Canal Plus aborde le thème de l’intérêt de la monnaie unique Euro (vidéo)

A l’occasion de la sortie du livre Casser l’Euro pour sauver l’Europe de Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger, Beatrice Mathieu, Laura Raim.


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source : Salut les Terriens – Canal Plus – 19 04 2014

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l’opportuniste de Jacques Dutronc, 1968.

En finir avec l’euro pour sauver l’Europe: quatre journalistes brisent le tabou

L’euro est cliniquement mort. Pour sauver l’Europe, il faut revenir aux monnaies nationales, réunies au sein d’une monnaie commune. C’est la thèse de Casser l’euro, ouvrage écrit par quatre journalistes.

Il ne s’agit en aucun cas d’un « réflexe populiste », se défendent les auteurs, mais le fruit d’un travail journalistique quotidien au contact des acteurs de ce système. C’est le constat, après cinq années d’une crise sans précédent, que l’euro, tel qu’il existe aujourd’hui, est « cliniquement mort ». « Plus d’une décennie après le lancement de l’euro, la convergence tant attendue des économies n’a pas eu lieu, les modèles sociaux ont été détricotés et la spéculation s’est déchaînée », écrivent les quatre journalistes.

Et de dénoncer tout à tour un euro « made in Germany » (l’Allemagne a un droit d’accès sans restrictions tarifaires à des marchés voisins et un taux de change compétitif), destructeur de croissance (historique des performances à l’appui), machine à fabriquer de l’hétérogénéité (dopage de la demande intérieure au Sud, choc de compétitivité au Nord), instrument de dumping social (devant l’impossibilité de dévaluer, les seules stratégies sont la baisse de la fiscalité ou la baisse des salaires), ou encore l’euro « cheval de Troie de la rigueur ». Les auteurs écornent aussi au passage la Banque centrale européenne (BCE), « dogmatique et déstabilisante ».

Le livre évoque aussi « la vie après le monnaie unique ». Non, la sortie de l’euro ne va pas provoquer le chaos dans les transactions quotidiennes, grâce à la règle du « un pour un » qui consiste à caler, temporairement, l’unité de chaque devise nationale sur l’euro. Non, la dette ne vas pas exploser, car un Etat peut discrétionnairement modifier le libellé de sa dette sans en affecter la valeur nominale (autrement dit, les 2000 milliards d’euros de dette tricolore vaudront 2000 milliards de francs). Non, les marchés ne vont pas se fermer, et même s’ils refusaient de prêter à la France, l’Etat pourrait toujours mobiliser les quelque 3000 milliards d’euros d’actifs financiers dont disposent les Français. Non, l’inflation ne va pas exploser, et qu’on se le dise, 4% d’inflation annuelle permet d’alléger 35 milliards de dette d’un coup.

Ces arguments sont séduisants. Nul doute qu’ils offriront du grain à moudre aux opposants à la monnaie unique. Mais ils restent contestables. Et contestés. « Sortir de l’euro peut être tentant », écrit dans une tribune le journaliste des Echos Guillaume de Calignon. Mais « la sortie de l’euro serait un saut dans l’inconnu, une réaction en chaîne d’événements qui risque de tétaniser les agents économiques, ménages comme entreprises. Sans compter les réactions politiques de nos voisins. Sans l’euro, les Français savent ce qu’ils perdront mais n’ont aucune idée de ce qu’ils gagneront. Les problèmes ne seront pas réglés par un retour en arrière. »

L’Express

Une majorité de Français voterait contre Maastricht aujourd’hui

Les Français doutent plus que jamais de l’Europe. C’est le constat d’un sondage. Vingt ans après la ratification de justesse (51%) du traité européen de Maastricht, les Français voteraient dans leur majorité (64%) contre ce texte qui prévoyait notamment la monnaie unique. A l’inverse seulement 36% mettrait dans l’urne un bulletin «oui». D’une manière générale, depuis Maastricht, l’Union européenne va plutôt «dans la mauvaise direction» pour 67% contre 33% pensant le contraire.

Dix ans après le passage à l’euro, les conséquences de la monnaie unique sont jugées nettement négatives sur la compétitivité de l’économie française (pour 61% contre 24%), en terme de chômage (63% contre 6%) et surtout sur le niveau des prix (89% contre 5%). L’enquête montre également une forte réticence à une intégration européenne renforcée avec une politique économique et budgétaire unique, rejetée par six Français sur dix (60% contre 40%).

L’euro a été plutôt un handicap dans la crise économique actuelle pour 45% des sondés, 23% y voyant un atout. Malgré tout, près des deux tiers (65%) ne souhaitent pas l’abandon de l’euro et le retour au franc, contre 35% qui y sont favorables.

Mais surtout, l’Union européenne ne semble pas jouer le rôle attendu. Selon près de trois-quarts des sondés (76%), elle n’agit pas de façon efficace pour limiter les effets de la crise. Mais pas de quoi non plus quitter l’UE. Une petite majorité (49%) pense qu’il est « dans l’intérêt » de la France d’y appartenir, 27% estimant que ce n’est pas dans son intérêt et 24% que ce n’est ni l’un ni l’autre.

Une exclusion de la Grèce si elle ne parvient pas à réduire sa dette et son déficit recueillerait l’assentiment de 65% des sondés, contre 35% qui y sont opposés. En outre, une majorité écrasante (84% contre 16%) est hostile à une adhésion de la Turquie à l’UE. L’instauration d’un Etat unique européen n’est jugée probable que par 44% (contre 56%).

Le parisien

Les grands patrons anglais craignent une mise à l’écart de l’Europe

Une vingtaine de grands patrons britanniques ont demandé mardi au gouvernement de rester « au coeur de l’Europe », soulignant qu’il était « dans l’intérêt de la Grande-Bretagne que l’euro survive », trois millions d’emplois étant en jeu.

Dans une lettre ouverte publiée par le Daily Telegraph, les signataires, dont les patrons de Virgin Richard Branson et de British Telecom Mike Rake et le vice-président de Royal Dutch Shell John Kerr, ont accueilli comme un point positif la récente décision du gouvernement de prendre part comme observateur aux réunions d’experts sur le sauvetage de la monnaie unique.

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L’euro craque-t-il ? (« C dans l’air »)

Une crise de la dette qui menace les notes de solvabilité de tous les États européens, des pays qui peinent à s’accorder… L’avenir de la monnaie unique semble désormais très incertain. Et pour de plus en plus d’économistes, comme Jacques Attali, l’euro pourrait même ne pas survivre à Noël.

L’euro passera-t-il l’hiver ? Alors que la Grèce est proche de la faillite, que les tensions ont atteint le point de non-retour sur les dettes italienne et espagnole, et que même l’Allemagne a connu la semaine dernière des difficultés pour emprunter sur les marchés, la fragmentation de l’Euroland et la fin de la monnaie unique sont désormais ouvertement évoquées.

Ces scénarios qui étaient tabous il y encore trois semaines montent en effet en puissance de jour en jour, et même les plus optimistes commencent à douter. Ainsi, tout au long du week-end, les marchés ont bruissé de rumeurs de retour aux monnaies nationales dans les pays de la zone euro.»

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Le FN étudie un euro monnaie de réserve parallèle au franc

Le Front national, partisan du retour au franc, envisage d’inclure dans son programme pour 2012 le maintien en parallèle de l’euro comme monnaie de réserve, laquelle pourrait à terme redevenir la monnaie unique européenne, a déclaré vendredi un conseiller de Marine Le Pen.

« Nous sommes pour conserver une monnaie commune parce que ce qu’il y avait d’intéressant dans l’euro, c’est bien sûr d’essayer un jour (…) d’avoir des réserves aussi importantes que le dollar« , a déclaré Thibaut de la Tocnaye, au cours d’une table ronde consacrée aux propositions des partis politiques pour les PME. [...]

Le fait de conserver l’euro, comme autrefois nous avions l’ECU, est en gestation dans la mouture finale du programme. »

Je pense qu’ils ont pris conscience que sortir de l’euro, c’était politiquement infaisable en Europe » [...] – Pierre-Cyrille Hautcoeur, directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

France 24 – 25/11/2011

Crise de l’euro : La monnaie unique condamnée à disparaître ?

La crise de l’euro persiste et de plus en plus d’économistes en viennent désormais à envisager la disparition de la monnaie unique. Chercher à sauver l’euro à tout prix a-t-il encore un sens ?

« La seule solution, désormais, réside dans une sortie de l’euro, qu’elle soit négociée ou non « . C’est dans ces termes catégoriques que l’économiste Jacques Sapir concluait une récente tribune consacrée à la critique du dernier plan de « sauvetage » européen.

L’économiste, qu’on a connu moins pessimiste, semble aujourd’hui se résoudre à la mort programmée de la monnaie unique. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Si l’on en croit Jean-Pierre Chevènement, « tout se passe comme si l’Allemagne, prisonnière de ses dogmes, avait dans sa tête déjà pris congé de l’euro « . Ainsi donc, les Allemands, dont on a tant dit qu’ils étaient les principaux bénéficiaires de la devise européenne, se seraient déjà résignés. Dans ces conditions, peut-on encore (et doit-on) sauver l’euro ? »

Un rappel historique s’impose. A l’origine, ce n’est pas l’Allemagne qui fut le principal promoteur de l’unification monétaire. Ce fut la France du tandem Mitterrand-Delors. Imprégnés de la pensée d’un autre tandem, le duo Monnet-Schuman, les dirigeants socialistes des années 1990 avaient pour ambition de conjurer définitivement le souvenir des guerres intra-européennes.

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Un Français sur trois tenté par le retour au Franc

Sondage exclusif ATLANTICO/IFOP : 32% des Français sont en faveur d’un retour au Franc. Moins qu’il y a un mois, mais beaucoup plus qu’en début d’année. Une tendance particulièrement marquée dans les catégories populaires, où un adulte sur deux veut que la France quitte l’euro. Et ce, malgré le quasi-consensus des politiques et des médias en faveur de la monnaie unique. [...]

Ce score est également très faible par rapport à l’Allemagne, où 60% des citoyens veulent revenir au mark. On conserve donc une véritable dichotomie entre les deux pays.

Atlantico

La « construction européenne » est une escroquerie

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis cinquante ans, les Français – et les autres peuples européens avec eux – se voient présenter la construction européenne comme un nouvel horizon, lointain certes, mais tendanciellement radieux. La nécessité de poursuivre et d’approfondir l’union européenne initiée en 1957 est dès lors affichée comme une évidence. Nous ne partageons pas ce sentiment de communion européiste : la construction européenne nous paraît constituer une escroquerie.

Le discours des européistes met en avant trois arguments majeurs :

« L’Europe c’est la paix ». La construction européenne serait la source première de la paix régnant depuis cinq décennies entre des pays européens qui ne cessaient jusqu’alors de se combattre. Dès lors, selon ses promoteurs, la poursuite de la construction européenne serait la garantie et la condition du maintien de la paix en Europe.

« L’Europe c’est la prospérité ». Dès l’origine le marché commun a été décrit comme un gage de développement économique. Dans les années 80, la relance de la construction européenne, qui s’est traduite par l’achèvement du marché intérieur et la mise en œuvre d’une union monétaire, a été présentée par les dirigeants, notamment le président de la Commission, Jacques Delors, comme une source importante de richesse et de création d’emplois.

« L’Europe c’est la solidarité et l’union entre des peuples qui partagent les mêmes valeurs : démocratie, égalité, liberté ». C’est au nom de la promotion de ces valeurs communes que l’accueil au sein de l’Union des pays libérés de la dictature a été proclamé comme une nécessité morale. C’est pour les garantir que les européens doivent, nous dit-on, renforcer leurs liens et se diriger progressivement vers une union politique.

Brassant les bons sentiments, les idéaux et les objectifs louables, le discours des européistes est en réalité un bluff, un mensonge, une escroquerie. »

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L’Europe de Maastricht et Lisbonne à bout de souffle

Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue.

Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies européennes.

Les crises irlandaises, espagnoles ou grecques, montrent que la bonne croissance de ces pays pendant les années 2000 ne reposait que sur une bulle, qu’ils paient bien cher aujourd’hui, puisque le PIB de l’Irlande a baissé de 10% en deux ans, que le chômage atteint 20% en Espagne et que la Grèce est aujourd’hui soumise à un plan d’austérité draconien. Bref, au final, personne n’a vraiment profité de l’euro et chaque jour qui passe le démontre, de manière de plus en plus claire.

Mais l’échec économique européen est complété par un échec institutionnel patent. Là encore, on nous avait vendu le Traité Constitutionnel Européen, puis le traité de Lisbonne, comme des moyens, pour l’Europe, de fonctionner de manière plus efficace. Las, même Daniel Cohn-Bendit finit par dénoncer le fonctionnement de l’Union Européenne.

2010 sera peut-être le début de la fin, pour cette Union Européenne d’inspiration fédéraliste et néolibérale. Son échec patent, sur tous les fronts, pourrait bien encourager les peuples à soutenir les partisans d’une autre Europe, plus respectueuse des peuples.

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Afrique : vers une monnaie unique ?

Les gouverneurs des banques centrales d’Afrique ont entamé le 20 août dernier à Kinshasa leur 33ème session annuelle pour faire le point sur une coopération monétaire, qui doit aboutir en 2021 à la création d’une monnaie unique et d’une banque centrale africaine.

32 banques sur les 39 que compte l’Association des banques centrales africaines (ABCA) assistent depuis le 20 août à la 33ème session annuelle des banques centrales africaines en vue de créer une politique monétaire commune permettant l’intégration monétaire du continent au niveau national et la lutte contre l’hyperinflation qui gangrène le système monétaire africain.

«L’intégration africaine est un projet ambitieux qui matérialise la vision des pères des indépendances. (…) Tous avaient souhaité la disparition des barrières artificielles politiques, économiques et sociales héritée de la colonisation. Aujourd’hui, l’Afrique, chemine véritablement vers la réalisation du rêve d’intégration économique», a déclaré le ministre congolais des Finances, Athanase Matenda Kyelu.

Gabon Eco