Mélenchon très mauvais perdant

On se demande bien pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait son entrée dans le dictionnaire Robert illustré ! Car si l’homme s’est distingué en cette année électorale par ses talents de bateleur d’estrade, il n’a pas réalisé d’exploit politique.

Hebergeur d'image

Son score à la présidentielle était très loin derrière les prévisions des sondeurs. Aux législatives, à Hénin-Beaumont, il fut écrasé par Marine Le Pen et interdit de second tour. Enfin, les communistes, qui pensaient renaître avec lui, grâce à lui, ont obtenu moins de sièges à l’Assemblée nationale, 10 seulement contre 15 aux législatives de 2007.

La faute à qui ? Mélenchon se défausse. Renvoyant, ce jeudi, la responsabilité de ses échecs aux médias. « Ils s’intéressent à des formats conceptuels de plus en plus étroits, tempête-t-il, à des choses simples à consommer, à des situations un peu infantilisés. J’ai surestimé le niveau intellectuel des médias », ajoute-t-il. [...]

Mais ce dont on est désormais sûr, c’est que le chef du Front de gauche est mauvais perdant. Il a l’insulte facile, son seul et pauvre argument bien souvent. Pareille attitude trahit le mépris de cet homme pour le débat contradictoire, le peuple, qui ne le comprend pas – mais faut-il alors changer le peuple ? – et la réalité.

La réalité ? L’électorat populaire ne semble pas enthousiasmé par un ancien socialiste, opportuniste,  plus bobo que prolo, pour le représenter. Les cadres communistes commencent, paraît-il, à s’en apercevoir.

Le blog de Yves Thréard

Mort de Thierry Roland : « Ils disent « Paix à son âme » mais ils pensent « Bon débarras »"

Il était sympa, mais plus jamais ça

Je crois que le plus dégueulasse ce ne sont pas les gauchistes qui chient sur la mémoire de Thierry Roland mais ceux qui lui rendent hommage, en disant « C’est vrai qu’il avait pas sa langue dans sa poche, souvent c’était limite mais enfin, il n’y avait rien de méchant au fond. Il reflétait le ton d’une vieille époque, mais ce n’était pas un salaud. ». Quelle hypocrisie de la part de ceux qui passent précisément leur temps à associer ces « dérapages » aux heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire. Ils font semblant d’éprouver une forme de respect et de nostalgie pour cette époque où l’on pouvait appeler un chat un chat, où lorsqu’on y allait franchement au pire on se voyait répondre « Roh t’es con », et que ça repartait dans des engueulades chaleureuses et mémorables, quand aujourd’hui on exige de plates excuses, on nous parle des nazis, pour la moindre liberté de parole on fait des procès en sorcellerie. Ils veulent nous faire croire qu’ils sont bienveillants devant les petites phrases du commentateur, tout en cherchant le prochain « facho » qu’ils traîneront au tribunal pour les mêmes propos.

Quelle imposture que ces gens qui font mine de regretter un type d’hommes qu’ils ont eux-mêmes mis à mort, et qui le font encore, en associant depuis trente ans l’image de Dupont Lajoie à celle d’Adolf Hitler, les apéros saucisson-pinard aux horreurs de la guerre. Ce qu’ils disent trouver « attachant » dans la bouche de Roland va vite redevenir « ignoble », le temps que la nouvelle se tasse. Le charme d’un personnage spontané comme Thierry Roland, c’est celui-là même que la gauche écrase sous le poids de la honte, depuis toujours et de toutes ses forces. S’ils feignent aujourd’hui de lui dire au revoir dignement, c’est pour mieux persécuter ses semblables encore vivants. Certains n’osent pas le vomir trop directement, car ce type était un mythe populaire, alors ils disent « Ok, ça passe pour celui-là, il était vieux, c’est vrai qu’il était sympa tout ça, je te l’accorde [comme une dernière volonté], mais bon c’est la dernière fois, la récré est terminée ». Ceux sont les pires. C’est l’histoire du mec qui cogne sa femme tout en lui disant qu’il l’aime. Leur hommage est glacial, comme caresser un agneau pendant qu’on l’égorge. Ils disent « Paix à son âme » mais ils pensent « Bon débarras ».

L’Horreur du Château

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74% des journalistes ont voté François Hollande

On le savait et preuve en est faite : Tous des gauchos, devrait-on entendre au fil des conversations!

S’il est un sondage qui risque, en effet, d’alimenter le discours récurrent selon lequel les journalistes sont de fieffés gauchistes, c’est bien celui réalisé par Harris Interactive, sur Twitter, pour le magazine Médias.

Cette enquête indique ainsi, que 74% des journalistes voteraient à gauche, un chiffre imposant qui recoupe nombre d’enquêtes réalisées sur le thème par le passé.

C’est ainsi que 39% des journalistes interrogés déclarent avoir voté pour François Hollande au premier tour de la présidentielle, 19% pour Jean-Luc Mélenchon et 18% pour Nicolas Sarkozy. Mais ils sont 74% à avoir fait le choix du candidat socialiste au second tour.

Seuls 3% des sondés disent avoir voté pour Marine Le Pen [...]

L’Express

Les médias ont favorisé Hollande pour 40% des Français (TNS-SOFRES)

40% des Français considèrent que les médias ont « plutôt favorisé » François Hollande dans leur traitement de la campagne présidentielle, au détriment de Nicolas Sarkozy, selon un sondage TNS Sofres publié jeudi.

En revanche, selon cette enquête réalisée pour Marcie Média, une agence d’édition multicanal gérant plusieurs sites internet, seuls 10% d’entre eux estiment que les médias ont « plutôt favorisé » le président sortant au détriment du candidat socialiste.

Ils sont par ailleurs 38% à dire que les médias n’ont favorisé ni l’un ni l’autre, et 12% sont sans opinion.

Dans le détail, 62% des électeurs de François Hollande au premier tour estiment que les médias ont traité de manière équilibrée les deux candidats, tandis que 81% des électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour jugent que les médias ont favorisé le nouveau président. [...]

20 Minutes

Présidentielle : qui est le meilleur journaliste ?

Le Figaro organise un vote sur son site Internet.

Ferrari, Pujadas, Lenglet, Lapix… L’heure est venue de tirer le bilan des prestations des journalistes télé et radio dans la campagne électorale. [...]

Pendant la présidentielle, plusieurs journalistes ont su imprimer leur marque, en particulier François Lenglet, spécialiste d’économie, que l’on peut considérer comme la révélation des soirées politiques de France 2 avec ses chiffres et ses graphiques dans Des Paroles et des actes.

Sur Canal +, Anne-Sophie Lapix a confirmé la pugnacité de ses interviews tandis que sur RMC, Jean-Jacques Bourdin s’est livré à son exercice favori : les entretiens musclés. Sur BFM TV, Olivier Mazerolle a joué la carte du sérieux tant dans ses commentaires pendant la soirée électorale du 22 avril que dans son éditorial politique quotidien. [...]

Le Figaro