PS et ouvriers : «On est passé de l’abandon au mépris»

La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l’abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s’intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d’économie à l’université de Cergy-Pontoise.

Dans cet ouvrage historico-économique, l’auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République. (…) Interview.

(…) quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. (…)

A partir des années 1980, (…) les socialistes ont abandonné cette catégorie sociale pour se consacrer à la défense des minorités ethniques. Et pas de tous les immigrés, pas des vieux par exemples : des jeunes immigrés, sous la devise un brin condescendante «Touche pas à mon pote». C’est médiatique, ça passe bien, ça fait festif. (…)

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«La gauche et la préférence immigrée», de Hervé Algalarrondo

Dans son dernier ouvrage, intitulé La gauche et la préférence immigrée, publié chez Plon, Hervé Algalarrondo met les pieds dans le plat.

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Cet éditorialiste du Nouvel Observateur prend le risque de fâcher tous les « bobos de gauche », ces « bourgeois-bohême » qui donnent le ton au Parti socialiste, en appuyant là où cela fait mal.

Selon lui, la gauche française a tout bonnement abandonné le monde ouvrier, qu’elle ne comprenait plus, au profit des immigrés. (…)

RFI