Ariège : une population sur le «qui-vive»

Agressions et cambriolages se sont accrus depuis le début de 2012 en basse-Ariège. Le sentiment d’exaspération s’accroît, malgré les efforts déployés par les forces de l’ordre pour essayer d’enrayer le phénomène. Et, parfois, les citoyens ne restent plus passifs. [...]

A Esplas voilà quelques semaines, des habitants du village, lassés des cambriolages qui affectent le secteur, ont décidé de monter à plusieurs reprises une garde vigilante nocturne. Et c’est à cette occasion qu’ils ont mis en fuite des candidats à un casse qui ne s’attendaient pas à pareil accueil. À Mazères, en 2012, une vieille dame qui venait d’être victime d’un car-jacking s’est rebellée elle-même, avant d’être secourue par trois témoins qui ont tout simplement maîtrisé les auteurs de cette agression, avant de les remettre aux gendarmes. D’autres ont empêché un cambriolage dans un entrepôt privé de la ville. [...]

La Dépêche

Merci à chris3818919

Jean-François Kahn : «Pourquoi ne parle-t-on plus de la Libye ?»

Jean-François Kahn, écrivain, revient sur la situation chaotique qui règne en Lubie après la chute du régime de Kadhafi et sur le silence des médias.

Un chaos indescriptible, au point que les médias n’osent même plus le décrire.

Que se passe-t-il en Libye ? Absolument rien, si on se contente de regarder la télévision et d’écouter la radio.

Rien… Certes la Cyrénaïque, dont la capitale est Benghazi, a quasiment fait sécession ; de mini-guerres tribales, en particulier dans le Sud, ont fait plus de victimes encore que les affrontements entre milices rivales ; le pouvoir central est déliquescent ; les règlements de compte camouflés en répression de supposés kadhafistes se multiplient ; on ne torture pas moins aujourd’hui qu’hier ; les salafistes les plus enragés occupent le terrain que l’Etat leur abandonne… et tout se passe comme si on ne voulait surtout pas que les ex-dirigeants déchus – ou reconvertis – répondent de leurs crimes au risque de se laisser aller à certaines révélations.

Apparemment, cela n’intéresse plus personne. […]

Or, sur cet invraisemblable désastre, on préfère apparemment poser un voile pudique. Pourquoi ? Pour ne pas faire de la peine à BHL ? Parce que l’aventure libyenne, dont les Syriens payent aujourd’hui les conséquences, comme le paieront demain les Egyptiens, les Tunisiens et les Algériens, n’a pu se déployer qu’à l’abri d’un conformisme politico-médiatique justificateur ? Parce que le Qatar paye ?

Nos télévisions, elles, ont déjà tiré un trait : la Libye n’existe plus.

Libération

Marseille : inquiétude et colère après l’agression mortelle d’une septuagénaire

Une femme âgée de 74 ans est morte à Marseille, à l’hôpital où elle avait été transportée la semaine dernière, à la suite d’un vol à l’arraché. Dans son quartier des Bourrély, ce drame suscite beaucoup d’émotion et d’inquiétude.

Les habitants n’hésitent plus à dire qu’ils pourraient s’organiser pour assurer leur propre sécurité. »

Marseille : la tentation des milices privées contre l’insécurité

C’est souvent une provocation ou une menace, mais l’idée de « services privés » fait son chemin.

Une bande de retraités, armés d’une torche, grimpant à pas de loup les escaliers d’un immeuble pour vérifier que l’ordre règne. Un film de science-fiction? « Non, une menace », rétorque Robert Deliperi, policier à la retraite et président de l’association de défense des intérêts des locataires du Trioulet (9e). Ulcérés par une série d’actes de délinquance qui pourrissaient leur quotidien, une poignée d’habitants de cette cité HLM des quartiers Sud avait décidé d’assurer eux-mêmes « un service de sécurisation et d’effectuer des rondes de prévention ». On lui avait même trouvé un nom : le GDST (Groupe de dialogue et de sécurité du Trioulet). Mais l’idée a été tuée dans l’oeuf.

« Vous savez comment c’est… On parle et après, il n’y a plus personne… » , note Robert Deliperi en concédant aussi « la volonté de ne pas se substituer à la police ». Seulement voilà… Cinq ans après cette initiative avortée et le scandale de l’affaire de « l’îlot Thiars » où des commerçants avaient décidé d’assurer leur propre sécurité, l’idée de mettre en place des milices privées semble, de nouveau, germer aux quatre coins de la cité phocéenne. « On entend les gens en parler de plus en plus, s’inquiète Denis Pelliccio, président de la Fédération des CIQ du 16e . S’il n’y a encore pas, dans mon secteur et à ma connaissance, de milice réellement constituée, on est dans l’intention, voire la tentation. Beaucoup sont exaspérés, car ils ont l’impression que les pouvoirs publics ne prennent pas les choses au sérieux ». [...]

La Provence

(merci à Marco)

USA : explosion du nombre de milices patriotes en 2009

Le nombre de milices patriotes aux Etats-Unis a explosé en un an, rapporte l’une des organisation de défense des droits de l’homme les plus actives outre-Atlantique, le Southern Poverty Law Center (SPLC). Fondé en 1971 à Montgomery, en Alabama, par le juriste Morris Dees pour défendre en justice les militants des droits civiques, le SPLC publie chaque année un rapport sur les groupes extrémistes américains qui fait autorité.

De 149 « groupes patriotes activistes » en 2008, on est passé à 512 dont 127 milices paramilitaires en 2009, soit une augmentation de 244 %. Et encore ce décompte ne prend-il en considération que les groupes dits « patriotes », impliquant un engagement contre « le nouvel ordre mondial ». En élargissant à tous les groupes professant la haine, le SPLC établit une effrayante carte recensant les 932 groupes qui ont fait preuve d’activisme en 2009.

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Genève: autorisation d’une police privée aux Paquis (mise à jour)

Genève – Confrontés à une criminalité endémique, les commerçants des Pâquis ont obtenu l’autorisation de faire patrouiller des agents privés dans leur quartier.

C’est le conseiller d’Etat (socialiste) Laurent Moutinot qui a donné le feu vert à la mise en place de cette police privée. Il a même salué la présence de ces agents en complément de la police. «Même s’il est regrettable d’en arriver là», a-t-il ajouté. Une décision que le chargé de la sécurité municipale de Genève, P. Maudet, juge «inacceptable». «Il est intolérable de devoir commencer à monnayer sa sécurité» s’indigne M. Maudet, qui dénonce une «capitulation de l’Etat».

«On arrête les personnes, on les défère… Elles ressortent trop tôt et on peine à les renvoyer dans leur pays faute d’accord de réadmission».

Interviewée par la Tribune de Genève, Monica Bonfanti, chef de la police genevoise, défend dans un discours convenu l’action de la police aux Pâquis. Elle reconnaît toutefois que la délinquance n’y a pas été jugulée, fournissant un élément d’explication : « Vous savez, on arrête les personnes, on les défère devant la justice, elles ressortent trop tôt et on peine à les renvoyer dans leur pays faute d’accord de réadmission que doit négocier Berne».

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Sources 1234
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Note : A Yverdon-les-Bains (canton de Vaud), des agents de sécurité privés assurent depuis fin 2007 une présence dissuassive durant le week-end à la fermeture des bars, en complément des actions de la police. La commune participe à raison d’un tiers au financement de cette mesure destinée à contrer la délinquance urbaine.

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Article précédent (publié le 29 octobre)

Devant la passivité des autorités, de nombreux commerçants des Pâquis, Lire la suite

Apparition des premières milices en France

Addendum : témoignage d’un habitant membre de la patrouille : vidéo France 3

Devant l’insécurité grandissante et l’incapacité de l’Etat à y faire face, ce qui devait arriver finit par arriver : des riverains s’organisent en milice d’auto-défense afin de protéger leurs biens et leurs familles.

Le Parisien titre : « Ces riverains qui patrouillent dans leur quartier » et l’article est tout à fait éloquent sur la situation réelle de l’insécurité qui règne en France.

« Excédés par les voitures incendiées, les tags et les nuisances sonores, ils ont décidé de s’organiser.» « On ne fait pas ça pour jouer aux cow-boys, on en a juste ras-le-bol. Comme la police reconnaît qu’elle n’a pas les moyens d’intervenir rapidement, on se sent laissés-pour-compte.» « Nous allons assurer par nous mêmes la sécurité de notre quartier» « Notre but, c’est d’occuper le terrain et de les empêcher de nuire », « Je sors souvent seul pour mes rondes et je suis toujours armé » » En face, ils ne se gênent pas. Alors pourquoi devrais-je me priver si c’est pour protéger ma famille ? » Lire la suite