Zemmour : « Canal +, c’est la chaîne ontologiquement de bobo. Elle a été faite pour eux, par eux et pour mépriser le peuple français »

14/03/2014 – ça se dispute – Zemmour :

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10/03/2014 :

[...] Invitée d ‘i>TELE – chaîne du groupe Canal + – l’eurodéputée était interrogée sur un tweet dans lequel elle proclamait samedi : » j’aurais dû le faire depuis longtemps. Voilà je me DESABONNE DE CANAL+ !!! » « Ils sont insupportables », a–t-elle dit, « des bobos horribles, pleins de mépris, de morgue ». « C’est d’un conformisme ! », a-t-elle poursuivi.

« C’est le prêt-à-penser, ils sont méprisants à l’égard de millions d’électeurs ». Pointant encore des gens qui traitent les électeurs du Front national comme des sous-citoyens, avec violence, avec mépris, avec haine, je considère que mon rôle de citoyenne, c’est de ne pas donner d’argent à ces gens-là ».

Morandini

Aurélie Filipetti : « La lutte contre le FN passe par la culture »

Il est devenu normal au sein de la gauche française, et parfois de la droite, de considérer que le vote FN ne serait que le résultat d’un niveau culturel trop bas des électeurs concernés. Cela pourrait pourtant être plus lié au mépris avec lequel ils sont traités.

Voter FN n’est pas nécessairement le résultat d’un manque de culture, c’est aussi le résultat du mépris de la classe politique pour la classe populaire. La lutte contre le FN passe par la lutte contre le mépris de classes

Dimanche 7 juillet, la ministre de la culture, Aurélie Filipetti, a déclaré que « la lutte contre le Front National passe beaucoup par le terrain culturel ». Une attitude bienpensante typique de cette gauche qui a totalement abandonné les classes populaires et dont l’attitude méprisante les pousse au contraire vers le FN. Le paradoxal mépris de classe du PS. C’est une constante depuis des décennies : une grande partie de la gauche juge que le fait de voter Front National serait uniquement un vote de révolte non éclairé contre la crise et le système.

Leur raisonnement s’appuie sur le fait que le vote pour le parti de la famille Le Pen est inversement proportionnel au niveau d’éducation. On retrouve ce raisonnement dans les déclarations d’Aurélie Filipetti qui sous-entendent qu’en améliorant le niveau culturel de la population, alors, le vote FN reculerait. En creux, on retrouve le raisonnement répété par une partie de la gauche (et parfois de la droite), à savoir que c’est un manque d’intelligence qui expliquerait le vote pour l’extrême-droite.

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PS et ouvriers : «On est passé de l’abandon au mépris»

La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l’abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s’intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d’économie à l’université de Cergy-Pontoise.

Dans cet ouvrage historico-économique, l’auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République. (…) Interview.

(…) quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. (…)

A partir des années 1980, (…) les socialistes ont abandonné cette catégorie sociale pour se consacrer à la défense des minorités ethniques. Et pas de tous les immigrés, pas des vieux par exemples : des jeunes immigrés, sous la devise un brin condescendante «Touche pas à mon pote». C’est médiatique, ça passe bien, ça fait festif. (…)

Suite et commentaires sur Fortune

L’attitude méprisante d’Audrey Pulvar face à Miss France (màj vidéo)

Addendum

France2, « Vous trouvez ça normal ? »

Merci à EasterEgg

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Invitée dans « Vous trouvez ça normal » sur France 2, l’ex-directrice éditoriale des Inrocks se serait montrée « condescendante, voire méprisante » envers la nouvelle Miss France, selon un journaliste du Nouvel Obs présent sur le plateau.

Audrey Pulvar a ainsi déclaré à propos du concours de beauté : « Je ne regarde pas, je ne trouve pas que ce soit effectivement épanouissant pour l’image de la femme, mais si certaines personnes y trouvent leur compte… » [...]

Une attitude jugée durement par Bruno Roger-Petit, qui la décrit comme « empreinte de cette morgue propre à ceux qui s’estiment culturellement dominants car supérieurs… » [...]

7sur7.be

Le mépris de sa société d’accueil…

Les accrocs des réseaux sociaux, dont je suis, ont pu suivre le soir du 21 juillet les propos audacieux que portaient Kamal G Lufti, un ex-candidat de la CAQ sur son compte twitter.

Condescendant, il est allé jusqu’à traiter «les souverainistes de racistes» et a dit des assistés sociaux qu’ils «étaient là-dessus d’une génération à l’autre». Sans surprise, François Legault suspendait la candidature de celui qui était jusqu’alors candidat dans Chomedey, Legault qui a peut-être alors regretté de ne pas avoir exigé ni preuve de compétence en français écrit, ni examens de connaissances générales à ses aspirants candidats.

Parmi les dizaines de «gazouillis» de Lufti, on pouvait lire la perle: «Es ce wue les québécois libre vont s’aider entre eux quand tous les multiculturiste disparaitrait».

Plus que les innombrables fautes d’orthographe, le mot «multiculturiste» titille mon côté enseignante de francisation: mais qu’est-ce que c’est?

Un nouveau sport olympique? Un nouveau concept sociologique? Un oiseau migrateur? Seul Kamal G. Lufti semble le savoir. Plus qu’à la morphologie de ses termes, davantage qu’à sa faculté d’inventer de nouveaux lexèmes, c’est aux propos de l’ex-candidat que je souhaite m’attarder:

comment peut-on habiter au Québec depuis 37 ans et mépriser autant sa société d’accueil ?

J’espère que la majorité de nos immigrants créent un sentiment d’appartenance au Québec et se considèrent Québécois bien avant ce temps. Pourtant, force est d’admettre que cet aspirant politicien n’y arrivait pas encore: pire, il entretenait du mépris envers ce peuple qui l’a accueilli et du dédain envers sa société.

J’aimerais qu’il m’explique sa façon de penser: comment peut-on vouloir être au service des Québécois, les représenter à l’Assemblée nationale et les aider dans leur comté si on a envers eux une telle rancoeur. (…)

La Presse

Les Nord-africains de France plus que jamais méprisés

Régulièrement montrée du doigt pour son discours sur l’immigration, qui désigne du doigt la communauté maghrébine de France, la droite n’a pourtant pas le monopole du mépris pour les maghrébins. Ainsi ceux-ci sont sans cesse instrumentalisés, à droite comme à gauche. (…)

Notre instrumentalisation devient insupportable.

L’extrême droite et la droite nous tape dessus pour plaire à son électorat, la gauche et l’extrême gauche nous défendent pour se donner bonne conscience et plaire à l’autre partie de l’électorat.

Mais de l’extrême droite à l’extrême gauche, les français d’origine maghrébine ne seront utilisés que pour des tâches subalternes. Quand ce n’est pas carrément pour assurer la sécurité des réunions ou des meetings…

En regardant des images à la télévision, j’ai vu. Vu le rôle que veut nous voir jouer la société française. Et les médias. J’ai vu des jeunes qui lançaient des cailloux, débitaient des grossièretés, seuls mots que leurs bouches puissent articuler. Pour conforter la droite et ses électeurs.

Et j’ai vu, lors de l’élection de François Hollande, des français d’origine maghrébine faire la fête, les youyous pour fêter la victoire du corrézien.

« Nous sommes contre le racisme », « faut pas qu’on nous montre du doigt » disaient ces maghrébin(e)s sous le regard bienveillant des représentants socialistes et de la gauche. (…)

Kabyle.com

Mélenchon «méprise au plus profond» de lui les Le Pen

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau utilisé des mots très forts à l’encontre de Marine Le Pen et surtout son père, Jean-Marie Le Pen lors du Grand rendez-vous Europe 1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France dimanche matin.

Hebergeur d'image

«Je méprise du plus profond de moi un homme qui a le culot de citer en conclusion d’un de ses meetings un collabo qui a été le rédacteur en chef du plus gros journal collaborateur, qui a appelé à la déportation des juifs et de leurs enfants», a lancé le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle.

«Je le méprise tripes et boyaux, du fond de mon cœur. Je parle de Brasillach, qu’il a cité, je parle de lui M. Le Pen qui a eu le culot de faire ça, et elle, qui est candidate à l’élection présidentielle, qui a laissé faire», a ajouté Jean-Luc Mélenchon avant de conclure : «Quand un Français entend une chose pareille, il doit se lever et partir. Si l’on a la moindre complaisance à l’organisation du meurtre de masse qu’a été la Shoa, si l’on manifeste la moindre tendresse pour qui que ce soit qui y ait pris part, alors franchement tout est perdu dans notre pays».

Le JDD

Aiat Fayez : «Je fais mes valises» (2)

Le 14 octobre, Libération avait publié un premier texte de Aiat Fayez intitulé «Je fais mes valises», dans lequel il expliquait qu’il allait quitter la France en raison «de la xénophobie ambiante» (Fdesouche). L’équipée se poursuit en Hongrie où il entreprend les démarches pour obtenir un titre de séjour.

« Elle constate que j’ai suffisamment d’argent sur un compte bancaire pour tenir quelques années en Hongrie »

Dans le taxi qui me mène de l’aéroport au centre-ville de Budapest, le chauffeur remarque mon anglais teinté d’accent français : il me regarde dans le rétroviseur avec un sourire. «J’adore la France !», dit-il en français. Je souris. Mais il insiste. Il énumère les villes qu’il aimerait visiter. Il s’essaie à l’accent français. «Vive la France !» J’essaie de regarder l’extérieur, de retrouver le calme. Pendant un feu rouge, au centre-ville, deux femmes font la manche entre les voitures. Le chauffeur me regarde dans le rétroviseur : «Nous, on a les Tsiganes. Vous, vous avez les étrangers.» Je ne sais pourquoi je me sens obligé d’acquiescer vaguement de la tête. (…)

Suite sur Libération (Merci à Grichka)

Aiat Fayez : «Je fais mes valises»

Aiat Fayez, écrivain, est arrivé en France il y a dix ans pour y faire des études de philosophie. Il ne supporte plus le «mépris», «l’atmosphère», la «pression» envers les étrangers devenus, d’après lui, insoutenables. Il fait ses valises.

 » Je ne vais plus demander le renouvellement de mon titre de séjour annuel. Je ne veux plus rester ici. Je ne peux plus affronter le regard des Français. »

Je fais mes valises. Je range mes affaires. Je débarrasse ce qui ne servira à rien. Je vends ce qui peut se vendre. J’emporte le minimum, qui est déjà de trop. J’aurai quatre valises en tout et pour tout. Ma vie se résume à quatre valises. A 31 ans. Dix ans après avoir foulé le sol français pour faire des études de philosophie. Le thésard abdique. Il n’a pas le temps de terminer sa thèse.
Des aléas ont assiégé ses projets. Des aléas presque subjectifs. Des aléas que le thésard perçoit, que je perçois (pourquoi me cacher ? Par peur de qui maintenant que je suis derrière l’ordinateur ?) un peu partout autour de moi. Il y a d’abord le sentiment que l’opinion publique se durcit jour après jour. Puis il y a la constatation que les gens dans la rue me regardent autrement. (…)

Suite sur Libération

Extrait de Cycle des manière de mourir, P.O.L. (2009) :

L’étranger aujourd’hui ne peut plus sortir de chez lui. S’il sort de chez lui, l’étranger est torturé rien qu’à l’idée de la haine qui l’entoure. Pour marcher dans la rue, l’étranger doit baisser la tête, se faufiler pour ne pas se faire remarquer. Pour arriver dans sa rue, pour atteindre sa maison, l’étranger en vient à marcher à quatre pattes.

Editions P.O.L