Paris : Nouveaux rassemblements pro et anti-Morsi (MàJ)

Addendum 17.08.2013 : Rassemblements pro et anti-Morsi à Paris

Aux cris de «Morsi président» et «à bas les militaires», plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris pour dénoncer le «coup d’Etat» et les violences en Egypte. Un rassemblement anti-Morsi, hostile aux Frères musulmans, l’influente confrérie de l’ex-chef de l’Etat, est également prévu dimanche à Paris.

Un rassemblement similaire avait eu lieu vendredi et un autre défilé est prévu dimanche pour réclamer le «rétablissement de la démocratie» et le retour au pouvoir du président islamiste déchu par l’armée Mohamed Morsi, ont dit les manifestants, regroupés près de la station de métro Couronnes, dans l’est de Paris.

«Nous sommes prêts à manifester tous les jours car ce qui se passe en Egypte est terrible», déclarait Mahmoud Ahmed, agent de sécurité franco-égyptien de 37 ans. Un rassemblement anti-Morsi, hostile aux Frères musulmans, l’influente confrérie de l’ex-chef de l’Etat, est également prévu dimanche à Paris.

«Si je ne viens pas manifester pour ça, je ne viendrai jamais… », disait aussi au rassemblement de samedi un artisan de 42 ans, Français d’origine algérienne, venu avec son fils de 11 ans. «Ce qui se passe est d’une gravité sans nom», ajoutait-il, brandissant une photo de victime ensanglantée des violences en Egypte

Le Figaro

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Printemps arabe : L’échec de la démocratie en Orient ?

Par Alexandre Latsa

L’armée égyptienne est finalement intervenue pour déposer le président Mohamed Morsi, pourtant premier président démocratiquement élu du pays. Le printemps arabe, né en Tunisie fin 2010, a atteint Égypte dès le début 2011 et a abouti au départ du président Moubarak qui dirigeait l’Égypte depuis trente ans.

Les revendications d’une grande partie de la jeunesse égyptienne qui a mené cette révolution dite du Nil ou du Papyrus sur la place centrale du Caire (la place Tahrir) ont abouti à des élections libres qui ont vu une déferlante islamique.

En effet, aux premières élections législatives de l’après Moubarak, qui a vu une participation de 55%, les frères musulmans ont obtenu 44.6 % des voix, concurrencés seulement par les plus radicaux qu’eux, les salafistes, qui ont obtenu 22,5% des voix, le premier parti pseudo libéral obtenant seulement 7,8% des voix.

A l’élection présidentielle de 2012, la scission du pays en deux (Islamo-conservateurs contre réformistes) était palpable et l’élection s’est résumée à un duel politique entre un homme de l’époque Moubarak et le candidat des frères musulmans, le scientifique Mohamed Morsi, qui a notamment étudié aux États-Unis. Celui-ci remportera l’élection avec 51,73 % des voix (la participation s’élevant à seulement 45%) et sera investi en juin 2012.

Un an plus tard, il sera donc déposé par l’armée après de nouvelles et immenses manifestations (plusieurs millions de personnes) place Tahrir et ailleurs en Égypte. Les opposants lui reprochent principalement sa piteuse gestion de la situation économique du pays.

Ce week-end, plusieurs centaines de milliers de partisans du président déchu sont eux aussi descendus dans la rue, invoquant eux à juste titre le respect des urnes et la démocratie. Les manifestations ont tourné à l’affrontement entre partisans de Mohamed Morsi et l’armée et en ce 10 juillet 2013 on parle déjà de dizaines de morts et de centaines de blessés.

Il y a là des dilemmes visiblement insolubles pour Égypte, pour les pays du printemps arabe et pour la communauté internationale.

La démocratie du printemps arabe a vu l’émergence et la prise de pouvoir de mouvements islamo-conservateurs (principalement les frères musulmans) qui étaient soit interdits, soit tenus à l’écart de la vie politique par les anciens pouvoirs laïcisants issus de la guerre froide. Ce retour au pouvoir des clergés et d’un Islam politique a accentué les batailles d’influences trans-territoriales entre confréries, menant à la situation que l’on connaît par exemple en Syrie.

Ce pays fait en effet face à une guerre au niveau régional et confessionnel, ou le courant sunnite régional le plus radical tente de mettre à mal le croissant chiite en s’attaquant à sa composante la plus hérétique selon lui mais aussi la plus laïque selon les critères occidentaux. La Syrie est ainsi devenue le champ de bataille par ricochet d’une coalition Russo-chiite qui est en conflit ouvert avec un axe Occidentalo-sunnite.

Le mythe d’un Islam compatible avec la démocratie semble remis en cause.

Les victoires électorales des Frères musulmans en Égypte, en Tunisie ou en Libye, qui auraient pu amener à des cohabitations entre charia et démocratie, ne semblent plus viables. Il y a une crise culturelle profonde qui traverse les sociétés arabo-musulmanes. Les nouveaux régimes issus des élections semblent avoir du mal à bien intégrer la pluralité, qu’elle soit ethnico-culturelle, religieuse ou comportementale.

Hormis en Tunisie ou les islamistes composent, la situation économique de tous les pays concernés par ces nouveaux régimes est d’ailleurs plus que catastrophique et qui semble inévitablement génératrice de protestations dans un avenir proche, comme c’est le cas en Égypte aujourd’hui.

Les coups d’état militaires et les juntes au pouvoir ont toujours été fermement condamnés par les pays occidentaux, que ce soit en Birmanie, en Grèce ou en Argentine. La mollesse des réactions occidentales face au coup d’état militaire en Égypte démontre bien le dilemme, entre armée et islamisation. Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a lui tenté d’empêcher une intervention de l’armée contre le président égyptien, en avertissant les capitales européennes hébétées mais cela a échoué.

L’armée apparaît pourtant de plus en plus comme un nouveau pouvoir (ou contre pouvoir) seul à même de maintenir une forme d’équilibre national et de protéger l’équilibre communautaire (et les minorités) face à une islamisation à outrance des pays concernés. Cette tendance n’est pas nouvelle.

En Algérie, la victoire des islamistes fut annulée en 1991, plongeant le pays dans une guerre civile de 10 ans durant laquelle l’Armée affronta, jusqu’à sa victoire en 2002, divers groupes islamistes.

En Turquie, Recep Erdogan, depuis son élection en 2003, a lui mené d’intensives campagnes pour désactiver l’armée et faire mettre en prison les officier qui auraient pu s’opposer à l’islamisation lente que le pays connaît, entrainant l’inquiétude des minorités et des laïcs qui ont manifesté récemment. En Syrie, l’armée parait être aujourd’hui le seul garant du rétablissement de l’ordre constitutionnel mis à mal.

Parmi les nombreux manifestants égyptiens place Tahrir, certains brandissaient aussi des drapeaux syriens et des portraits de Bashar-El-Assad, traduisant ainsi leur bonne compréhension des événements géopolitiques régionaux mais aussi peut être leur profonde intuition que Syrie et Égypte doivent être unis et non en guerre. Il faut se souvenir qu’historiquement, Égypte et Syrie ont déjà été un seul et même état, pour faire face a la menace communiste d’un coté (qui n’existe plus aujourd’hui) et américaine de l’autre.

Est-ce la raison pour laquelle de nombreux manifestants place Tahrir brandissaient également des pancartes dénonçant le soutien américain au candidat Morsi?

Il est certain que des groupes radicaux ne vont pas tarder à menacer l’armée égyptienne d’un conflit pour le rétablissement du pouvoir islamique arrivé au pouvoir par les urnes. On peut se poser la question de savoir si Égypte va désormais connaître une guerre civile larvée sur le modèle de l’Algérie quand les élections de 1991 ont été annulées par l’armée.

Alors que le monde arabo-musulman risque de traverser au cours de ce siècle sa grande guerre interne, politique, confessionnelle et générationnelle. Pour les américains, il semble que l’agenda de remodelage du grand moyen orient soit remis aux calendes grecques. Il faut maintenant essayer d’imaginer quelles seront les conséquences directes des ces bouleversements pour les états de la région, et les conséquences possibles et imaginables pour la France, l’Europe et la Russie.

Ria Novosti

Egypte : 17 millions de manifestants lancent une deuxième révolution

Le Caire vit des heures de très grande tension depuis dimanche après-midi, avec un rassemblement massif pour réclamer la démission du président Mohamed Morsi, mais aussi des manifestations de ses partisans en ce jour anniversaire de sa prise de fonctions. Toute la journée, des manifestants ont convergé vers la place Tahrir, où des centaines de personnes avaient déjà passé la nuit.

Les opposants ont planté des tentes et tendu des banderoles hostiles à Mohamed Morsi, en ce lieu symbolique de la révolte qui a chassé du pouvoir Hosni Moubarak en 2011. D’autres manifestants anti-Morsi se sont dirigés vers le palais présidentiel situé à Héliopolis, au Caire. Des rassemblements hostiles au président ont également eu lieu dans les provinces.

Dans l’autre camp, ses partisans défendent la « légitimité » du premier président civil. Les Frères musulmans, confrérie dont il est issu, appellent à une « mobilisation générale » pour appuyer le chef de l’Etat.

Ces mobilisations rivales ont donné lieu à de nouvelles violences après des heurts en Alexandrie et dans les provinces du Delta du Nil entre manifestants pro et anti-Morsi qui ont fait huit morts depuis mercredi, dont un journaliste Américain. La police et l’armée ont été déployées pour protéger les établissements vitaux du pays en cas de graves dérapages. A l’origine des appels à manifester contre le président, depuis repris par l’opposition, se trouve Tamarrod (rébellion en arabe), un mouvement qui a revendiqué quelques 22 millions de signatures pour une pétition appelant à une présidentielle anticipée.

(…) Le Parisien

Égypte : l’animateur d’une émission satirique accusé d’insulte à l’islam

Le procureur général égyptien a ordonné samedi l’arrestation d’un célèbre animateur de télévision satirique, Bassem Youssef. Il est accusé d’insulte à l’islam et au président issu des Frères musulmans Mohamed Morsi, selon l’agence de presse officielle Mena. Des sources judiciaires ont indiqué à l’AFP que plusieurs plaintes avaient été déposées contre Bassem Youssef.

Il est accusé d’offense à l’islam pour s’être « moqué du rituel de la prière » dans son émission, et d’insulte envers le président Morsi pour avoir « raillé son image à l’étranger », selon ces sources. L’auteur d’une des plaintes a demandé que des mesures légales soient prises contre lui afin de dissuader d’autres personnes de suivre son exemple, selon l’une des sources. (…)

Le Point

Egypte : bâtiments officiels attaqués et échauffourées dans tout le pays. 7 morts (MàJ/vidéos)

L’Egypte est secouée vendredi par de nouvelles manifestation contre le pouvoir en place, à l’occasion du deuxième anniversaire de la chute d’Hosni Moubarak.

Addendum 26 01 : Sept personnes ont trouvé la mort vendredi dans des heurts entre des manifestants hostiles au pouvoir islamiste et des forces de l’ordre en Égypte. Ces affrontements ont eu lieu alors que le pays fête le deuxième anniversaire du début du soulèvement – le « jour de la Révolution »- qui a renversé Hosni Moubarak. Six personnes sont mortes à Suez et une à Ismaïliya (nord-est). Plus de 450 personnes ont été blessées dans douze gouvernorats, selon le ministère de la Santé, qui n’a pas donné de décompte entre manifestants et policiers.

Le Point

17h36 – Des manifestants attaquent plusieurs bâtiments officiels

17h00 – Au moins 110 manifestants blessées. Cent-dix personnes au moins ont été blessées dans les manifestations contre le pouvoir du président islamiste Mohamed Morsi, au deuxième anniversaire du soulèvement qui fit chuter son prédécesseur, Hosni Moubarak.

15h00 – Gaz lacrymogènes à Alexandrie et Suez. La police a fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants à Alexandrie (nord) et Suez (nord-est), selon des témoins. [...]

14h30 – Des milliers de manifestants place Tahrir. Au deuxième anniversaire du soulèvement populaire qui a renversé Hosni Moubarak, des milliers de personnes ont commencé à se rassembler dès le matin sur l’emblématique place Tahrir du Caire, où d’autres avaient passé la nuit.

Objectif : réclamer une « nouvelle révolution » contre le président Mohamed Morsi et une « vraie démocratie ». C’est l’opposition, composée de mouvements en majorité de gauche et libéraux, qui avait appelé à défiler à travers tout le pays contre le président et les Frères musulmans, avec les mêmes mots d’ordre qu’il y a deux ans : « Pain, liberté, justice ».

BFM

L’UE approuve un programme d’aide de 5 milliards d’euros à l’Egypte

L’Union européenne a approuvé un programme d’aide financière de 5 mds d’euros à l’Egypte dont l’économie s’est sérieusement détériorée depuis la chute de Hosni Moubarak à la suite d’un soulèvement populaire en 2011, a indiqué mercredi la présidence égyptienne.

La Banque européenne d’investissement met à la disposition de l’Egypte deux milliards d’euros et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement donnera deux autres milliards.

Les pays de l’UE accorderont un milliard de dollars, a indiqué la présidence après une rencontre du président Mohamed Morsi avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

«Il s’agit d’un signal fort du soutien de l’Union européenne pour le développement de l’Egypte», a estimé la présidence égyptienne dans un communiqué. […]

Le Parisien

Deux journalistes égyptiens visés pour « insulte au président” Mohamed Morsi

Le propriétaire de la télévision Al-Faraïn (Les Pharaons), Tewfik Okacha, et le rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Dostour, Islam Afifi, ont interdiction de quitter leur pays, l’Egypte. C’est le Parquet général égyptien qui a annoncé cette sanction, car ils font tous deux l’objet d’une enquête après des plaintes déposées contre eux, notamment pour “insulte au président” Mohamed Morsi. 

La chaîne Al-Faraïn, très hostile aux Frères musulmans et au président Morsi, a été frappée d’une suspension d’un mois cette semaine et pourrait être définitivement fermée après que son patron, qui présente une émission, a été accusé d’avoir “incité au meurtre du président Morsi et au renversement du pouvoir”.

Ces incidents font craindre un tour de vis généralisé dans le milieu des médias, où beaucoup grognent contre ce qu’ils qualifient de volonté de contrôle de la presse de la part des Frères musulmans, dont est issu le nouveau président. (…)

Le nouvel Observateur

Burqa, antisémitisme : Washington épingle la France et l’Europe. La France répond. (MàJ)

Dans leur rapport annuel publié lundi, les Etats-Unis regrettent que «de plus en plus de pays en Europe, dont la Belgique et la France, restreignent le code vestimentaire», ce qui pénalise des musulmans. Une allusion aux lois anti-burqa. L’antisémitisme est aussi une des préoccupations du rapport.

Adendum : La France «est une démocratie qui garantit les libertés publiques fondamentales, y compris les libertés de conscience, de religion et de conviction», a déclaré aujourd’hui le ministère français des Affaires étrangères, après des critiques du Département d’Etat.

Le Figaro

Addendum : Le point de vue chinois

Le gouvernement américain a publié lundi l’édition 2011 de son Rapport sur la liberté religieuse internationale, poursuivant ainsi une pratique notoirement connue pour son ingérence flagrante dans les affaires intérieures des autres pays, dont la Chine, sous le prétexte des libertés religieuses. […] Washington ne montre pourtant aucun respect à l’égard d’autrui, en imposant ses propres normes en matière de politiques religieuses, sans tenir compte des différences historiques et culturelles entre les nations, ni des réalités économiques et politiques de chacun.

french.news

La France n’est pas un élève exemplaire en matière de liberté religieuse, estiment les Etats-Unis, qui ont publié lundi leur rapport annuel sur la question. Le mémorandum, rédigé par le département d’Etat, porte un regard sévère sur la situation en Europe, mettant en cause la France pour sa législation anti-burqa. Les «pays européens sont de plus en plus divers en termes ethniques, raciaux et religieux» mais «ces évolutions démographiques s’accompagnent d’une augmentation de la xénophobie, de l’antisémitisme et de sentiments antimusulmans», déplore Washington. […]

La France est aussi épinglée sur le sujet de l’antisémitisme. «Il y a une poussée mondiale, qui se manifeste par du révisionnisme, la négation ou la glorification de l’Holocauste, l’opposition à Israël ou des actes de vandalisme», constate le rapport. Sont mentionnés les profanations de synagogues en Egypte et en Ukraine, les mouvements antisémites aux Pays-Bas et au Venezuela, ainsi que le parti antisémite hongrois Jobbik. Budapest est aussi violemment critiquée pour avoir adopté une loi régulant les organisations religieuses. […]

S’inquiétant que «le monde fasse marche-arrière», la secrétaire d’Etat a qualifié la liberté religieuse de plutôt «ténue» en Egypte et a demandé au nouveau président Mohamed Morsi de tenir sa promesse de respecter les droits de tous ses concitoyens.

Le Figaro (Merci à Bourgmestre et SaintJores50)

Égypte : L’inquiétude des chrétiens après la victoire des islamistes

La communauté chrétienne copte d’Égypte était inquiète au lendemain de la victoire du Frère musulman Mohamed Morsi à la présidentielle, mais certains se résignaient à une possible cohabitation avec le pouvoir islamiste.

«Notre espoir était qu’après la révolution l’Égypte deviendrait réellement un État civil, pas religieux », regrette Wassim William.

Les Coptes, qui se disaient déjà victimes de discrimination sous le régime laïque de Hosni Moubarak,ont voté massivement pour le rival de Mohamed Morsi, Ahmad Chafiq, voyant dans cet ancien Premier ministre du raïs déchu un rempart face à « l’islamisme rampant » dans le pays.

De nombreux membres de cette communauté, qui représente de 6 à 10 % des plus de 80 millions d’Égyptiens, interrogés lundi, estimaient toutefois que l’ouverture politique et sociale depuis la chute de Hosni Moubarak leur permettait de mieux se défendre contre les discriminations. Leur Église a promptement réagi, dimanche soir, en félicitant le président élu.

«Nous appartenons à ce pays et sommes déterminés à y rester», assure Salwa, 47 ans, femme au foyer qui réside au nord du Caire. Pour elle, les Coptes «ont pleinement participé à la révolution et élevé la voix contre l’ancien régime». «Si quelque chose se produit avec les islamistes, nous ne nous tairons pas et nous nous défendrons jusqu’au bout», dit-elle. Ce sentiment n’est pas partagé par Wassim William, 32 ans, qui dirige un petit atelier de photocopie à Chobra, un grand quartier populaire où habitent de nombreux Coptes. «Je ne m’attendais pas du tout à la victoire de Morsi. Je me suis effondré à l’annonce des résultats», dit-il.

Rappelant les griefs de sa communauté contre l’ancien régime, où celle-ci était peu présente dans les cercles du pouvoir, Wassim dit craindre davantage de discriminations avec le régime islamiste. Cela pourrait se traduire, selon lui, par le renforcement des restrictions sur la construction de lieux de culte chrétiens et l’accès aux hautes fonctions publiques. […]

Le Point