Mohamed Merah est un modèle pour moi…Dès que je sors de prison, je vais prendre mes Kalachnikov et je vais vous crever un par un et faire brûler le commissariat

« Mohamed Merah est un modèle pour moi… Dès que je sors de prison, je vais prendre mes Kalachnikov et je vais vous crever un par un et faire brûler le commissariat ».

Ceci est un extrait des déclarations faites par un Avignonnais de 26 ans, bien connu des services judiciaires, lors de son interpellation ce dimanche pour le vol d’un téléphone portable à la gare centre d’Avignon. [...]

Conduit devant un magistrat du Parquet d’Avignon ce lundi, il devait être poursuivi devant le tribunal correctionnel, en comparution immédiate, dans la fin de l’après-midi.

Le Dauphiné Libéré

Affaire Merah : 3 nouvelles interpellations dont un militaire

Deux hommes ont été interpellés mardi soir à Toulouse dans l’enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah pour commettre ses sept assassinats en mars 2012.

Les interpellations ont été menées par la sous-section antiterroriste avec l’aide du GIPN (groupement d’intervention de la police nationale), l’antigang et le SRPJ de Toulouse, selon une source policière, sans autre précision sur l’identité de ces deux personnes. Selon RTL, il s’agirait de deux amis d’enfance du « tueur au scooter ».

Mercredi matin, c’est un militaire d’une trentaine d’années qui a été arrêté dans sa caserne à Castres. Il connaissait Mohamed Merah, dit une source policière. [...]

La thèse du « loup solitaire » ne tient pas [...]

Le Figaro

Bougrab : « Attention à ne pas trop en faire autour de Merah »

(…) « On s’offusque lorsque le ministre de l’Intérieur explique qu’il y a des dizaines de Merah en France. Il a bien évidemment raison », écrit-elle dans cette tribune intitulée « Attention à ne pas trop en faire autour de Merah » .

« J’entends que de-ci, de-là on continue à trouver des explications sociales aux actes de Mohamed Merah. Il vivait dans un univers fruste, de violence, les pauvres et les Arabes auraient des excuses à l’inhumanité. Mon père de 80 ans est analphabète, cela ne m’a pas empêchée de m’intégrer dans cette société », poursuit cette fille de harki, ouvrier métallurgiste.

« Des écoles coraniques s’ouvrent dans nos quartiers sans problème. Près de 30 % des Tunisiens de France qui ont voté dans les consulats français pour les premières élections du printemps arabe ont choisi Ennahda. Or, faut-il le rappeler, ce parti islamiste a exigé l’abrogation de l’égalité hommes-femmes en Tunisie, instaurée par le Code du statut personnel en 1956″, poursuit Jeannette Bougrab.

« J’attends avec impatience de voir des musulmans français descendre dans les rues pour manifester contre les crimes d’honneur, les viols dans les Émirats arabes, l’attaque contre la petite Malala au Pakistan.

Bien sûr, il y a l’attitude de la mère du soldat Imad Ibn Ziaten, assassiné par Merah, qui avec son voile et sa foi musulmane se bat contre les intégrismes, va faire la leçon aux jeunes dans les cités. Mais je la trouve bien seule sur la photographie des commémorations », conclut-elle.

Le Point

«Un des grands chocs de l’affaire Merah fut la découverte de groupes salafistes jusque dans la paisible Ariège»

Hélène L’Heuillet, philosophe et psychanalyste, tente de répondre à la question : «Qui était Mohamed Merah ?».

En visant deux musulmans d’origines marocaine et algérienne, Merah attaque une forme d’intégration particulièrement réprouvée par l’islamisme terroriste.

Albert Chennouf-Meyer, le père d’Abel Chennouf, abattu par Merah le 15 mars 2012, souligne, dans un livre récemment paru, Abel, mon fils, ma bataille (Editions du Moment, 168 p., 14,95 €), les proximités de son fils et de son assassin : proximité générationnelle, passions semblables pour le foot et les voitures, lien à l’Algérie. On pourrait ajouter un certain rapport à la guerre et à l’Afghanistan.

En rupture déclarée avec le nationalisme, le terrorisme inventé par Ben Laden est transnational, non seulement dans son recrutement mais dans son esprit.

Si ses partisans se donnent pour mission d’agir au niveau local, c’est précisément pour s’opposer à l’ouverture de sociétés qui tentent d’évoluer vers un multiculturalisme à peu près pacifié.

Le Monde

Djihad : «L’ennemi de l’intérieur est toujours là !»

Article de Yves de Kerdrel dans Valeurs actuelles.

Ce n’est pas seulement le résultat d’un échec complet en matière d’intégration. Ce n’est pas seulement la faillite d’une politique compassionnelle à l’égard de l’immigration. C’est aussi le résultat d’une attitude béate consistant à croire que l’islam est soluble dans la société française.

La «cinquième colonne» du djihad est déjà implantée en France. Comme l’ont montré l’affaire Merah et ces Français retrouvés au Sahel dans les rangs des terroristes.

Il y a un an, avec les horribles tueries perpétrées à Toulouse et à Montauban, la France découvrait qu’elle abritait en son sein des terroristes islamistes. Des Français nourris d’allocations, vivant dans des quartiers tranquilles, mais prêts à se transformer, en l’espace de quelques secondes, en bourreaux infâmes, brisant la vie de trois de nos soldats et celle d’enfants juifs à l’entrée de leur école. [...]

Depuis que nos forces armées sont présentes au Sahel, il ne se passe plus de semaine sans que, parmi les terroristes faits prisonniers dans le désert, on trouve systématiquement de jeunes Français islamistes fanatisés et enrôlés dans cette «croisade» contre l’Occident. [...]

Surtout, tirer un trait définitif sur cette vision absurde d’un multiculturalisme dans lequel la France, ses racines, son histoire et ses habitants ont tout à perdre. Dans la violence, la barbarie et la haine.

Même Manuel Valls le reconnaît : «Il faut mieux combattre cette forme de terrorisme qui est née dans nos quartiers. » Des zones de non-droit que nous continuons à arroser de milliards dans le cadre d’une politique de la ville qui va d’échec en échec. [...]

Valeurs actuelles (Merci à Zatch)

Merah. Latifa Ibn Ziaten : «Lorsque j’étais dans le brouillard en France, c’est le Maroc qui m’a tendu la main»

Deux jours après la cérémonie en mémoire au jeune militaire franco-marocain Imad Ibn Ziaten tué il y a un an par Mohamed Merah à Toulouse, sa mère Latifa Ibn Ziaten a répondu aux questions de Yabiladi.

Je voudrais remercier les Marocains de leur soutien et rendre hommage au roi du Maroc. Le Maroc n’oublie pas ses enfants.

Latifa Ibn Ziaten a ensuite reçu la légion d’honneur à titre posthume par les mains du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. «Cette cérémonie s’est très bien passée. Je l’ai passée au coté de l’armée française qui est aujourd’hui ma seconde famille. Elle a été non seulement une tristesse mais également une fierté. », déclare émue Latifa Ibn Ziaten contactée aujourd’hui par Yabiladi. […]

Pourtant, quelques jours après la mort de son fils, Latifa Ibn Ziaten a vécu un véritable calvaire en France. «Certains policiers m’ont humilié. Personne ne m’a prévenu lorsqu’on a fait une autopsie sur le corps de mon fils. Après la tragédie, le maire de Toulouse n’a pas envoyé un message de condoléances et de soutien à ma famille. J’ai trouvé ça extrêmement dur», confie-t-elle la gorge nouée.

Elle ajoute qu’elle a été extrêmement touchée de lire dans la presse, quelques heures après la mort de son fils, qu’il était décédé des suites d’un règlement de compte car un arabe venait de tuer un autre arabe. «Lorsque j’étais dans le brouillard à cette période, c’est le Maroc qui m’a tendu la main. Le Maroc m’a redonné courage pour me remettre debout et ça je ne peux pas l’oublier. […]», tient-elle à dire. […]

Latifa Ibn Ziaten sera au Maroc le 25 mars prochain, pour se recueillir sur la tombe de son fils inhumé, il y a un an à M’diq, ville d’origine de Latifa. Elle nous a également fait savoir qu’elle souhaitait qu’une place de la ville porte le nom de son fils. Le Wali de Tétouan lui aurait donné son accord. Cependant, depuis plusieurs jours, elle essaie de le contacter par téléphone mais il reste injoignable. Elle souhaiterait que cette place soit inaugurée lors de son passage au Maroc.

yabiladi

Les documents des renseignements français où Mohamed Merah apparaît dès 2006 ont été rendus publics

Des documents (notes et photos) établissent que Mohamed Merah était suivi par les services de renseignements français depuis 2006, alors qu’il avait 18 ans, et était qualifié de «djihadiste radical» dès début 2007.

INFO ET DOCUMENTS FRANCE 3 MIDI-PYRENEES – Les services de renseignements français suivaient Mohamed Merah depuis 2006 et une note de renseignement datée de mai 2007 le qualifie de «djihadiste radical». Notre journaliste Bruno Frédiani s’est procuré un premier document, émanant de la direction centrale des renseignements généraux et daté du 19 octobre 2006. L’objet du document est le suivi et l’identification d’Abdelkader Merah, son frère aîné, qualifié dès cette époque de «militant salafiste», membre du groupe d’Artigat, du nom d’une commune d’Ariège où réside Olivier Corel, un franco-syrien surnommé «l’imam blanc».

Voir l’ensemble des documents sur France 3 midi-Pyrénées

Toulouse/ Merah : Hommages aux victimes et nécessité «d’aller vers un Printemps de la République».

Toulouse et Montauban vivront ces prochains jours dans le souvenir de cette semaine de mars 2012 où Mohamed Merah a semé l’horreur, avec dès lundi des hommages rendus à la première victime du «tueur au scooter», le parachutiste Imad Ibn Ziaten du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP).

Cette marche, rappelle la présidente régionale du Conseil représentatif des institutions Juives de France (Crif) à Toulouse, Nicole Yardeni, «n’est pas seulement un hommage aux victimes. Elle représente une nécessité que nous ressentons tous, celle d’aller vers un Printemps de la République».

Latifa Ibn Ziaten, la mère d’Imad, s’est engagée immédiatement dans la lutte pour la défense d’un islam sans violence, allant à la rencontre des jeunes des quartiers, puis créant une association et écrivant un livre, martelant son message: «L’Islam est pour la paix, l’amour, le partage, le respect. On ne mélange pas l’Islam avec la haine». Lundi, elle reviendra sur les lieux de l’assassinat de son fils, et participera en fin de semaine à la marche blanche, musulmane aux côtés des organisations juives qui défileront en souvenir des sept victimes de Merah. […]

Le Nouvel Obs