Belfort, procès Nasica. Yacine condamné à 20 ans de réclusion criminelle (MàJ)

Addendum 13 04 2013 : Yacine Sid 20 ans, a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle.

Les avocats de la défense, Mes Alain Dreyfus-Schmidt et Patrick Uzan, ont décrit un acte de «rage» commis dans un «état second». «Ce n’est pas un tueur froid, ce n’est pas un monstre, Yacine Sid», a déclaré Me Patrick Uzan.

Le Point

Addendum 8 avril : Coup de théâtre devant la cour d’assises. Yacine Sid vient d’avouer avoir tué le lycéen.

« On a mangé au kebab à 13h. Je lui ai proposé d’aller sur le parking de l’Arsenal pour fumer.
Au kebab on avait bu de l’alcool. On a parlé de la carte bancaire. J’avais des problèmes de dettes de stupéfiants. Pierre n’avait rien à voir avec ça. Pierre a pris ça à la rigolade. Ca m’a énervé. J’ai voulu lui faire peur. J’avais un couteau dans mon sac. Je l’ai sorti. Je lui ai dit qu’il fallait qu’il m’aide. Il a rigolé. Je ne me suis pas reconnu. Je me suis énervé. Je regrette. Tout s’est passé vite. Il a essayé de se défendre. J’ai mis un coup de couteau. Il est tombé. Par cette violence, je ne me suis pas reconnu. La violence a continué. Il bougeait plus. Il ne se débattait plus. Je me suis rendu compte que j’étais allé trop loin. Je ne voulais pas donner la mort. Je voulais faire peur. Il était à terre. J’ai essayé de le secouer. Il ne bougeait plus. Il était mort.

Rappel : Pierre Nasica a été assassiné de 25 coups de couteau.

(…) France 3 Franche Comté

————————————————

Yacine Sid comparaîtra du 4 au 12 avril 2013 devant la cour d’assises du Territoire de Belfort et de la Haute-Saône. Il doit répondre du meurtre du lycéen Pierre Nasica.

Ce 1er décembre 2010, la cité du Lion est endormie sous la neige. Le corps de Pierre Nasica, 15 ans est retrouvé derrière le parking de l’Arsenal à Belfort. L’adolescent a disparu trois jours plus tôt à la sortie du lycée. Son corps est découvert mains liées. Pierre a reçu 25 coups portés à l’arme blanche. Une plaie à la carotide lui a été fatale.

Pierre Nasica

Interrogé, placé en garde à vue, Yacine Sid, 18 ans est relâché début décembre. L’ami de Pierre est finalement mis en examen pour meurtre quelques semaines plus tard. Yacine et Pierre se sont connus au collège. Yacine est frêle, Pierre un grand gaillard d’ 1m87.

Ils se sont retrouvés à la rentrée à Belfort où Yacine suit des études par alternance au lycée Follereau. Yacine Sid a fréquenté le lycée Condorcet. Il y a laissé le souvenir d’un élève perturbateur. Mis en examen pour meurtre et incarcéré depuis le 20 janvier 2011, ce jeune Beaucourtois nie toute violence sur son copain.

De lourdes charges selon l’accusation

D’abord, Yacine Sid est le dernier à avoir vu Pierre Nasica en vie.

Yacine Sid

(…) France 3 Franche Comté

Australienne tuée en 2001 aux Mureaux: peine de 30 ans de prison confirmée pour Adriano Araujo da Silva

Un Français d’origine brésilienne âgé de 37 ans a été condamné jeudi en appel à 30 ans de prison pour le meurtre d’une étudiante australienne, tuée il y a douze ans près de Paris.

A l’issue de près de quatre heures de délibéré, la cour d’assises des Hauts-de-Seine, à l’ouest de Paris, a condamné Adriano Araujo da Silva à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Jeanette O’Keefe, confirmant le verdict de première instance.

Le corps ensanglanté de l’étudiante âgée de 28 ans, morte étranglée, avait été découvert le 2 janvier 2001 dans un sac de couchage sur un parking d’un quartier sensible des Mureaux, une commune proche de Paris où vivait l’accusé.

Après avoir passé la nuit ensemble, Adriano Araujo da Silva avait dit lui avoir asséné un coup sur la tête avec une masse ou une barre de fer, puis l’avoir tuée en l’étranglant, ce que l’autopsie a confirmé. Selon sa version, il a alors mis le cadavre dans un sac de couchage puis l’a jeté par le balcon du quatrième étage, avant de le récupérer quelques instants plus tard pour le déposer sur un parking.[...]

Le Figaro / AFP
(Merci à Desiderata)

Nîmes : deux cadavres dans une voiture brûlée

Macabre découverte ce jeudi après-midi près de Nîmes : deux cadavres ont été retrouvés dans un véhicule carbonisé dans le camp des garrigues, à Nîmes, à plus de deux kilomètres de la Nationale 106 (route d’Alès).

Le véhicule – une Citroën ZX – a pris feu vers 16 h 30 et a nécessité l’intervention des pompiers.

« Tout a brûlé. Les corps sont dans un très mauvais état »

Les deux cadavres carbonisés étaient apparemment à l’avant du véhicule mais cela reste à confirmer. Et, selon une source proche de l’enquête, ils n’étaient pas identifiables. « Tout a brûlé. Les corps sont dans un très mauvais état. Nous n’avons même pas le sexe des victimes », assure un enquêteur.

Les corps ne sont pas identifiables

Le lieu du drame est très difficile à atteindre. De la nationale, il faut suivre et éviter de se perdre dans ces petits chemins de garrigues où gisent sur les bas côtés, des matelas éventrés, des vieux bidons d’essence, des carcasses de voitures…

Midi Libre

Marseille: une avocate retrouvée morte la gorge tranchée.L’assassin confondu pour un autre meurtre (MàJ)

Addendum du 11/04/13

La même sauvagerie, la même détermination criminelle, pour presque rien. Quelques bijoux d’un côté, des dizaines d’euros de l’autre, qui ont conduit à deux meurtres, commis sans doute par un seul homme, entre Marseille et Aubagne.

Laïdi Sakhi avait déjà été convaincu par la police judiciaire de l’assassinat à l’arme blanche de Raymonde Talbot, le 30 novembre dernier, dans son cabinet d’avocate, rue Saint-Ferréol (1er). Quatre mois plus tôt, selon toute vraisemblance, c’est lui qui tuait, de cinquante coups de couteau, Hassan Chahine, 53 ans, au milieu de son restaurant du centre-ville d’Aubagne. Les ADN des deux victimes ont été identifiées sur les armes appartenant à cet individu.

Rien jusqu’ici ne rapprochait l’avocate et le restaurateur. Et les enquêteurs de la brigade criminelle se heurtaient toujours hier soir au mutisme du suspect les empêchant d’avancer un début d’explication ou bien de trouver un fil conducteur entre les deux affaires. Il n’a guère pour l’instant que le profil psychologique tortueux de Laïdi, 27 ans, pour justifier ses actes. Il est décrit comme très perturbé par ses proches et les gens qui croisaient sa route dans sa cité de la Maurelette (14e). « C’est un vrai déséquilibré, témoignait hier l’un de ceux qui le connaissaient. D’ailleurs, les jeunes, dans la cité, le sentaient bien. Lui avait du mal à s’intégrer dans un groupe et ses copains n’essayaient jamais de le faire craquer. Ils savaient qu’il était capable de mettre un coup de couteau au moment où tu ne t’y attendais pas. C’est triste à dire, mais aujourd’hui, même son père est soulagé de le voir en prison ».

[...]
Dans l’appartement familial, qu’il partageait avec son frère et son père, les policiers ont retrouvé le sac et les bijoux de Raymonde Talbot, qu’il avait conservés, comme des reliques. Plusieurs armes blanches avaient été aussi découvertes sur place. Un couteau portait encore l’ADN de la juriste. Un autre celui du restaurateur. Des éléments très lourds contre le jeune homme, dont le cas s’est encore aggravé quand les enquêteurs ont pu comparer cette trace génétique avec celle qu’ils avaient isolée au mois d’août sur la scène de crime dans le restaurant « Saïdoun » à Aubagne.

La Provence

——————–

[Les articles suivants font une erreur de prénom, mais ce sont bien les mêmes personnages]

Addendum du 13/12/12

On en sait un peu plus sur le profil des suspects :

Il y a d’abord Azziez, 53 ans, le père de famille. Un quinquagénaire au lourd passé, qui focalisait toute l’attention de la « crime » dès le départ. En décortiquant la clientèle de l’avocate, les enquêteurs s’étaient intéressés de très près à son profil. Au début des années 2000, il avait été impliqué dans une affaire d’homicide. Une bagarre, au couteau, sur la commune de Vitrolles, contre un rival, pour une dispute peut être liée à son épouse d’alors.

C’est lors de son parcours judiciaire qu’il aurait croisé la route de Maître Talbot, devenue son conseil. Revenu au foyer familial, voilà environ quatre ans, Azziez se serait ensuite heurté à l’hostilité de son épouse, qui aurait réclamé le divorce. Il aurait donc fait à nouveau appel à l’avocate pour s’occuper de son dossier. Qui ne portait la trace d’aucune animosité entre les différentes parties.

Et l’homme, considéré comme un bon père par ses proches et le voisinage, n’a pas vraiment suscité les soupçons des enquêteurs, qui ne l’ont pas considéré comme leur suspect numéro un. En revanche, ils se sont vite penchés sur la personnalité de ses deux enfants. Deux garçons de 25 et 27 ans décrits comme très instables, voire souffrant de troubles psychologiques.

Deux frères au profil psychologique perturbé

L’aîné, Hadou, est présenté comme le plus turbulent. La police l’aurait d’ailleurs arrêté pour des violences. Son éducation tronquée par l’absence du père et par une mère elle aussi rongée par des défaillances psychiques l’aurait durablement déséquilibré.

Le portrait brossé de son frère, Samir, paraît équivalent. Même s’il n’aurait jamais eu affaire aux forces de l’ordre, il se serait déjà manifesté par des mouvements d’humeur inquiétants. Ce sont sa silhouette et son visage qui seraient apparus sur les films des caméras de vidéosurveillance, le matin des faits, à la sortie du cabinet.

La Provence

Avocate assassinée à Marseille fin novembre : un père et ses deux fils arrêtés dans le nord de la ville

Francetvinfo

Trois hommes ont été arrêtés tôt mercredi matin à leur domicile, dans le XVème arrondissement de Marseille. Il s’agit d’un père et de ses deux fils, interpellés par la police judiciaire de la ville. Des perquisitions sont actuellement en cours. L’avocate avait été retrouvée égorgée le 30 novembre dernier dans son cabinet du centre-ville.

RTL

Raymonde Talbot a été découverte par son associé dans leur cabinet du centre-ville de Marseille.

Affaire professionnelle ou personnelle? Le corps d’une avocate marseillaise, Raymonde Talbot, a été découvert dans son cabinet. Elle a eu la gorge tranchée.

L’Express

Antibes : Six ans de prison pour Ahmed, l’auteur du coup de poing mortel

Au terme de trois jours de procès devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, Ahmed Zghibi, 25 ans, a été condamné mercredi en début d’après-midi à six ans de prison.

Ce Tunisien a été reconnu coupable de « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». En pleine fête de la musique 2010 à Antibes, il avait mis, pour un motif demeuré obscur, un violent coup de poing à Oronzo Perrucci. Cet artisan-maçon de 53 ans était tombé à terre. La chute avait provoqué une fracture du crâne puis une hémorragie mortelle. [...]

Nice Matin

Retour à Marseille après le déploiement policier dans les cités (vidéo)

Terrible bilan dans ce reportage de France 2 du 10 avril : dès que la police quitte le quartier, les dealers reviennent

—————————–

Un premier bilan de l’annonce du renforcement de la présence policière, suite aux règlements de comptes qui se multiplient :

Règlement de comptes : Un homme tué par balles à Nevers

Le corps d’un homme de 29 ans tué par balles a été découvert hier en fin de journée à Nevers, a-t-on appris aujourd’hui de sources judiciaire et proche du dossier

Le règlement de comptes est l’une des hypothèses envisagées par les enquêteurs. Le frère de la victime a découvert le corps hier soir dans un appartement mais la mort pourrait remonter à plusieurs jours, a précisé la source proche du dossier. [...]

Le Figaro

Règlement de compte à Montgeron (91). Un « jeune » grièvement blessé par balle

Rue Saint-Huber annonce le panneau officiel… Complété au feutre par le mot « Chicago ». Cette petite artère de Montgeron (Essonne) cernée par la N 6 et la forêt de Sénart a été le théâtre d’un règlement de compte ce mardi vers 15 h 30.

Un homme d’une vingtaine d’années a été touché dans le thorax par des tirs de gros calibre en pleine rue. Entre la vie et la mort, il a été conduit à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Le Parisien