la Cour d’appel de Paris, en faveur de la jeune policière Sihem Souid.

La Cour d’appel de Paris, comme précédemment les juges de première instance, a relaxé la jeune femme, auteure du livre « Omerta dans la police ». Elle était poursuivie pour « violation de secret professionnel », et six mois de prison avaient été requis à son encontre. Ses avocats évoquaient un « montage » du fait que, pour certains, « on n’a pas le droit dans la fonction publique de critiquer sa hiérarchie ».

En effet, son livre paru le 14 octobre 2010 critiquait tant certains abus de pouvoir, que le climat de racisme et de discrimination homophobe dont elle avait été témoin lorsqu’elle était en service à la Police aux frontières (PAF, ex-Police de l’air et des frontières). Elle y décrivait notamment les ravages d’une politique « du chiffre » visant à augmenter le nombre des reconduites à la frontière, citait aussi bien que les réflexions racistes de certains agents – « Je vais contrôler des bougnes » – ou encore évoquait des humiliations à l’encontre de ressortissants étrangers.

Le MRAP, qui s’est toujours affirmé solidaire de Sihem Souid, a notamment organisé avec elle des conférences de presse conjointes et participé à des rassemblements de soutien, en particulier lors de son passage en conseil de discipline, le 24 mai 2011, en présence de deux membres de la co-présidence du MRAP. Aujourd’hui, Sihem Souid demande à l’ex-ministre de l’Intérieur, Claude Guéant des « excuses publiques ». C’est en effet sous sa responsabilité ministérielle que la jeune policière avait été suspendue de sa fonction en juillet 2011 et privée de six mois de salaire.

Le MRAP demande, aujourd’hui, que soit réparée cette injustice et que des excuses lui soient présentées. »

MRAP

Le Mrap n’acceptera pas les dérapages xénophobes d’élus municipaux, quelle que soit leur appartenance politique.

Communiqué du 5 mars 2013 du MRAP

« Mardi 26 février a eu lieu rue Paul Bert à Montreuil un rassemblement contre l’installation de onze logements modulaires destinés temporairement à des familles rroms qui vivent à Montreuil et qui sont depuis de nombreuses années accompagnées sur le plan social par des associations, dans le cadre d’un projet piloté par la municipalité.

Des élus communistes ont participé à ce rassemblement de la haine et du rejet justifiant leur présence dans un communiqué du 27 février signé sous le double logo du Front de Gauche et du Comité des Citoyens Montreuillois.

Le MRAP condamne fermement cette initiative raciste et xénophobe contre des familles d’origine Rrom qui vivent à Montreuil depuis de nombreuses années et qui ont la possibilité de sortir de la grande précarité dans laquelle ils vivent depuis qu’ils ont été jetés à la rue à la suite de l’incendie d’un squat.

Dans une réponse au collectif Romeurope du 9 avril 2012, le Front de Gauche dont la devise est « l’humain d’abord », affirmait à propos des Rroms, par la voix de son candidat Jean Luc Mélenchon, son souhait de « voir mise en œuvre une politique de construction de logements sociaux pour aller vers le respect des droits pour toutes et tous ».

Le MRAP appelle le PCF et le Front de Gauche à se désolidariser publiquement de l’attitude de ces élus qui, au lieu de développer la solidarité entre tous les citoyens quelques soient leurs origines, exhortent à la haine, à la discrimination et à la violence contre des citoyens montreuillois d’origine Rom. »

MRAP