Le président égyptien (re)demande la libération du cerveau des attentats de 1993 au WTC

Le président égyptien Mohamed Morsi a promis de faire pression sur le président Obama pour libérer le cerveau des attentats de 1993 au World Trade Center Omar Abdel Rahman, alias « Le cheikh borgne », la prochaine fois qu’il verra le président américain.

« Lorsque je le rencontrerai je lui parlerai de cette question », a déclaré Morsi lors d’un entretien ce lundi 7 janvier avec Wolf Blitzer de CNN (…).

Observatoire de l’islamisation

Heurts au Caire : 5 morts, plus de 450 blessés (Vidéo) MàJ

Opposants et partisans du président Mohamed Morsi se sont affrontés ce soir à coups de cocktails molotov et de jets de pierres lors de heurts devant la présidence au Caire qui ont fait plus de 200 blessés et illustrent la division d’un pays s’enfonçant dans la crise.

Addendum 5 12 : Cinq manifestants ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans des affrontements entre opposants et partisans du chef de l’Etat Mohamed Morsi, les pires violences depuis l’élection du premier président islamiste d’Egypte qui a divisé le pays en renforçant ses pouvoirs.

Des batailles à coups de bâtons, de cocktails molotov et de jets de pierres ont eu lieu toute la nuit, avec de brèves périodes d’accalmie, autour du palais présidentiel à Héliopolis, et des coups de feu se faisaient régulièrement entendre.

Un quatrième conseiller du président, Mohammed Esmat Seif Eddawla, a annoncé sa démission en signe de protestation.

Le Nouvel Obs ; Libération

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Il s’agit des pires violences depuis l’élection en juin de M. Morsi, premier président islamiste d’Egypte qui s’est attiré les foudres de l’opposition et d’une partie de la magistrature pour s’être octroyé des pouvoirs exceptionnels le 22 novembre.

Un journaliste de l’AFP a fait état de tirs de chevrotine et de voitures incendiées, alors que le ministère de la Santé a fait état de 211 blessés.

Le Figaro

Égypte : Manifestation massive des islamistes en soutien au président Morsi

Des dizaines de milliers de militants Frères musulmans et salafistes ont manifesté samedi au Caire pour soutenir le projet de Constitution. Publié vendredi, le texte devrait être soumis à référendum dans les quinze jours après son approbation par le président.

«Soyez patients! Ce sera la victoire de Dieu, pas la nôtre! Le peuple a pris sa décision, il veut la charia!» crie le meneur de jeu.

Ils n’étaient pas trois millions, comme l’a clamé un orateur enthousiaste. Mais les Frères musulmans et les salafistes ont réussi leur pari en rassemblant plus de 50.000 personnes autour de l’université de Gizeh, pour soutenir le président Mohammed Morsi, issu des Frères musulmans, et le projet de Constitution publié en hâte vendredi par la Commission constituante, entièrement composée d’islamistes depuis le départ de ses membres libéraux. […]

Le ton et l’allure des manifestants contrastent avec ceux de la place Tharir, mélange d’hommes et de femmes, de bourgeois, de gens du peuple et de chrétiens. Ici, la foule est presque entièrement masculine, populaire et majoritairement barbue. […]

Le Figaro

Allah, la politique et l’Amérique

Analyse d’Alain Frachon, du service International du Monde, sur les relations entre les Etats-Unis et les islamistes.

Mieux qu’un Européen, un Américain, surtout s’il est conservateur, peut comprendre le profil idéologique «Frère musulman» : le mélange de Dieu et de la politique ; le libéralisme en économie, le conservatisme des moeurs ; un anticommunisme viscéral – rien de tout cela n’est tout à fait étranger à la vie publique outre-Atlantique.

On est au Caire, samedi 14 juillet. En bout de canapé, un peu à l’étroit dans un tailleur pantalon sombre, la démocrate Hillary Clinton ; sur un fauteuil à côté, l’islamiste Mohamed Morsi, costume et cravate gris austère. Ces deux-là n’ont rien, vraiment rien, pour s’entendre. […] La représentante de l’Amérique face à un chef islamiste ; un parangon de conservatisme social et d’intégrisme religieux face à une protestante méthodiste progressiste. […]

Washington serait convaincu de la conversion des islamistes à la démocratie politique ? Le vrai test viendra demain, explique Richard Haass, l’un des grands inspirateurs de la politique étrangère américaine. «In fine, pour un individu comme pour un parti, écrit le président du Council on Foreign Relations, le plus chic des clubs de réflexion stratégique, la vraie preuve de son attachement à la démocratie, c’est d’accepter de perdre des élections, pas d’y participer et de les gagner.» [...]

Le Monde